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dimanche 16 juin 2019

La 5e Vague T.1

Titre : La 5e Vague T.1
Auteur : Rick Yancey
Édition : PKJ
Pages : 636
Note : 3 / 5
1re VAGUE : EXTINCTION DES FEUX
2e VAGUE : DÉFERLANTE
3e VAGUE : PANDÉMIE
4e VAGUE : SILENCE
À l'aube de la 5e vague, sur une autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper... Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés.
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu'à ce qu'elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son ultime espoir de sauver son petit frère...


Avis de Cyrlight



La 5e Vague est le premier tome d’une saga jeunesse orientée science-fiction, qui met en scène une invasion extraterrestre. L’héroïne, Cassie, qui a survécu aux quatre premières Vagues qui ont coûté la vie à plus de sept millards d’humains, fait la promesse solennel à son petit frère, Sammy, de le retrouver, quels que soient les périls auxquels son serment l’expose.

L’histoire commence de manière originale. Comme la protagoniste ne manque pas de le souligner à plusieurs reprises, cette invasion extraterrestre est tout le contraire de l’image qu’on en a dans la plupart des cas. Pas de soucoupes volantes (si on excepte les drones et le ravitailleur), de créatures monstrueuses venues de l’espace, de rayons lasers destructeurs...

Non, juste des Vagues. La première pour priver l’espèce humaine de sa technologie. La seconde pour détruire la plupart de leurs infrastructures. La troisième pour réduire drastiquement leur nombre de 97% et la quatrième annonce la fin... Tout cela est très prometteur, mais malheureusement, les parties suivantes n’ont pas été à la hauteur.

Déjà, il n’y a que peu d’action, et l’on sent venir les retournements de situation à des kilomètres. Où se terrent les Silencieux ? Le prologue annonce la couleur, et le Camp des Cendres ne laisse plus planer aucun doute, aussi sait-on ce qui se cache derrière l’intrigue de Zombie à l’instant même où elle débute. Quels mystères entourent Evan Walker ? Là encore, on le découvre bien avant Cassie. Quant à la 5e Vague, elle est relativement décevante par rapport aux trois premières.

Pour ce qui est des personnages, je ne me suis pas spécialement attachée à eux. Ils ne m’ont pas déplu, mais pas emballée non plus. Nugget est assez touchant, j’ai bien aimé Nounours (même si ce n’est qu’une peluche), et si ma préférence va à Evan, je déplore sa mièvrerie dès qu’il est question de Cassie.

La forme du roman m’a également dérangée à plusieurs niveaux. Le langage, déjà. Je sais bien que ce sont des ados, que s’exprimer familièrement leur donne un côté plus réaliste, mais je ne suis pas fan de la familiarité à l’écrit, et encore moins de la vulgarité, or les « putain » sont légion dans ce livre (sans parler du reste).

L’alternance entre les personnages est aussi perturbante. On passe d’un narrateur interne à un narrateur externe, de Cassie à Zombie à Evan à Nugget... Il est facile de se perdre (même si on finit par s’y faire), d’autant que la chronologie revient fréquemment en arrière, puisque des choses sont racontées ou se déroulent en même temps, mais du point de vue des différents protagonistes.

On est donc loin du coup de cœur avec ce roman, mais l’intrigue est tout de même assez intéressante pour que je me laisse tenter par le second tome, d’autant qu’il y a encore tout ou presque à découvrir au sujet des Silencieux.

samedi 18 mai 2019

Le Théorème des Katherine

Titre : Le Théorème des Katherine
Auteur : John Green
Édition : PKJ
Pages : 360
Note : 3 / 5



Dix-neuf fois Colin est tombé amoureux.
Dix-neuf fois la fille s'appelait Katherine.
Pas Katie, ni Kat, ni Kittie, ni Cathy, et surtout pas Catherine, mais KATHERINE.
Et dix-neuf fois, il s'est fait larguer.






Avis de Cyrlight



Le Théorème des Katherine est un roman de littérature jeunesse, plutôt orienté adolescence, qui met en scène un surdoué du nom de Colin. Ledit Colin a la particularité d’avoir fréquenté dix-neuf filles dans sa vie. Dix-neuf qui l’ont rejeté, et toutes s’appelaient Katherine.

Je suis assez partagée sur ce livre. Autant j’ai adoré Nos étoiles contraires, de John Green, autant celui-ci ne m’a pas particulièrement emballée. Pas que j’ai vraiment un défaut majeur à lui reprocher, c’est plutôt un tout qui fait que je n’ai pas été séduite.

Déjà, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages. À l’exception de la sémillante Lindsay, Colin et Hassan m’ont laissée de marbre. Colin est un égocentrique condescendant, et Hassan... Il est censé être là pour l’humour, mais je compte sur les doigts d’une main le nombre de fois où il m’aura fait rire.

L’intrigue en elle-même... Mouais. Colin qui sort avec dix-neuf Katherine, pourquoi pas ? Sauf qu’on devine facilement ce qui va se passer dès l’instant où il rencontre Lindsey, si bien que je me demande pourquoi il n’est pas sorti avant de ce cercle inlassable de Katherine, puisqu’il a prouvé qu’il en était capable. Parce qu’il fallait boucler la boucle avec K-I/K-XIX ? Peut-être, mais ça ne me convainc pas.

Au niveau de l’intrigue de Colin, donc, guère de suspens. Le problème, c’est que les intrigues secondaires ne sont finalement que très peu creusées. La relation Katrina/Hassan ? Elle se termine presque aussi vite qu’elle commence. Les problèmes d’Hollis ? Sitôt le pot au roses découvert, il n’en est quasiment plus question.

Je m’attendais à ce que Colin propose de participer à un nouveau jeu télévisé pour remporter de l’argent, qu’ils réfléchissent tous ensemble à une solution pour sauver Gutshot, et en fait... Non. Même l’épilogue est très rapide. Lindsey vit dans le Tennessee, les garçons dans l’Ohio, et on ne sait pas exactement ce qu’il adviendra de leur amitié (et plus si affinités) au terme des vacances.

Au final, l’intrigue principale, celle du Théorème, m’a paru assez superficielle. Sans être un génie en la matière, j’adore les maths, et j’ai été déçue que les calculs de Colin soient si « simples ». Il me semble d’ailleurs qu’il déclare lui-même à un moment avoir associé les variables au hasard, or je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus complexe, de vraiment incompréhensible pour un cerveau lambda, or pour quelqu’un d’aussi intelligent que lui, j’ai trouvé que cela n’allait finalement pas chercher bien loin. Quant aux intrigues secondaires, eh bien... Elles restent irrémédiablement très secondaires.

Déception donc, surtout comparé à l’excellent Nos étoiles contraires. J’espère que j’aurai une meilleure opinion de La face cachée de Margo, qui figure également dans mes envies de lecture.

dimanche 12 mai 2019

L'autel des âmes tourmentées

Titre : L'autel des âmes tourmentées
Auteur : Mary Elise
Édition : Auto-édition
Pages : 360
Note : -
Certaines nuits, une musique semble s'échapper du bois. Elle est secrète et mélancolique, pleine de remords et de regrets, comme les habitants de la maison qui jouxte la forêt. Le cœur alourdi par les non-dits, sauront-ils se laisser guider par cette mélodie sur le chemin de la paix ?
Depuis la mort de son mari, Viviane peine à s'entendre avec ses enfants. Elle multiplie les disputes avec Marion, l'aînée, et Thomas, le cadet, a sombré dans le mutisme. Lorsque sa demi-sœur Jessica les invite à passer l'été en sa compagnie et celle de ses fils, Viviane accepte à contrecœur. Rongés par la colère, la rancune et les dissimulations, tous vont devoir apprendre à s'apprivoiser.


Mot de Cyrlight



Encore une chronique qui ne portera pas sur l’une de mes lectures, mais sur l’un de mes romans, puisque c’est de L’autel des âmes tourmentées dont je m’apprête à vous parler.

Si je ne qualifierai pas cette histoire de « joyeuse », je peux tout de même affirmer qu’elle est nettement moins sombre et moins dure que la plupart de mes autres œuvres. Elle est surtout plus humaine, puisque pauvre en action, elle se concentre essentiellement sur les personnages, leurs émotions et les liens qu’ils tissent entre eux.

Ils sont au nombre de six : Viviane, qui a récemment perdu son mari dans un accident de voiture ; ses enfants, Marion et Thomas ; sa demi-sœur, Jessica, dont elle a longtemps ignoré l’existence ; et les fils de cette dernière, Justin et Tristan.

Tous ont une personnalité bien distincte, de l’enjouée Jessica à la colérique Marion, en passant par le discret Thomas ou le taciturne Tristan, mais surtout, tous doivent faire face à leur lot de tourments, qui tantôt les rapprochent des uns, tantôt les isolent des autres.

Bien que ce roman ne soit pas vraiment un huis-clos, il en a des airs, puisque toute l’histoire ou presque se déroule dans une petite maison de campagne cernée par les arbres et la forêt, à l’écart de la civilisation. Les protagonistes doivent apprendre à cohabiter, et surtout à communiquer, ce qui leur pose le plus de difficulté.

Même si les thèmes abordés dans cette histoire se concentrent autour de celui de la famille, ils sont dans l’ensemble assez variés : la fraternité, le deuil, l’enfance, l’adolescence, l’amour, la trahison, la reconstruction... En bref, je dirais qu’il s’agit avant tout de gens meurtris par la vie qui s’efforcent de panser leurs plaies à leur manière, non sans commettre des erreurs.

Si vous pensez que ce livre peut vous plaire, alors n’hésitez pas à le lire et à me communiquer votre ressenti.

samedi 27 avril 2019

Eleanor

Titre : Eleanor
Auteur : Holly Black
Édition : Bayard Jeunesse
Pages : 270
Note : 3 / 5
Zach, Poppy et Alice partagent une passion : les jeux de rôles avec des figurines. Ils ont inventé un monde à eux, peuplé de pirates, de cruelles sirènes, de voleurs de trésors. Ce monde est dirigé par la Sublime Reine, incarnée par une inquiétante poupée de porcelaine qui trône derrière une vitrine chez Poppy et qui semble tout observer à travers ses paupières closes. Or, un jour, un incident pousse Zach à arrêter le jeu. La nuit suivante, la poupée se réveille et se confie à Poppy : Elle a jadis été fabriquée avec les cendres d'une fillette nommée Eleanor, et elle exige d'être enterrée avec les siens, sinon les trois amis ne connaîtront jamais le repos...



Avis de Cyrlight




Le titre de ce roman, Eleanor, est aussi celui d’une mystérieuse poupée qui appartient à la famille de Poppy, l’une des protagonistes. Une nuit, cette dernière entraîne Zach, le narrateur, et Alice, sa meilleure amie, dans une quête destinée à rendre la paix à Eleanor, qui renferme l’âme maudite d’une jeune fille défunte.

Ce roman commence de façon prometteuse, avec trois enfants à l’imagination débordante qui aiment jouer à s’inventer des histoires fantastiques. Tout bascule cependant le jour où le père de Zach décide de jeter ses figurines, poussant celui-ci à cesser de s’amuser avec ses amies.

Cette scène introduit un thème qui se prolongera tout au long du roman : celui du passage à l’âge adulte. Il prendra différentes formes : les premières amours, la perte de l’insouciance, la maturité, les responsabilités, l’indépendance... Le tout amené à travers une quête initiatique qui se marie à la perfection avec le sujet.

Sujet d’ailleurs plutôt bien traité dans son ensemble par l’auteur. J’ai apprécié les divers points qu’elle soulève, comme le père de Zach qui tient à forcer son fils à grandir, ou encore Poppy qui redoute de se retrouver seule, accrochée à ses personnages et à son monde imaginaire pendant que ses amis s’éloigneront irrémédiablement d’elle pour mener leur propre vie, une vie bien plus réelle. Cela confère une dimension très touchante aux protagonistes, et réveillera en n’importe quel lecteur la part d’enfance qui sommeille en lui.

Là où l’histoire est moins réussie, c’est dans son traitement de l’élément principal, la poupée Eleanor. Bien qu’elle soit le déclencheur de la quête des héros, elle est au final plus omniprésente que présente, et les rares scènes dans lesquelles elle est mise en avant ne sont pas vraiment remarquables. Il y avait pourtant tout pour faire frissonner, mais loin d’être effrayant, ce roman peut au mieux être qualifié de glauque. Même les interrogations soulevées par le campement déchiqueté retombent vite à plat.

Quant à la conclusion, je l’ai trouvée clairement expéditive. J’ai commencé à m’inquiéter à une trentaine de pages de la fin du livre, et mes craintes se sont révélées fondées. La quête se clôture en l’espace de quelques paragraphes, ce qui est très disproportionné à la vue du temps qu’il aura fallu pour en arriver là, d’autant que j’ai trouvé certains passages de l’aventure des trois héros plutôt longuets (la descente de la rivière Ohio et ses nombreux termes nautiques très techniques, les jeux dans la bibliothèque...)

Bref, c’est avec un avis très mitigé que je ressors de cette lecture. J’ai vraiment beaucoup aimé la question du passage à l’âge adulte, mais l’histoire en elle-même m’a beaucoup moins emballée. Et si elle se voulait horrifiante, c’est raté.

lundi 18 mars 2019

Où que tu sois...

Titre : Où que tu sois...
Auteur : Jackie French
Édition : Flammarion
Pages : 270
Note : 4.5 / 5

« Ma sœur Melanie a disparu le jeudi 4 mai à 11 h 35 du matin, il y a trois ans et sept mois. C'était un jeudi comme les autres... » Un beau jour, la sœur de Sara disparaît sans laisser de traces. A-t-elle été enlevée ? A-t-elle choisi de changer de vie ? Les hypothèses se succèdent, toutes plus folles les unes que les autres. Et aucune n'apporte de réconfort à Sara. Pourtant, une chose est sûre : même sans Melanie, la vie doit continuer. Où qu'elle soit...




Avis de Cyrlight



Où que tu sois... est un roman australien raconté du point de vue de l’héroïne, Sara, une adolescente qui vit seule avec son père depuis la séparation de ses parents, au contraire de Mel, sa sœur aînée, qui a choisi de suivre leur mère en ville. Mais un jour, Mel disparaît...

Ce roman est... spécial. Que ce soit dans sa narration, son intrigue... Il est vraiment d’un genre particulier et se démarque grâce à cela. Dès les premières pages, Sara décide de nous entraîner avec elle plusieurs années en arrière, à l’époque où elle a appris la disparition de sa sœur.

Au début, j’ai eu un peu de mal à me laisser emporter par le style. Ce n’est qu’un goût personnel, mais j’apprécie moyennement quand l’expression est plutôt familière, même si j’ai conscience que cela apporte une touche de réalisme au récit, notamment lorsqu’il est narré par une adolescente comme c’est le cas ici.

Au fil des pages, cependant, j’ai fini par m’immerger totalement dans le drame qui a frappé la famille de Sara. On ne peut pas vraiment dire que je me sois attachée à son personnage, mais malgré cela, j’ai été très touchée par son vécu et ses émotions.

Tout d’abord, j’ai beaucoup apprécié la façon dont elle dépeint Mel. Mel, la grande absente. Mel, si parfaite qu’elle en était presque agaçante. Mel, à la fois une sœur et une étrangère... Sara n’était pas proche de son aînée : elles se voyaient peu et il lui arrivait de l’envier, de la jalouser, mais en dépit de cela, elle l’aimait.

Je trouve que ses sentiments à la suite de la disparition de Mel sont parfaitement crédibles. Il y a de l’incompréhension, des questions (la si parfaite Mel pouvait-elle avoir des secrets ?) et même de la colère. Sara en veut à sa sœur de s’être volatilisée, que ce soit de son fait ou non, parce qu’elle souffre. Pas seulement de l’avoir perdue, mais aussi parce qu’à mesure que le temps s’écoule, elle prend conscience que sa vie ne pourra plus jamais être la même.

Toutes les théories et hypothèses qu’elle émet au fil des chapitres peuvent paraître tirées par les cheveux (et elles le sont), mais cela traduit son besoin désespéré de comprendre, et surtout de savoir ce qui a bien pu arriver à Mel. Je ne révèlerai pas la fin, mais l’auteur a fait un choix audacieux qui, aussi pénible soit-il, m’a séduite à sa manière. Je n’en aurais pas aimé un autre, et il était le plus légitime à la vue de l’orientation suivie par l’histoire.

Ce roman est une très agréable surprise, doublé d’un coup de cœur. Le seul reproche que je peux lui faire serait l’âge de Sara. Je sais qu’elle raconte son récit des années plus tard, et qu’elle a donc plus de maturité que sur le moment, mais il m’arrivait parfois d’en oublier à quel point elle était jeune, d’autant qu’elle fréquente plus ou moins un étudiant.

Ce n’est cependant qu’une légère ombre qui ne gâche en rien le tableau, et je ne peux que vous recommander cette excellente lecture. Si vous aimez les livres qui rendent perplexes et dont vous ressortez avec une multitude de questions, il est fait pour vous.


Coup de ♥ 

dimanche 17 février 2019

Blue Spring Ride T.2

Titre : Blue Spring Ride T.2
Auteur : Io Sakisaka
Édition : Kana
Pages : 180
Note : 4 / 5



Une nouvelle année commence. Aidée par Kô, Futaba va prendre son destin en main. Elle décide de s'imposer dans sa nouvelle classe en devenant déléguée. Mais Futaba n'a pas l'esprit d'une meneuse, et nouer une véritable amitié n'est pas si facile...





Avis de Cyrlight



Dans ce second tome de Blue Spring Ride, Futaba décide de prendre les choses en main dans sa nouvelle classe et d’améliorer la situation en se proposant pour être déléguée. Elle est bien vite rejointe par Kô et Yuri, et contre toute attente par Murao et Kominato. Tous ensemble, ils partent pour une semaine de formation.

À l’instar du premier tome, ce manga se poursuit d’une façon très agréable. Les cinq personnages principaux se détachent (six en incluant le professeur Tanaka), et on en apprend plus sur eux, ainsi que sur leur caractère. Ils sont tous très différents les uns des autres, comme ne manque pas de le souligner Futaba, mais réussissent tout de même à former une bonne équipe.

Kô et Futaba réapprennent progressivement à se connaître, pendant que Yuri découvre en même temps que le lecteur les secrets de la belle et mystérieuse Murao. Kominato est quant à lui sympathique, et semble insuffler une bonne ambiance.

L’histoire n’avance pas beaucoup, et la révélation finale est prévisible, mais ce tome permet de s’attacher davantage aux protagonistes, et surtout de se familiariser avec eux, ce qui n’est pas plus mal. On passe vraiment un bon moment en leur compagnie.

Blue Spring Ride est décidément une excellente surprise, et il me tarde de lire les tomes suivants pour découvrir ce qu’il advient de ce petit groupe très hétérogène. Je le recommande !

jeudi 7 février 2019

Blue Spring Ride T.1

Titre : Blue Spring Ride T.1
Auteur : Io Sakisaka
Édition : Kana
Pages : 181
Note : 4 / 5

À son entrée au lycée, Futaba s’est transformée. Douce et féminine au collège, elle devient plus énergique et garçon manqué. La jeune fille veut changer pour ne plus être mise à l’écart par ses camarades. Mais ses nouvelles amitiés sont artificielles et Futaba va bientôt remarquer les limites de son changement de personnalité… Un jeune homme va l’aider à prendre un nouveau départ. Ce garçon ressemble étrangement à son premier amour, serait-ce lui ?




Avis de Cyrlight



Blue Spring Ride est un manga de type shojo, avec pour héroïne une adolescente du nom de Futaba. Amoureuse de Tanaka lorsqu’elle était au collège, elle le retrouve bien plus tard au lycée, alors que tout chez lui a changé (y compris son nom). Il n’est cependant pas le seul, Futaba s’étant également transformée, dans le but de nouer des amitiés et de maintenir les garçons à distance.

Ce premier tome a été une agréable surprise. J’ai passé un sympathique moment de lecture. Même si on retrouve les éléments « classiques » du shojo (héroïne adolescente, cadre scolaire, amies, romance...), celui-ci se démarque des autres que j’ai pu lire avant par les thèmes qu’il aborde.

Il ne se focalise pas sur la relation que Futaba entretient avec Tanaka, mais plutôt sur son rapport avec le reste du monde, en particulier l’image qu’il faut donner pour réussir à se faire accepter. On voit l’hypocrisie de ses camarades, le rejet qui en découle, la volonté de plaire à tout prix (en amitié aussi bien qu’en amour...).

Il est plaisant de suivre l’évolution progressive de Futaba, en grande partie provoquée par Tanaka/Mabuchi qui l’aide, quoique de façon assez dure, à ouvrir les yeux. J’aime également beaucoup Makita, qui en dépit de sa réputation est douce et bienveillante.

Ce manga est vraiment très divertissant, et ce sera avec joie que je retrouverai prochainement tous ces personnages pour découvrir la suite de leur histoire.

lundi 28 janvier 2019

Your name : Another side : Earthbound T.1

Titre : Your name : Another side : Earthbound T.1
Auteur : Arata Kanoh et Jyunya Nakamura
Édition : Pika
Pages : 178
Note : 4.5 / 5
Mitsuha et Taki n’ont rien en commun, et pourtant, le temps d’un rêve, chacun prend la place de l’autre… Taki, le citadin tokyoïte, doit tant bien que mal apprendre à vivre dans le corps d’une fille et s’adapter au quotidien calme et rangé de Mitsuha. Et qu’en est-il de Tessie, l’ami de la jeune fille, qui doit se créer un avenir dans cette campagne fuie par les jeunes ?



Avis de Cyrlight



Another side : Earthbound est un manga en deux parties qui fait office de spin-off à Your name, en se concentrant davantage sur les intrigues et personnages secondaires. On découvre dans ce tome de petites histoires centrées sur le quotidien de Mitsuha, mais aussi de Tessie et Sayaka.

Ayant déjà beaucoup aimé l’œuvre originale, j’ai été absolument conquise par ce manga dérivé. Au début, j’ai un peu craint qu’il s’agisse d’un produit uniquement commercial (le manga La Belle et la Bête, divisé en deux tomes, m’ayant laissé un goût amer), mais pas du tout ! Il gagne vraiment à être lu.

Bien que les histoires soient très courtes, elles nous offrent tout un panel de sentiments très variés. L’humour cohabite avec la mélancolie, ce qui teinte ces pages d’émotions douces-amères. L’auteur s’attarde sur le malaise que Mitsuha ressent à l’égard de sa vie, et sur son quotidien, sans cesse marqué par le jugement des autres.

Le caractère de Tessie est également bien exploité, celui de l’ami loyal prêt à tout pour ceux qui lui sont chers, et déterminé à faire en sorte d’améliorer les choses, à défaut de pouvoir fuir un destin auquel il s’est résigné. Quant à Taki, dans le corps de Mitsuha, il nous offre quelques scènes cocasses et surtout totalement anticonformistes.

Ajoutons à cela que les dessins sont toujours aussi agréables à contempler, ce qui ne gâche rien. Ce manga est vraiment un énorme coup de cœur, et un complément irréprochable à Your name. À lire impérativement pour tous les fans de l’œuvre originale !


Coup de ♥ 

jeudi 17 janvier 2019

Im : Great priest Imhotep T.1

Titre : Im : Great priest Imhotep T.1
Auteur : Makoto Morishita
Édition : Ki-oon
Pages : 192
Note : 3 / 5
Depuis qu’elle est toute petite, Hinome n’a aucun ami. À l’école, on la dit maudite… Et pour cause : chaque son qui sort de sa bouche se transforme en flamme mortelle ! Alors qu’elle rentre comme d’habitude chez elle sans avoir parlé à qui que ce soit de la journée, elle tombe sur un étrange garçon en pleine cavale dans les rues de Tokyo. Elle lui propose de l’héberger, avant de découvrir qu’elle a devant elle rien de moins qu’Imhotep, le plus grand prêtre-sorcier de l’Égypte ancienne ! Malgré ses airs d’adolescent, il cache d’immenses pouvoirs… si grands qu’il s’est attiré la colère des dieux. Considéré comme le pire criminel de tous les temps, il a été condamné à un sommeil artificiel… Mais 3 000 ans plus tard, le monde est de nouveau menacé par les Magai, des démons maléfiques, et les geôliers d’Im n’ont d’autre solution que de faire appel à lui pour régler le problème. Imhotep, qui voue une haine profonde à ces créatures, ne se fait pas prier pour les éliminer… en commençant par celle qui avait pris possession du corps de Hinome ! Réunis par le destin, Im et la jeune fille se lancent dans un combat sans pitié, avec pour le mage une chance de trouver la rédemption au bout du chemin…


Avis de Cyrlight



Im : Great priest Imhotep est un manga ayant pour personnage principal, comme son nom l’indique, le légendaire prêtre égyptien Imhotep, fraîchement ramené à la vie pour affronter les Magai, de redoutables démons qu’il doit combattre à l’aide de ses pouvoirs surpuissants dans le Japon contemporain.

Eh bien, pour être franche, je m’attendais à beaucoup mieux. J’ai toujours été captivée par l’Égypte et ses mystères, or je n’ai quasiment rien retrouvé de tout cela dans ce manga. Il y a quelques références (les hiéroglyphes dans la chambre, la mention/présence de certains dieux...), mais ça ne va pas plus loin.

Qui plus est, cette histoire se lit avec un sentiment de déjà vu : une héroïne avec une belle plastique, un personnage avec de puissants pouvoirs chargé d’affronter des entités maléfiques dont il triomphe en quatre secondes, Anubis réduit au rang d’animal de compagnie choupi et rigolo (et un poil obsédé)...

Au final, la série se concentre plus sur le comique, avec le père loufoque d’Hinome, la cohabitation forcée entre elle et Im, les maladresses répétées d’Anubis..., et non sur les scènes d’action, trop courtes et trop confuses.

Difficile d’avoir un avis catégorique, étant donné que ce n’est que le premier tome, mais pour le moment, je ne suis pas particulièrement séduite. Je verrai si cela s’améliore avec la suite.

lundi 14 janvier 2019

Century T.4 : La première source

Titre : Century T.4 : La première source
Auteur : Pierdomenico Baccalario
Édition : Bayard Jeunesse
Pages : 323
Note : 4 / 5



Tous les cent ans, l'humanité est mise à l'épreuve. Tous les cent ans, quatre adolescents doivent relever le défi. Les nouveaux élus viennent d'être choisis. Après Rome, New York et Paris, l'aventure se termine à Shanghai, la ville de l'eau.






Avis de Cyrlight



Suite et fin des aventures d’Elettra, Harvey, Mistral et Sheng dans ce dernier tome de Century. La première source les entraîne à Shangai, où les attend l’effroyable Heremit Devil et les derniers secrets du Pacte.

Une conclusion magistrale, c’est le moins que l’on puisse dire ! L’auteur n’a pas ménagé ses efforts pour nous livrer le meilleur tome de la saga, riche en suspens, action, émotion et surtout révélations.

Cette fois, l’intrigue m’a paru moins précipitée, elle prend plus le temps de se dérouler et n’en est que plus agréable à suivre. Les personnages semblent également avoir muri, ils prennent complètement les rênes de leur destin en mains pour franchir l’ultime étape qui les mènera à la vérité.

Et quelle vérité ! En plus de découvrir enfin les véritables motivations d’Heremit Devil, on en apprend davantage sur l’origine de l’humanité et le rôle des enfants dans l’avenir de la Terre. J’ai adoré le passage qui se déroule sur l’île, il est tout bonnement fascinant, et réussi au point de nous transporter, l’espace de quelques paragraphes, au-delà des limites du monde et de la réalité.

On a également l’occasion de voir (enfin !) les enfants en action. La scène où Elettra et Mistral déchaînent leurs pouvoirs nous tient en haleine, même si ceux-ci ont, à tort, trop souvent donné l’impression d’être associés aux éléments. Ce tome corrige le tir en révélant leur véritable nature : énergie, souvenir, harmonie et espoir.

Seul petit bémol que je pourrais reprocher à ce livre : la fin. Elle est un peu trop rapide et un peu trop joyeuse à mon goût, d’autant qu’à vouloir faire apparaître trop de personnages ensemble, ils s’éclipsent les uns les autres. Qui plus est, après quatre tomes à entendre parler de la mère d’Ermette, il aurait été sympathique de nous la présenter enfin, ne fut-ce que pour le clin d’œil ! En revanche, le départ de Jacob Mahler est poignant, et son personnage est assurément celui qui aura été le mieux traité et le plus intéressant à suivre dans cette saga.

Vous l’aurez compris, la conclusion de Century m’a captivée. Même si cette série a eu ses hauts et ses bas (je pense notamment à L’étoile de pierre que j’ai moins appréciée que les autres), elle a été plaisante à suivre, et son final est plus qu’à la hauteur. À tous les fans d’aventure et de merveilleux, je la recommande chaudement.

samedi 8 décembre 2018

Destins parallèles (elle) T.1

Titre : Destins parallèles (elle) T.1
Auteur : Daisuke Imai
Édition : Komikku
Pages : 192
Note : 3.5 / 5



Destins Parallèles suit la romance entre deux personnes ressentie selon deux points de vue différents : celui de l'homme et celui de la femme. Celui-ci se concentre sur la vision de Chihiro.







Avis de Cyrlight



On retrouve l’univers et l’histoire de Destins parallèles, mais cette fois sous un autre point de vue, celui de Chihiro, une jeune fille timide et réservée, dont la grand-mère vend le miroir à un garçon bien particulier, sans avoir conscience des répercussions que cela va avoir sur la vie des personnages.

Avoir commencé ma lecture par le tome centré sur Yukichi m’a permis de comprendre tous les tenants et aboutissants de ses actes, et de ne pas le méjuger pour son attitude envers Chihiro.

J’ai néanmoins préféré ce manga raconté du point de vue de la jeune fille, que je trouve plus douce et attachante que Yukichi, qui ne m’avait guère séduite en tant que personnage.

La qualité des dessins me plaît toujours très moyennement, mais je suppose que je finirai par m’y habituer. Du moins, quand je lirai la suite, car si j’ai mieux aimé l’histoire de Chihiro que celle de Yukichi (malgré leur parallèle), c’est loin d’être un coup de cœur. Je ne précipiterai pas sur le tome suivant, j’attendrai plutôt qu’il me tombe entre les mains, d’une façon ou d’une autre.

dimanche 2 décembre 2018

Century T.3 : La ville du vent

Titre : Century T.3 : La ville du vent
Auteur : Pierdomenico Baccalario
Édition : Bayard Jeunesse
Pages : 370
Note : 3.5 / 5
L'aventure continue à Paris, la ville du vent. 19 juin. Harvey, Sheng, Elettra et Mistral se retrouvent cette fois-ci au coeur de Paris, la ville du vent, à la recherche du mystérieux Voile d'Isis. Pour la troisième fois réunis, nos héros lancent les toupies pour affronter un nouveau défi. Ils commencent à comprendre qu'ils ont été choisis pour renouer le pacte entre l'Homme et la Nature. Désormais ils ont face à eux des ennemis redoutables et coriaces. Jacob Mahler, le perfide émissaire d'Heremit Devil, n'est pas mort. Et une certaine Mlle Cybel, une énorme matrone qui habite un appartement transformé en véritable jungle, les suit à la trace.



Avis de Cyrlight



Troisième tome de Century, La ville du vent se déroule à Paris, et c’est bien évidemment Mistral qui se trouve cette fois sur le devant de la scène, même si ses amis ne sont pas en reste non plus. De nouveaux alliés et ennemis font également leur apparition.

Un peu déçue par L’Étoile de pierre, j’ai trouvé ce roman un ton au-dessus du précédent. L’action est toujours un peu saccadée, mais dans l’ensemble, je ne me suis pas sentie perdue à ma lecture, comme cela avait été le cas pour le second tome.

Là où celui-ci était plutôt orienté vers le drame, notamment en raison du deuil d’Harvey, La ville du vent est plus riche en humour. Ermete ne manque jamais une occasion de faire rire, que ce soit par ses maladresses ou la relation comique qu’il entretient avec sa mère, mais il n’est plus le seul. Le père d’Elettra est tout simplement hilarant dans son obsession à écrire un roman policier alors qu’il est en est incapable.

J’ai trouvé très appréciable que les parents prennent une part plus importante dans ce tome, au point d’être complètement mêlés aux aventures des enfants, même si l’on peut souligner le fait qu’ils acceptent peut-être un peu trop facilement la situation pour que cela soit parfaitement crédible.

Les antagonistes sont également plus nombreux et plus importants que jamais, mais heureusement, le quatuor peut compter sur un allié inattendu, en la personne de Jacob Mahler. Déterminé à se venger de son ancien employeur, il est prêt à tout, y compris à aider d’anciens ennemis.

Le voile commence à se lever progressivement sur certains points de l’intrigue, en particulier grâce à une mystérieuse rencontre au musée du Louvre, mais bon nombre de questions subsistent encore, dont les réponses seront certainement apportées dans le quatrième et dernier tome.

Lecture plaisante donc, et saga palpitante à suivre dans son ensemble. J’ai vraiment hâte de connaître le dénouement de cette histoire. Pour cela, rendez-vous à Shangai.

lundi 12 novembre 2018

Les Nombrils T.8 : Ex, drague et rock'n'roll !

Titre : Les Nombrils T.8 : Ex, drague et rock'n'roll !
Auteur : Delaf et Dubuc
Édition : Dupuis
Pages : 48
Note : 4 / 5
Célébrité, foules en délire, studios d'enregistrement... c'est ça maintenant, la vie quotidienne de Karine. Il est loin le temps où tout le monde la considérait comme une victime ! Mais devenir une vedette ne vient pas sans son lot de difficultés...
Jenny et Vicky, de leur côté, vivent des moments plus tumultueux. La famille de Vicky a explosé, et son père a emmenagé avec... la mère de Jenny ! Les ex-amies devenues ennemies vont donc devoir partager la même chambre. Vicky en veut à Jenny qu'elle tient pour responsable de la situation, alors que Jenny a la tête ailleurs : elle est secrètement amoureuse d'Hugo. Une reine de beauté comme elle, amoureuse d'un gros moche, c'est impensable !


Avis de Cyrlight



Dans ce tant attendu huitième tome des Nombrils, Ex, drague et rock’n’roll !, on retrouve Karine, Vicky et Jenny plus ou moins là où on les avait laissées. Karine enregistre son premier album avec Albin et les albinos, Vicky se nourrit de sa colère et Jenny tente de reconquérir Hugo, mais rien ne se passe comme prévu.

Je ne pensais pas dire cela un jour, mais j’ai ressenti de la déception en lisant cette BD. Après trois longues années d’attente et le tome 7 qui est indubitablement le meilleur de la série, je m’attendais à beaucoup mieux. Sans doute est-ce la raison de mon dépit, j’avais probablement fixé la barre trop haute.

Qu’est-ce qui m’a déplu dans cette histoire ? Je dirais la tournure prise par le scénario. Les trente premières pages m’ont semblé assez plates, avec l’impression que tout traîne en longueur (l’album des Albinos, la vengeance de Vicky, la déchéance de Jenny...) La fin remonte néanmoins le niveau de l’ouvrage, dommage qu’il faille l’attendre pour retrouver tout ce qui fait le charme et la force de cette BD.

Je n’ai pas non plus apprécié le caractère de Vicky, qui est pourtant devenue mon personnage préféré depuis quelques tomes. Le final du septième donnait l’impression qu’à défaut de se dévoiler, elle avait au moins cessé de se mentir à elle-même, mais c’est tout le contraire qui se produit.

Je pensais que le fait d’avoir tout perdu (James, la fortune de ses parents, le luxe, sa meilleure amie...) la pousserait à reconsidérer sa relation avec Mégane, mais pas du tout. Déjà, on ne sent finalement pas tant que cela la cassure avec le mode de vie qu’elle avait jusque-là. Sa pauvreté nouvelle est brièvement évoquée, après quoi elle reprend son existence telle qu’elle l’a toujours menée, avec une nouvelle amie, la volonté de mettre tous les garçons à ses pieds et son égoïsme notoire. Là où elle semblait avoir fini par considérer Karine comme une égale, elle passe son temps à lui souhaiter du mal, et repousse odieusement Mégane, ce qui est bien loin de la scène où elle a enfin admis ses sentiments pour elle.

Karine, qui avait baissé dans mon estime lors de sa métamorphose, avant de remonter un peu, est finalement redevenue celle qui m’insupporte le plus. Qu’elle refuse désormais d’être une victime, c’est une chose, mais adieu la gentille fille qui avait des principes et faisait preuve de droiture. Son ambition et sa quête de gloire surpassent celles de Jenny et Vicky, et ses manipulations n’ont plus rien à envier à celles d’Albin. L’univers dans lequel elle évolue désormais est néanmoins un triste et réaliste reflet de la société actuelle, où le buzz l’emporte sur le talent.

Finalement, seule Jenny est vraiment attachante dans ce tome. Cible principale de Vicky qui est déterminée à lui faire payer les évènements de son anniversaire, elle voit sa beauté, ses amis et ses admirateurs lui échapper, jusqu’à se retrouver toute seule, car ses tentatives pour reconquérir Hugo échouent piteusement. Son discours final est touchant, quoique peut-être un poil trop intelligent pour elle, et confirme ce qu’il était possible de soupçonner depuis le début : sous ses airs stupide et superficiel, Jenny a un bon fond.

Je déplorerai seulement que la transformation psychologique des personnages soit toujours obligée de s’accompagner d’une métamorphose physique (d’abord Karine, maintenant Jenny, et bientôt Vicky, comme la dernière case incite à le supposer). En revanche, j’ai apprécié le clin d’œil au troisième tome, quand Vicky se lance à la recherche de Mégane.

Avis en demi-teinte, donc, pour ce huitième tome des Nombrils. C’est toujours très bon, indéniablement, et la déception est probablement plus proportionnelle à l’attente qu’à la qualité de la BD, mais tout de même, j’espérais mieux de la part des personnages, en particulier de Vicky. La suite s’annonce néanmoins riche en émotions, en espérant qu’il ne faille pas patienter trois ans de plus...

lundi 3 septembre 2018

Sherlock, Lupin & moi T.3 : L'énigme de la rose écarlate

Titre : Sherlock, Lupin & moi T.3 : L'énigme de la rose écarlate
Auteur : Irene Adler
Édition : Albin Michel Jeunesse
Pages : 272
Note : 4.5 / 5
Veille de Noël 1870. Sherlock Holmes, Arsène Lupin, et Irene Adler se prennent de passion pour une énigme publiée dans le Times. Sherlock ne tarde pas à découvrir que des coordonnées géographiques y sont dissimulées ! Lorsqu'un riche marchand est retrouvé mort dans le premier des lieux en question, nos trois amis comprennent vite que les coupables communiquent par l'intermédiaire du Times. Ils se rendent aussitôt à Scotland Yard pour prévenir la police mais on les congédie sans les écouter... Il ne leur reste plus qu'une chose à faire : mener l'enquête eux-mêmes ! Mais, après tout, n'est-ce pas ce qu'ils font de mieux ?



Avis de Cyrlight



Dans ce troisième tome de Sherlock, Lupin & moi, L’énigme de la rose écarlate, le trio se réunit une fois de plus pour mener l’enquête, intrigués cette fois-ci par un mystérieux problème d’échecs qui sera résolu par Sherlock Holmes, entraînant ses amis Arsène Lupin et Irene Adler sur la piste d’un meurtrier et d’une affaire vieille de plusieurs décennies.

Déjà conquise par les deux premiers romans, celui-ci ne m’a absolument pas déçue. Les enquêtes se suivent mais ne se ressemblent pas, car nous n’avons absolument pas l’impression d’assister à un schéma préconçu et répété de tome en tome. Qui plus est, l’intrigue générale semble se resserrer elle aussi, celle qui tourne autour des origines d’Irene, comme le laisse penser les dernières pages. Les réponses ne sont sûrement plus très loin.

Les personnages sont toujours aussi agréables, qu’il s’agisse du trio principal ou de M. Nelson, le majordome dévoué d’Irene. Un nouveau venu fait également son apparition dans L’énigme de la rose écarlate, le détective Field, dont le jeune collaborateur ne peut qu’intriguer. Même s’il est seulement nommé en toute fin de livre, on ne peut qu’espérer qu’il se manifeste un jour « en chair et en os » dans une prochaine histoire.

Il n’y a que deux points qui m’ont laissé une sensation légèrement négative, c’est l’arrivée presque miraculeuse de Lupin (parce qu’après tout, le titre n’aurait pas lieu d’être sans lui) et la réaction offusquée d’Irene quand il raconte le mauvais tour qu’il a joué et qui lui a valu de gagner assez d’argent pour fuguer jusqu’en Angleterre. Après toutes les frasques qu’ils ont déjà commises ensemble, la façon dont Irene est choquée paraît quelque peu exagérée.

Cela mis à part, ce tome est, à l’instar des deux précédents, absolument excellent. J’ai particulièrement apprécié la touche de réalisme lorsque le trio se présente à Scotland Yard et qui nous rappelle que, en dépit de leur intelligence, ils n’en sont pas moins des enfants, et que les enfants sont rarement pris au sérieux, même par des gens qui auraient mieux fait de les écouter.

Un bilan plus que positif, donc, pour L’énigme de la rose écarlate, mais surtout pour la saga en elle-même. Je n’ai qu’une hâte, avoir le quatrième tome entre les mains pour poursuivre les aventures de Sherlock, Lupin et Irene Adler.


Coup de ♥

samedi 4 août 2018

Pichi Pichi Pitch : La mélodie des sirènes T.3

Titre : Pichi Pichi Pitch : La mélodie des sirènes T.3
Auteur : Pink Hanamori / Michiko Yokote
Édition : Kurokawa
Pages : 192
Note : 2.5 / 5
L'été arrive et on aperçoit le soleil à la « Perle Rare » ! Mais voilà, les méchants ne prennent pas de vacances et nos héroïnes vont de surprise en surprise !! L'une des adversaires de nos princesses montre des signes de faiblesse et pourrait bien être plus gentille qu'elle ne le laisse paraître, un jeune garçon vient leur apporter une aide providentielle, une nouvelle sirène se révèle à elles, un tandem de méchantes vient semer le trouble dans leur vie et de nombreux cœurs vont chavirer dans le tourbillon de l'amour ! Que d'émotions fortes dans ce volume intense où la tempête fait rage à toutes les pages. Qui des forces du bien ou du mal retrouvera en premier Aqua Regina ?



Avis de Cyrlight



L'histoire des princesses sirènes se poursuit dans ce troisième tome des Pichi Pichi Pitch, tout comme leur combat contre Gackt et ses Dark Lovers, bien déterminés à les vaincre.

Les tomes se suivent et se ressemblent, voire empirent. Celui-ci est encore plus confus que les précédents, avec une quatrième princesse sirène qui apparaît et disparaît à sa guise, et qui accuse Rina de la capture de sa sœur.

Les méchants sont creux et inconsistants, même si l'une des antagonistes se montre un peu moins manichéenne que les autres. Quant aux héroïnes, elles paraissent de plus en plus mièvres, et l'histoire en elle-même n'est pas des plus palpitantes.

Les actions s'enchaînent sans vraiment de cohérence globale et il devient difficile de suivre le fil conducteur de ce manga. Heureusement que la saga est plutôt courte (sept tomes), ce qui m'encourage à la terminer, mais je suis assez déçue et je doute que cela s'arrange.

dimanche 1 juillet 2018

172 heures sur la lune

Titre : 172 heures sur la lune
Auteur : Johan Harstad
Édition : Albin Michel (Wiz)
Pages : 474
Note : 2.5 / 5
Des années que le sol lunaire n'a pas été foulé par l'homme. Pour Mia, Midori et Antoine, l'heure du départ approche...
Alors que Midori y voit un ticket gagnant pour la liberté, loin de sa vie étriquée au Japon, pour Mia, c'est l'occasion rêvée de faire enfin connaître son groupe de rock et de devenir célèbre. Quand à Antoine, il ne souhaite qu'une chose : mettre autant de kilomètres que possible entre lui et son ex-petite amie.
Mais ils sont loin d'imaginer que ce qui les attend sur la face cachée de la Lune est bien pire. Et dans l'immensité noire de l'espace, personne ne viendra les sauver...



Avis de Cyrlight




172 heures sur la lune est un roman de science-fiction mettant en scène un trio d'adolescents, gagnants d'un tirage au sort mondial qui leur permet de prendre part à une mission spatiale, organisée par la NASA afin de remettre l'exploration lunaire au goût du jour. De lourds secrets et un grand mystère semblent toutefois se dissimuler derrière cette histoire.

Si vous aimez les récits logiques et cohérents, passez votre chemin, parce que vous risquez fort de vous arracher des poignées de cheveux entre la première et la dernière page.

Le roman commence sur une réunion entre plusieurs personnages inconnus, qui décident de réveiller l'intérêt de l'humanité pour la lune en invitant trois adolescents à rejoindre une base construite sur notre satellite naturel, par le biais d'un tirage au sort. On devine tout de suite que cette mission ne sera pas sans danger, et que l'astre recèle quelque chose de terrible.

Était-il bien utile de rajouter le personnage du vieux monsieur dans sa maison de retraite, sénile et amnésique, qui se met à angoisser et à s'égosiller chaque fois qu'il est question de la lune ? Il réapparaît plusieurs fois, mais au final, ne sert à rien d'autre qu'à donner une piqûre de rappel, au cas où le lecteur n'ait pas compris qu'un danger guette les apprentis astronautes, alors que c'est parfaitement clair dès les premières lignes.

La première partie de l'histoire est trop longue et trop lente. On y suit alternativement les trois adolescents qui vont remporter leur billet pour la lune, et si l'auteur s'attarde probablement sur eux pour les rendre attachant, ça ne fonctionne pas. On s'enlise dans leur quotidien alors qu'on sait pertinemment qu'ils vont être sélectionnés, et on a qu'une hâte, que le voyage spatial commence enfin, sauf qu'il tarde à survenir.

Qui plus est, sur ces trois adolescents, aucun n'a réellement envie de partir sur la lune par intérêt pour l'astronomie. Leurs motivations sont bien plus égoïstes, puisque Mia veut seulement faire la promotion de son groupe de rock, Midori désire quitter le Japon et Antoine mettre le plus de distance possible entre son ex-petite amie et lui (dont, accessoirement, il ne tardera pas à se consoler).

Malgré cela, ils n'ont aucune peine à assimiler en quelques mois une formation d'astronaute accélérée (littéralement, parce que cette partie-là est totalement survolée). Une fois dans l'espace, ils vont même jusqu'à se révéler presque plus réactifs et débrouillards que la plupart des professionnels.

La lune arrive enfin, avec son lot d'incohérences. Tout d'abord, une base secrète, construite dans les années 70 et dans laquelle aucun humain n'a jamais mis les pieds, cela paraît gros, mais il y a pire. Notamment le fait qu'il y a deux bases, et que la première contient une capsule de secours destinée à accueillir trois personnes.

Sachant qu'elle est évoquée une première fois quand l'équipage est encore trop nombreux, pourquoi Caitlin se drogue-t-elle avec les cachets alors qu'elles ne sont plus que trois ? Probablement parce que l'auteur a oublié qu'il avait déjà mentionné la capsule, qui est ensuite réévoquée comme une révélation capitale.

Des questions que l'on se pose aussi en pêle-mêle. D'où viennent les signes que les adolescents ont aperçus sur Terre avant de partir (le fameux 6EQUJ5) ? Ils n'ont aucune justification logique. Pourquoi envoyer des adolescents sur la lune dans le but d'obtenir des financements pour étudier de plus près le danger, alors qu'il y a sur place des missiles destinés à annihiler notre satellite ? Pourquoi Coleman, qui était le seul à avoir conscience du massacre auquel il menait son équipe, se comporte-t-il aussi lâchement au lieu de mener les filles à l'abri ?

Quant à la fin, elle est très trouble. Si le combat entre Mia et son adversaire est assez bien mené, l'épilogue gâche tout. Comment se fait-il qu'il y ait encore des humains, dans le futur, pour découvrir les corps des astronautes et adolescents sur la lune ? Comment l'humanité a-t-elle survécu ?

J'en oublie sûrement, mais vous aurez compris l'idée générale. C'est un roman très long dans sa première partie et qui part ensuite complètement dans tous les sens. Alors certes, la lune réussit à nous faire frissonner et à nous tenir en haleine, mais la conclusion est très décevante, car rien n'est expliqué et tout paraît illogique. Pour résumer, je dirais que cette histoire manque cruellement de sens et je vous conseillerai plutôt de vous tourner vers des récits mieux ficelés que celui-ci.

mardi 19 juin 2018

Insaisissable T.3 : Ne m'abandonne pas

Titre : Insaisissable T.3 : Ne m'abandonne pas
Auteur : Tahereh Mafi
Édition : Michel Lafon
Pages : 398
Note : 2 / 5
Je suis insaisissable. Je veux t’appartenir. Je ne te fais pas confiance. Je m’en remets à toi. La terre tremble. Mon cœur aussi. Je leur serai fatale. Je te suis vitale. Le monde se meurt. Je meurs sans toi. Le Point Oméga a été détruit. La rébellion est écrasée et Juliette ignore si ses amis, ou même Adam, l’homme qu’elle aime, ont survécu. Sa volonté de renverser la dictature du Rétablissement n’en est que renforcée. Elle est prête à tout pour y parvenir, jusqu’à faire appel à son ennemi de toujours : Warner, le séduisant commandant du secteur 45. Tout les oppose, mais ils ne peuvent agir l’un sans l’autre, la survie de leur monde agonisant en dépend. Lui seul peut enseigner à Juliette comment maîtriser ses immenses pouvoirs… mais il attend d’elle bien plus encore.



Avis de Cyrlight




Dans Ne m'abandonne pas, Juliette a survécu à la balle tirée par Anderson grâce à l'intervention des jumelles et est désormais aux mains de Warner, qui la cache de façon à ce que son père ignore qu'elle est toujours en vie. Juliette, assoiffée de vengeance, n'a pas l'intention d'en rester là.

Commençons par les points positifs. J'ignore si c'est dû au fait qu'on s'y habitue au bout de trois tomes, mais j'ai trouvé le style un peu moins insupportable que dans les deux premiers. Voilà, c'est tout.

Les points négatifs, maintenant. Dans mes critiques des tomes 1 et 2, je comparais Juliette à Malicia (X-men). Pardonnez mon erreur, en fait, c'est Jean Grey. Elle a un potentiel illimité, elle sait tout faire, elle est indestructible... Bref, c'est une Mary-Sue en puissance.

À côté de cela, elle est toujours aussi égoïste. Elle apprend que tout le Point Oméga a été détruit, que des dizaines de personnes ont été massacrées, mais à aucun moment elle songe que si elle avait décidé de s'entraîner un peu au lieu de passer tout le second tome à pleurer sur son sort ou à taper la causette avec Warner, elle aurait eu les moyens de les protéger.

Parlons-en, de ces morts, d'ailleurs. Ou plutôt, n'en parlons pas, parce que c'est bien le problème : on s'en fiche. Tous les personnages qui ont plus ou moins joué un rôle dans Ne m'échappe pas sont toujours en vie, et je serais bien incapable de citer le nom d'une seule des victimes du Rétablissement. Je crois que le plus gros, c'est quand même James qui, malgré sa peur, a miraculeusement eu l'idée de fuir le Point Oméga. (Facilité scénaristique, quand tu nous tiens...)

Juliette sombre donc dans la soif de vengeance et la mégalomanie, puisqu'elle s'auto-proclame future dirigeante du secteur 45. Comment une fille qui a passé des mois coupée du monde, qui ne sait même pas ce qui s'y passe et qui n'a surtout jamais manifesté le moindre intérêt pour autre chose que sa petite personne peut-elle s'estimer digne de commander ? Elle n'y connaît strictement rien, et le pire, c'est que ça ne choque personne, pas même ceux qui auraient été bien plus compétents qu'elle pour cette tâche (Kenji, Castel...).

Je n'ai pas non plus aimé l'image donnée d'Adam dans ce tome. C'est à peine s'il ne passe pas pour le méchant, or si Warner a des excuses pour à peu près toutes les horreurs qu'il a pu commettre, il n'en demeure pas moins qu'il a tenté de le tuer, et ce dans d'atroces souffrances. Difficile d'attendre d'Adam qu'il ferme les yeux et oublie, pourtant c'est ce que tout le monde semble exiger de lui.

Quant à la bataille finale, à l'instar du tome 2, elle est expédiée dans les trente dernières pages. Presque pas d'action, donc, ce qui va de pair avec le développement de l'univers mis en scène par l'auteur, proche de zéro. En trois tomes, on n'a toujours aucune indication précise sur le monde, sur son état et sur les solutions que sa majesté Juliette va pouvoir mettre en œuvre pour l'améliorer. Mais après tout, qu'est-ce que ça peut faire ? Elle a gagné la guerre, elle file le parfait amour et tous ses amis sont vivants. On ne va pas en plus demander à l'histoire d'avoir de la profondeur, si ?

Vous l'aurez compris, Insaisissable est pour moi un échec monumental. Une héroïne insupportable, un scénario bancal, un contexte quasi-inexistant... Ce que j'en retiendrai essentiellement, c'est que plus on progresse dans la lecture et moins il y a de meubles à sauver. À bon entendeur...

jeudi 24 mai 2018

Pichi Pichi Pitch : La mélodie des sirènes T.2

Titre : Pichi Pichi Pitch : La mélodie des sirènes T.2
Auteur : Pink Hanamori / Michiko Yokote
Édition : Kurokawa
Pages : 192
Note : 3 / 5
Kaïto, qui ignore toujours le secret de Lucia et son identité réelle, est de plus en plus sous le charme de notre héroïne et cette attirance est réciproque. Malheureusement, notre sirène nage de plus en plus en eaux troubles et l'ombre diabolique de la main de Gackt plane de manière inquiétante au dessus son cœur et de celui de Kaïto. Vont-ils réussir à lui échapper ?! Pour protéger la mer, la paix et les gens qu'elles aiment, Lucia, Hanon et Lina devront utiliser toute la puissance du chant des sirènes !



Avis de Cyrlight



Ce tome 2 des Pichi Pichi Pitch se concentre essentiellement sur la relation entre Lucie et Kaïto, tandis que les princesses sirènes doivent continuer à repousser leurs ennemis, bien déterminés à prendre le contrôle de l'océan.

Quoiqu'un peu moins confus que le tome précédent, l'histoire est toujours très rapide et prend à peine le temps de se développer. La mission principale des princesses semble en retrait par rapport à la romance, ce qui accentue la mièvrerie de l'œuvre (Lucie qui se retrouve dans les bras d'un inconnu parce qu'il ressemble à Kaïto, Hippo qui ne cesse de leur répéter qu'une princesse a été localisée sans que les autres lui prêtent attention...)

Cette dernière surgit d'ailleurs un peu comme un cheveu sur la soupe pour aider le trio à vaincre ses ennemis. J'en profite d'ailleurs pour ajouter que les scènes de combat ressortent très mal à l'écrit. Faire de la voix des princesses leur arme principale n'était peut-être pas le choix le plus judicieux pour une œuvre papier.

Paradoxalement, ce manga n'est pas désagréable, en dépit de ses défauts. La lecture est sympathique et rapide. Les sirènes nous entraînent dans leur univers qui permet de se changer les idées sans prise de tête pendant un petit moment.

mardi 8 mai 2018

Sherlock, Lupin & moi T.2 : Dernier acte à l'opéra

Titre : Sherlock, Lupin & moi T.2 : Dernier acte à l'opéra
Auteur : Irene Adler
Édition : Albin Michel Jeunesse
Pages : 304
Note : 4.5 / 5
Septembre 1870. Sherlock Holmes, Arsène Lupin et Irene Adler sont ravis de se retrouver à Londres après leur été mouvementé à Saint-Malo. Mais une fois sur place, Lupin n'a pas le coeur à la fête. Et pour cause, son père, Théophraste, est accusé d'avoir assassiné le secrétaire d'un célèbre compositeur. Quand Ophelia Merridew, la fameuse cantatrice disparaît à son tour, c'en est trop pour les trois amis qui se jurent de trouver le coupable coûte que coûte... Des bas-fonds de Londres jusqu'aux coulisses de l'Opéra, nos détectives ne reculeront devant rien pour rétablir la vérité !



Avis de Cyrlight



Fini Saint-Malo, c'est cette fois-ci vers Londres que se dirige Irene Adler dans Dernier acte à l'opéra. À défaut d'avoir pu convaincre son épouse de les suivre, son père a décidé de l'éloigner de Paris, à cause de la guerre qui fait rage entre la France et la Prusse. Outre-Manche, elle retrouve non seulement son grand ami Sherlock Holmes, mais également Lupin.

Ce second tome est encore plus captivant que le premier. Les enjeux ont changé et le trio enquête désormais moins par envie que dans le but d'innocenter Théophraste, le père de Lupin, arrêté et accusé d'un meurtre sordide, que les adolescents vont devoir élucider.

En parallèle de l'enquête, le mystère s'épaissit autour des origines d'Irene. Si on sait déjà qu'elle a été adoptée, sa naissance semble cacher beaucoup de choses, ce qui promet le développement d'une fascinante intrigue secondaire sur le long terme.

L'histoire, en plus d'être écrite avec une fluidité parfaite, la rendant accessible à tous, dose parfaitement l'humour et les scènes plus sombres. Bien que ce livre soit avant tout destiné à un jeune public (mais dont les autres auraient tort de se priver), cela reste tout de même un polar, où l'action et le suspens sont au rendez-vous.

Le tout est globalement très addictif. Une fois lancé, difficile de reposer ce livre qui nous entraîne aux quatre coins de Londres, des endroits les plus prestigieux (l'opéra, l'hôtel d'Irene) aux plus malfamés, au rythme de l'enquête.

Ne connaissant pas (ou peu) les œuvres originales de Sherlock Holmes et d'Arsène Lupin, je doute d'avoir remarqué toutes les références, mais j'ai beaucoup ri lorsque Irene et le futur détective se retrouvent devant une certaine maison qui se situe au 221B Baker Street...

Encore un énorme coup de cœur pour ce second tome des aventures de Sherlock, Lupin & moi. C'est vraiment une œuvre excellente, accessible à tous et qui a pour seul défaut d'être trop vite terminée. En espérant que la suite soit d'aussi bonne facture.


Coup de ♥

mercredi 18 avril 2018

Divergente raconté par Quatre

Titre : Divergente raconté par Quatre
Auteur : Veronica Roth
Édition : Nathan
Pages : 259
Note : 3 / 5

L'histoire de Quatre avant sa rencontre avec Tris.

Lors de sa cérémonie du choix, un jeune altruiste se dresse contre sa famille et sa faction : il rejoint les audacieux. Il choisit un nouveau destin, et devient Quatre. Mais ce qu'il découvre alors met en péril son avenir, et celui de la société tout entière.

Va-t-il devoir se dresser contre sa nouvelle faction ?





Avis de Cyrlight




Divergente raconté par Quatre est une préquelle à la célèbre trilogie dystopique de Veronica Roth, où le narrateur est cette fois-ci non plus Tris, mais son petit ami, Tobias Eaton. Les évènements narrés dans ce hors-série débutent deux ans avant le premier tome et relatent son arrivée chez les Audacieux, où il s'intègre sous le surnom de « Quatre ».

Il est plaisant de retrouver une bonne partie des personnages secondaires de l'univers de Divergente, et surtout d'en apprendre plus à leur sujet. Zeke, Shauna, Tori... Ils sont presque tous au rendez-vous, y compris Éric, même si j'aurais préféré qu'il occupe une place plus importante, en tant qu'éternel rival et ennemi de Quatre.

Pour ce qui est de l'histoire, on se replonge avec joie dans tout ce qui faisait le sel du premier tome (les factions, l'initiation...). Dommage que l'auteur ne se soit pas davantage étendue là-dessus, car il s'agissait des éléments que j'avais le plus appréciés dans Divergente (les seuls, aussi, il faut bien le reconnaître, puisque je n'ai aimé le premier roman).

C'est donc une lecture sympathique, mais dans le fond, elle n'apporte pas grand-chose. On en sait un peu plus sur les relations qu'entretenait Quatre avec les autres audacieux avant l'arrivée de Tris, et surtout sur ses liens avec sa mère, mais ce hors-série est relativement limité. Sa taille (très courte) ne fait que le prouver, d'autant que les dernières pages sont une simple réécriture de certaines scènes de Divergente, transposées du point de vue de Quatre. Rien de nouveau sous le soleil, donc.

Pour conclure, je dirais que ce tome est une sorte de bonus, un complément à la trilogie, mais qu'il n'est en aucun cas indispensable. S'il n'est pas désagréable à lire, il n'en sera pas moins vite oublié. Si, comme moi, vous avez la chance de le trouver en solde, profitez-en, sinon... À vous de voir.