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lundi 12 novembre 2018

Les Nombrils T.8 : Ex, drague et rock'n'roll !

Titre : Les Nombrils T.8 : Ex, drague et rock'n'roll !
Auteur : Delaf et Dubuc
Édition : Dupuis
Pages : 48
Note : 4 / 5
Célébrité, foules en délire, studios d'enregistrement... c'est ça maintenant, la vie quotidienne de Karine. Il est loin le temps où tout le monde la considérait comme une victime ! Mais devenir une vedette ne vient pas sans son lot de difficultés...
Jenny et Vicky, de leur côté, vivent des moments plus tumultueux. La famille de Vicky a explosé, et son père a emmenagé avec... la mère de Jenny ! Les ex-amies devenues ennemies vont donc devoir partager la même chambre. Vicky en veut à Jenny qu'elle tient pour responsable de la situation, alors que Jenny a la tête ailleurs : elle est secrètement amoureuse d'Hugo. Une reine de beauté comme elle, amoureuse d'un gros moche, c'est impensable !


Avis de Cyrlight



Dans ce tant attendu huitième tome des Nombrils, Ex, drague et rock’n’roll !, on retrouve Karine, Vicky et Jenny plus ou moins là où on les avait laissées. Karine enregistre son premier album avec Albin et les albinos, Vicky se nourrit de sa colère et Jenny tente de reconquérir Hugo, mais rien ne se passe comme prévu.

Je ne pensais pas dire cela un jour, mais j’ai ressenti de la déception en lisant cette BD. Après trois longues années d’attente et le tome 7 qui est indubitablement le meilleur de la série, je m’attendais à beaucoup mieux. Sans doute est-ce la raison de mon dépit, j’avais probablement fixé la barre trop haute.

Qu’est-ce qui m’a déplu dans cette histoire ? Je dirais la tournure prise par le scénario. Les trente premières pages m’ont semblé assez plates, avec l’impression que tout traîne en longueur (l’album des Albinos, la vengeance de Vicky, la déchéance de Jenny...) La fin remonte néanmoins le niveau de l’ouvrage, dommage qu’il faille l’attendre pour retrouver tout ce qui fait le charme et la force de cette BD.

Je n’ai pas non plus apprécié le caractère de Vicky, qui est pourtant devenue mon personnage préféré depuis quelques tomes. Le final du septième donnait l’impression qu’à défaut de se dévoiler, elle avait au moins cessé de se mentir à elle-même, mais c’est tout le contraire qui se produit.

Je pensais que le fait d’avoir tout perdu (James, la fortune de ses parents, le luxe, sa meilleure amie...) la pousserait à reconsidérer sa relation avec Mégane, mais pas du tout. Déjà, on ne sent finalement pas tant que cela la cassure avec le mode de vie qu’elle avait jusque-là. Sa pauvreté nouvelle est brièvement évoquée, après quoi elle reprend son existence telle qu’elle l’a toujours menée, avec une nouvelle amie, la volonté de mettre tous les garçons à ses pieds et son égoïsme notoire. Là où elle semblait avoir fini par considérer Karine comme une égale, elle passe son temps à lui souhaiter du mal, et repousse odieusement Mégane, ce qui est bien loin de la scène où elle a enfin admis ses sentiments pour elle.

Karine, qui avait baissé dans mon estime lors de sa métamorphose, avant de remonter un peu, est finalement redevenue celle qui m’insupporte le plus. Qu’elle refuse désormais d’être une victime, c’est une chose, mais adieu la gentille fille qui avait des principes et faisait preuve de droiture. Son ambition et sa quête de gloire surpassent celles de Jenny et Vicky, et ses manipulations n’ont plus rien à envier à celles d’Albin. L’univers dans lequel elle évolue désormais est néanmoins un triste et réaliste reflet de la société actuelle, où le buzz l’emporte sur le talent.

Finalement, seule Jenny est vraiment attachante dans ce tome. Cible principale de Vicky qui est déterminée à lui faire payer les évènements de son anniversaire, elle voit sa beauté, ses amis et ses admirateurs lui échapper, jusqu’à se retrouver toute seule, car ses tentatives pour reconquérir Hugo échouent piteusement. Son discours final est touchant, quoique peut-être un poil trop intelligent pour elle, et confirme ce qu’il était possible de soupçonner depuis le début : sous ses airs stupide et superficiel, Jenny a un bon fond.

Je déplorerai seulement que la transformation psychologique des personnages soit toujours obligée de s’accompagner d’une métamorphose physique (d’abord Karine, maintenant Jenny, et bientôt Vicky, comme la dernière case incite à le supposer). En revanche, j’ai apprécié le clin d’œil au troisième tome, quand Vicky se lance à la recherche de Mégane.

Avis en demi-teinte, donc, pour ce huitième tome des Nombrils. C’est toujours très bon, indéniablement, et la déception est probablement plus proportionnelle à l’attente qu’à la qualité de la BD, mais tout de même, j’espérais mieux de la part des personnages, en particulier de Vicky. La suite s’annonce néanmoins riche en émotions, en espérant qu’il ne faille pas patienter trois ans de plus...

mardi 25 septembre 2018

Léonie T.2 : La rivale

Titre : Léonie T.2 : La rivale
Auteur : Zidrou / Falzar / Godi
Édition : Le Lombard
Pages : 48
Note : 3 / 5

Pour la première fois de sa vie, Léonie débarque à la rentrée des classes avec une amie ! Jenifer est là pour l'accompagner dans son nouvel apprentissage ; du choix de ses vêtements aux sujets des conversations entre copines. Mais tout n'est pas facile pour autant... particulièrement lorsqu'une nouvelle élève pointe le bout de son nez et se révèle aussi studieuse et douée que notre première de classe !





Avis de Cyrlight




Deuxième tome du spin-off de L’élève Ducobu, La rivale met toujours en lumière le personnage de Léonie Gratin. Après avoir réussi tant bien que mal à se faire une amie, elle doit désormais gérer un problème autre que sa solitude : l’arrivée d’une petite nouvelle qui pourrait bien menacer son titre de meilleure élève de Sainte-Potache.

Ma critique risque fort d’être sensiblement identique à celle du premier opus, car les caractéristiques restent les mêmes. L’humour se mêle à la mélancolie et nous offre un lot d’histoires qui, si elles prêtent à sourire, peuvent aussi paraître relativement tristes.

Si la solitude de Léonie était précédemment mise en avant, c’est à présent autour de la pression qu’elle subit, afin de se maintenir au sommet. Ses certitudes vacillent avec l’apparition d’une nouvelle élève, sinon meilleure, au moins aussi douée qu’elle.

Comme le premier tome, l’histoire se termine sur une note joyeuse, même si je regrette une fois de plus que Ducobu ne soit pas plus présent. Certes, il ne s’agirait pas qu’il vole la vedette à Léonie dans son spin-off alors qu’il est le héros de la BD principale, mais tout de même, alors qu’ils entretiennent une relation somme toute ambiguë, le cancre se cantonne ici à de brèves interventions pour le moins inutile.

En conclusion, c’est un tome agréable, toutefois un peu en dessous de L’élève Ducobu. À voir quelle direction la série suivra à l’avenir.

mercredi 11 avril 2018

Les Nombrils T.7 : Un bonheur presque parfait

Titre : Les Nombrils T.7 : Un bonheur presque parfait
Auteur : Delaf et Dubuc
Édition : Dupuis
Pages : 52
Note : 5 / 5
Pour Vicky, le bonheur est total : ses parents la préfèrent enfin (!) à son insupportable grande sœur Rebecca, elle sort avec James, beau jeune homme promis au plus bel avenir, et le barbecue familial de fin d'été lui permet d'afficher son insolente réussite à la face de tous les voisins. Quant à Jenny, elle connaît un double bonheur : avec le musculeux Jean-Franky, elle a les tablettes de chocolat ; avec le gentil Hugo, elle a les attentions de chaque instant. Karine, elle, a une nouvelle passion et ce n'est pas un garçon : son groupe de musique vient d'être signé par un gros producteur, et son seul léger souci est de remonter le moral à Albin, leader de la formation, qui est en pleine dépression depuis les événements tragiques de l'été (et du tome 6). Mais la vie est cruelle et le bonheur fragile, surtout quand on triche avec ses propres sentiments. Heureusement qu'il reste l'amitié...


Avis de Cyrlight



Comme l'indique le titre de ce septième tome des Nombrils, Un bonheur presque parfait, tout semble aller pour le mieux. Karine s'épanouit avec le groupe des Albinos, Jenny a trouvé son alter-égo masculin en la personne de Jean-Franky, aussi beau que stupide, et Vicky a supplanté sa sœur dans le cœur de ses parents depuis qu'elle fréquente James, le fils des voisins.

Pourquoi « presque », dans ce cas ? Parce qu'en réalité, tout n'est qu'illusion. Albin sombre dans une profonde dépression et néglige son groupe depuis les événements survenus avec Vinko, et lorsqu'il se reprend en main, c'est Karine qui est bouleversée par l'horrible vérité qu'elle découvre au sujet de leur relation, au point de ne plus savoir ce qu'elle désire réellement.

Jenny mène une double-vie et dissimule derrière le couple qu'elle forme avec Jean-Franky sa relation avec Hugo, un adolescent en surpoids dont elle n'estime pas le physique a plus de 2/10, mais dont elle apprécie la gentillesse, la sollicitude et la sincérité.

Vicky, quant à elle, a ce dont elle a toujours rêvé : la reconnaissance de ses parents et l'ascendant sur son aînée Rebecca. James est l'homme parfait aux yeux de sa famille... mais pas aux siens. Après lui avoir fait croire qu'elle partageait ses goûts, elle est obligée de les subir, tout en luttant contre son attirance pour Mégane, la sœur de James.

Même si les thèmes abordés dans ce tome ne sont pas aussi noirs que ceux du précédent (en même temps, difficile de faire pire qu'un serial killer), ils n'en demeurent pas moins très durs : l'homophobie, l'alcoolisme, la pression sociale... Le tout traité avec beaucoup de pédagogie et un sérieux qui réussit l'exploit de cohabiter brillamment avec l'humour.

Les Nombrils ne sont plus la BD caricaturale et hilarante de leurs débuts. Elles sont toujours drôles, certes, mais le drame, qui s'est immiscé petit à petit dans la vie du trio, est désormais omniprésent. La peine se joint aux rires, et Jenny et Vicky, loin des soupirs exaspérés qu'elles arrachaient au début, inspirent maintenant la compassion.

Que dire de plus si ce n'est que cette série est vraiment une pépite ? Je déplore vraiment de voir que des gens abandonnent la lecture après les deux-trois premiers tomes, alors que la suite recèle un véritable trésor de profondeur et d'émotions. Merci à Delaf et Dubuc pour leur chef-d'œuvre.


Coup de ♥

lundi 2 avril 2018

Les Nombrils T.6 : Un été trop mortel !

Titre : Les Nombrils T.6 : Un été trop mortel !
Auteur : Delaf et Dubuc
Édition : Dupuis
Pages : 48
Note : 5 / 5
Pour Vicky, l'été s'annonce plutôt bien : vacances, soleil et plage. Mais surtout, surtout, elle a un nouveau voisin hyper-canon. Et pour une fois, elle sent qu'elle a sa chance. Elle en oublierait presque que Jenny lui fait toujours autant d'ombre quand il s'agit de draguer des surfeurs musclés ou que Karine est bien trop occupée à répéter avec le groupe de musique d'Albin pour passer du temps avec elle...
Et puis, catastrophe : dénoncée pour tricherie par un camarade de classe, Vicky se voit obligée par son père d'intégrer un camp d'anglais. Elle laisse ainsi le champ libre à Rebecca, sa grande soeur, qui s'intéresse également de très près au beau James. Vicky va passer d'atroces semaines dans ce camp où la seule fille de son âge est la soeur de James, Mégane, une insupportable peste gothique. Pour sa première grande histoire d'amour, Vicky pouvait rêver mieux. Sans compter qu'un tueur en série rôde toujours dans la chaleur de la nuit...


Avis de Cyrlight



Dans Un été trop mortel !, Karine, qui était jusqu'à présent le personnage central des Nombrils, cède la place au cœur de l'intrigue à Jenny et surtout à Vicky, ce qui permet d'en apprendre davantage sur elles et sur l'univers dans lequel elles évoluent l'une et l'autre.

Ce tome est tout simplement bluffant, scotchant, sidérant. Qui aurait pu prédire, au début, quand on suivait les tribulations d'une adolescente naïve et des deux pestes superficielles qui l'utilisaient comme faire-valoir, que l'histoire en arriverait là ? C'est un coup de maître que Delaf et Dubuc ont accompli avec leur travail.

Tout a beaucoup plus de profondeur, désormais, qu'il s'agisse du scénario ou des personnages. Jenny et Vicky se révèlent enfin et si elles avaient commencé à s'humaniser au cours des derniers tomes, elles deviennent véritablement attachantes.

On compatit avec Jenny, qui vit dans la pauvreté avec sa sœur, son petit frère et une mère alcoolique, mais surtout avec Vicky. Si elle a en apparence tout pour elle (richesse, beauté...), elle subit une pression monstre de la part de sa famille, en particulier à cause de la rivalité qui l'oppose à son aînée Rebecca. Si cela n'excuse pas totalement son attitude égocentrique et manipulatrice, on en devine au moins l'origine.

Pendant que Karine nourrit de plus en plus de doutes à l'encontre de ses sentiments pour Albin et de sa véritable identité (est-il oui ou non un tueur sans pitié ?), Jenny et Vicky découvrent pour la première fois le véritable amour. C'est tout aussi compliqué pour elles que pour leur amie, cependant, car il ne se cache ni sous les traits du beau maître-nageur Jean-Franky, ni sous ceux du séduisant et ambitieux James, mais auprès de personnages pour le moins... inattendus.

Le suspens monte crescendo au fil des pages et la fin atteint une tension palpable, manquant de virer à la tragédie. Tous les évènements, plus ou moins graves, qui surviennent dans cette BD ont le mérite de faire mûrir Vicky (et dans une moindre mesure Jenny), qui avoue enfin son amour à ses amies. Un sentiment d'égalité s'installe entre les trois filles et semble refermer pour de bon la page des premiers tomes.

Tout comme ses personnages, l'histoire a évolué et s'est bonifiée. Karine n'est plus l'héroïne de l'intrigue et Vicky se révèle être un personnage vraiment fascinant qui, je ne le cache pas, est devenue ma favorite du trio. C'est à se demander comment la suite pourrait être encore meilleure, pourtant je fais confiance aux auteurs, qui ne ratent jamais une occasion de nous laisser sans voix.


Coup de ♥

mercredi 28 mars 2018

Les Nombrils T.5 : Un couple d'enfer

Titre : Les Nombrils T.5 : Un couple d'enfer
Auteur : Delaf et Dubuc
Édition : Dupuis
Pages : 52
Note : 4 / 5
Marre d'être gentille et de se faire avoir par tout le monde ! Karine a pris une grande décision : elle allait CHANGER.
Et d'abord de look : le pantalon rose et les barrettes dans les cheveux font place au look gothique et au noir hyper classe.
Ensuite de caractère : Karine décide d'apprendre à dire non. Il y aura évidemment des rechutes mais elle peut compter sur Albin, son nouveau petit ami, pour l'aider à tenir ses bonnes résolutions et à prendre confiance en elle.
À l'école, tout le monde trouve la nouvelle Karine, sexy et sûre d'elle, beaucoup mieux que l'ancienne. Tout le monde sauf trois personnes : Dan, son ex, qui ne reconnaît par la fille qu'il a aimée ; Jenny et Vicky, ses deux meilleures amies qui craignent, à raison, de voir leur esclave et faire-valoir favori se détacher d'elles.
Jenny, Vicky et Dan vont donc enquêter sur Albin, persuadé qu'il n'est pas un petit ami recommandable pour Karine et qu'il cache des secrets inavouables. Leurs découvertes vont leur glacer le sang !
Mais qui ment, qui prétend être ce qu'il n'est pas et qui veut vraiment le bien de Karine ?
La réponse vous attend (peut-être) au bout de cet épisode haletant rempli de coups de théâtre.


Avis de Cyrlight



Karine apparaît métamorphosée dans Les Nombrils : Un couple d'enfer. Toute de noir vêtue, elle se prend en main, s'émancipe et s'éloigne de ses anciennes relations qu'elle considère désormais comme toxiques pour mieux filer le parfait amour avec son nouveau petit ami, Albin.

Les changements sont nombreux dans ce cinquième tome, et pas seulement au niveau de Karine. Jenny, pour demeurer son amie, décide de tourner le dos à Vicky et d'adopter un look ténébreux similaire, tandis que la jolie métisse en arrive étonnamment à se liguer avec Dan contre Albin.

Si ces retournements de situation sont assez surprenants et relativement cocasses, je n'ai pas apprécié la nouvelle « Karine ». Son évolution dans le tome précédent était prometteuse, mais elle m'a finalement déçue. Loin d'être devenue indépendante, elle se révèle tout simplement odieuse, et en dépit de ce qu'elle prétend, toujours aussi crédule, puisqu'elle se laisse influencer par Albin.

Albin qui, contrairement à ce que son apparence laisse paraître, est loin d'être tout blanc. Changement donc au niveau des personnages, mais aussi de l'intrigue, car avec ce nouveau venu, le scénario qui avait déjà beaucoup évolué prend désormais des allures de thriller.

Je n'ai pas pris autant de plaisir à la lecture de ce tome que du précédent, à cause de mon manque d'engouement pour la nouvelle personnalité de Karine, mais il y a tout de même de bons points à relever, comme le fait que son côté sombre fasse ressortir le meilleur de Jenny et de Vicky (qui tiennent sincèrement à elle, en dépit de ce qu'elles prétendent) et le tournant pris par l'intrigue. La révélation finale donne assurément envie de se ruer sur la suite.

jeudi 22 mars 2018

Les Nombrils T.4 : Duel de belles

Titre : Les Nombrils T.4 : Duel de belles
Auteur : Delaf et Dubuc
Édition : Dupuis
Pages : 45
Note : 4.5 / 5
Karine est désespérée : Dan l'a quittée pour suivre Mélanie en Afrique. Et Jenny et Vicky sont inconsolables depuis la disparition de John John (et surtout de sa merveilleuse moto). Mais leurs épreuves ne sont pas terminées car Mélanie est de retour et n'a pas fini de les faire souffrir. Après avoir volé le mec de Karine, elle s'attaque à ce que Jenny et Vicky ont de plus précieux : leur sacro-sainte popularité auprès de la gent masculine !
Bref, cette fille trop parfaite aux manigances vicieuses va se faire trois ennemies acharnées... et que la meilleure gagne !
Jenny, Vicky et Karine reviennent et, cette fois, elles en ont marre d'être gentilles !



Avis de Cyrlight



La guerre est déclarée dans Duel de belles. Karine est effondrée après le départ de Dan pour l'Afrique avec Mélanie, une fille aussi jolie que vicieuse. Si Jenny et Vicky, égoïstes notoires, ne se soucient d'abord pas de ses problèmes, ils deviennent également les leurs quand Mélanie commence à projeter sur elles son ombre grandissante.

Ce quatrième tome poursuit ce qui s'était mis en place dans le troisième, c'est-à-dire un scénario relativement creusé et développé. Il y a toujours des gags d'une page, mais cette évolution dans le style permet à l'histoire, tout comme aux personnages, de gagner en profondeur.

Karine, après avoir touché le fond, se réveille enfin. Mélanie a eu tort de la pousser à bout et de la sous-estimer, car elle perd progressivement sa naïveté au profit d'un côté plus sombre, qui l'incite à suivre le chemin de la vengeance. Chemin sur lequel, bien évidemment, Vicky et Jenny vont l'accompagner. Pour soutenir leur amie ? Non, simplement pour écarter leur rivale au profit de qui tous les garçons se sont détournés d'elles. M'enfin, l'objectif reste le même...

Les manigances s'enchaînent avec une parfaite maîtrise dans ce tome et les personnages doivent tous redoubler de roublardise. Vicky et Jenny paraissent moins pestes que dans les œuvres précédentes, plus humaines, ou peut-être est-ce surtout parce que nous sommes trop occupés à détester Mélanie, qui le mérite largement plus.

Au fil des pages, on sent grandir un profond sentiment d'indignation et d'injustice, qui heureusement disparaît en même temps que la situation se démêle. Karine peut reprendre sa vie en mains et surtout « arrêter de tendre l'autre joue », comme le suggère un énigmatique nouveau personnage qui aura probablement un grand rôle à jouer par la suite.

Les Nombrils se bonifient de tome en tome, à mesure que l'intrigue et les personnages se creusent. Même s'il y a toujours une vocation humoristique, l'histoire s'assombrit dans son ensemble, lui donnant un caractère plus mature et moins superficiel très appréciable. À dévorer avec plaisir !


Coup de ♥

samedi 17 mars 2018

Les Nombrils T.3 : Les liens de l'amitié

Titre : Les Nombrils T.3 : Les liens de l'amitié
Auteur : Delaf et Dubuc
Édition : Dupuis
Pages : 48
Note : 4 / 5

Jeunes, belles ... et vaches !
Jenny, Vicky (les deux pestes top canons) et Karine (la gentille grande bringue) sont de retour ! Au menu de ce troisième album : des coups bas, quelques beaux gars, de la trahison en veux-tu en voilà, bref de l'amour haine et tout le tralala, des oh et des ah et puis aussi un scoop final à en rester baba ! Pas de doute, avec les Nombrils, on ne s'ennuie pas !




Avis de Cyrlight



Le troisième tome des Nombrils commence avec des dissensions dans le trio composé de Karine, Jenny et Vicky, puisque cette dernière est furieuse (et surtout jalouse) depuis qu'elle considère que sa meilleure amie lui a volé John John, pendant que Karine tente comme elle peut de filer le parfait amour avec Dan.

L'humour est toujours le même que dans les BD précédentes, mais les personnages sont un peu moins caricaturaux. Certes, Jenny est toujours aussi stupide, Vicki ne s'est pas départie de son tempérament manipulateur et Karine fait encore montre de trop de naïveté, mais j'ai trouvé que leur caractère avait gagné en épaisseur.

Il en va de même pour le scénario. Jusqu'ici, les gags étaient dans l'ensemble assez indépendants les uns des autres, alors que l'histoire suit désormais un fil conducteur plus solide. L'apparition d'un « nouveau » personnage, Mélanie (déjà aperçue en fin du second tome), change la donne.

D'abord gentille et bienveillante, Dan voit en elle l'amie parfaite pour Karine, mais c'est surtout le jeune homme qui intéresse en réalité Mélanie, comme ne manquent pas de le soupçonner Jenny et Vicky, que la candeur de Karine empêche de prendre au sérieux.

Mélanie est un personnage intéressant, car elle joue sur l'ambiguïté. Là où Vicky est ouvertement peste, calculatrice et malfaisante, Mélanie se donne des airs angéliques, alors qu'elle est finalement (et de loin) la plus fourbe des deux, puisqu'elle finit par atteindre son objectif en usant de stratagèmes peu louables.

On note donc une évolution très appréciable au niveau du scénario et des protagonistes dans Les liens de l'amitié. L'histoire s'étoffe, ce qui ne la rend que plus intéressante, sans qu'elle soit moins drôle pour autant, et la fin « dramatique » donne envie de savoir comment le trio va réagir. Un excellent tome !

dimanche 4 mars 2018

Les Nombrils T.2 : Sale temps pour les moches

Titre : Les Nombrils T.2 : Sale temps pour les moches
Auteur : Delaf et Dubuc
Édition : Dupuis
Pages : 46
Note : 3.5 / 5
Elles sont jeunes, belles... et vaches !
Jenny et Vicky sont les pires chipies que la Terre ait portées. Avec leurs vêtements sexy et leur maquillage provocateur, elles se prennent pour le nombril du monde et sont prêtes à tout pour être le centre d’attraction.
Quand elles apprennent que leur amie Karine, gentille mais peu gâtée par la nature, s’apprête à sortir avec le beau Dan, elles décident de réagir et vont faire preuve d’une imagination débordante pour saboter l’idylle naissante. Non pas parce qu’elles ne supportent pas la concurrence (Karine est trop moche pour leur faire de l’ombre, voyons !) mais pour sauver leur belle amitié.



Avis de Cyrlight



Dans ce second tome des Nombrils, on retrouve le trio d'amies composé de Karine, Vicki et Jenny, avec une nouveauté au tableau. Karine a désormais un petit ami, Dan, ce qui ne plaît pas beaucoup aux deux pestes, bien décidées à les séparer coûte que coûte.

Tout ce qui a fait le sel du premier tome est encore au rendez-vous : des personnages aussi drôles que caricaturaux, des gags à hurler de rire (à condition de les prendre au second degré), toujours plus de vacheries...

Point positif, la BD se conclut cette fois-ci sur une véritable morale puisque, si l'épilogue précédent se contentait de nous offrir une happy end pour Karine, qui le méritait bien, cela va désormais plus loin. Vicki est enfin « punie » pour ses actes. Après vu clair dans sa roublardise et ses manipulations, la pourtant crédule Jenny a fini par lui tourner le dos, ce qui vaut à Vicki de conclure l'histoire seule sur un lit d'hôpital.

Ce tome se place donc dans la lignée du premier, avec sensiblement la même recette, à ceci près que tous les personnages ne s'en tirent pas à aussi bon compte, ce qui n'est pas plus mal d'un point de vue éthique. À lire pour passer un bon moment et multiplier les fous rires.

vendredi 8 décembre 2017

Les Nombrils T.1 : Pour qui tu te prends ?

Titre : Les Nombrils T.1 : Pour qui tu te prends ?
Auteur : Delaf et Dubuc
Édition : Dupuis
Pages : 46
Note : 3.5 / 5
Si vous les aimez autant qu'elles s'aiment, vous allez les adorer !
Jenny et Vicky sont les pires chipies que la Terre ait portées. Elles se prennent pour le nombril du monde et pour peu, elles le seraient vraiment. Avec leurs vêtements sexy, leur maquillage provocateur et leur coiffure toujours impeccable, partout où elles vont, les regards sont hypnotisés, la musique s'arrête. On ne voit et on n'entend plus qu'elles.
Et heureusement ! Parce que Jenny et Vicky sont prêtes à tout pour être le centre d'attraction. Leur amie, la trop grande Karine, l'apprend à ses dépens lorsqu'un certain Dan s'intéresse à elle. Jenny et Vicky ne sont pas du genre à accepter la compétition ! Les lettres de Dan n'arriveront jamais à destination, ses invitations tomberont toutes mystérieusement à l'eau.
Pauvre Karine ! Dans un monde qui privilégie l'enveloppe plutôt que son contenu, elle ne peut qu'être le souffre-douleur des deux autres. Et si un jour Karine s'émancipait ? Qu'adviendrait-il de ce trio dépareillé ? L'amitié survivrait-t-elle ?



Avis de Cyrlight



Les Nombrils sont une bande dessinée humoristique mettant en scène un groupe de trois « amies ». Jenny et Vicky sont toutes les deux incroyablement belles, mais surtout incroyablement pestes, et n'hésitent pas à utiliser Karine, beaucoup moins gâtée par la nature, comme faire-valoir.

Les personnages sont caricaturaux à l'excès, puisque nous avons les belles-mais-méchantes, la laide-mais-gentille, le beau-gosse-aux-deux-neurones... Et nous retrouvons aussi la majeure partie des clichés du monde adolescents (le dépressif couvert d'acné, les garçons obsédés par la gent féminine...). Rien de bien original de ce côté-là.

On apprécie tout de même l'évolution progressive de Karine, qui finit par comprendre que ses « amies » la manipulent et s'émancipe d'elles, ce qui lui permet de prendre un peu d'indépendance et de s'affirmer davantage, même si Vicky et Jenny ne sont jamais bien loin.

La plupart des gags sont assez cyniques et ne doivent pas être pris au pied de la lettre. Même si les personnages sont exagérés, ils ne sont que le reflet d'une triste réalité, où la méchanceté et la superficialité sont omniprésentes, et c'est ce que cette œuvre tend à dénoncer. Si les lecteurs (ou plutôt les lectrices) s'identifient à Jenny et à Vicky, il n'est peut-être pas encore trop tard pour réagir...

En somme, cette BD est agréable, drôle et nous livre une satire du monde parfois (souvent ?) cruel des adolescents. En dépit d'un léger manque d'originalité, on passe un bon moment grâce à cette lecture.