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mardi 2 avril 2019

Sherlock, Lupin & moi T.4 : La cathédrale de la peur

Titre : Sherlock, Lupin & moi T.4 : La cathédrale de la peur
Auteur : Irene Adler
Édition : Albin Michel Jeunesse
Pages : 288
Note : 4 / 5
La famille d'Irene s'est installée en Normandie, à Evreux. Peu de temps après son arrivée, Irene est abordée par une femme étrange, qui lui révèle précipitamment que sa mère est en danger, avant de disparaître.
S'ensuit une série d'évènements tous aussi alarmants, qui laissent Irene, Sherlock et Arsène sur leurs gardes. Leur enquête les mènera dans une crypte secrète, cachée sous les pavés parisiens, sur la piste d'une relique ancienne gardée comme un trésor.
Les secrets de la Ville Lumière n'attendent que notre trio de jeunes détectives !


Avis de Cyrlight



Les trois apprentis enquêteurs reprennent du service dans le quatrième tome de Sherlock, Lupin & moi : La cathédrale de la peur. De retour en France, Irene s’installe à Évreux avec son père et sa mère souffrante quand elle est contactée par une mystérieuse femme, qui semble bien connaître sa génitrice.

Pour être tout à fait franche, et en dépit de la grande affection que je porte à cette saga depuis le début, j’ai été un peu déçue par ce tome. L’intrigue était pourtant prometteuse : une enquête en lien avec les origines d’Irene, un fragment de carte, une relique aux vertus légendaires, une société secrète, des souterrains...

Et rien. C’est là où le bat blesse, justement. Plus l’enquête avance et moins elle est à la hauteur de ce que l’on pouvait espérer. Peut-être me suis-je laissée abuser par le fait que le scénario m’évoquait beaucoup le film Arsène Lupin (2004), avec les cathédrales, la constellation, le trésor caché au bout de l’énigme... Je m’attendais donc à quelque chose de beaucoup plus sombre, or l’antagoniste se révèle dépourvu du moindre charisme, et le dénouement de ce mystère est finalement bien trop simple.

Autre source de déception : les origines d’Irene. Elle n’a jamais caché, dans sa narration, que ses parents n’étaient pas ses parents, et cela fait donc quatre tomes que l’on guettait l’instant où l’on en saurait plus à ce sujet. Or, là encore, on se heurte à un gros rien. Enfin, pas rien du tout, puisque Irene fait enfin la connaissance de sa mère biologique, mais cela ne va pas plus loin. On n’assiste à aucun dialogue, aucune explication... Ce sera sans doute pour les tomes suivants, étant donné qu’il y en a beaucoup de prévus, mais cela nous laisse tout de même sur notre faim.

Il y a tout de même des points positifs à retirer de cette histoire. Le triangle formé par Irene, Sherlock et Lupin s’approfondit, sans pour autant empiéter démesurément sur l’intrigue, la mère d’Arsène fait une apparition plutôt bienvenue, et Horatio se révèle de plus en plus sympathique. J’ai beaucoup aimé ses manigances avec les deux garçons, ainsi que les subtils sous-entendus qu’il ne manque jamais de faire à Irene (ou les livres qu’il lui fournit en cachette).

Autre fait appréciable, les difficultés auxquelles sont confrontés les trois protagonistes, qui nous rappellent à juste titre qu’en dépit de leur intelligence et de leur ingéniosité, ils n’en restent pas moins des enfants. Leur génie est impuissant face à des armes à feu, et la fuite s’avère souvent la meilleure solution.

Enfin, j’ai adoré les clins d’œil à une autre œuvre de Pierdomenico Baccalario, La ville du vent, troisième tome de la saga Century. Au début, j’aurais pu songer à une simple coïncidence avec l’auberge de L’Alchimiste, mais lorsque l’antagoniste se présente sous le nom d’Ermete, je n’ai pu m’empêcher d’esquisser un large sourire.

Un peu déçue par ce tome, donc, mais ne vous méprenez pas : Sherlock, Lupin & moi n’en demeure pas moins une excellente saga, et il me tarde déjà de poursuivre l’aventure en compagnie de ces trois adolescents, afin d’en découvrir (enfin) davantage sur la vraie famille d’Irene.

jeudi 7 mars 2019

Aberrations T.1 : Le réveil des monstres

Titre : Aberrations T.1 : Le réveil des monstres
Auteur : Joseph Delaney
Édition : Bayard Jeunesse
Pages : 352
Note : 3.5 / 5
Le Shole, un monstrueux brouillard, a englouti des régions entières de l'Angleterre et continue son expansion vers le nord. Ceux qui s'y trouvent piégés meurent ou sont transformés en créature immondes : les aberrations.
Dans le duché de Lancaster, Crafty, treize ans, est l'un des rares survivants qui peut traverser ces étendues maudites. Recruté pour servir au château, il devient l'apprenti d'une mystérieuse guilde qui l'envoie effectuer des missions dans les zones dangereuses. Mais bientôt, le garçon devine que les aberrations ne représentent peut-être pas le plus grand danger...



Avis de Cyrlight




Aberrations est la nouvelle saga de Joseph Delaney, également auteur du célèbre Épouvanteur et, plus récemment, d’Arena 13. Avec Le réveil des monstres, il nous embarque pour une histoire tout aussi frissonnante, celle de Crafty, un jeune garçon doté d’origines particulières qui lui permettent d’être recruté pour enquêter sur le Shole, un mystérieux brouillard qui gagne régulièrement du terrain et tue les êtres vivants normaux, quand il ne les change pas en monstres.

Je dirais que ce début de saga se place à mi-chemin entre l’Épouvanteur (avec les lieux qui rappellent le comté, les créatures obscures et dangereuses contre lesquelles il faut lutter, les compétences spéciales des Feys qui évoquent un peu celles des septièmes fils...) et Arena 13 (le Shole fait vaguement penser à la Barrière, derrière laquelle se trouve un monde hostile et mystérieux, fatal à presque tous ceux qui s’y aventurent).

Difficile de se prononcer avec un premier tome, mais je dirais qu’il est prometteur. J’ai d’abord été un peu rebutée par l’attitude de certains personnages, en particulier le Chef Mancien, qui est en dépit de ses qualités profondément injuste et aveugle. J’ai eu peur de voir l’intrigue s’enliser dans un « seul contre tous » (ou presque) de Crafty pendant que Vipère continuerait à agir en toute impunité, mais heureusement, ça n’a pas duré.

Remercions pour cela les personnages secondaires, plutôt plaisants dans l’ensemble. La reine du Marécage, guerrière féroce et redoutable, n’est pas sans rappeler une certaine Grimalkin, et se révèle vite comme une alliée de poids. Click, initialement très antipathique, montre par la suite un meilleur visage. Lucky est un peu effacé par rapport aux autres, et je lui souhaite un meilleur traitement par la suite. Quant au Duc, il est tout le contraire du Chef Mancien : juste, progressif, à l’écoute, et toujours désireux d’améliorer les choses. Je l’ai particulièrement apprécié.

L’intrigue en elle-même est assez riche en action pour ne pas s’ennuyer, même si, évidemment, il ne s’agit que d’une introduction à l’univers du Shole. Comme les mouches de porte, on découvre sur le tas ce qui se passe réellement à l’intérieur du brouillard, ainsi que les moyens mis en œuvre pour le contrer. Il ne fait aucun doute que l’on en apprendra (et comprendra) davantage au fil des prochains tomes.

Aberrations s’annonce donc comme une saga intéressante, et Joseph Delaney signe un premier tome plus que correct, qui plaira sans aucun doute à ses lecteurs habituels, et qui en séduira probablement de nouveaux. À suivre...

lundi 3 septembre 2018

Sherlock, Lupin & moi T.3 : L'énigme de la rose écarlate

Titre : Sherlock, Lupin & moi T.3 : L'énigme de la rose écarlate
Auteur : Irene Adler
Édition : Albin Michel Jeunesse
Pages : 272
Note : 4.5 / 5
Veille de Noël 1870. Sherlock Holmes, Arsène Lupin, et Irene Adler se prennent de passion pour une énigme publiée dans le Times. Sherlock ne tarde pas à découvrir que des coordonnées géographiques y sont dissimulées ! Lorsqu'un riche marchand est retrouvé mort dans le premier des lieux en question, nos trois amis comprennent vite que les coupables communiquent par l'intermédiaire du Times. Ils se rendent aussitôt à Scotland Yard pour prévenir la police mais on les congédie sans les écouter... Il ne leur reste plus qu'une chose à faire : mener l'enquête eux-mêmes ! Mais, après tout, n'est-ce pas ce qu'ils font de mieux ?



Avis de Cyrlight



Dans ce troisième tome de Sherlock, Lupin & moi, L’énigme de la rose écarlate, le trio se réunit une fois de plus pour mener l’enquête, intrigués cette fois-ci par un mystérieux problème d’échecs qui sera résolu par Sherlock Holmes, entraînant ses amis Arsène Lupin et Irene Adler sur la piste d’un meurtrier et d’une affaire vieille de plusieurs décennies.

Déjà conquise par les deux premiers romans, celui-ci ne m’a absolument pas déçue. Les enquêtes se suivent mais ne se ressemblent pas, car nous n’avons absolument pas l’impression d’assister à un schéma préconçu et répété de tome en tome. Qui plus est, l’intrigue générale semble se resserrer elle aussi, celle qui tourne autour des origines d’Irene, comme le laisse penser les dernières pages. Les réponses ne sont sûrement plus très loin.

Les personnages sont toujours aussi agréables, qu’il s’agisse du trio principal ou de M. Nelson, le majordome dévoué d’Irene. Un nouveau venu fait également son apparition dans L’énigme de la rose écarlate, le détective Field, dont le jeune collaborateur ne peut qu’intriguer. Même s’il est seulement nommé en toute fin de livre, on ne peut qu’espérer qu’il se manifeste un jour « en chair et en os » dans une prochaine histoire.

Il n’y a que deux points qui m’ont laissé une sensation légèrement négative, c’est l’arrivée presque miraculeuse de Lupin (parce qu’après tout, le titre n’aurait pas lieu d’être sans lui) et la réaction offusquée d’Irene quand il raconte le mauvais tour qu’il a joué et qui lui a valu de gagner assez d’argent pour fuguer jusqu’en Angleterre. Après toutes les frasques qu’ils ont déjà commises ensemble, la façon dont Irene est choquée paraît quelque peu exagérée.

Cela mis à part, ce tome est, à l’instar des deux précédents, absolument excellent. J’ai particulièrement apprécié la touche de réalisme lorsque le trio se présente à Scotland Yard et qui nous rappelle que, en dépit de leur intelligence, ils n’en sont pas moins des enfants, et que les enfants sont rarement pris au sérieux, même par des gens qui auraient mieux fait de les écouter.

Un bilan plus que positif, donc, pour L’énigme de la rose écarlate, mais surtout pour la saga en elle-même. Je n’ai qu’une hâte, avoir le quatrième tome entre les mains pour poursuivre les aventures de Sherlock, Lupin et Irene Adler.


Coup de ♥

mardi 8 mai 2018

Sherlock, Lupin & moi T.2 : Dernier acte à l'opéra

Titre : Sherlock, Lupin & moi T.2 : Dernier acte à l'opéra
Auteur : Irene Adler
Édition : Albin Michel Jeunesse
Pages : 304
Note : 4.5 / 5
Septembre 1870. Sherlock Holmes, Arsène Lupin et Irene Adler sont ravis de se retrouver à Londres après leur été mouvementé à Saint-Malo. Mais une fois sur place, Lupin n'a pas le coeur à la fête. Et pour cause, son père, Théophraste, est accusé d'avoir assassiné le secrétaire d'un célèbre compositeur. Quand Ophelia Merridew, la fameuse cantatrice disparaît à son tour, c'en est trop pour les trois amis qui se jurent de trouver le coupable coûte que coûte... Des bas-fonds de Londres jusqu'aux coulisses de l'Opéra, nos détectives ne reculeront devant rien pour rétablir la vérité !



Avis de Cyrlight



Fini Saint-Malo, c'est cette fois-ci vers Londres que se dirige Irene Adler dans Dernier acte à l'opéra. À défaut d'avoir pu convaincre son épouse de les suivre, son père a décidé de l'éloigner de Paris, à cause de la guerre qui fait rage entre la France et la Prusse. Outre-Manche, elle retrouve non seulement son grand ami Sherlock Holmes, mais également Lupin.

Ce second tome est encore plus captivant que le premier. Les enjeux ont changé et le trio enquête désormais moins par envie que dans le but d'innocenter Théophraste, le père de Lupin, arrêté et accusé d'un meurtre sordide, que les adolescents vont devoir élucider.

En parallèle de l'enquête, le mystère s'épaissit autour des origines d'Irene. Si on sait déjà qu'elle a été adoptée, sa naissance semble cacher beaucoup de choses, ce qui promet le développement d'une fascinante intrigue secondaire sur le long terme.

L'histoire, en plus d'être écrite avec une fluidité parfaite, la rendant accessible à tous, dose parfaitement l'humour et les scènes plus sombres. Bien que ce livre soit avant tout destiné à un jeune public (mais dont les autres auraient tort de se priver), cela reste tout de même un polar, où l'action et le suspens sont au rendez-vous.

Le tout est globalement très addictif. Une fois lancé, difficile de reposer ce livre qui nous entraîne aux quatre coins de Londres, des endroits les plus prestigieux (l'opéra, l'hôtel d'Irene) aux plus malfamés, au rythme de l'enquête.

Ne connaissant pas (ou peu) les œuvres originales de Sherlock Holmes et d'Arsène Lupin, je doute d'avoir remarqué toutes les références, mais j'ai beaucoup ri lorsque Irene et le futur détective se retrouvent devant une certaine maison qui se situe au 221B Baker Street...

Encore un énorme coup de cœur pour ce second tome des aventures de Sherlock, Lupin & moi. C'est vraiment une œuvre excellente, accessible à tous et qui a pour seul défaut d'être trop vite terminée. En espérant que la suite soit d'aussi bonne facture.


Coup de ♥

lundi 2 avril 2018

Les Nombrils T.6 : Un été trop mortel !

Titre : Les Nombrils T.6 : Un été trop mortel !
Auteur : Delaf et Dubuc
Édition : Dupuis
Pages : 48
Note : 5 / 5
Pour Vicky, l'été s'annonce plutôt bien : vacances, soleil et plage. Mais surtout, surtout, elle a un nouveau voisin hyper-canon. Et pour une fois, elle sent qu'elle a sa chance. Elle en oublierait presque que Jenny lui fait toujours autant d'ombre quand il s'agit de draguer des surfeurs musclés ou que Karine est bien trop occupée à répéter avec le groupe de musique d'Albin pour passer du temps avec elle...
Et puis, catastrophe : dénoncée pour tricherie par un camarade de classe, Vicky se voit obligée par son père d'intégrer un camp d'anglais. Elle laisse ainsi le champ libre à Rebecca, sa grande soeur, qui s'intéresse également de très près au beau James. Vicky va passer d'atroces semaines dans ce camp où la seule fille de son âge est la soeur de James, Mégane, une insupportable peste gothique. Pour sa première grande histoire d'amour, Vicky pouvait rêver mieux. Sans compter qu'un tueur en série rôde toujours dans la chaleur de la nuit...


Avis de Cyrlight



Dans Un été trop mortel !, Karine, qui était jusqu'à présent le personnage central des Nombrils, cède la place au cœur de l'intrigue à Jenny et surtout à Vicky, ce qui permet d'en apprendre davantage sur elles et sur l'univers dans lequel elles évoluent l'une et l'autre.

Ce tome est tout simplement bluffant, scotchant, sidérant. Qui aurait pu prédire, au début, quand on suivait les tribulations d'une adolescente naïve et des deux pestes superficielles qui l'utilisaient comme faire-valoir, que l'histoire en arriverait là ? C'est un coup de maître que Delaf et Dubuc ont accompli avec leur travail.

Tout a beaucoup plus de profondeur, désormais, qu'il s'agisse du scénario ou des personnages. Jenny et Vicky se révèlent enfin et si elles avaient commencé à s'humaniser au cours des derniers tomes, elles deviennent véritablement attachantes.

On compatit avec Jenny, qui vit dans la pauvreté avec sa sœur, son petit frère et une mère alcoolique, mais surtout avec Vicky. Si elle a en apparence tout pour elle (richesse, beauté...), elle subit une pression monstre de la part de sa famille, en particulier à cause de la rivalité qui l'oppose à son aînée Rebecca. Si cela n'excuse pas totalement son attitude égocentrique et manipulatrice, on en devine au moins l'origine.

Pendant que Karine nourrit de plus en plus de doutes à l'encontre de ses sentiments pour Albin et de sa véritable identité (est-il oui ou non un tueur sans pitié ?), Jenny et Vicky découvrent pour la première fois le véritable amour. C'est tout aussi compliqué pour elles que pour leur amie, cependant, car il ne se cache ni sous les traits du beau maître-nageur Jean-Franky, ni sous ceux du séduisant et ambitieux James, mais auprès de personnages pour le moins... inattendus.

Le suspens monte crescendo au fil des pages et la fin atteint une tension palpable, manquant de virer à la tragédie. Tous les évènements, plus ou moins graves, qui surviennent dans cette BD ont le mérite de faire mûrir Vicky (et dans une moindre mesure Jenny), qui avoue enfin son amour à ses amies. Un sentiment d'égalité s'installe entre les trois filles et semble refermer pour de bon la page des premiers tomes.

Tout comme ses personnages, l'histoire a évolué et s'est bonifiée. Karine n'est plus l'héroïne de l'intrigue et Vicky se révèle être un personnage vraiment fascinant qui, je ne le cache pas, est devenue ma favorite du trio. C'est à se demander comment la suite pourrait être encore meilleure, pourtant je fais confiance aux auteurs, qui ne ratent jamais une occasion de nous laisser sans voix.


Coup de ♥

mercredi 28 mars 2018

Les Nombrils T.5 : Un couple d'enfer

Titre : Les Nombrils T.5 : Un couple d'enfer
Auteur : Delaf et Dubuc
Édition : Dupuis
Pages : 52
Note : 4 / 5
Marre d'être gentille et de se faire avoir par tout le monde ! Karine a pris une grande décision : elle allait CHANGER.
Et d'abord de look : le pantalon rose et les barrettes dans les cheveux font place au look gothique et au noir hyper classe.
Ensuite de caractère : Karine décide d'apprendre à dire non. Il y aura évidemment des rechutes mais elle peut compter sur Albin, son nouveau petit ami, pour l'aider à tenir ses bonnes résolutions et à prendre confiance en elle.
À l'école, tout le monde trouve la nouvelle Karine, sexy et sûre d'elle, beaucoup mieux que l'ancienne. Tout le monde sauf trois personnes : Dan, son ex, qui ne reconnaît par la fille qu'il a aimée ; Jenny et Vicky, ses deux meilleures amies qui craignent, à raison, de voir leur esclave et faire-valoir favori se détacher d'elles.
Jenny, Vicky et Dan vont donc enquêter sur Albin, persuadé qu'il n'est pas un petit ami recommandable pour Karine et qu'il cache des secrets inavouables. Leurs découvertes vont leur glacer le sang !
Mais qui ment, qui prétend être ce qu'il n'est pas et qui veut vraiment le bien de Karine ?
La réponse vous attend (peut-être) au bout de cet épisode haletant rempli de coups de théâtre.


Avis de Cyrlight



Karine apparaît métamorphosée dans Les Nombrils : Un couple d'enfer. Toute de noir vêtue, elle se prend en main, s'émancipe et s'éloigne de ses anciennes relations qu'elle considère désormais comme toxiques pour mieux filer le parfait amour avec son nouveau petit ami, Albin.

Les changements sont nombreux dans ce cinquième tome, et pas seulement au niveau de Karine. Jenny, pour demeurer son amie, décide de tourner le dos à Vicky et d'adopter un look ténébreux similaire, tandis que la jolie métisse en arrive étonnamment à se liguer avec Dan contre Albin.

Si ces retournements de situation sont assez surprenants et relativement cocasses, je n'ai pas apprécié la nouvelle « Karine ». Son évolution dans le tome précédent était prometteuse, mais elle m'a finalement déçue. Loin d'être devenue indépendante, elle se révèle tout simplement odieuse, et en dépit de ce qu'elle prétend, toujours aussi crédule, puisqu'elle se laisse influencer par Albin.

Albin qui, contrairement à ce que son apparence laisse paraître, est loin d'être tout blanc. Changement donc au niveau des personnages, mais aussi de l'intrigue, car avec ce nouveau venu, le scénario qui avait déjà beaucoup évolué prend désormais des allures de thriller.

Je n'ai pas pris autant de plaisir à la lecture de ce tome que du précédent, à cause de mon manque d'engouement pour la nouvelle personnalité de Karine, mais il y a tout de même de bons points à relever, comme le fait que son côté sombre fasse ressortir le meilleur de Jenny et de Vicky (qui tiennent sincèrement à elle, en dépit de ce qu'elles prétendent) et le tournant pris par l'intrigue. La révélation finale donne assurément envie de se ruer sur la suite.

vendredi 16 février 2018

Sherlock, Lupin & moi T.1 : Le mystère de la dame en noir

Titre : Sherlock, Lupin & moi T.1 : Le mystère de la dame en noir
Auteur : Irene Adler
Édition : Albin Michel Jeunesse
Pages : 288
Note : 4.5 / 5
Été 1870, Sherlock Holmes, Arsène Lupin et Irene Adler font connaissance à Saint-Malo. Les trois amis espèrent profiter de leurs vacances en bord de mer, mais le destin leur a réservé une surprise. Un corps s'est échoué sur une plage voisine et les trois camarades se retrouvent au beau milieu d'une enquête criminelle. Un collier de diamants a disparu, le mort semble avoir deux identités et une silhouette fantomatique apparaît la nuit sur les toits de la ville. Trois détectives ne seront pas de trop pour résoudre l'énigme de Saint-Malo !



Avis de Cyrlight



Sherlock, Lupin & moi est une saga jeunesse qui met en scène le célèbre détective et le gentleman cambrioleur alors qu'ils sont adolescents, ainsi que ce fameux « moi », qui n'est autre qu'Irene Adler. Ce premier tome, Le mystère de la dame en noir, est celui de leur rencontre et de leur première enquête.

Comme la plupart des livres visant un jeune public, celui-ci est très facile à lire, avec une écriture fluide et accessible, mais pas pauvre pour autant, et surtout très agréable. Les chapitres se lisent vite, d'autant plus que l'histoire est vraiment très addictive.

Les personnages sont sympathiques et, bien qu'ils soient encore enfants, on distingue sans mal le caractère qu'on leur connaît à l'âge adulte : Sherlock et sa froide capacité de réflexion, Lupin dont le sourire arrive à charmer même à travers les pages d'un livre, Irene, aussi adorable qu'effrontée...

Évidemment, il ne faut pas s'attende à une intrigue digne d'un roman policier, car on en est loin. Heureusement pour moi, car je ne suis pas très fan du genre. L'enquête s'équilibre bien avec le développement des personnages, les liens qu'ils nouent entre eux... Ce qui est finalement le cœur même de l'histoire.

On pourrait peut-être reprocher aux auteurs un léger manque de description, mais une imagination débordante suffit à compenser. Ce roman est un véritable régal et les pages s'avalent avec gloutonnerie. Enfants comme adultes, je vous conseille de vous laisser séduire si vous souhaitez passer un bon moment. Un coup de cœur !


Coup de ♥

vendredi 2 février 2018

Alien T.1 : Hors des ombres

Titre : Alien T.1 : Hors des ombres
Auteur : Tim Lebbon
Édition : Huginn & Muninn
Pages : 329
Note : 4.5 / 5
Envoyé dans les mines d'une planète hostile, l'équipage du Marion doit affronter des conditions difficiles. Climat aride, espaces restreints... La mission s'annonce périlleuse.
Mais rien ne pouvait préparer Hoop et ses compagnons à faire face à la menace des passagers clandestins ramenés bien malgré eux par les mineurs. Leur unique espoir ?
La seule personne à avoir jamais survécu à l'attaque de ces créature vicieuses. Une femme qui devra braver les fantômes de son passé. Une inconnue du nom d'Ellen Ripley.



Avis de Cyrlight




Alien : Hors des ombres est le premier tome d'une trilogie basée sur la saga cinématographique Alien. Ce roman prend place entre les films 1 et 2, où Ripley, en sommeil cryogénique, est récupérée par les survivants du Marion, dont une grande partie de l'équipage a été décimée par des créatures surgies des profondeurs de la planète qu'ils exploitaient pour ses ressources.

À première vue, je pense qu'une connaissance de l'univers Alien n'est pas nécessaire pour apprécier cette œuvre, car tout est suffisamment développé pour qu'elle se suffise à elle seule (même si Ripley se remémore de nombreux éléments tirés du premier film).

Au contraire, le suspens risque de ne pas être au rendez-vous pour les fans de la franchise, puisque le scénario est toujours sensiblement basé sur le même modèle (découverte des aliens, massacre, tentatives pour survivre, toujours plus de morts...). Pas de surprise de ce côté-là, donc, mais l'histoire n'en est pas moins appréciable pour autant.

La tension, en particulier dans les entrailles de la planète, est palpable, l'angoisse est au rendez-vous, et même si l'on sait plus ou moins tout du long comment l'histoire va se terminer, on se laisse emporter dans ce monde sombre fourmillant de xénomorphes tapis dans l'ombre et prêts à surgir pour déchiqueter leurs proies.

Les survivants sont menés par Hoop, un personnage charismatique, débrouillard et pragmatique, et par Ripley qui, si elle attise d'abord la méfiance de l'équipage du Marion par son arrivée impromptue, se révèle vite comme étant une alliée de poids, de par les connaissances qu'elle retire de son altercation passée avec la créature à bord du Nostromo.

Les aliens ne sont pas la seule menace, puisque Ash a survécu en s'implantant dans l'ordinateur de bord de la capsule de Ripley et il n'hésite pas à manœuvrer à distance de façon à accroître ses chances de ramener à la compagnie Weyland-Yutani un spécimen viable d'extraterrestre.

L'aura de mystère qui plane sur la cité enfouie, l'étrange vaisseau et la civilisation antique découverte sous la mine est également appréciable et renoue avec le côté énigmatique du Space Jockey du premier film, une facette de l'univers Alien qui a été hélas totalement occultée par les films suivants (exception faite de Prometheus).

Seule la fin est un peu décevante, sans doute par souci de vouloir trop coller à Aliens, qui vient chronologiquement ensuite. En effet, pour justifier le fait que Ripley ne garde aucun souvenir de cette aventure, celle-ci décide de se faire effacer la mémoire, car elle est hantée par des cauchemars impliquant les aliens et sa fille Amanda. Ce passage tombe comme un cheveu sur la soupe et n'apporte rien, hormis un soupçon de cohérence avec le début du film suivant.

Alien : Hors des ombres est par conséquent un très bon livre, bien écrit et angoissant à souhait, dont l'unique défaut réside dans une trop grande volonté de s'imbriquer avec l'œuvre originale. Cela mis à part, c'est un gros coup de cœur, que je recommande bien volontiers !


Coup de ♥

mardi 9 janvier 2018

Le bonhomme de neige

Titre : Le bonhomme de neige
Auteur : Jo Nesbø
Édition : Folio (Policier)
Pages : 592
Note : 3 / 5
Les premiers flocons ont quelque chose de féerique. Ils rapprochent les couples dans la chaleur des veillées, étouffent les bruits, étirent les ombres et masquent les traces. Dans le jardin familial des Becker, un bonhomme de neige fait irruption, comme sorti de nulle part, sorte de croquemitaine blanc, ses grands yeux noirs braqués sur les fenêtres du salon. Le lendemain matin, la mère a disparu, ne laissant qu'une écharpe rose entourée au cou du bonhomme de neige... Trop de femmes en Norvège, depuis des années, n'ont plus donné signe de vie dès la première neige. Harry Hole reçoit une lettre qui lui annonce d'autres victimes. D'une sobriété étonnante, l'inspecteur va se retrouver confronté, pour la première fois de sa carrière, à un tueur en série agissant sur son territoire. L'enquête le conduira jusqu'au gouffre de la folie.


Avis de Cyrlight



Le bonhomme de neige est le septième tome des enquêtes de l'inspecteur Harry Hole, une série de thrillers écrite par l'auteur norvégien Jo Nesbø. On y suit les investigations de Hole pour retrouver un tueur en série qui frappe tous les ans dès la première chute de neige.

L'écriture est... particulière, avec un style télégraphique très déplaisant, dû à l'absence récurrente de pronom principal dans les phrases. Le début est long, trop long pour accrocher. On met du temps à rentrer dans l'histoire, à s'habituer aux personnages qui sont fort nombreux et entre le point de vue desquels le récit s'alterne.

L'enquête est dans un premier temps très difficile à suivre, à cause de cette multitude. Tout le monde peut être coupable et dès que le suspect principal est innocenté, pour une raison ou une autre, on passe directement au suivant, que l'on sent venir à l'avance.

Les personnages sont assez froids, peu attachants. Les deux seuls à se démarquer sont Harry Hole et Katrina, probablement parce qu'ils sont au centre de l'histoire, et qu'on les voit par conséquent plus fréquemment que les autres.

Si, à la fin, la boucle est bouclée concernant le tueur, j'aurais apprécié qu'on s'étende davantage sur le reste, notamment sur cet énigmatique homme aux champignons (à moins que ce ne soit pour un prochain tome) et sur Katrina, que l'on ne revoit pas après l'arrestation du vrai coupable. Son devenir est simplement résumé en quelques lignes, trop peu pour un personnage qui a tenu un rôle majeur tout au long du roman.

En conclusion, Le bonhomme de neige souffre d'un démarrage trop lent, d'une écriture qui ne plaira pas à tout le monde et d'une certaine redondance dans ses rebondissements. Si le roman devient plus intéressant à mesure qu'on avance dans la lecture, on est tout de même loin d'un chef-d’œuvre.

mardi 5 septembre 2017

Ma cousine Rachel

Titre : Ma cousine Rachel
Auteur : Daphné du Maurier
Édition : Le Livre de Poche
Pages : 384
Note : 3 / 5
Philip, sans la connaître, déteste cette femme que son cousin Ambroise, avec lequel il a toujours vécu étroitement uni dans leur beau domaine de Cornouailles, a épousée soudainement pendant un séjour en Italie. Quand Ambroise lui écrira qu'il soupçonne sa femme de vouloir l'empoisonner, Philip le croira d'emblée. Ambroise mort, il jure de le venger. Sa cousine, cependant, n'a rien de la femme qu'imagine Philip. Il ne tarde pas à s'éprendre d'elle, à bâtir follement un plan d'avenir pour finir par buter sur une réalité de cauchemar.




Avis de Cyrlight




Ma cousine Rachel est une romance glauque et ténébreuse, récemment adaptée au cinéma. Philip, un jeune homme naïf élevé à l'écart des convenances par son cousin Ambroise, sombre dans la colère et la rancœur à la mort de celui-ci. Convaincue que sa veuve Rachel est responsable de ce décès soudain, il décide de se venger, jusqu'au jour où il fait la connaissance de cette troublante et non moins charmante femme.

La plume de Daphné du Maurier est particulière, et d'aucuns auront peut-être besoin de quelques dizaine de pages avant de commencer à s'y habituer, comme ce fut mon cas. Une fois cette étape passée, l'histoire semble glisser avec plus de fluidité et n'en devient que plus agréable, en dépit de quelques longueurs.

S'il ne fallait qu'un mot pour définir ce roman, ce serait assurément « ambiguïté ». Le personnage de Rachel fait la force de cet ouvrage : tantôt bienveillante, tantôt venimeuse ; tantôt irrémédiablement coupable, tantôt sûrement innocente...

Tout du long, on ne cesse de reconsidérer notre jugement à son égard, jusqu'au point final qui laisse planer le doute. À certains moments, la preuve de sa culpabilité paraît inéluctable, et quelques pages plus loin, les certitudes s'effondrent, encore et encore. Cela instaure une tension brillamment maîtrisée qui ne retombera jamais, pas même après la fin.

Philip, au contraire de son envoûtante cousine Rachel, est un personnage simple à cerner, d'une telle naïveté qu'il en devient vite agaçant. Fermement convaincu de l'implication de Rachel dans la mort d'Ambroise, il reconsidère bien vite sa position et la haine que cette femme lui inspire cède le pas à la fascination.

Même lorsqu'il a les accusations d'Ambroise entre les mains (au travers des lettres qu'il lui a écrites), il n'en tient pas compte, lui qui considérait pourtant son cousin comme son modèle, son dieu vivant. À la place, il préfère céder à Rachel tout ce que son défunt mari lui a refusé, par méfiance.

On ne peut que comprendre celle-ci lorsqu'elle traite Philip comme un enfant, car malgré ses vingt-cinq ans, c'est ce qu'il est. Crédule, impatient, capricieux et surtout jaloux, car c'est finalement sa jalousie envers Rainaldi qui l'incitera à agir, plus que ses intimes convictions.

Le revirement de Philip est peut-être un peu brutal, à la vue de tous les indices qui auraient pu l'encourager à changer son fusil d'épaule avant, mais cette fin tragique est nécessaire pour maintenir le doute. La principale chose que retiendra le lecteur, même une fois le roman clos, sera une question. Rachel était-elle coupable ou non ?