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dimanche 16 juin 2019

La 5e Vague T.1

Titre : La 5e Vague T.1
Auteur : Rick Yancey
Édition : PKJ
Pages : 636
Note : 3 / 5
1re VAGUE : EXTINCTION DES FEUX
2e VAGUE : DÉFERLANTE
3e VAGUE : PANDÉMIE
4e VAGUE : SILENCE
À l'aube de la 5e vague, sur une autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper... Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés.
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu'à ce qu'elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son ultime espoir de sauver son petit frère...


Avis de Cyrlight



La 5e Vague est le premier tome d’une saga jeunesse orientée science-fiction, qui met en scène une invasion extraterrestre. L’héroïne, Cassie, qui a survécu aux quatre premières Vagues qui ont coûté la vie à plus de sept millards d’humains, fait la promesse solennel à son petit frère, Sammy, de le retrouver, quels que soient les périls auxquels son serment l’expose.

L’histoire commence de manière originale. Comme la protagoniste ne manque pas de le souligner à plusieurs reprises, cette invasion extraterrestre est tout le contraire de l’image qu’on en a dans la plupart des cas. Pas de soucoupes volantes (si on excepte les drones et le ravitailleur), de créatures monstrueuses venues de l’espace, de rayons lasers destructeurs...

Non, juste des Vagues. La première pour priver l’espèce humaine de sa technologie. La seconde pour détruire la plupart de leurs infrastructures. La troisième pour réduire drastiquement leur nombre de 97% et la quatrième annonce la fin... Tout cela est très prometteur, mais malheureusement, les parties suivantes n’ont pas été à la hauteur.

Déjà, il n’y a que peu d’action, et l’on sent venir les retournements de situation à des kilomètres. Où se terrent les Silencieux ? Le prologue annonce la couleur, et le Camp des Cendres ne laisse plus planer aucun doute, aussi sait-on ce qui se cache derrière l’intrigue de Zombie à l’instant même où elle débute. Quels mystères entourent Evan Walker ? Là encore, on le découvre bien avant Cassie. Quant à la 5e Vague, elle est relativement décevante par rapport aux trois premières.

Pour ce qui est des personnages, je ne me suis pas spécialement attachée à eux. Ils ne m’ont pas déplu, mais pas emballée non plus. Nugget est assez touchant, j’ai bien aimé Nounours (même si ce n’est qu’une peluche), et si ma préférence va à Evan, je déplore sa mièvrerie dès qu’il est question de Cassie.

La forme du roman m’a également dérangée à plusieurs niveaux. Le langage, déjà. Je sais bien que ce sont des ados, que s’exprimer familièrement leur donne un côté plus réaliste, mais je ne suis pas fan de la familiarité à l’écrit, et encore moins de la vulgarité, or les « putain » sont légion dans ce livre (sans parler du reste).

L’alternance entre les personnages est aussi perturbante. On passe d’un narrateur interne à un narrateur externe, de Cassie à Zombie à Evan à Nugget... Il est facile de se perdre (même si on finit par s’y faire), d’autant que la chronologie revient fréquemment en arrière, puisque des choses sont racontées ou se déroulent en même temps, mais du point de vue des différents protagonistes.

On est donc loin du coup de cœur avec ce roman, mais l’intrigue est tout de même assez intéressante pour que je me laisse tenter par le second tome, d’autant qu’il y a encore tout ou presque à découvrir au sujet des Silencieux.

lundi 20 mai 2019

Pokémon : La grande aventure Or et Argent T.3

Titre : Pokémon : La grande aventure Or et Argent T.3
Auteur : Hidenori Kusaka
Édition : Kurokawa
Pages : 528
Note : 3.5 / 5



La ligue Pokémon est sur le point de débuter ! Mais l'homme masqué aidé par la Team Rocket compte bien gâché la fête. Or, Argent et Cristal réussiront-ils à contrecarrer ses sombres desseins ?!





Avis de Cyrlight



L’arc Or et Argent se referme avec ce troisième tome du manga Pokémon : La grande aventure. Les combats font rage au Plateau Indigo, mais aussi ailleurs dans Johto, et tous les personnages, amis et anciens ennemis, s’unissent pour arrêter le Masque de Glace.

Comme ce fut déjà le cas à la lecture du tome précédent, je suis un peu déçue par ce final, ou plutôt par la façon dont il est emmené. Les affrontements m’ont semblé plus confus que jamais, et j’ai trouvé que les retournements de situation survenaient un peu trop rapidement, parfois même comme un cheveu sur la soupe.

Le traitement des personnages est toutefois plutôt bien réussi dans l’ensemble. Que ce soit la relation Verte/Argent, l’alliance des Champions, le rôle du Conseil 4... Seuls Marion et Clément ne m’ont pas vraiment convaincue, en particulier ce dernier, qui n’aspire qu’à s’amuser. Et l’identité du Masque de Glace, beaucoup trop prévisible. En revanche, mention spéciale à Sandra que j’ai adorée (même si je manque d’objectivité, elle a toujours été l’un de mes personnages préférés).

Il y a donc du très bon dans ce manga, mais je suis moins emballée par le scénario, ou plutôt par son traitement, que j’avais pu l’être dans l’arc Rouge, Bleu et Verte. J’espère sincèrement que j’apprécierai davantage la suite.

dimanche 5 mai 2019

Hunger Games T.2 : L'embrasement

Titre : Hunger Games T.2 : L'embrasement
Auteur : Suzanne Collins
Édition : PKJ
Pages : 429
Note : 3.5 / 5
Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s'agit surtout d'une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d'un rebellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n'hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l'aube des jeux de l'Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss...



Avis de Cyrlight



Ce second tome de Hunger Games est la suite directe du précédent. Katniss est de retour au district Douze et se prépare pour la Tournée des vainqueurs, qui va la conduire dans les autres secteurs de Panem. La population gronde, cependant, et le président Snow la menace de s’en prendre à ses proches si elle n’endigue pas ce soulèvement.

Si j’avais été très peu séduite par le premier tome, en raison de ses nombreuses longueurs et de sa fadeur dans l’écriture, qui ne m’avait pas fait ressentir la moindre émotion, j’ai davantage apprécié L’embrasement.

Déjà, les personnages sont plus intéressants. Enfin, les personnages secondaires. Tout comme dans l’opus précédent, j’ai été incapable de m’attacher à Katniss, Peeta et Gale. Je n’arrive pas à éprouver de l’affection ni de la compassion pour eux. J’irais même juste à dire que Katniss m’est antipathique, avec son côté Mary-Sue (une poignée de baies suffit à faire d’elle l’incarnation de la résistance, rien que ça...) et ses oscillations perceptibles entre les deux hommes de sa vie.

Les nouveaux venus, en revanche, ont tout de suite obtenu mon appréciation, en particulier Finnick et Johanna. (Le film n’y est sans doute pas étranger, puisque je l’ai vu avant et que je les avais déjà pris en sympathie à ce moment-là.) Ils confèrent une dimension plus humaine à l’intrigue, alors que dans le premier tome, les tributs, à l’exception de Rue, faisaient simplement office de chair à canon, et leur mort n’avait quasiment aucun impact.

En ce qui concerne l’histoire, là où je reprochais des longueurs au volume précédent, c’est cette fois-ci l’inverse qui se produit, avec des scènes qui se déroulent un peu trop rapidement à mon goût. J’aurais préféré que l’auteur s’y attarde davantage, car tout se passe assez vite, y compris le retour tant attendu dans l’arène, qui ne dure finalement pas longtemps.

Pas un chef-d’œuvre, donc, mais L’embrasement est une lecture tout de même plus sympathique que Hunger Games, premier du nom. Je conclurai un jour prochain la trilogie avec son ultime roman.

mercredi 20 mars 2019

Pokémon : La grande aventure Or et Argent T.2

Titre : Pokémon : La grande aventure Or et Argent T.2
Auteur : Hidenori Kusaka
Édition : Kurokawa
Pages : 544
Note : 3.5 / 5


Alors que Or et Argent sont aux prises avec le mystérieux homme masqué, voilà qu'une nouvelle Dresseuse part à l'aventure ! Il s'agît de Cristal, envoyée par le Professeur Chen afin de compléter le Pokédex !





Avis de Cyrlight



L’arc Or et Argent se poursuit dans ce nouveau tome de Pokémon : La grande aventure. Cette fois, c’est une héroïne qui est au cœur de l’intrigue, la jeune Cristal, spécialiste de la capture. Elle est embauchée par le professeur Chen pour compléter le Pokédex, mais lorsque sa route croise celle du légendaire Suicune, elle n’a plus qu’un objectif en tête : l’attraper.

Contrairement aux tomes précédents que j’avais adorés, j’ai été un peu déçue par celui-ci. Il contient toujours de très bons éléments, notamment avec le mystère qui s’épaissit autour de l’Homme Masqué, mais il est surtout très répétitif.

En effet, une grande partie du scénario se concentre sur Suicune et sur les combats qu’il enchaîne face aux différents champions d’Arène. Cela se répète en boucle pour se conclure quasiment toujours de la même manière. Je déplorerai d’ailleurs toujours le côté un peu confus des scènes d’action.

À cause de cela, l’intrigue n’avance pas vraiment dans ce tome. Jaune est relativement effacée, et même Or et Argent tardent à faire leur réapparition. Cristal est quant à elle un personnage attachant, mais je n’ai pas trouvé ses péripéties trop exaltantes, car trop rattachées à la traque de Suicune.

Un point positif, tout de même. Je me suis réjouie de la personne sur qui s’est porté le choix final du pokémon légendaire. Je ne m’y attendais pas, redoutant un dénouement plus évident, et malgré les défauts de ce manga, j’ai hâte de lire la suite pour voir ce que cette association va donner.

En conclusion, ce tome est un ton en dessous des autres, à cause d’un scénario qui tourne un peu en rond, au point de piétiner par moments, mais il pose des bases importantes qui promettent de futures aventures palpitantes.

jeudi 7 mars 2019

Aberrations T.1 : Le réveil des monstres

Titre : Aberrations T.1 : Le réveil des monstres
Auteur : Joseph Delaney
Édition : Bayard Jeunesse
Pages : 352
Note : 3.5 / 5
Le Shole, un monstrueux brouillard, a englouti des régions entières de l'Angleterre et continue son expansion vers le nord. Ceux qui s'y trouvent piégés meurent ou sont transformés en créature immondes : les aberrations.
Dans le duché de Lancaster, Crafty, treize ans, est l'un des rares survivants qui peut traverser ces étendues maudites. Recruté pour servir au château, il devient l'apprenti d'une mystérieuse guilde qui l'envoie effectuer des missions dans les zones dangereuses. Mais bientôt, le garçon devine que les aberrations ne représentent peut-être pas le plus grand danger...



Avis de Cyrlight




Aberrations est la nouvelle saga de Joseph Delaney, également auteur du célèbre Épouvanteur et, plus récemment, d’Arena 13. Avec Le réveil des monstres, il nous embarque pour une histoire tout aussi frissonnante, celle de Crafty, un jeune garçon doté d’origines particulières qui lui permettent d’être recruté pour enquêter sur le Shole, un mystérieux brouillard qui gagne régulièrement du terrain et tue les êtres vivants normaux, quand il ne les change pas en monstres.

Je dirais que ce début de saga se place à mi-chemin entre l’Épouvanteur (avec les lieux qui rappellent le comté, les créatures obscures et dangereuses contre lesquelles il faut lutter, les compétences spéciales des Feys qui évoquent un peu celles des septièmes fils...) et Arena 13 (le Shole fait vaguement penser à la Barrière, derrière laquelle se trouve un monde hostile et mystérieux, fatal à presque tous ceux qui s’y aventurent).

Difficile de se prononcer avec un premier tome, mais je dirais qu’il est prometteur. J’ai d’abord été un peu rebutée par l’attitude de certains personnages, en particulier le Chef Mancien, qui est en dépit de ses qualités profondément injuste et aveugle. J’ai eu peur de voir l’intrigue s’enliser dans un « seul contre tous » (ou presque) de Crafty pendant que Vipère continuerait à agir en toute impunité, mais heureusement, ça n’a pas duré.

Remercions pour cela les personnages secondaires, plutôt plaisants dans l’ensemble. La reine du Marécage, guerrière féroce et redoutable, n’est pas sans rappeler une certaine Grimalkin, et se révèle vite comme une alliée de poids. Click, initialement très antipathique, montre par la suite un meilleur visage. Lucky est un peu effacé par rapport aux autres, et je lui souhaite un meilleur traitement par la suite. Quant au Duc, il est tout le contraire du Chef Mancien : juste, progressif, à l’écoute, et toujours désireux d’améliorer les choses. Je l’ai particulièrement apprécié.

L’intrigue en elle-même est assez riche en action pour ne pas s’ennuyer, même si, évidemment, il ne s’agit que d’une introduction à l’univers du Shole. Comme les mouches de porte, on découvre sur le tas ce qui se passe réellement à l’intérieur du brouillard, ainsi que les moyens mis en œuvre pour le contrer. Il ne fait aucun doute que l’on en apprendra (et comprendra) davantage au fil des prochains tomes.

Aberrations s’annonce donc comme une saga intéressante, et Joseph Delaney signe un premier tome plus que correct, qui plaira sans aucun doute à ses lecteurs habituels, et qui en séduira probablement de nouveaux. À suivre...

vendredi 23 novembre 2018

L'Épouvanteur T.15 : La résurrection de l'Épouvanteur

Titre : L'Épouvanteur T.15 : La résurrection de l'Épouvanteur
Auteur : Joseph Delaney
Édition : Bayard Jeunesse
Pages : 368
Note : 3.5 / 5
Thomas Ward, le nouvel Épouvanteur, combattait l'obscur dans le Comté avec son apprentie quand il a été appelé loin de chez lui pour une nouvelle bataille : diriger la lutte contre une armée de créatures bestiales qui s'apprêtent à condamner la Terre à un éternel hiver. Les humains n'avaient jamais affronté d'aussi terrifiants guerriers. Mais Tom gît à présent, raide et froid, dans sa tombe. Et ceux qui avaient mis tous leurs espoirs en lui se désespèrent. Qui prendra la tête des troupes, avant que l'armée noire ne les submerge et ne répande la guerre jusque dans le Comté ?



Avis de Cyrlight




Comme le titre le laisse présager, Tom Ward est de retour dans La résurrection de l’Épouvanteur. Toujours accompagné de Jenny et de Grimalkin, il continue sa route vers les terres Kobalos, mais sa mort l’a affaibli et rien ne se passe comme prévu au-delà de la rivière Shanna.

J’avais été moyennement emballée par le précédent tome de cette saga que j’adore pourtant, et si j’ai un peu plus apprécié celui-ci, je ne le classerais pas pour autant parmi mes préférés, car il souffre de la continuité de certains défauts.

La question de la mort de Tom, aussi riche en suspens que celle de Jon Snow dans Game of Thrones, est rapidement résolue dans les premières pages, même s’il en ressentira les conséquences pendant une grande partie du roman. Cet épisode l’incite à douter et à se remettre en question, une introspection intéressante à suivre.

À cause de cela, Grimalkin a plus de mal à le mener à la baguette que précédemment, et doit user de procédés encore moins louables pour le soumettre à sa volonté. Autrefois mon personnage préféré, je n’aime pas ce qu’elle est devenue dans ce nouvel arc. Où est passée la talentueuse guerrière capable de mettre tout le monde à genoux, et qui a déjà semé la terreur parmi les Kobalos dans Le pacte de Sliter ? Ici, elle enchaîne les erreurs, les mauvais jugements et échoue dans plus ou moins tout ce qu’elle entreprend.

Jenny suit toujours son apprentissage auprès de Tom, mais se démarque par son inutilité chronique. J’ai beau essayé de m’habituer à elle, je n’accroche pas du tout à son personnage, si insolent et si condescendant, notamment dans sa façon de traiter les sorcières.

Voilà en ce qui concerne les principaux protagonistes, mais ce tome est surtout celui des come back. Alice fait son grand retour, et même si cela fait plaisir de la retrouver, sa réconciliation avec Tom est trop rapide. Seul point positif, la romance qui débute (enfin) entre eux n’empiète pas trop sur le reste de l’histoire.

J’attendais aussi avec impatience de revoir Sliter... et j’ai été déçue. Il n’apparaît que durant quelques pages, surgit presque comme un cheveu sur la soupe et repart aussitôt. Et Meg... Évidemment, l’auteur a su toucher la corde nostalgique en nous ramenant dans l’atmosphère du Secret de l’Épouvanteur, avec Anglezarke et le grand amour de John Gregory, mais c’est une réapparition qui est très mal gérée. Certes, la boucle de leur histoire est bouclée, mais l’intérêt de la faire revenir pour deux-trois chapitres, où elle passe son absence sous silence et ne sert finalement pas à grand-chose, est excessivement limité.

L’histoire en elle-même est sombre et plaisante à suivre, et l’étendue de la menace Kobalos, qui font des ravages parmi les rangs adverses, pousse à se demander comment les humains vont pouvoir triompher d’eux. Le suspens est, à ce niveau, au rendez-vous. La fin, en revanche, est plutôt expéditive, et l’une des morts en particulier aurait mérité d’être plus dignement traitée, au lieu de quoi elle perd presque tout son impact.

Somme toute, ce tome est un brin meilleur que Thomas Ward l’Épouvanteur, mais demeure tout de même très moyen. La gestion des personnages est devenue la principale faiblesse de cette histoire, que ce soit dans leur emploi ou leur attitude. J’espère sincèrement que la suite rectifiera le tir, même s’il est hélas trop tard pour certains.

vendredi 27 juillet 2018

Chroniques du Monde Émergé T.1 : Nihal de la Terre du Vent

Titre : Chroniques du Monde Émergé T.1 : Nihal de la Terre du Vent
Auteur : Licia Troisi
Édition : Pocket Jeunesse
Pages : 495
Note : 2 / 5
Nihal est une jeune fille très étrange : oreilles pointues, cheveux bleus, yeux violets tout la distingue des autres habitants du Monde émergé. Fille d'un célèbre armurier, elle passe son temps à jouer à la guerre avec une bande de garçons. Mais la nuit, des voix plaintives et des images de mort hantent l'esprit de Nihal. Et lorsque le terrible Tyran envahit La Terre du Vent, elle comprend que ses cauchemars sont devenus réalité. L'heure du véritable combat a sonné. Nihal doit devenir une vraie guerrière et défendre la paix, à tout prix. Ses seuls alliés : Sennar, le jeune magicien, et une infaillible épée de cristal noir.



Avis de Cyrlight




Dans ce premier tome des Chroniques du Monde Émergé, Nihal de la Terre du Vent, on suit les aventures de la jeune fille éponyme, âgée de treize ans au début de l'histoire et de presque dix-huit à la fin, qui rêve de devenir guerrier, en dépit de toutes les difficultés que cela implique.

C'est avec une opinion plutôt négative que je ressors de la lecture de ce roman, car nombreux sont les points qui font que j'ai eu beaucoup de peine à accrocher.

Le personnage principal, pour commencer. Nihal est tout simplement insupportable. Elle est égoïste, capricieuse et complètement téméraire, dans le mauvais sens du terme. Elle passe son temps à désobéir et à s'exposer inutilement au danger, sans que cela n'ait de répercussions susceptibles de lui faire retenir la leçon, puisqu'il y a toujours quelqu'un pour la sauver.

Livon, son « père », est le meilleur exemple, puisqu'il se contredit d'une page à l'autre. Il ne veut pas lui donner une arme, qu'elle obtient de sa part quelques paragraphes plus loin, il refuse qu'elle apprenne la magie, puis l'envoie chez une tante magicienne dont Nihal n'a jamais entendu parler jusque-là... Ido est le seul qui se montre ferme avec elle, mais hormis peut-être un peu vers la fin du tome, à aucun moment l'adolescente ne semble évoluer dans son caractère.

Sa pseudo-romance est probablement la goutte d'eau de trop. Elle est si égocentrique qu'elle ne se rend même pas compte que l'homme devant lequel elle se pâme est le compagnon de sa tante, et même lorsque Sennar le lui apprend, elle n'éprouve pas une once de culpabilité, alors qu'elle est censée apprécier Soana.

De surcroît, Nihal a tout d'une Mary-Sue. Elle sait se battre à la perfection, personne ne lui arrive à la cheville, et c'est même à se demander pourquoi elle se donne autant de peine pour entrer à l'Académie pour y suivre une formation de guerrier, puisqu'elle arrive à défaire dix des meilleurs élèves en guise de test.

Quant aux personnages secondaires, ils pourraient être intéressants, mais à l'exception d'Ido et Sennar (et encore, ce dernier est souvent plongé dans l'ombre de Nihal), ils sont assez peu développés, et c'est à peine s'ils sont mentionnés en dehors des passages où ils apparaissent.

L'histoire en elle-même est longue et pas franchement intéressante, en partie à cause des grosses ellipses. Au début notamment, l'adolescence de Nihal se déroule à la vitesse de l'éclair, et on ne sait que deux ou trois bribes de son apprentissage de la magie chez Soana. Quelle magie, d'ailleurs ?

Nihal pique une crise pour l'apprendre, mais tout ce qu'on sait, c'est que quelques années plus tard, elle maîtrise les bases des sortilèges de soin. Même Sennar et Soana, qui sont pourtant magiciens, ne l'utilisent que très peu, si bien qu'on ignore quelles sont leurs limites et les capacités que leur fournissent leurs pouvoirs.

Le reste se compose des réussites de Nihal. Nihal est douée en ci, Nihal est la meilleure en ça... Elle ne semble jamais rencontrer de difficultés, hormis peut-être avec son dragon, et Ido qui se montre moins conciliant avec elle que tous les autres, mais il faut tout de même attendre la dernière partie du roman pour en arriver là.

Que dire pour conclure, sinon que je n'ai pas apprécié ce livre ? Je ne le connaissais pas au moment de l'entamer et je ne m'attendais à rien de particulier ; heureusement, sans quoi j'aurais été très déçue. Une héroïne détestable et un scénario peu prenant, voilà ce que je retiendrais des Chroniques du Monde Émergé.

mardi 10 juillet 2018

La Guerre des Clans I,1 : Retour à l'état sauvage

Titre : La Guerre des Clans I,1 : Retour à l'état sauvage
Auteur : Erin Hunter
Édition : PKJ
Pages : 306
Note : 3 / 5

Depuis des générations, fidèles aux lois de leurs ancêtres, quatre clans de chats sauvages se partagent la forêt.
Mais le Clan du Tonnerre court un grave danger, et les sinistres guerriers de l'Ombre sont de plus en plus puissants. En s'aventurant un jour dans les bois, Rusty, petit chat domestique, est loin de se douter qu'il deviendra bientôt le plus valeureux des guerriers...





Avis de Cyrlight



Retour à l'état sauvage est le tout premier tome de la longue saga La guerre des Clans. Tout commence avec Rusty, un chaton qui s'aventure dans la forêt et qui, après sa rencontre avec des chats sauvages appartenant au Clan du Tonnerre, décide de tourner le dos aux humains pour se joindre à eux.

Ce roman étant principalement destiné à un jeune public, il est très facile à lire. Le style est fluide et simpliste, parfois un peu répétitif, mais pas déplaisant pour autant. Ce qui est un peu plus compliqué, c'est de retenir les noms de la pléthore de personnages. Je me suis mélangée plus d'une fois, en particulier entre Nuage Gris et Nuage de Jais.

L'histoire séduira sans aucun doute ses plus jeunes lecteurs, car elle est sympathique, mais elle souffre d'une certaine monotonie. Il lui manque cette petite étincelle qui fait tourner avidement les pages et nous rend incapable de lâcher le livre. Les scènes s'enchaînent presque gentiment les unes à la suite des autres, et même s'il y a de l'action et des passages plus sombres, l'intrigue demeure relativement plate.

Le traître est rapidement démasqué, et j'ai d'ailleurs été agacée plus d'une fois par Nuage de Feu qui, chaque fois qu'il compte le dénoncer à Étoile Bleue, ne le fait pas, pour une raison ou pour une autre, si bien que le chat en question peut continuer à agir à sa guise.

Les personnages sont tout de même assez attachants dans l'ensemble, malgré un léger manichéisme. Celle qui se démarque le plus est Croc Jaune, car son caractère et son passé semblent plus mis en valeur que ceux des autres chats, ce qui lui confère un certain intérêt.

En conclusion, Retour à l'état sauvage est un roman qui se lit très aisément et qui en ravira plus d'un, mais qui ne marquera sans doute pas les esprits des lecteurs les plus exigeants.

mardi 19 juin 2018

Insaisissable T.3 : Ne m'abandonne pas

Titre : Insaisissable T.3 : Ne m'abandonne pas
Auteur : Tahereh Mafi
Édition : Michel Lafon
Pages : 398
Note : 2 / 5
Je suis insaisissable. Je veux t’appartenir. Je ne te fais pas confiance. Je m’en remets à toi. La terre tremble. Mon cœur aussi. Je leur serai fatale. Je te suis vitale. Le monde se meurt. Je meurs sans toi. Le Point Oméga a été détruit. La rébellion est écrasée et Juliette ignore si ses amis, ou même Adam, l’homme qu’elle aime, ont survécu. Sa volonté de renverser la dictature du Rétablissement n’en est que renforcée. Elle est prête à tout pour y parvenir, jusqu’à faire appel à son ennemi de toujours : Warner, le séduisant commandant du secteur 45. Tout les oppose, mais ils ne peuvent agir l’un sans l’autre, la survie de leur monde agonisant en dépend. Lui seul peut enseigner à Juliette comment maîtriser ses immenses pouvoirs… mais il attend d’elle bien plus encore.



Avis de Cyrlight




Dans Ne m'abandonne pas, Juliette a survécu à la balle tirée par Anderson grâce à l'intervention des jumelles et est désormais aux mains de Warner, qui la cache de façon à ce que son père ignore qu'elle est toujours en vie. Juliette, assoiffée de vengeance, n'a pas l'intention d'en rester là.

Commençons par les points positifs. J'ignore si c'est dû au fait qu'on s'y habitue au bout de trois tomes, mais j'ai trouvé le style un peu moins insupportable que dans les deux premiers. Voilà, c'est tout.

Les points négatifs, maintenant. Dans mes critiques des tomes 1 et 2, je comparais Juliette à Malicia (X-men). Pardonnez mon erreur, en fait, c'est Jean Grey. Elle a un potentiel illimité, elle sait tout faire, elle est indestructible... Bref, c'est une Mary-Sue en puissance.

À côté de cela, elle est toujours aussi égoïste. Elle apprend que tout le Point Oméga a été détruit, que des dizaines de personnes ont été massacrées, mais à aucun moment elle songe que si elle avait décidé de s'entraîner un peu au lieu de passer tout le second tome à pleurer sur son sort ou à taper la causette avec Warner, elle aurait eu les moyens de les protéger.

Parlons-en, de ces morts, d'ailleurs. Ou plutôt, n'en parlons pas, parce que c'est bien le problème : on s'en fiche. Tous les personnages qui ont plus ou moins joué un rôle dans Ne m'échappe pas sont toujours en vie, et je serais bien incapable de citer le nom d'une seule des victimes du Rétablissement. Je crois que le plus gros, c'est quand même James qui, malgré sa peur, a miraculeusement eu l'idée de fuir le Point Oméga. (Facilité scénaristique, quand tu nous tiens...)

Juliette sombre donc dans la soif de vengeance et la mégalomanie, puisqu'elle s'auto-proclame future dirigeante du secteur 45. Comment une fille qui a passé des mois coupée du monde, qui ne sait même pas ce qui s'y passe et qui n'a surtout jamais manifesté le moindre intérêt pour autre chose que sa petite personne peut-elle s'estimer digne de commander ? Elle n'y connaît strictement rien, et le pire, c'est que ça ne choque personne, pas même ceux qui auraient été bien plus compétents qu'elle pour cette tâche (Kenji, Castel...).

Je n'ai pas non plus aimé l'image donnée d'Adam dans ce tome. C'est à peine s'il ne passe pas pour le méchant, or si Warner a des excuses pour à peu près toutes les horreurs qu'il a pu commettre, il n'en demeure pas moins qu'il a tenté de le tuer, et ce dans d'atroces souffrances. Difficile d'attendre d'Adam qu'il ferme les yeux et oublie, pourtant c'est ce que tout le monde semble exiger de lui.

Quant à la bataille finale, à l'instar du tome 2, elle est expédiée dans les trente dernières pages. Presque pas d'action, donc, ce qui va de pair avec le développement de l'univers mis en scène par l'auteur, proche de zéro. En trois tomes, on n'a toujours aucune indication précise sur le monde, sur son état et sur les solutions que sa majesté Juliette va pouvoir mettre en œuvre pour l'améliorer. Mais après tout, qu'est-ce que ça peut faire ? Elle a gagné la guerre, elle file le parfait amour et tous ses amis sont vivants. On ne va pas en plus demander à l'histoire d'avoir de la profondeur, si ?

Vous l'aurez compris, Insaisissable est pour moi un échec monumental. Une héroïne insupportable, un scénario bancal, un contexte quasi-inexistant... Ce que j'en retiendrai essentiellement, c'est que plus on progresse dans la lecture et moins il y a de meubles à sauver. À bon entendeur...

mardi 5 juin 2018

Arena 13 T.3 : Le guerrier

Titre : Arena 13 T.3 : Le guerrier
Auteur : Joseph Delaney
Édition : Bayard
Pages : 368
Note : 2.5 / 5
Les habitants de Gindeen se sont débarrassés du Protecteur qui gouvernait Midgard au nom des djinns et ont repris le contrôle de leur ville avec l'aide des Genthai. Mais les habitants de Midgard vivent toujours dans la peur de Hob.
Les Genthai préparent une expédition de l'autre côté de la Barrière et proposent à Leif de les accompagner. Ce dernier accepte. Il sait que son père a déjà fait le voyage. Il voit dans cette excursion un moyen d'en apprendre plus sur les djinns. À son retour, il détruira Hob pour venger la mort de ses parents.
De son côté, Kwin, la jeune fille qu'il aime, livre son premier combat dans l'Arène 13 !



Avis de Cyrlight




Dans ce troisième tome d'Arena 13, on suit cette fois-ci Leif au-delà de la barrière et de Midgard, dans un monde gouverné par les Djinns. Pendant que Kwin reste à Gindeen pour mener ses premiers combats dans l'Arène, sous la tutelle d'Ada et de son père, son petit ami et un groupe de Genthai suivent une carte tracée autrefois par Math, afin d'en vérifier l'exactitude.

Après un premier tome qui m'avait très peu emballée et un second que j'avais au contraire adoré, j'ai été très déçue par Le guerrier et il m'est même arrivé de m'ennuyer à la lecture, en particulier lors du périple de Leif sur la terre des Djinns.

Au niveau de la forme, j'ai assez peu apprécié la nouvelle alternance de points de vue. Quand un récit est raconté par un narrateur interne, cela me dérange toujours beaucoup d'être ballotée d'un personnage à l'autre, comme cela avait déjà été le cas avec le tome 14 de L'Épouvanteur.

Au niveau du fond, nombreux sont les points qui m'ont dérangée à la lecture de ce roman. L'histoire se concentrant désormais essentiellement sur Leif et Kwin, les autres personnages sont assez négligés, comme Thrym et surtout Deinon, qui est presque inexistant, alors qu'ils occupaient une place majeure dans La proie.

Quant à la fin, elle m'a fait froncer les sourcils plus d'une fois. Tout d'abord, l'attaque de la citadelle de Hob m'a paru relativement confuse, par moments, sans parler du Gramangar qui me laisse dubitative dans son utilisation et son fonctionnement.

Le reste est expéditif. Le groupe censé garder la Roue se fait décimer (à se demander à quoi il servait, au final), les morts sont si incongrues ou si rapides (pour ne pas dire à peine mentionnées) qu'elles ne provoquent quasiment aucune émotion, et là où le combat opposant Hob à Leif avait été bien développé, celui contre Kwin est bouclé en quelques paragraphes.

Il y a tout de même quelques points positifs à mettre au crédit de ce livre. L'apparition des Djinns, évidemment, mais aussi Kwin, que je trouve plus supportable à chaque nouveau tome. Autre chose, même si ce n'est qu'un détail, j'ai apprécié qu'on puisse situer géographiquement Midgard. Avant ça, je ne me serais jamais doutée que l'histoire se passait en Nouvelle-Zélande.

En dépit de cela, Arena 13 : Le guerrier n'en demeure pas moins une grosse déception et j'espère sincèrement que la suite inversera la tendance, comme le tome 2 avait réussi à le faire.

mardi 20 mars 2018

Arena 13 T.2 : La proie

Titre : Arena 13 T.2 : La proie
Auteur : Joseph Delaney
Édition : Bayard
Pages : 440
Note : 4 / 5
Après la première année de son apprentissage en tant que combattant de l'arène 13, Leif cherche des informations auprès du peuple de son défunt père. Là il en apprend plus sur l'homme, qui était le plus grand combattant de l'arène jamais vu. L'homme qui était si près de détruire le démon Hob, mais qui en a payé le prix terrible de sa vie.
Leif revient au combat avec une faim renouvelée de vengeance. Mais peut-il rester concentré sur sa formation malgré sa passion pour la fille de son maître, Kwin? Son maître l'aidera ou l'empêchera-t-il dans sa mission personnelle de vaincre Hob dans une lutte à mort ?



Avis de Cyrlight




Dans ce second tome d'Arena 13, on retrouve Leif qui, après avoir passé quelque temps parmi les Genthai, le peuple de son père, est de retour à Gindeen pour reprendre l'entraînement auprès de Tyron. De grands combats se préparent à Midgard, et pas seulement dans l'Arène 13...

Si j'avais été moyennement convaincue par le premier tome, celui-ci a réussi à me séduire. Beaucoup plus sombre et violent, il a su me faire oublier ma frustration à la lecture de son prédécesseur, qui manquait de frisson à mon goût. La proie ne déçoit pas à ce niveau, bien au contraire.

En plus d'être riche en action et en effroi, ce tome l'est également en révélations avec l'arrivée d'un personnage des plus fascinants, Ada, une programmatrice de « l'ancien monde » dont l'âme a été préservée artificiellement pendant des siècles.

Assez intelligente pour avoir les moyens de détruire le terrifiant Djinn Hob, elle se fait rapidement une petite place auprès de l'écurie de Tyron, même si elle est liée avec l'un de ses concurrents, un nouveau venu du nom de Tallus. Ada dévoile non seulement un génie incroyable, mais aussi de nombreuses informations sur la Terre telle qu'elle était avant la défaite de l'espèce humaine et l'avènement des Djinns.

On retrouve évidemment aussi les personnages du premier tome, et si je doute que quiconque déplore le rôle mineur auquel est réduit Palm, il est très agréable de voir Deinon un peu plus au centre de l'intrigue. Quant à Kwin, elle m'a parue plus supportable.

En revanche, Leif continue à m'agacer. Dans le premier tome, c'était à cause de l'influence que la fille de Tyron avait sur lui, mais il apparaît désormais clairement qu'il n'a pas besoin d'elle pour que ses réactions frôlent la stupidité. Le fait qu'il accepte d'être tatoué au visage sans réfléchir aux conséquences que cela pourrait impliquer, lorsqu'il révèle brusquement (et sans raison aucune) ses origines qu'il devait pourtant garder secrètes... Et malgré cela, il déclare lui-même vouloir prouver qu'il n'est pas un tas de muscles sans cervelle. Mouais... Un peu paradoxal, à la vue de ses actes.

Malgré cela, ce tome n'en demeure pas moins excellent et, grâce à lui, j'ai enfin complètement accroché à la saga. J'attends avec impatience de lire la suite, en espérant qu'elle soit encore meilleure, si tant est que cela soit possible.

vendredi 23 février 2018

Pokémon : La grande aventure T.3

Titre : Pokémon : La grande aventure T.3
Auteur : Hidenori Kusaka
Édition : Kurokawa
Pages : 500
Note : 4 / 5
Rouge est toujours porté disparu après son combat contre Aldo. Ayant recueilli le Pikachu du célèbre dresseur, Jaune décide de partir à sa recherche. Après avoir suivi le dur entraînement que lui a imposé Bleu, Jaune se rend sur l'île Flamboyante pour affronter le Conseil 4.
Retrouvez tous les héros de la Grande Aventure réunis pour un final riche en rebondissement !





Avis de Cyrlight



Suite et fin des aventures de Jaune et de Rouge. Un final épique clôt ce premier arc, puisque tous les personnages ou presque sont rassemblés sur l'Île Flamboyante pour l'ultime combat.

Si les premiers chapitres m'ont paru un peu précipités, la suite est bien meilleure, riche en action et en rebondissements. Les combats sont nombreux, intenses et atteignent le paroxysme de l'excellence. Même si on se doute à chaque fois du résultat, ils nous tiennent brillamment en haleine.

Beaucoup de retours sont à noter dans ce troisième tome, mais aussi des alliances inattendues. Qui aurait pu croire que d'anciens ennemis parviendraient à fournir un formidable travail d'équipe ?

Les personnages sont toujours aussi agréables (j'ai même réussi à apprécier Jaune) et certains irradient littéralement de charisme (Peter, Giovanni, Bleu...). Peu importe leur camp, c'est un réel plaisir de les voir se battre avec force et conviction, car cela leur confère une plus grande profondeur.

Cet arc rouge/bleu/jaune se conclut donc de manière théâtrale et la deuxième génération, qui se manifeste subrepticement au fil des pages, jusqu'à apparaître véritablement à la toute fin, nous invite à poursuivre la (grande) aventure à Johto. En route !

vendredi 26 janvier 2018

Arena 13 T.1

Titre : Arena 13 T.1
Auteur : Joseph Delaney
Édition : Bayard
Pages : 379
Note : 3 / 5
Les temps sont funestes pour l’humanité, qui a presque disparu de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entouré par une infranchissable barrière de brouillard. Au-delà, personne ne sait ce qu’est devenu le monde. Dans les arènes de Gindeen, la seule ville du pays, des combats se succèdent toute la journée. Dans l’Arène 13, on mise sur celui qui, le premier, fera couler le sang, on parie sur celui qui trouvera la mort... Un jour, un jeune garçon, Leif, arrive à Gindeen... Son ambition ? Combattre dans l’Arène 13 et défier Hob qui terrorise les habitants et vole leurs âmes. Il veut prendre sa revanche sur l’infâme créature qui a détruit sa famille, devrait-il y laisser la vie.



Avis de Cyrlight




Arena 13 est le premier tome d'une nouvelle saga écrite par Joseph Delaney, principalement connu pour être l'auteur de L'Épouvanteur. Pas de Thomas Ward ou de John Gregory, cette fois-ci, mais un nouveau héros répondant au nom de Leif et de nouvelles créatures, les Djinns.

C'est dans un univers mi-médiéval mi-dystopique que nous entraîne cette aventure. Les humains, après avoir été vaincus par des machines devenues autonomes, ont été confinés dans Midgard, une infime portion du monde qui était autrefois le leur.

La couverture, sombre et sanglante, et le premier chapitre donnent le ton. C'est assurément à une histoire d'horreur que nous avons à faire, et pourtant... Je crois que je n'ai jamais été aussi frustrée par l'une de mes lectures que par celle-ci. Je m'attendais à beaucoup plus d'horreur, de frisson et de sang, mais j'ai été déçue.

Déjà, les combats dans l'Arène 13 ne sont pas aussi terribles qu'on pourrait l'imaginer. Il y a bien quelques duels à mort, mais ils sont assez rares, et les affrontements ne se font finalement presque jamais d'humain à humain, puisque ce sont les lacres, des robots-guerriers, qui mènent l'essentiel du combat.

La majeure partie de ce tome se concentre sur la formation de Leif en vue du Tournoi des Apprentis et l'action n'est pas au rendez-vous. Même lorsque quelque chose semble se présager, la tension retombe très vite (je pense notamment à la capture de Leif et Kwin et aux secours qui surgissent pour les sauver avant de disparaître aussi vite qu'ils sont apparus).

La fin marque tout de même un tournant à ce niveau et est plus à la hauteur de mes attentes, avec l'horrible trépas de l'un des personnages et la présence de Hob. J'espère que le tome 2 poursuivra dans cette voie plus sombre et qu'elle nous dévoilera des informations sur les éléments les plus intrigants de l'histoire, comme les lacres ou la Barrière.

Les personnages, quant à eux, m'ont laissé un sentiment mitigé. J'ai beaucoup apprécié Tyron, malgré sa attitude parfois bourrue, la prévenance de sa fille Tina et de son époux Kern, et même Palm, en dépit de son caractère méprisable, ne m'a pas déplu. S'il a des airs d'enfant pourri-gâté, ce n'est rien à côté de la capricieuse, égoïste et manipulatrice Kwin.

À cause d'elle, j'ai également eu du mal à adhérer à Leif, parce qu'il m'a agacée à se laisser entraîner dans toutes ces histoires qui lui ont valu un tas d'ennuis par la faute de Kwin, qui ne s'intéresse finalement à lui que lorsque ça l'arrange, et qui l'oublie ensuite en présence de son petit ami.

Je ne cacherai pas que cette lecture a été pour moi une déception. En tant que fan de L'Épouvanteur, je m'attendais à plus de la part de la nouvelle œuvre de Joseph Delaney, et j'espère que la suite d'Arena 13 saura me faire oublier ce sentiment que m'inspire le premier tome.