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lundi 11 février 2019

L'Épreuve T.2 : La Terre Brûlée

Titre : L'Épreuve T.2 : La Terre Brûlée
Auteur : James Dashner
Édition : PKJ
Pages : 471
Note : 2.5 / 5

Et si la vie était pire hors du labyrinthe ?
Thomas en était sûr, la sortie du Labyrinthe marquerait la fin de l’Épreuve. Mais à l'extérieur il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d'ordre.... et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au cœur de cette Terre Brûlée, parviendra-t-il enfin à trouver la paix... et un peu d'amour ?



Avis de Cyrlight



Dans La Terre Brûlée, second tome de la saga L’Épreuve, Thomas, Newt et les autres Blocards survivants ont fini par quitter le Labyrinthe. Secourus, ils sont conduits dans un endroit sûr, du moins le croient-ils, jusqu’à ce qu’ils découvrent que leurs ennuis sont loin d’être terminés. Le WICKED les charge d’une nouvelle mission : traverser une terre dévastée par les éruptions solaires en moins de deux semaines.

Si j’avais trouvé le premier tome intéressant et plaisant, je ressors de la suite avec un sentiment plus mitigé. Le changement de décor augurait de la nouveauté et des révélations, mais j’ai surtout eu l’impression d’un n’importe quoi magistral dès le début du livre.

On nous annonce d’ailleurs clairement la couleur en indiquant aux Blocards que, désormais, ils ne doivent plus se fier à ce qu’ils voient, et en faisant disparaître « par magie » des dizaines de cadavres suspendus ou des fenêtres derrière lesquelles grouillaient des Fondus.

Si les éléments de ce genre étaient intrigants dans Le Labyrinthe (la connexion télépathique de Thomas et Teresa, l’issue invisible, les Griffeurs...), cette fois c’est trop, beaucoup trop. Entre une maladie qui ronge le corps et le cerveau au point de transformer les gens en zombies, le liquide argenté tueur qui prend la forme d’une boule géante, les cercueils qui surgissent de terre, les portes high-tech à flanc de caverne... Tout cela donne à l’histoire un côté vraiment sans queue ni tête pas très agréable, au point qu’on finit par cesser de chercher une logique et des explications.

Les personnages, plutôt attachants jusqu’à présent, sont désormais réduits au rang de simples pions destinés à faire avancer l’histoire. Seule Thomas, Teresa, Minho et la nouvelle venue, Brenda, tirent un peu leur épingle du jeu, mais les autres sont très en retrait, y compris Newt qui était pourtant l’un des protagonistes. Même Aris n’est pas spécialement marquant.

Quant à la fin, j’ai eu du mal avec l’attitude de Thomas et sa rancune envers Teresa. Elle m’a paru exagérée, à la vue du contexte où le plus important semble être de s’en sortir indemne, et paraît surtout être un prétexte pour détourner Thomas de Teresa au profit de Brenda.

Avis très partagé, donc, et je suis d’autant plus déçue que le premier tome était vraiment bon à mon goût. Je tenterai le troisième, histoire de connaître le fin mot de l’histoire, en espérant que cela ne fasse pas comme Divergente, où chaque roman est moins bon que le précédent.

mardi 16 octobre 2018

Arlo Finch T.1 : Le mystère des Longs Bois

Titre : Le mystère des Longs Bois
Auteur : John August
Édition : Milan
Pages : 398
Note : 3.5 / 5
« Je protège la nature
Je défends les plus faibles,
J'éclaire les sentiers,
Et cherche la droiture.
Esprits de la forêt, entendez-moi
Prononcer mon Serment du ranger »

Quand Arlo rejoint les Rangers de Pine Mountain, il n'imagine pas que, dans les mystérieux Longs Bois qui entourent la ville, certaines pistes le mèneront à la magie... et d'autres au danger.



Avis de Cyrlight




Le mystère des Longs Bois est le premier tome d’Arlo Finch, une saga orientée jeunesse. Le jeune Arlo, âgé de douze ans, emménage dans la ville perdue de Pine Mountain, en compagnie de sa mère et de sa sœur. Très vite, il intègre une troupe de Rangers et découvre un univers aussi magique que surprenant.

J’ai vu que d’aucuns comparaient cette histoire à Harry Potter, mais pour ma part, elle m’évoque davantage les œuvres de Pierdomenico Baccalario, en particulier La boutique Vif-Argent, où le merveilleux et le monde normal se côtoient, voire s’entrelacent, le tout avec des enfants pour personnages principaux.

Il m’a fallu un peu de temps pour entrer pleinement dans le roman et m’habituer à l’univers mis en place par l’auteur. On ne peut que souligner son originalité (les scarafées, les claques-lumière... il fallait y penser !), même si, paradoxalement, on n’échappe pas au traditionnel héros hors du commun (comme en attestent ses yeux vairons), qui représente une menace à éliminer pour une raison encore inconnue. Original donc, mais pas trop non plus.

Les personnages sont quant à eux assez attachants. J’ai beaucoup aimé Indra, ainsi que Connor, et les Rangers dans leur ensemble, à mi-chemin entre les scouts et les Castors Juniors. J’aurais tout de même apprécié que leur quotidien soit un peu plus développé, car l’essentiel de leurs activités tourne autour de la compétition à laquelle ils doivent prendre part.

Au fil des pages, on se laisse happer par le monde des Longs Bois et ses alentours, souhaitant en découvrir toujours davantage à propos de cet étrange et intriguant lieu magique. Le mystère entourant Katie/Trielle est intéressant à suivre, et les nombreuses questions laissées en suspens à la fin du tome donnent envie de connaître la suite.

Je remercie Babelio et les éditions Milan pour ce roman que j’ai pris plaisir à lire. Sans être exceptionnelle, l’histoire est agréable et permet de passer un bon moment. Je continuerai l’aventure avec Arlo Finch et ses amis.

lundi 15 octobre 2018

Century T.2 : L'Étoile de pierre

Titre : Century T.2 : L'Étoile de pierre
Auteur : Pierdomenico Baccalario
Édition : Bayard Jeunesse
Pages : 410
Note : 3 / 5



Tous les cent ans, l'humanité est mise à l'épreuve. Tous les cent ans quatre adolescents doivent relever le défi. Les nouveaux élus viennent d'être choisis. L'aventure continue à New York, la ville de la Terre.







Avis de Cyrlight



Second tome de Century, on retrouve dans L’Étoile de pierre le quatuor composé de Harvey, Elettra, Mistral et Sheng. Cette fois-ci, c’est à New York que l’histoire se déroule, où un nouvel ennemi, une nouvelle toupie et surtout de nouveaux mystères font leur apparition.

Je n’ai jamais caché mon admiration pour Pierdomenico Baccalario et ses histoires incroyables, pourtant je dois dire que j’ai été un peu déçue par ce roman. Bien qu’un trimestre à peine se soit écoulé entre ma lecture du premier tome et celle du second, je me suis vite sentie perdue.

Il faut dire que L’Anneau de feu était très riche en questions et en action, si bien que qu’un petit rappel au fur et à mesure n’aurait pas été du luxe. J’avais beau me souvenir de la majeure partie de l’histoire, les détails se brouillaient dans ma tête. Par exemple, je n’avais aucun souvenir du deuil de la famille Harvey (au point que j’en suis arrivée à me demander si cela avait été évoqué dans le premier tome), alors que c’est un élément essentiel de L’Étoile de pierre.

En effet, après Elettra, c’est autour du jeune homme d’être au centre de l’intrigue. Une fois encore, elle est chargée de mystères, même si elle nous apporte quelques éléments de réponses, notamment à propos du professeur, mais aussi en péripéties. Un peu trop, d’ailleurs, car j’ai vraiment eu du mal à suivre, par moments.

J’ai aussi été un peu dépitée par l’aspect que prennent les pouvoirs des adolescents. Je m’attendais à ce qu’ils finissent par développer des capacités en lien avec les éléments, mais finalement, leurs dons demeurent relativement limités.

Des binômes se démarquent au sein du quatuor, avec d’un côté Mistral et Sheng, et de l’autre Elettra et Harvey, une cassure accentuée par la romance (passablement inutile) qui débute entre eux. Les personnages sont assez fades et seul Ermette tire un peu son épingle du jeu, ne manquant jamais une occasion de faire sourire le lecteur à chacune de ses apparitions.

Petite déception donc que ce second tome de Century, mais comme l’histoire est tout de même haletante et qu’il reste encore de nombreuses questions en suspens, il ne fait aucun doute que je me lancerai prochainement dans la lecture de la suite.

dimanche 23 septembre 2018

Time Riders T.1

Titre : Time Riders T.1
Auteur : Alex Scarrow
Édition : PKJ
Pages : 583
Note : 3.5 / 5

Ne jouez pas avec le temps...
Liam O'Connor aurait dû mourir en mer en 1912.
Maddy Carter aurait dû mourir en avion en 2010.
Sal Vikram aurait dû mourir dans un incendie en 2026.
Mais une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter.
Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne changent l'Histoire.




Avis de Cyrlight



Time Riders est le premier tome d’une saga de science-fiction mettant en scène un groupe d’adolescents recrutés par une mystérieuse agence pour protéger le cours du temps et empêcher des voyageurs illégaux de modifier l’Histoire. Leurs compétences sont rapidement mises à l’épreuve quand le passé est bouleversé.

Comme dans la majeure partie des romans jeunesse, le style est fluide et facile à lire (peut-être un peu trop), et permet d’avaler les pages pour découvrir la suite d’une intrigue relativement addictive. Dès les premiers chapitres, l’auteur nous immerge dans l’action avec un surprenant sauvetage à bord du Titanic, puis bis repetita au cœur d’un avion sur le point d’exploser.

Les personnages sont presque tous convaincants, à l’exception de Maddy. Elle m’a paru relativement insipide comparée aux autres. Sal est sympathique, même si elle se cantonne au rôle de la benjamine observatrice ; Liam est attachant, à l’instar de Bob, le robot qui s’humanise à son contact. Quant à Foster, il est lui aussi touchant.

L’originalité, en revanche, fait quelque peu défaut, ce dont l’auteur semble avoir conscience, puisqu’il pointe lui-même du doigt les similitudes de son œuvre, notamment en évoquant le film Terminator. Difficile de ne pas imaginer après cela Bob avec la carrure et la voix d’Arnold Schwarzenegger (sans parler de Liam, dont le nom de famille est (O’)Connor).

Hélas, comme c’est à craindre avec les histoires de voyage dans le temps, ce roman n’échappe pas aux incohérences, ni aux facilités scénaristiques. Par exemple, lors de la mission test de Liam au Texas, comment le futur peut-il se modifier, sachant que le passé se « corrige » de lui-même dans la foulée, et par conséquent avant la naissance d’un éventuel autre futur ? Ou encore la réapparition relativement tirée par les cheveux de Sal, dans les derniers chapitres.

Il y a également de nombreuses questions sans réponse dans ce premier tome. Des informations sur ceux qui recrutent les Time Riders ne seraient pas de refus, ainsi que des explications sur les enjeux d’une telle mission. Pourquoi vouloir en empêcher le passé d’être modifié à tout prix quant on voit l’avenir (dont Sal est issue) vers lequel le monde se dirige ? Bien sûr, la saga est longue et elle a tout le temps de nous apporter des éclaircissements.

Malgré ses défauts, ce livre n’en est pas moins une agréable lecture, que je recommande. Je me suis déjà procurée le second tome, que je lirai prochainement.

jeudi 19 juillet 2018

Century T.1 : L'Anneau de feu

Titre : Century T.1 : L'Anneau de feu
Auteur : Pierdomenico Baccalario
Édition : Bayard Jeunesse
Pages : 404
Note : 3.5 / 5
Quelques jours avant la Saint-Sylvestre, trois enfants: un Chinois, Sheng, un Américain, Harvey et une Française, Mistral, s'installent avec leurs parents dans un minuscule hôtel, la Domus Quintilla, à Rome. Ils se lient d'amitié avec Elettra, la fille du gérant et s'aperçoivent qu'ils ont le même âge, et sont nés le même jour: le 29 février. Dans la nuit, une panne d'électricité plonge Rome dans un black-out total. Dehors, il neige à gros flocons - fait exceptionnel. Conscients qu'il se passe des choses étranges, les quatre amis décident de sortir et tombent sur un individu qui leur confie, avant d'être assassiné, une valise. A l'intérieur, il y a un parapluie, de curieuses toupies, une drôle de carte en bois, une dent. L'enquête commence...



Avis de Cyrlight



Comme dans la plupart de ses œuvres, Pierdomenico Baccalario nous entraîne à travers Century dans une aventure exaltée pleine de magie, d'énigmes et de rebondissements, menée par un groupe d'adolescents. Ce premier tome, L'Anneau de feu, marque leur rencontre et le début de leur histoire.

Autant vous prévenir tout de suite, ne vous attendez pas à une critique très objective, car je suis une fan inconditionnelle de cet auteur. On retrouve dans Century tout ce qui fait sa patte : une plume agréable, un scénario complètement abracadabrant, un mystère qui s'épaissit au fil des pages...

Certes, il s'agit d'un roman jeunesse, mais sa magie peut opérer sur tout le monde, tant la lecture est addictive et l'histoire originale. C'est d'ailleurs cela, la principale qualité de Baccalario : avec lui, aucun moyen de savoir à quoi s'attendre à l'avance. Autant dire que le suspens est au rendez-vous !

Quelques points négatifs sont tout de même à relever. Comme je l'avais déjà souligné pour Ulysse Moore (ce qui n'altère en rien l'amour que je porte à cette saga), les héros, tous adolescents, sont vraiment excessivement malins et perspicaces, sans parler du fait qu'ils n'ont aucun mal à communiquer entre eux, alors qu'ils sont tous originaires d'un pays différent.

Qui plus est, les lecteurs moins familiers de l'univers de l'auteur pourraient être assez perplexes, voire se perdre en chemin, face à tant de péripéties qui s'enchaînent sans qu'aucune explication ne soit apportée. Les questions s'accumulent, contrairement aux réponses qui sont inexistantes. Les fidèles, en revanche, apprécieront les clins d'œil (coucou Ulysse et Kilmore Cove !).

C'est donc un début de saga prometteur que nous livre L'Anneau de feu, et même si ma préférence va toujours à Ulysse Moore, je suis très impatiente de découvrir quelles surprises Pierdomenico Baccalario nous réserve pour la suite !

mardi 5 juin 2018

Arena 13 T.3 : Le guerrier

Titre : Arena 13 T.3 : Le guerrier
Auteur : Joseph Delaney
Édition : Bayard
Pages : 368
Note : 2.5 / 5
Les habitants de Gindeen se sont débarrassés du Protecteur qui gouvernait Midgard au nom des djinns et ont repris le contrôle de leur ville avec l'aide des Genthai. Mais les habitants de Midgard vivent toujours dans la peur de Hob.
Les Genthai préparent une expédition de l'autre côté de la Barrière et proposent à Leif de les accompagner. Ce dernier accepte. Il sait que son père a déjà fait le voyage. Il voit dans cette excursion un moyen d'en apprendre plus sur les djinns. À son retour, il détruira Hob pour venger la mort de ses parents.
De son côté, Kwin, la jeune fille qu'il aime, livre son premier combat dans l'Arène 13 !



Avis de Cyrlight




Dans ce troisième tome d'Arena 13, on suit cette fois-ci Leif au-delà de la barrière et de Midgard, dans un monde gouverné par les Djinns. Pendant que Kwin reste à Gindeen pour mener ses premiers combats dans l'Arène, sous la tutelle d'Ada et de son père, son petit ami et un groupe de Genthai suivent une carte tracée autrefois par Math, afin d'en vérifier l'exactitude.

Après un premier tome qui m'avait très peu emballée et un second que j'avais au contraire adoré, j'ai été très déçue par Le guerrier et il m'est même arrivé de m'ennuyer à la lecture, en particulier lors du périple de Leif sur la terre des Djinns.

Au niveau de la forme, j'ai assez peu apprécié la nouvelle alternance de points de vue. Quand un récit est raconté par un narrateur interne, cela me dérange toujours beaucoup d'être ballotée d'un personnage à l'autre, comme cela avait déjà été le cas avec le tome 14 de L'Épouvanteur.

Au niveau du fond, nombreux sont les points qui m'ont dérangée à la lecture de ce roman. L'histoire se concentrant désormais essentiellement sur Leif et Kwin, les autres personnages sont assez négligés, comme Thrym et surtout Deinon, qui est presque inexistant, alors qu'ils occupaient une place majeure dans La proie.

Quant à la fin, elle m'a fait froncer les sourcils plus d'une fois. Tout d'abord, l'attaque de la citadelle de Hob m'a paru relativement confuse, par moments, sans parler du Gramangar qui me laisse dubitative dans son utilisation et son fonctionnement.

Le reste est expéditif. Le groupe censé garder la Roue se fait décimer (à se demander à quoi il servait, au final), les morts sont si incongrues ou si rapides (pour ne pas dire à peine mentionnées) qu'elles ne provoquent quasiment aucune émotion, et là où le combat opposant Hob à Leif avait été bien développé, celui contre Kwin est bouclé en quelques paragraphes.

Il y a tout de même quelques points positifs à mettre au crédit de ce livre. L'apparition des Djinns, évidemment, mais aussi Kwin, que je trouve plus supportable à chaque nouveau tome. Autre chose, même si ce n'est qu'un détail, j'ai apprécié qu'on puisse situer géographiquement Midgard. Avant ça, je ne me serais jamais doutée que l'histoire se passait en Nouvelle-Zélande.

En dépit de cela, Arena 13 : Le guerrier n'en demeure pas moins une grosse déception et j'espère sincèrement que la suite inversera la tendance, comme le tome 2 avait réussi à le faire.

mardi 20 mars 2018

Arena 13 T.2 : La proie

Titre : Arena 13 T.2 : La proie
Auteur : Joseph Delaney
Édition : Bayard
Pages : 440
Note : 4 / 5
Après la première année de son apprentissage en tant que combattant de l'arène 13, Leif cherche des informations auprès du peuple de son défunt père. Là il en apprend plus sur l'homme, qui était le plus grand combattant de l'arène jamais vu. L'homme qui était si près de détruire le démon Hob, mais qui en a payé le prix terrible de sa vie.
Leif revient au combat avec une faim renouvelée de vengeance. Mais peut-il rester concentré sur sa formation malgré sa passion pour la fille de son maître, Kwin? Son maître l'aidera ou l'empêchera-t-il dans sa mission personnelle de vaincre Hob dans une lutte à mort ?



Avis de Cyrlight




Dans ce second tome d'Arena 13, on retrouve Leif qui, après avoir passé quelque temps parmi les Genthai, le peuple de son père, est de retour à Gindeen pour reprendre l'entraînement auprès de Tyron. De grands combats se préparent à Midgard, et pas seulement dans l'Arène 13...

Si j'avais été moyennement convaincue par le premier tome, celui-ci a réussi à me séduire. Beaucoup plus sombre et violent, il a su me faire oublier ma frustration à la lecture de son prédécesseur, qui manquait de frisson à mon goût. La proie ne déçoit pas à ce niveau, bien au contraire.

En plus d'être riche en action et en effroi, ce tome l'est également en révélations avec l'arrivée d'un personnage des plus fascinants, Ada, une programmatrice de « l'ancien monde » dont l'âme a été préservée artificiellement pendant des siècles.

Assez intelligente pour avoir les moyens de détruire le terrifiant Djinn Hob, elle se fait rapidement une petite place auprès de l'écurie de Tyron, même si elle est liée avec l'un de ses concurrents, un nouveau venu du nom de Tallus. Ada dévoile non seulement un génie incroyable, mais aussi de nombreuses informations sur la Terre telle qu'elle était avant la défaite de l'espèce humaine et l'avènement des Djinns.

On retrouve évidemment aussi les personnages du premier tome, et si je doute que quiconque déplore le rôle mineur auquel est réduit Palm, il est très agréable de voir Deinon un peu plus au centre de l'intrigue. Quant à Kwin, elle m'a parue plus supportable.

En revanche, Leif continue à m'agacer. Dans le premier tome, c'était à cause de l'influence que la fille de Tyron avait sur lui, mais il apparaît désormais clairement qu'il n'a pas besoin d'elle pour que ses réactions frôlent la stupidité. Le fait qu'il accepte d'être tatoué au visage sans réfléchir aux conséquences que cela pourrait impliquer, lorsqu'il révèle brusquement (et sans raison aucune) ses origines qu'il devait pourtant garder secrètes... Et malgré cela, il déclare lui-même vouloir prouver qu'il n'est pas un tas de muscles sans cervelle. Mouais... Un peu paradoxal, à la vue de ses actes.

Malgré cela, ce tome n'en demeure pas moins excellent et, grâce à lui, j'ai enfin complètement accroché à la saga. J'attends avec impatience de lire la suite, en espérant qu'elle soit encore meilleure, si tant est que cela soit possible.

vendredi 26 janvier 2018

Arena 13 T.1

Titre : Arena 13 T.1
Auteur : Joseph Delaney
Édition : Bayard
Pages : 379
Note : 3 / 5
Les temps sont funestes pour l’humanité, qui a presque disparu de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entouré par une infranchissable barrière de brouillard. Au-delà, personne ne sait ce qu’est devenu le monde. Dans les arènes de Gindeen, la seule ville du pays, des combats se succèdent toute la journée. Dans l’Arène 13, on mise sur celui qui, le premier, fera couler le sang, on parie sur celui qui trouvera la mort... Un jour, un jeune garçon, Leif, arrive à Gindeen... Son ambition ? Combattre dans l’Arène 13 et défier Hob qui terrorise les habitants et vole leurs âmes. Il veut prendre sa revanche sur l’infâme créature qui a détruit sa famille, devrait-il y laisser la vie.



Avis de Cyrlight




Arena 13 est le premier tome d'une nouvelle saga écrite par Joseph Delaney, principalement connu pour être l'auteur de L'Épouvanteur. Pas de Thomas Ward ou de John Gregory, cette fois-ci, mais un nouveau héros répondant au nom de Leif et de nouvelles créatures, les Djinns.

C'est dans un univers mi-médiéval mi-dystopique que nous entraîne cette aventure. Les humains, après avoir été vaincus par des machines devenues autonomes, ont été confinés dans Midgard, une infime portion du monde qui était autrefois le leur.

La couverture, sombre et sanglante, et le premier chapitre donnent le ton. C'est assurément à une histoire d'horreur que nous avons à faire, et pourtant... Je crois que je n'ai jamais été aussi frustrée par l'une de mes lectures que par celle-ci. Je m'attendais à beaucoup plus d'horreur, de frisson et de sang, mais j'ai été déçue.

Déjà, les combats dans l'Arène 13 ne sont pas aussi terribles qu'on pourrait l'imaginer. Il y a bien quelques duels à mort, mais ils sont assez rares, et les affrontements ne se font finalement presque jamais d'humain à humain, puisque ce sont les lacres, des robots-guerriers, qui mènent l'essentiel du combat.

La majeure partie de ce tome se concentre sur la formation de Leif en vue du Tournoi des Apprentis et l'action n'est pas au rendez-vous. Même lorsque quelque chose semble se présager, la tension retombe très vite (je pense notamment à la capture de Leif et Kwin et aux secours qui surgissent pour les sauver avant de disparaître aussi vite qu'ils sont apparus).

La fin marque tout de même un tournant à ce niveau et est plus à la hauteur de mes attentes, avec l'horrible trépas de l'un des personnages et la présence de Hob. J'espère que le tome 2 poursuivra dans cette voie plus sombre et qu'elle nous dévoilera des informations sur les éléments les plus intrigants de l'histoire, comme les lacres ou la Barrière.

Les personnages, quant à eux, m'ont laissé un sentiment mitigé. J'ai beaucoup apprécié Tyron, malgré sa attitude parfois bourrue, la prévenance de sa fille Tina et de son époux Kern, et même Palm, en dépit de son caractère méprisable, ne m'a pas déplu. S'il a des airs d'enfant pourri-gâté, ce n'est rien à côté de la capricieuse, égoïste et manipulatrice Kwin.

À cause d'elle, j'ai également eu du mal à adhérer à Leif, parce qu'il m'a agacée à se laisser entraîner dans toutes ces histoires qui lui ont valu un tas d'ennuis par la faute de Kwin, qui ne s'intéresse finalement à lui que lorsque ça l'arrange, et qui l'oublie ensuite en présence de son petit ami.

Je ne cacherai pas que cette lecture a été pour moi une déception. En tant que fan de L'Épouvanteur, je m'attendais à plus de la part de la nouvelle œuvre de Joseph Delaney, et j'espère que la suite d'Arena 13 saura me faire oublier ce sentiment que m'inspire le premier tome.

mardi 16 janvier 2018

Ulysse Moore T.4 : L'île aux masques

Titre : Ulysse Moore T.4 : L'île aux masques
Auteur : Pierdomenico Baccalario
Édition : Bayard Jeunesse
Pages : 319
Note : 4.5 / 5
Jason, Julia et Rick embarquent pour de nouvelles aventures... Direction : la Venise du XVIIIe siècle ! ils sont à la recherche de Peter Dedalus, l'horloger de Kilmore Cove. Lui seul connaît le moyen de contrôler toutes les portes du temps. L'inventeur a franchi la porte de la Maison aux miroirs et se cache quelque part dans la Cité des Doges. Les trois enfants doivent faire vite : l'impitoyable Olivia Newton est déjà sur ses traces... Avant toute chose, il leur faudra découvrir la véritable identité du mystérieux Gondolier Noir, dont personne ne semble avoir entendu parler...



Avis de Cyrlight



C'est cette fois-ci pour Venise que nous embarque ce quatrième tome d'Ulysse Moore. On y découvre l'Italie du XVIIIème siècle, mais rien ne se passe comme prévu, puisque Jason doit retourner à Kilmore Cove pour rattraper deux mendiants qui ont franchi la Porte du Temps dans l'autre sens, condamnant Rick et Julia à rester sur place.

Ce tome est palpitant, probablement le meilleur d'entre tous. Les révélations sont nombreuses et on en apprend beaucoup sur les personnages secondaires. À Kilmore Cove, Jason fait la connaissance de l'intimidant gardien de phare, Léonard Minaxo. Avec Nestor, ils doivent capturer les deux mendiants échappés de Venise pour les ramener sur place à bord du Metis, et ainsi rouvrir la porte pour permettre à Rick et Julia de rentrer.

Ces derniers ne sont pas en reste. En Italie, c'est une course contre la montre qui est lancée, ou plutôt une course contre Olivia, pour savoir qui retrouvera Peter Dedalus en premier. L'ambitieuse jeune femme s'est alliée avec un homme mystérieux du nom de Comte des Cendres, tandis que les adolescents ont rencontré les Caller, un couple qui réside dans l'ancienne demeure de la famille Sauri... La famille de Pénélope !

Premier coup de théâtre de ce tome, puisque nous apprenons que la défunte épouse d'Ulysse Moore est née dans la Venise du XVIIIème siècle. Quant au mystérieux ancien propriétaire de la villa Argo, les soupçons concernant sa prétendue mort se multiplient, et les indices (peu subtils) semés tout au long du livre portent à croire qu'en plus d'être bien vivant, il s'agit d'un personnage qui commence à devenir familier.

Hélas pour ces dames de Kilmore Cove qui nous livrent des intermèdes cocasses de commères en pensant avoir retrouvé la trace d'Ulysse Moore. Cela permet néanmoins de se familiariser avec le village et ses habitants, et aussi de voir à quel point les rumeurs se propagent vite dans un endroit aussi petit que celui-ci.

La suite promet de nous en apprendre encore davantage, car nul doute que les Covenant et Rick chercheront le fin mot de l'histoire, en espérant que le voile qui entoure le passé de la villa Argo se lève pour de bon. Le suspense n'a jamais été aussi intense !


Coup de ♥

mardi 12 décembre 2017

La reine des Macchabs

Titre : La reine des Macchabs
Auteur : Ty Drago
Édition : Bayard Jeunesse
Pages : 518
Note : 3.5 / 5
Vous ne connaissez pas les Macchabs ? Tant mieux pour vous ! Car seule une poignée d’adolescents, appelés les Clairvoyants, peuvent les voir tel qu’ils sont : des cadavres puants animés par des entités venues d’ailleurs et qui veulent tous nous éradiquer… Ces ados sont devenus un véritable commando, auto-baptisé les Fossoyeurs. Grâce au jeune Will, ils sont parvenus à éliminer le Maître des Macchabs. Mais le combat est loin d’être gagné. Car arrive aussitôt leur Reine, plus redoutable encore. D’autant plus redoutable qu’elle endosse l’identité de Lilith Cavanaugh, responsable des Affaires Civiles de la ville de Philadelphie. Or, la mère de Will vient de recevoir un colis envoyé il y a quelques années par son défunt mari, Karl Ritter, le seul adulte qui ait jamais été capable de voir les Macchabs. Dans ce colis, destiné à Will, Karl dévoile toute la vérité. Susan, qui n’a pas eu la moindre nouvelle de son fils depuis quatre mois, ne sait pas vers qui se tourner… et elle commet une terrible erreur. Elle décide de rendre l’affaire publique en se confiant à une certaine Lilith Cavanaugh…



Avis de Cyrlight



Dans ce second tome des Macchabs, nous retrouvons Will Ritter et ses amis Fossoyeurs qui poursuivent leur guerre contre les Malums, des entités inconnues capables de prendre possession de cadavres humains. La lutte est d'autant plus rude qu'ils doivent désormais affronter la Reine en personne.

Tout comme le précédent, ce roman est très agréable à lire. L'écriture est fluide, l'histoire ne manque pas d'intérêt et l'action et les rebondissements sont au rendez-vous. Les chapitres s'avalent très vite, tant ils sont addictifs, et se savourent toujours avec le même plaisir.

De nouveaux personnages font leur apparition, à commencer par Lilith Cavanaugh, la redoutable Reine des Macchabs, qui succède à Kenny Booth à la tête de l'invasion. Exerçant à la mairie de Philadelphie, elle dispose de beaucoup de moyens et d'influence pour lutter contre les Fossoyeurs.

On rencontre également Hugo Ramirez, ancien collègue de Karl Ritter et captif des Macchabs. Après l'avoir sauvé des griffes de leurs ennemis, Will et ses amis vont s'échiner à lui démontrer la menace qui pèse sur la ville (et sur le monde), car les adultes ne peuvent voir les Cadavres.

Qui dit nouveauté dit aussi nouvelles armes, les « Ritter ». Ce sont des seringues remplies d'un mélange d'eau et de sel, capables de détruire irrémédiablement l'hôte d'un corps. Ce qui est regrettable, c'est qu'elles soient si peu exploitées.

Comme dans le premier tome, on déplorera un certain manque de logique. Les Fossoyeurs, après la mort de Booth, semblent avoir mis du temps à créer une arme aussi complexe... qu'une piqûre de saumure. Et même après son invention, il leur arrive de partir en mission sans en emporter. Si encore les ingrédients étaient rares, ce serait compréhensible, mais c'est loin d'être le cas.

Les apparitions de l'Ange, à chaque fin de livre, me laissent elles aussi dubitative, car elles surviennent toujours de façon « deus ex machina » et donnent lieu à des miracles, sans aucune explication. Cela fait perdre une part de réalisme à l'histoire, si du moins l'on peut employer ce terme avec les Macchabs.

En dépit de ces défauts, il est difficile de ne pas accrocher à ce roman palpitant. Les personnages nous entraînent avec eux dans leurs aventures, en particulier le courageux trio formé par Will, Helen et le Burgermeister.

La Reine des Macchabs est donc une excellente suite à un premier tome déjà très réussi. La lecture, simple et rapide, permet de passer un bon moment dans un univers riche en action. Je recommande !

samedi 30 septembre 2017

Ulysse Moore T.3 : La maison aux miroirs

Titre : Ulysse Moore T.3 : La maison aux miroirs
Auteur : Pierdomenico Baccalario
Édition : Bayard Jeunesse
Pages : 271
Note : 4 / 5



Solitaire est resté un roi
Qui perdra la partie
Il veut gagner contre trois
Et il leur fera perdre la vie






Avis de Cyrlight



Après avoir suivi Jason et Rick en Égypte Antique dans La Boutique des cartes perdues, nous les retrouvons à Kilmore Cove en compagnie de Julia pour ce troisième tome de la saga Ulysse Moore.

Si le précédent roman nous a fait voyager jusqu'au nord de l'Afrique, quelques milliers d'années dans le passé, c'est cette fois-ci le village qui est au cœur de l'intrigue. Cela nous permet de retrouver des personnages (comme Calypso) ou de faire connaissance avec quelques nouveaux (les Bowen, Léonard Minaxo... et surtout Peter Dedalus !)

Faire connaissance est toutefois un grand mot pour ce dernier, puisqu'il n'apparaît pas dans cette histoire. Cela ne l'empêche pas d'être omniprésent du début à la fin, avec la destruction de sa maison par la redoutable Olivia Newton (que décidément rien n'arrête !) ou encore son étrange atelier.

Sans même l'avoir rencontré, cet inventeur de génie attise déjà la curiosité. Il semble capable de concevoir tout et n'importe quoi, mais aussi intelligent qu'il soit, il n'a pas été à l'abri des manipulations de la perfide Olivia. Là où le bât blesse, c'est que j'ai un peu de mal à comprendre pourquoi, après avoir découvert son vrai visage, il lui lègue tout de même toutes ses possessions, permettant ainsi la découverte de la Porte du Temps de la maison aux miroirs par les antagonistes.

Autre petit bémol, mais c'est un défaut auquel on commence à s'habituer, et heureusement, car il est bien parti pour se répéter jusqu'au bout, c'est la capacité prodigieuse des jumeaux Covenant et de leur ami Rick à résoudre les énigmes les plus complexes face auxquelles les adultes ont échoué.

Ce tome n'en est pas moins bon, et même s'il est moins riche en action que ses deux prédécesseurs, il n'en est que plus intéressant. La liste de mystères semble s'allonger et les interrogations se multiplient, ce qui intensifie la volonté du lecteur de connaître le fin mot de l'histoire.

Pour le découvrir, il faudra embarquer pour la suite de l'aventure avec ces trois ingénieux enfants, direction Venise, puisque telle semble être leur prochaine destination. Un voyage que je ne manquerais pour rien au monde !

vendredi 25 août 2017

Your name T.1

Titre : Your name T.1
Auteur : Makoto Shinkai et Kotone Ranmaru
Édition : Pika
Pages : 180
Note : 3.5 / 5

Mitsuha, une jeune fille élevée dans une famille traditionnelle, s'ennuie dans ses montagnes natales et voudrait connaître la vie excitante d'une grande ville. À Tokyo, Taki est débordé, entre le lycée, son travail à temps partiel et ses amis. Un jour, Mitsuha rêve qu’elle est un jeune homme à Tokyo, tandis que Taki se voit en rêve dans la peau d’une adolescente du Japon rural… Contre toute attente, leurs rêves respectifs sont devenus réalité : leurs corps se sont échangés et chacun vit la vie de l’autre ! Attirés de façon inexplicable, Mitsuha & Taki vont tout faire pour se retrouver bien que le temps et l’espace semblent les séparer…



Avis de Cyrlight



Dans Your name, nous suivons Mitsuha et Taki, deux adolescents qui ne se connaissent pas, et qui se réveillent pourtant fréquemment dans le corps de l'autre. Au début déstabilisés par cet échange brutal et inattendu, ils s'habituent peu à peu à cette « double vie ».

C'est un manga léger, drôle et intrigant, qui se lit très vite et avec beaucoup de plaisir. Les dessins sont agréables, les protagonistes sympathiques et leur histoire originale. S'il fallait lui trouver un défaut, ce serait qu'elle est un peu confuse, en particulier au début.

Je n'ai pas vu l'œuvre cinématographique éponyme, néanmoins j'ai eu l'occasion de lire un résumé assez complet sur Internet, ce qui m'a permis de m'y retrouver. Sans cela, je pense que j'aurais été perdue dès les premières pages.

Ce premier tome semble se conclure sur une note dramatique, qui contraste avec le ton employé dans le reste du manga et qui invite à vouloir connaître la suite, ainsi que le fin mot de l'histoire. Je poursuivrai l'aventure avec plaisir.

lundi 21 août 2017

Indiana Teller T.2 : Lune d'été


Titre : Indiana Teller T.2 : Lune d'été
Auteur : Sophie Audouin-Mamikonian
Édition : Michel Lafon
Pages : 368
Note : 2.5 / 5
Alors qu Indiana se remet à peine de l'enlèvement de sa mère, le père de sa petite amie Katerina est sauvagement agressé, laissé à moitié mort. Une seule certitude : cette attaque n'est pas d'origine humaine. Le jeune homme est prêt à tout pour découvrir l'auteur de cet ignoble crime. À moins qu il ne s'agisse d'un complot visant à l'éloigner des siens... et à détruire ce qui l'unit à celle qu il aime ? Entre une nouvelle menace vampire et les haines qui déchirent les clans, Indiana a plus que jamais besoin de ses dons de rebrousse-temps pour élucider ces mystères. Saura-t-il maîtriser ce pouvoir capricieux? Et comment protéger Katerina de ces sombres machinations ? Car la nuit, tous les loups sont gris, et un traître pourrait bien se cacher parmi eux...
OSERIEZ-VOUS DÉFIER LES LOIS DU CLAN ?



Avis de Cyrlight



Après avoir achevé le premier tome d'Indiana Teller avec un avis mitigé, mon sentiment n'a pas évolué à la lecture de ce second volume, car ses qualités sont contrebalancées par de nombreux défauts.

Un point positif, tout d'abord, c'est que l'univers se renouvelle en quelque sorte. Si les loups-garous étaient l'espèce centrale de Lune de printemps, ce sont cette fois-ci les Vampires qui sont au cœur de l'intrigue, ce qui offre un peu de fraîcheur et nous permet de découvrir plus profondément une autre facette de l'univers de l'auteur.

Qui dit autre espèce dit aussi autres personnages, avec Annabelle la SangVol (mi-Vampire, mi-humaine) et Chasseuse, ainsi que ses acolytes. Elle se fait remarquer dès son arrivée grâce à sa grande puissance, qui ne laisse pas Axel le semi indifférent. Bien vite, il s'éprend de la jolie créature.

Son histoire d'amour s'ajoute à celle qu'entretiennent Indiana et Katerina. Elles raviront peut-être les amateurs de romance, mais pour ceux qui préfèrent l'action, cela vous fera froncer les sourcils à plus d'une reprise. Les péripéties sont occultées pas la sentimentalité et de nombreux passages manquent de sombrer dans la mièvrerie pure et dure.

Tout s'enchaîne beaucoup trop vite, parfois même un peu trop. Les déductions d'Indiana surviennent généralement comme un cheveu sur la soupe, et il parvient à émettre des théories aussi alambiquées qu'exactes, alors que de telles hypothèses n'ont effleuré personne jusque-là. C'est à croire que les soudaines illuminations du personnage sont le seul moyen qu'a trouvé l'auteur pour amener la suite de l'histoire, couplé au don de rebrousse-temps qui se manifeste toujours au bon moment, pour dévoiler des éléments essentiels (ou qui le deviendront).

À cause de cela, Indiana n'en est que plus agaçant, puisqu'il apparaît comme celui dont tout le monde dépend, et sans qui rien n'avance. Katerina est toujours aussi insupportable et versatile, et les personnages qui se défendaient dans le premier tome ont perdu de leur superbe. Axel s'enfonce lui aussi dans une intrigue à l'eau de rose et Tyler passe d'un adolescent ambigu à un pur psychopathe.

Le récit, pour sa part, souffre de répétitions (en particulier concernant les facultés des loups) et d'incohérences, notamment avec la louve Alpha, tantôt immunisée contre l'hypnose, tantôt capable de se laisser influencer. Les explications sont mal dosées, parfois redondantes, parfois confuses, parfois même les deux.

Pour conclure, je dirais que ce second tome ne vaut ni plus ni moins que le premier. Il est riche en rebondissements, mais le romantisme affecté gâche la plupart du temps le plaisir des scènes d'action. Si l'occasion se présente, je lirai probablement les ouvrages suivants, mais cette saga n'a pour le moment pas éveillé suffisamment d'intérêt en moi pour me donner la volonté de la poursuivre à tout prix.

jeudi 17 août 2017

Ulysse Moore T.2 : La boutique des cartes perdues

Titre : Ulysse Moore T.2 : La boutique des cartes perdues
Auteur : Pierdomenico Baccalario
Édition : Bayard Jeunesse
Pages : 293
Note : 4 / 5
Egypte pharaonique, pays de Pount. Jason, Julia et Rick ont franchi la Porte du Temps. Ils se retrouvent dans la Maison de Vie, une gigantesque bibliothèque aux allures de labyrinthe, dans laquelle sont conservés des papyrus, des parchemins et des tablettes provenant des quatre coins du monde antique. Cette fois, les trois aventuriers sont à la recherche d'une carte mystérieuse. Seul l'étrange propriétaire de la Boutique des Cartes perdues connaît l'indice qui les mettra sur la piste...



Avis de Cyrlight



Comme le laissait suspecter la fin du premier tome, ce second ouvrage d'Ulysse Moore nous offre un dépaysement complet en nous entraînant à travers ses pages en Égypte antique, plus précisément dans le Pays de Pount.

L'immersion est totale, ce qui rend ce roman aussi addictif que son prédécesseur. Au fil des chapitres, j'ai eu l'impression de déambuler dans cette ancienne cité aux côtés de Jason et Rick, placés au cœur de l'intrigue, et de leur nouvelle amie Maruk.

Cette jeune égyptienne, partagée entre la curiosité que lui inspirent ces deux énergumènes surgis des décombres d'un mur et le respect des règles, les suit dans leur quête d'une carte de Kilmore Cove, qui est aussi une course contre la montre, puisque Olivia Newton convoite le même objet.

Si Les clés du temps la désignaient déjà comme l'antagoniste principale, on découvre dans La boutique des cartes perdues toute l'étendue de sa perfidie. Elle est prête à tout pour parvenir à ses fins, qui ne sont pas sans lien avec la Villa Argo et son précédent propriétaire, Ulysse Moore.

Son acolyte, Manfred, est tout aussi retors qu'elle, puisqu'il n'hésite pas à prendre d'assaut la demeure des Covenant, où Nestor et Julia tentent de s'opposer à lui. La jumelle de Jason est un peu moins présente que les deux garçons, dans ce tome-ci, mais elle démontre tout de même sa vaillance et sa loyauté en aidant le jardinier à affronter cet importun.

Les énigmes, quant à elles, sont toujours au rendez-vous, même si l'on peut une fois encore déplorer la facilité déconcertante avec laquelle de jeunes adolescents les résolvent alors que les adultes ont échoué jusque-là. Le Dictionnaire des langages oubliés, sur lequel ils s'appuient, apparaît d'ailleurs plus comme un Manuel des Castors Juniors qu'un recueil de langues antiques, ce qu'il est pourtant censé être.

Malgré ce défaut, c'est toujours avec un réel plaisir que l'on enchaîne les péripéties. Les mystères grandissent et se multiplient, si bien que l'on ne peut réfréner cette impatience de connaître la suite. Les réponses semblent devoir attendre, cependant, car si ce second tome soulève de nouvelles questions, il n'apporte aucune explication.

C'est avec une joie intense que je me plongerai prochainement dans le troisième volume de ce qui s'annonce déjà comme une palpitante saga, en espérant qu'elle continue sur cette lancée si prometteuse. On en redemande !

dimanche 13 août 2017

Divergente T.3 : Au-delà du mur

Titre : Divergente T.3 : Au-delà du mur
Auteur : Veronica Roth
Édition : Pocket Jeunesse
Pages : 528
Note : 1.5 / 5

Différente. Déterminée. Dangereuse. DIVERGENTE.
Le règne des factions a laissé place à une nouvelle dictature. Tris et ses amis refusent de s'y soumettre. Ils doivent s'enfuir.
Mais que trouveront-ils au delà de la clôture ?
Et si tout n'était que mensonge ?







Avis de Cyrlight



Attention, cette chronique contient des spoilers.

Après un excellent premier tome et un second médiocre, Au-delà du mur conclut la saga Divergente par une amère déception. Lors de ma critique de L'insurrection, j'avais émis le souhait que cet ultime volet soit meilleur, mais hélas, ce n'est pas le cas.

Après avoir passé deux romans à suivre la narration de Tris, voici que l'auteur a choisi d'alterner avec Tobias. Si elle précise à chaque début de chapitre qui parle, on a tôt fait de l'oublier tant l'écriture est monocorde. Rien ne distingue les récits de l'un par rapport à ceux de l'autre. En plus de s'exprimer à la première personne, ce qui limite l'identification, l'expression est la même pour Tris et pour Tobias, si bien qu'on s'embrouille facilement.

C'est l'un des défauts majeurs de ce dernier tome, mais c'est loin d'être seul, le pire étant probablement Tris. Si, à force de mensonges et de manipulations, elle était déjà devenue passablement agaçante dans L'insurrection, cela ne fait qu'empirer. Elle sait tout, anticipe tout, réussit tout et a toujours raison. En plus d'être une super-divergente et, désormais, un gène pur, elle est immunisée contre tous les sérums, y compris le plus (littéralement) mortel d'entre eux.

En parlant de mort, la sienne semble beaucoup diviser les lecteurs. Pour ma part, je n'ai rien contre le fait que l'on tue un personnage principal. Au contraire, je préfère encore cela au héros qui s'en sort toujours indemne malgré le danger. Le problème, c'est que celle de Tris tombe presque comme un cheveu sur la soupe. Elle survit à tout, mais elle meurt trop « bêtement ». Moyen de la transformer en martyr ou de nous montrer qu'elle n'est pas invincible, après avoir sous-entendu le contraire pendant un millier de pages et demi ? Dans les deux cas, c'est un échec.

C'est également ce que l'on pourrait dire des révélations qui surviennent dans ce tome. Toute cette histoire autour de l'ADN est si abracadabrante qu'elle paraît difficilement crédible. Et puis, cette idée de pouvoir reprogrammer les mémoires à zéro pour effacer des esprits ce qui arrange le gouvernement est beaucoup trop simple à mon goût, tout cela pour persuader l'humanité que la cause des conflits sont les gènes déficients et leur faire oublier que les guerres existaient déjà bien avant ces manipulations génétiques. Quel intérêt, hormis celui de s'enfoncer un peu plus dans l'erreur ?

Tris est au cœur de cette nouvelle société qu'ils découvrent au Bureau puisqu'elle est divergente (au contraire de Tobias qui, finalement, n'en est pas un), mais personne ne semble se soucier d'Uriah, alors qu'il est pourtant censé être lui aussi un gène pur. Si de nouveaux personnages font leur apparition, les anciens sont presque relégués au second plan. Peter et Caleb, qui ne manquaient pourtant pas d'intérêts, sont complètement délaissés, pour ne pas dire catalogués avec une étiquette « pas gentil » collée dans le dos et remisés dans un placard jusqu'aux derniers chapitres.

Au fil de ma lecture, je n'ai eu qu'une hâte, en finir avec cette trilogie. Non pas que je me sois ennuyée, car ce tome se lit aussi vite et aussi facilement que les précédents, mais parce qu'il valait mieux arrêter le massacre dans les plus brefs délais. Autant le premier volume m'avait emballée, autant j'ai vite eu la confirmation, après le second tome dont j'étais ressortie plus mitigée, qu'une histoire si prometteuse à ses débuts achevait de partir en quenouille.

Cette saga n'a pas été à la hauteur des attentes que je plaçais en elle, ce qui est vraiment dommage. Le premier tome met l'eau à la bouche, mais c'est avec un goût amer que j'ai refermé le dernier, accompagné par un sentiment de gâchis. C'est regrettable, mais c'est ainsi.

dimanche 6 août 2017

Divergente T.2 : L'insurrection

Titre : Divergente T.2 : L'insurrection
Auteur : Veronica Roth
Édition : Pocket Jeunesse
Pages : 528
Note : 2 / 5


Différente. Déterminée. Dangereuse. DIVERGENTE. Le monde de Tris a volé en éclats. La guerre a dressé entre elles les factions qui régissent la société, elle a tué ses parents et fait de ses amis des tueurs. Tris est rongée par le chagrin et la culpabilité. Mais elle est divergente. Plus que tout autre, elle doit choisir son camp. Et se battre pour sauver ce qui peut encore l'être.





Avis de Cyrlight



Si le premier tome de cette saga était plutôt bon, celui-ci est nettement en-dessous. Le problème réside essentiellement dans l’évolution des personnages et des relations qu’ils entretiennent entre eux. Attention, les lignes ci-dessous contiennent des spoilers.

S’il y avait une réelle alchimie entre Tris et Tobias dans Divergente, ils passent cette fois-ci tout le livre à se quereller, et souvent pour des raisons plus qu’idiotes, puisqu’il lui reproche de ne pouvoir lui faire confiance, et elle d’avoir ses secrets, ce qui tourne vite en rond.

Commençons par Tris. Elle est tout simplement insupportable. Elle passe son temps à mentir à tout le monde, et ce avec une facilité déconcertante, alors qu’elle était immédiatement démasquée dès qu’elle tentait de masquer la vérité dans le premier tome. Comme si cela ne suffisait pas, elle est principalement guidée par une pulsion qui peut être qualifiée de suicidaire, bien loin de l’altruiste audacieuse que l’on a connue.

Vient ensuite Quatre/Tobias. Ou plutôt ne vient pas, parce qu’il se démarque par son inutilité chronique. Mis à part se disputer avec Tris, il ne sert presque à rien pendant les deux premiers tiers de l’ouvrage. Tout le charisme qu’il dégageait avant semble s’être envolé et il faut attendre les dernières pages pour qu’il redevienne fidèle à lui-même, ce qui survient trop tardivement.

Les personnages principaux sont ancrés dans leurs prises de position et ne s’en détachent pas, ce qui devient vite lassant. À cause de cela, une grande partie de l’histoire est attendue, et les multiples trahisons de Tris ne se dénombrent même plus.

C’est Caleb qui parvient à causer la surprise, lorsque l’on apprend sa véritable allégeance, mais c’est à peine si l’auteur s’attarde dessus. Quelques lignes lui sont accordées pour justifier ses motivations, qui demeurent relativement sous-développées. Il y aurait pourtant eu matière à dire.

En raison de cette déception engendrée par la plupart des personnages, j’ai réussi à éprouver de la peine pour Eric lors de son exécution. S’il était cruel, monstrueux et un ennemi avéré, il avait au moins le mérite d’être resté fidèle à lui-même, ce qui n’est pas le cas des autres.

Seul Peter obtient une évolution correcte, qui le rend beaucoup plus sympathique aux yeux du lecteur. Il apparaît comme une véritable bouffée d’oxygène lors de la captivité de Tris chez les Érudits et relance l’intérêt que l’on peut porter à l’histoire en s’y présentant comme l’un des éléments les plus intéressants de ce tome (ce qui n’est pas peu dire !).

L’action aurait pu compenser la mauvaise direction prise par les personnages, mais hélas, elle n’est pas plus au rendez-vous. Les rebondissements sont rares et c’est à peine si l’on ressent un seul frisson d’excitation au fil des pages, alors que le combat final du premier tome était riche en émotions.

En conclusion, je dirais que la saga Divergente commençait très bien, mais que cette suite n’a pas été la hauteur de mes attentes. J’espère sincèrement que le troisième et dernier tome saura remonter le niveau à hauteur du premier, sans quoi cela serait pour moi une amère déception.

mardi 25 juillet 2017

Ulysse Moore T.1 : Les clés du temps

Titre : Ulysse Moore T.1 : Les clés du temps
Auteur : Pierdomenico Baccalario
Édition : Bayard Jeunesse
Pages : 220
Note : 4 / 5

LES CLEFS DU TEMPS

Si avec quatre une tu ouvres par hasard
Sur les quatre trois désigne la devise
Sur les quatre deux iront à la mort
Et l'une des quatre mène en bas

Ulysse Moore



Avis de Cyrlight



Ce premier tome d'Ulysse Moore nous entraîne dans une histoire qui s'annonce riche en mystères et en rebondissements. Jason et Julia Covenant, deux jumeaux, emménagent dans l'intrigante Villa Argo, dans un petit village du nom de Kilmore Cove. Avec leur ami Rick Banner, ils décident d'en percer les secrets.

Très addictif, cet univers nous aspire dès les premiers chapitres. Les descriptions sont rares et souvent très brèves, mais compensées par les sublimes illustrations qui ponctuent le texte du début à la fin, nous permettant une représentation précise des personnages et des objets.

Car les objets ont leur rôle à jouer, en particulier les quatre étranges clés, qui ouvrent la non moins étrange porte abîmée de la Villa Argo, ainsi que le Dictionnaire des langages oubliés, qui sera un allié précieux pour les enfants tout du long.

Les énigmes s'enchaînent et le seul point négatif qu'on pourrait trouver à cela est la facilité déconcertante avec laquelle des adolescents de onze ans les résolvent. La culture qu'ils possèdent est impressionnante (personnellement, je n'avais jamais entendu parler d'uraète avant d'ouvrir ce livre), peut-être un peu trop pour un âge aussi jeune.

Malgré cela, on prend plaisir à les suivre dans leurs investigations. Jason est le boute-en-train, doté d'une imagination débordante et aventureux à souhait, si bien qu'il n'est pas toujours facile de le prendre au sérieux, en particulier pour sa sœur Julia, plus calme et plus posée. Quant à Rick, il est l'ami loyal et sportif qui les suit dans leur quête de réponses.

Les personnages secondaires sont peu nombreux, mais non moins intéressants. Nestor, sous ses airs de vieux jardinier bourru, semble avoir bien plus d'importance qu'il n'y paraît au premier abord et l'élégante Olivia Newton aura probablement un rôle plus central, mais peu sympathique, au cours des prochains tomes. Quant à Ulysse Moore, ce nom dissimule à lui seul tout un mystère, comme tout le reste, d'ailleurs.

La Villa Argo tient également une place majeure dans l'intrigue. Plus qu'une simple maison, elle renferme autant de questions que de réponses dont, présageons-le, les jumeaux Covenant et leur ami Rick ne sont pas près de venir à bout.

Ce tome se conclut néanmoins sur la découverte de son plus grand secret qui, sans trop en révéler, sonne comme la promesse d'une délicieuse invitation au voyage. C'est donc avec une impatience non contenue que j'embarquerai pour le roman suivant, désireuse de connaître la suite et d'élucider avec ce trio les mystères qui entourent la Villa Argo.

Je recommande ce roman à tous, sans distinction d'âge, car il émerveillera les plus jeunes comme il m'a émerveillée dans ma jeunesse et fera passer un bon moment aux adultes. À lire, assurément !

mercredi 19 juillet 2017

Divergente T.1

Titre : Divergente T.1
Auteur : Veronica Roth
Édition : Pocket Jeunesse
Pages : 504
Note : 3.5 / 5


Différente. Déterminée. Dangereuse. DIVERGENTE Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions. À 16 ans, elle doit choisir son appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d'aptitudes n'est pas concluant. Elle est divergente. Ce secret peut la sauver... ou la tuer.






Avis de Cyrlight



Divergente est l’une des œuvres majeures qui ont marqué le « phénomène dystopie ». On y suit Béatrice, une jeune fille qui cherche sa place dans une société post-apocalyptique divisée en cinq factions. Native des Altruistes, elle intègre les Audacieux après avoir découvert sa divergence.

Ce premier tome se lit très vite, grâce à une écriture fluide et simpliste, parfois même un peu trop. Certaines descriptions gagneraient à être plus étoffées, même si ceux qui, comme moi, ont vu le film avant n’auront aucun mal à imaginer le décor, car l’adaptation est relativement fidèle.

Les personnages sont intéressants, mais on pourrait leur reprocher de ne pas se démarquer les uns des autres, bien qu’ils aient tous une personnalité propre. Christina, Will, Éric, Tori et cie sont omniprésents tout au long du récit, mais en demeurant relativement à l’arrière plan.

Quant à Tris et Quatre, s’il fallait leur trouver un défaut, ce serait qu’ils n’échappent pas aux clichés. L’héroïne qui se démarque du reste de la population par sa différence et le beau ténébreux qui s’éprend de la fille qui s’auto-considère « pas assez bien » ont déjà été vus à maintes reprises dans la littérature jeunesse.

Autre point négatif à souligner, les réactions paradoxales de Tris, tantôt agressive, tantôt passive. Attention aux spoilers, puisque je suis sur le point d’évoquer les derniers chapitres. Elle n’hésite pas à abattre son ami Will, qui menace de la tuer sous l’emprise d’une simulation, sans même réfléchir, mais elle serait prête à laisser Quatre l’assassiner alors que l’interruption du massacre des Altruistes repose entièrement sur ses épaules.

En dépit de cela, Divergente n’en demeure pas moins un début de saga prometteur, qui nous entraîne au fil des pages jusqu’au tome suivant. L’action, l’amitié et la romance s’entremêlent pour former un ensemble addictif qui ravira les amateurs de dystopie et de romans jeunesses. Je le recommande à ceux qui se reconnaissent dans ces catégories, et je conseille aux autres de se laisser tenter.

mardi 4 juillet 2017

Indiana Teller T.1 : Lune de printemps

Titre : Indiana Teller T.1 : Lune de printemps
Auteur : Sophie Audouin-Mamikonian
Édition : Michel Lafon
Pages : 381
Note : 2.5 / 5

Dans les interminables plaines du Montana s'étend le Lykos Ranch. Alentour, les voisins sont loin de se douter que ses occupants sont les membres de l'un des clans de loups-garous les plus puissants d'Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller. Né de l'union d'une humaine aux pouvoirs mystérieux et d'un loup-garou, Indiana est le petit-fils et seul héritier du chef de la meute. Se sentant étranger parmi les siens, il part en quête d'une vie normale et rejoint l'université du Montana. Là-bas, il fait la connaissance de la troublante Katerina O'Hara et de Tyler Brandkel, le fils d'un éternel rival de son grand-père. Quand Indiana sort miraculeusement indemne d'un terrible accident en se volatilisant au dernier moment, il comprend qu'il a le pouvoir de rebrousser le temp lorsqu'il est en danger. Voilà un atout précieux, car son accident semble suspect. Quequ'un a-t-il tenté de l'éliminer ? La sécurité des loups n'a jamais été aussi menacée.



Avis de Cyrlight



Faire une critique de ce roman est plus compliqué qu'il n'y paraît, car s'il n'est pas mauvais, il n'en demeure pas moins ce genre de livre à côté duquel on peut passer sans regret.

L'écriture est simple, peut-être un peu trop pour des lecteurs aguerris, mais qui conviendra aux plus jeunes. L'univers qu'a construit l'auteur autour des loups-garous est bien ficelé, même si l'on peut déplorer, au début du moins, que pour tenter de se démarquer des autres œuvres du genre, elle se sente obligée d'établir des parallèles avec elles.

L'action arrive très tardivement. Après avoir pris soin d'établir consciencieusement son petit monde, la romancière nous fait patienter jusqu'à la seconde partie de ce premier tome avant de lancer les péripéties, et même encore, il faudra attendre la toute fin pour avoir des rebondissements dignes de ce nom. Quant au suspens lui-même, il est rarement au rendez-vous.

Les protagonistes sont sympathiques, sans plus. Indiana Teller est un humain fils d'un père loup et d'une mère rebrousse-temps, qui peine à trouver sa place à cause de sa différence. Katerina est au cœur du triangle amoureux, comme ce type d'intrigue est légion dans les romans pour adolescents, et ne sert pas à grand-chose d'autre.

Les personnages secondaires sont plus intéressants, mais auraient mérité d'être beaucoup plus développés par l'auteur, notamment Axel et surtout Tyler, qui se démarque par son caractère nettement moins manichéen que celui des autres. Ni bon ni mauvais, il est à la lisière des deux, et j'espère qu'il sera encore plus mis en avant dans les prochains tomes.

Je ne recommande pas ce livre, car il possible de trouver bien mieux, mais si vous deviez tout de même vous laisser tenter, ne placez pas vos attentes trop hautes, au risque d'être déçu.

samedi 10 juin 2017

L'éveil des Macchabs

Titre : L'éveil des Macchabs
Auteur : Ty Drago
Édition : Bayard Jeunesse
Pages : 521
Note : 3.5 / 5
Si vous les voyez, votre cauchemar ne fait que commencer... William Ritter, 12 ans, mène une vie normale. Jusqu'au jour où il s'aperçoit que son voisin, pourtant bien vivant, a l'aspect d'un cadavre : les yeux hors des orbites, la peau en putréfaction... Horrifié, Will se précipite au collège, où le même phénomène se reproduit : un certain nombre de professeurs sont devenus des macchabées, eux aussi ! Le garçon, terrifié, est rapidement repéré par ces espèces de zombies, que personne d'autre que lui ne semble voir. Personne, sauf Helen, une camarade de classe, qui lui sauve la vie et l'entraîne dans une fuite éperdue à travers les rues de Philadelphie. Pour Will, le cauchemar ne fait que commencer...



Avis de Cyrlight



L’histoire est celle d’un jeune garçon de douze ans, Will Ritter. Du jour au lendemain, alors qu’il se rend au collège, il découvre que son voisin est en réalité un cadavre, et qu’il n’est pas le seul dans ce cas. Will est devenu un Clairvoyant et a désormais la possibilité de voir les Macchabs. De ce fait, il se retrouve enrôlé plus ou moins contre son gré chez les Fossoyeurs, un groupe d’adolescents qui ont pour mission de combattre cette menace.

Je n’étais pas trop convaincue à l’idée de lire une histoire de zombies, mais comme le répètent les personnages à plusieurs reprises, ces créatures qu’ils affrontent n’en sont pas. Ils sont intelligents, organisés, calculateurs et surtout on ignore (jusqu’à la fin du tome) quelles sont leurs motivations.

On entre dans l’action dès le début du roman. Pas le temps de faire vraiment connaissance avec le narrateur Will qu’il se retrouve déjà embarqué dans une course poursuite à travers Philadelphie avec les Macchabs. Ce n’est pas plus mal, car le lecteur est pris en haleine dès les premières pages.

Toute l’histoire se déroule en suivant un rythme soutenu, qui ne manque jamais de rebondissements. Les combats se succèdent et, malgré le fait qu’il s’a gisse d’une œuvre destinée à la jeunesse, la violence et les morts ne manquent pas à l’appel, ce qui donne un côté réaliste appréciable à l’histoire. Si tout le monde sortait indemne d’une invasion de ce genre, où serait le suspens ?

Un petit bémol concernant les personnages : même si Will insiste à maintes reprises sur le fait qu’ils ne sont que des enfants et que lui-même n’a que douze ans, je les ai trouvés parfois trop matures, lui en particulier. Si ça se justifie pour Sharyn et Tom qui ont appris à se débrouiller dans la rue, ce n’est pas le cas de tous les autres. Dave, alias le Burgermeister, a de ce point de vue plus de vraisemblance que son ami Will. Capable d’affronter les situations graves, mais toujours avec un petit côté nonchalant.

Les protagonistes ne sont pas aussi attachants qu’on le souhaiterait. Certains le sont tout de même plus que d’autres, mais pour ma part, Will et Helen m’ont laissée assez indifférente dans l’ensemble. Ma préférence va nettement à Sharyn, la guerrière par excellence.

L’histoire aborde des points intéressants, comme la lutte pour la survie ou encore le reproche aux adultes de ne jamais croire les enfants, en particulier lorsqu’ils évoquent des Cadavres vivants, mais je déplore que quelques-uns n’aient pas été plus creusés.

Les Macchabs veulent capturer Will à tout prix, par rapport à son défunt père, seul adulte capable de les voir. Pourquoi n’ont-ils rien tenté avant qu’il devienne un Clairvoyant, et donc qu’il se méfie d’eux ? Il aurait été plus simple de l’attraper quand il n’était pas sur ses gardes et d’attendre patiemment. Il en va de même pour sa petite sœur Emily, qui est totalement négligée. Puisque le don de Clairvoyance semble être de famille, elle en deviendra une tôt ou tard, même si elle a encore plusieurs années devant elle, or personne ne mentionne ce fait.

Quant au moyen de tuer les Macchabs, je suis surprise que personne n’ait eu l’idée de faire des tentatives hasardeuses avant Will, d’autant que les Fossoyeurs les savent sensibles à la saumure, et donc au sel. Ils auraient également pu capturer l’un d’eux et effectuer des essais divers sur lui, pour voir le résultat. Ils semblent cependant s’être un peu trop vite résignés, se contentant de la saumure pour les affaiblir sans chercher de réels moyens de les détruire, ce qui aurait pourtant dû être une priorité.

En dépit de cela, l’histoire n’en reste pas moins très agréable à lire, riche en action et sombre à souhait, où les personnages n’ont pas tous la chance de s’en sortir indemne. Dans la lignée de la saga L’Épouvanteur, il s’agit bien d’une histoire à ne pas lire la nuit. Je la recommande à ceux qui veulent frissonner un peu, sans pour autant se confronter à de l’horreur pure et dure.