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lundi 11 février 2019

L'Épreuve T.2 : La Terre Brûlée

Titre : L'Épreuve T.2 : La Terre Brûlée
Auteur : James Dashner
Édition : PKJ
Pages : 471
Note : 2.5 / 5

Et si la vie était pire hors du labyrinthe ?
Thomas en était sûr, la sortie du Labyrinthe marquerait la fin de l’Épreuve. Mais à l'extérieur il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d'ordre.... et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au cœur de cette Terre Brûlée, parviendra-t-il enfin à trouver la paix... et un peu d'amour ?



Avis de Cyrlight



Dans La Terre Brûlée, second tome de la saga L’Épreuve, Thomas, Newt et les autres Blocards survivants ont fini par quitter le Labyrinthe. Secourus, ils sont conduits dans un endroit sûr, du moins le croient-ils, jusqu’à ce qu’ils découvrent que leurs ennuis sont loin d’être terminés. Le WICKED les charge d’une nouvelle mission : traverser une terre dévastée par les éruptions solaires en moins de deux semaines.

Si j’avais trouvé le premier tome intéressant et plaisant, je ressors de la suite avec un sentiment plus mitigé. Le changement de décor augurait de la nouveauté et des révélations, mais j’ai surtout eu l’impression d’un n’importe quoi magistral dès le début du livre.

On nous annonce d’ailleurs clairement la couleur en indiquant aux Blocards que, désormais, ils ne doivent plus se fier à ce qu’ils voient, et en faisant disparaître « par magie » des dizaines de cadavres suspendus ou des fenêtres derrière lesquelles grouillaient des Fondus.

Si les éléments de ce genre étaient intrigants dans Le Labyrinthe (la connexion télépathique de Thomas et Teresa, l’issue invisible, les Griffeurs...), cette fois c’est trop, beaucoup trop. Entre une maladie qui ronge le corps et le cerveau au point de transformer les gens en zombies, le liquide argenté tueur qui prend la forme d’une boule géante, les cercueils qui surgissent de terre, les portes high-tech à flanc de caverne... Tout cela donne à l’histoire un côté vraiment sans queue ni tête pas très agréable, au point qu’on finit par cesser de chercher une logique et des explications.

Les personnages, plutôt attachants jusqu’à présent, sont désormais réduits au rang de simples pions destinés à faire avancer l’histoire. Seule Thomas, Teresa, Minho et la nouvelle venue, Brenda, tirent un peu leur épingle du jeu, mais les autres sont très en retrait, y compris Newt qui était pourtant l’un des protagonistes. Même Aris n’est pas spécialement marquant.

Quant à la fin, j’ai eu du mal avec l’attitude de Thomas et sa rancune envers Teresa. Elle m’a paru exagérée, à la vue du contexte où le plus important semble être de s’en sortir indemne, et paraît surtout être un prétexte pour détourner Thomas de Teresa au profit de Brenda.

Avis très partagé, donc, et je suis d’autant plus déçue que le premier tome était vraiment bon à mon goût. Je tenterai le troisième, histoire de connaître le fin mot de l’histoire, en espérant que cela ne fasse pas comme Divergente, où chaque roman est moins bon que le précédent.

dimanche 13 août 2017

Divergente T.3 : Au-delà du mur

Titre : Divergente T.3 : Au-delà du mur
Auteur : Veronica Roth
Édition : Pocket Jeunesse
Pages : 528
Note : 1.5 / 5

Différente. Déterminée. Dangereuse. DIVERGENTE.
Le règne des factions a laissé place à une nouvelle dictature. Tris et ses amis refusent de s'y soumettre. Ils doivent s'enfuir.
Mais que trouveront-ils au delà de la clôture ?
Et si tout n'était que mensonge ?







Avis de Cyrlight



Attention, cette chronique contient des spoilers.

Après un excellent premier tome et un second médiocre, Au-delà du mur conclut la saga Divergente par une amère déception. Lors de ma critique de L'insurrection, j'avais émis le souhait que cet ultime volet soit meilleur, mais hélas, ce n'est pas le cas.

Après avoir passé deux romans à suivre la narration de Tris, voici que l'auteur a choisi d'alterner avec Tobias. Si elle précise à chaque début de chapitre qui parle, on a tôt fait de l'oublier tant l'écriture est monocorde. Rien ne distingue les récits de l'un par rapport à ceux de l'autre. En plus de s'exprimer à la première personne, ce qui limite l'identification, l'expression est la même pour Tris et pour Tobias, si bien qu'on s'embrouille facilement.

C'est l'un des défauts majeurs de ce dernier tome, mais c'est loin d'être seul, le pire étant probablement Tris. Si, à force de mensonges et de manipulations, elle était déjà devenue passablement agaçante dans L'insurrection, cela ne fait qu'empirer. Elle sait tout, anticipe tout, réussit tout et a toujours raison. En plus d'être une super-divergente et, désormais, un gène pur, elle est immunisée contre tous les sérums, y compris le plus (littéralement) mortel d'entre eux.

En parlant de mort, la sienne semble beaucoup diviser les lecteurs. Pour ma part, je n'ai rien contre le fait que l'on tue un personnage principal. Au contraire, je préfère encore cela au héros qui s'en sort toujours indemne malgré le danger. Le problème, c'est que celle de Tris tombe presque comme un cheveu sur la soupe. Elle survit à tout, mais elle meurt trop « bêtement ». Moyen de la transformer en martyr ou de nous montrer qu'elle n'est pas invincible, après avoir sous-entendu le contraire pendant un millier de pages et demi ? Dans les deux cas, c'est un échec.

C'est également ce que l'on pourrait dire des révélations qui surviennent dans ce tome. Toute cette histoire autour de l'ADN est si abracadabrante qu'elle paraît difficilement crédible. Et puis, cette idée de pouvoir reprogrammer les mémoires à zéro pour effacer des esprits ce qui arrange le gouvernement est beaucoup trop simple à mon goût, tout cela pour persuader l'humanité que la cause des conflits sont les gènes déficients et leur faire oublier que les guerres existaient déjà bien avant ces manipulations génétiques. Quel intérêt, hormis celui de s'enfoncer un peu plus dans l'erreur ?

Tris est au cœur de cette nouvelle société qu'ils découvrent au Bureau puisqu'elle est divergente (au contraire de Tobias qui, finalement, n'en est pas un), mais personne ne semble se soucier d'Uriah, alors qu'il est pourtant censé être lui aussi un gène pur. Si de nouveaux personnages font leur apparition, les anciens sont presque relégués au second plan. Peter et Caleb, qui ne manquaient pourtant pas d'intérêts, sont complètement délaissés, pour ne pas dire catalogués avec une étiquette « pas gentil » collée dans le dos et remisés dans un placard jusqu'aux derniers chapitres.

Au fil de ma lecture, je n'ai eu qu'une hâte, en finir avec cette trilogie. Non pas que je me sois ennuyée, car ce tome se lit aussi vite et aussi facilement que les précédents, mais parce qu'il valait mieux arrêter le massacre dans les plus brefs délais. Autant le premier volume m'avait emballée, autant j'ai vite eu la confirmation, après le second tome dont j'étais ressortie plus mitigée, qu'une histoire si prometteuse à ses débuts achevait de partir en quenouille.

Cette saga n'a pas été à la hauteur des attentes que je plaçais en elle, ce qui est vraiment dommage. Le premier tome met l'eau à la bouche, mais c'est avec un goût amer que j'ai refermé le dernier, accompagné par un sentiment de gâchis. C'est regrettable, mais c'est ainsi.

dimanche 6 août 2017

Divergente T.2 : L'insurrection

Titre : Divergente T.2 : L'insurrection
Auteur : Veronica Roth
Édition : Pocket Jeunesse
Pages : 528
Note : 2 / 5


Différente. Déterminée. Dangereuse. DIVERGENTE. Le monde de Tris a volé en éclats. La guerre a dressé entre elles les factions qui régissent la société, elle a tué ses parents et fait de ses amis des tueurs. Tris est rongée par le chagrin et la culpabilité. Mais elle est divergente. Plus que tout autre, elle doit choisir son camp. Et se battre pour sauver ce qui peut encore l'être.





Avis de Cyrlight



Si le premier tome de cette saga était plutôt bon, celui-ci est nettement en-dessous. Le problème réside essentiellement dans l’évolution des personnages et des relations qu’ils entretiennent entre eux. Attention, les lignes ci-dessous contiennent des spoilers.

S’il y avait une réelle alchimie entre Tris et Tobias dans Divergente, ils passent cette fois-ci tout le livre à se quereller, et souvent pour des raisons plus qu’idiotes, puisqu’il lui reproche de ne pouvoir lui faire confiance, et elle d’avoir ses secrets, ce qui tourne vite en rond.

Commençons par Tris. Elle est tout simplement insupportable. Elle passe son temps à mentir à tout le monde, et ce avec une facilité déconcertante, alors qu’elle était immédiatement démasquée dès qu’elle tentait de masquer la vérité dans le premier tome. Comme si cela ne suffisait pas, elle est principalement guidée par une pulsion qui peut être qualifiée de suicidaire, bien loin de l’altruiste audacieuse que l’on a connue.

Vient ensuite Quatre/Tobias. Ou plutôt ne vient pas, parce qu’il se démarque par son inutilité chronique. Mis à part se disputer avec Tris, il ne sert presque à rien pendant les deux premiers tiers de l’ouvrage. Tout le charisme qu’il dégageait avant semble s’être envolé et il faut attendre les dernières pages pour qu’il redevienne fidèle à lui-même, ce qui survient trop tardivement.

Les personnages principaux sont ancrés dans leurs prises de position et ne s’en détachent pas, ce qui devient vite lassant. À cause de cela, une grande partie de l’histoire est attendue, et les multiples trahisons de Tris ne se dénombrent même plus.

C’est Caleb qui parvient à causer la surprise, lorsque l’on apprend sa véritable allégeance, mais c’est à peine si l’auteur s’attarde dessus. Quelques lignes lui sont accordées pour justifier ses motivations, qui demeurent relativement sous-développées. Il y aurait pourtant eu matière à dire.

En raison de cette déception engendrée par la plupart des personnages, j’ai réussi à éprouver de la peine pour Eric lors de son exécution. S’il était cruel, monstrueux et un ennemi avéré, il avait au moins le mérite d’être resté fidèle à lui-même, ce qui n’est pas le cas des autres.

Seul Peter obtient une évolution correcte, qui le rend beaucoup plus sympathique aux yeux du lecteur. Il apparaît comme une véritable bouffée d’oxygène lors de la captivité de Tris chez les Érudits et relance l’intérêt que l’on peut porter à l’histoire en s’y présentant comme l’un des éléments les plus intéressants de ce tome (ce qui n’est pas peu dire !).

L’action aurait pu compenser la mauvaise direction prise par les personnages, mais hélas, elle n’est pas plus au rendez-vous. Les rebondissements sont rares et c’est à peine si l’on ressent un seul frisson d’excitation au fil des pages, alors que le combat final du premier tome était riche en émotions.

En conclusion, je dirais que la saga Divergente commençait très bien, mais que cette suite n’a pas été la hauteur de mes attentes. J’espère sincèrement que le troisième et dernier tome saura remonter le niveau à hauteur du premier, sans quoi cela serait pour moi une amère déception.

mercredi 19 juillet 2017

Divergente T.1

Titre : Divergente T.1
Auteur : Veronica Roth
Édition : Pocket Jeunesse
Pages : 504
Note : 3.5 / 5


Différente. Déterminée. Dangereuse. DIVERGENTE Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions. À 16 ans, elle doit choisir son appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d'aptitudes n'est pas concluant. Elle est divergente. Ce secret peut la sauver... ou la tuer.






Avis de Cyrlight



Divergente est l’une des œuvres majeures qui ont marqué le « phénomène dystopie ». On y suit Béatrice, une jeune fille qui cherche sa place dans une société post-apocalyptique divisée en cinq factions. Native des Altruistes, elle intègre les Audacieux après avoir découvert sa divergence.

Ce premier tome se lit très vite, grâce à une écriture fluide et simpliste, parfois même un peu trop. Certaines descriptions gagneraient à être plus étoffées, même si ceux qui, comme moi, ont vu le film avant n’auront aucun mal à imaginer le décor, car l’adaptation est relativement fidèle.

Les personnages sont intéressants, mais on pourrait leur reprocher de ne pas se démarquer les uns des autres, bien qu’ils aient tous une personnalité propre. Christina, Will, Éric, Tori et cie sont omniprésents tout au long du récit, mais en demeurant relativement à l’arrière plan.

Quant à Tris et Quatre, s’il fallait leur trouver un défaut, ce serait qu’ils n’échappent pas aux clichés. L’héroïne qui se démarque du reste de la population par sa différence et le beau ténébreux qui s’éprend de la fille qui s’auto-considère « pas assez bien » ont déjà été vus à maintes reprises dans la littérature jeunesse.

Autre point négatif à souligner, les réactions paradoxales de Tris, tantôt agressive, tantôt passive. Attention aux spoilers, puisque je suis sur le point d’évoquer les derniers chapitres. Elle n’hésite pas à abattre son ami Will, qui menace de la tuer sous l’emprise d’une simulation, sans même réfléchir, mais elle serait prête à laisser Quatre l’assassiner alors que l’interruption du massacre des Altruistes repose entièrement sur ses épaules.

En dépit de cela, Divergente n’en demeure pas moins un début de saga prometteur, qui nous entraîne au fil des pages jusqu’au tome suivant. L’action, l’amitié et la romance s’entremêlent pour former un ensemble addictif qui ravira les amateurs de dystopie et de romans jeunesses. Je le recommande à ceux qui se reconnaissent dans ces catégories, et je conseille aux autres de se laisser tenter.