Affichage des articles dont le libellé est dystopie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est dystopie. Afficher tous les articles

dimanche 9 juin 2019

Bleue

Titre : Bleue
Auteur : Maja Lunde
Édition : Les Presses de la Cité
Pages : 360
Note : 3 / 5
Norvège, 2017. Depuis son plus jeune âge, Signe a fait passer l'écologie avant tout. Ainsi a-t-elle préféré renoncer à Magnus, dont elle ne partageait pas les idées. Aujourd'hui, elle vit sur un bateau amarré dans un fjord, au plus près de l'eau. Et c'est pour sauver l'eau qu'elle décide à soixante-sept ans d'entreprendre un dernier périple en mer, lorsqu'elle apprend qu'une opération commerciale, autorisée jadis par Magnus, menace son glacier natal. L'heure est venue pour Signe d'affronter son grand amour perdu. Pour cela, elle doit prendre la direction du sud de la France...
France, 2041. La guerre de l'eau bat son plein. Avec Lou, sa fille aînée, David a fui les Pyrénées ravagées par la sécheresse pour retrouver sa femme et leur bébé, dont il a été séparé. Mais les réfugiés climatiques sont bloqués à la frontière, et les ressources commencent à manquer. Un jour, à des kilomètres de la côte, David et Lou trouvent un voilier au beau milieu d'un champ desséché : le bateau de Signe...
Une intrigue sophistiquée et palpitante, au service d'une fable dystopique plus nécessaire que jamais.


Avis de Cyrlight



Bleue est un roman d’anticipation qui alterne entre le présent avec Signe, une militante écologique, et un futur proche, celui de David et sa fille Lou, où la sécheresse s’est abattue sur le monde et où l’eau potable se raréfie de plus en plus.

Ce livre est glaçant, angoissant et nous amène à nous questionner sur l’avenir de la planète, voire à nous demander s’il n’est pas déjà trop tard, si nous n’aurions pas mieux fait de réfléchir avant. Qu’adviendra-t-il de nous, dans vingt ans, si nous nous retrouvons à la place de David, de Lou, de ces réfugiés qui n’ont plus de quoi boire, ni se laver ?

L’histoire se divise en deux parties distinctes, rattachées entre elles par un lien relativement ténu. Je vais commencer par parler de celle de Signe : militante écologique plus ou moins extrémiste, elle n’hésite pas à se brouiller avec son entourage pour défendre ses convictions et faire ce qui lui semble juste, même si c’est en vain.

Son intrigue est intéressante, néanmoins elle m’a vite ennuyée. Le message qu’elle véhicule passe suffisamment vite, tout comme il est possible de comprendre et cerner son personnage sans avoir besoin d’autant d’allers et de retours dans le passé, pourtant on s’y attarde. À cause de cela, j’ai trouvé que le roman piétinait souvent de son côté.

Ce qui m’a le plus dérangée, cependant, ce sont les passages en mer. Autant je suis admirative des connaissances de l’auteur en matière de bateaux, autant j’ai été complètement sortie de l’histoire par cette accumulation de termes techniques, notamment lors de la tempête. J’étais complètement perdue, je ne comprenais pas un traître mot de ce dont il était question et, on ne va pas se mentir, j’ai survolé le reste de la scène, pressée d’en finir avec elle.

Les chapitres avec David et Lou sont plus légers, plus fluides, et je les ai préférés. Toutefois, là où je reproche à l’intrigue de Signe de traîner en longueur, la leur manque de développement. J’aurais aimé en apprendre plus sur les personnages qui les entourent (Francis, Marguerite...), or on ne sait au final quasiment rien d’eux. Pareil pour cette « guerre de l’eau » qui fait rage, mais qui n’est finalement pas tant exploitée que cela.

Quant à la fin, elle est très (trop) ouverte, et j’en ressors avec un léger goût de « tout ça pour ça ». Alors non, je n’aurais pas souhaité une happy end miraculeuse qui n’aurait pas du tout était dans le ton du livre, mais le voyage de Signe que l’on suit en parallèle de la (sur)vie de David et Lou ne sert en fin de compte qu’à leur accorder un bref sursis.

En conclusion, Bleue est un roman perturbant, qui amène à se questionner, à trembler, aussi, pour l’avenir de notre planète. De ce point de vue, il est assurément réussi. Par contre, l’histoire en elle-même ne m’a pas emballée plus que cela. Je me suis ennuyée avec Signe, et même si j’ai préféré les moments avec David et Lou, j’aurais aimé davantage de développement de leur côté. Du bon et du moins bon, donc.

dimanche 5 mai 2019

Hunger Games T.2 : L'embrasement

Titre : Hunger Games T.2 : L'embrasement
Auteur : Suzanne Collins
Édition : PKJ
Pages : 429
Note : 3.5 / 5
Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s'agit surtout d'une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d'un rebellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n'hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l'aube des jeux de l'Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss...



Avis de Cyrlight



Ce second tome de Hunger Games est la suite directe du précédent. Katniss est de retour au district Douze et se prépare pour la Tournée des vainqueurs, qui va la conduire dans les autres secteurs de Panem. La population gronde, cependant, et le président Snow la menace de s’en prendre à ses proches si elle n’endigue pas ce soulèvement.

Si j’avais été très peu séduite par le premier tome, en raison de ses nombreuses longueurs et de sa fadeur dans l’écriture, qui ne m’avait pas fait ressentir la moindre émotion, j’ai davantage apprécié L’embrasement.

Déjà, les personnages sont plus intéressants. Enfin, les personnages secondaires. Tout comme dans l’opus précédent, j’ai été incapable de m’attacher à Katniss, Peeta et Gale. Je n’arrive pas à éprouver de l’affection ni de la compassion pour eux. J’irais même juste à dire que Katniss m’est antipathique, avec son côté Mary-Sue (une poignée de baies suffit à faire d’elle l’incarnation de la résistance, rien que ça...) et ses oscillations perceptibles entre les deux hommes de sa vie.

Les nouveaux venus, en revanche, ont tout de suite obtenu mon appréciation, en particulier Finnick et Johanna. (Le film n’y est sans doute pas étranger, puisque je l’ai vu avant et que je les avais déjà pris en sympathie à ce moment-là.) Ils confèrent une dimension plus humaine à l’intrigue, alors que dans le premier tome, les tributs, à l’exception de Rue, faisaient simplement office de chair à canon, et leur mort n’avait quasiment aucun impact.

En ce qui concerne l’histoire, là où je reprochais des longueurs au volume précédent, c’est cette fois-ci l’inverse qui se produit, avec des scènes qui se déroulent un peu trop rapidement à mon goût. J’aurais préféré que l’auteur s’y attarde davantage, car tout se passe assez vite, y compris le retour tant attendu dans l’arène, qui ne dure finalement pas longtemps.

Pas un chef-d’œuvre, donc, mais L’embrasement est une lecture tout de même plus sympathique que Hunger Games, premier du nom. Je conclurai un jour prochain la trilogie avec son ultime roman.

lundi 11 février 2019

L'Épreuve T.2 : La Terre Brûlée

Titre : L'Épreuve T.2 : La Terre Brûlée
Auteur : James Dashner
Édition : PKJ
Pages : 471
Note : 2.5 / 5

Et si la vie était pire hors du labyrinthe ?
Thomas en était sûr, la sortie du Labyrinthe marquerait la fin de l’Épreuve. Mais à l'extérieur il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d'ordre.... et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au cœur de cette Terre Brûlée, parviendra-t-il enfin à trouver la paix... et un peu d'amour ?



Avis de Cyrlight



Dans La Terre Brûlée, second tome de la saga L’Épreuve, Thomas, Newt et les autres Blocards survivants ont fini par quitter le Labyrinthe. Secourus, ils sont conduits dans un endroit sûr, du moins le croient-ils, jusqu’à ce qu’ils découvrent que leurs ennuis sont loin d’être terminés. Le WICKED les charge d’une nouvelle mission : traverser une terre dévastée par les éruptions solaires en moins de deux semaines.

Si j’avais trouvé le premier tome intéressant et plaisant, je ressors de la suite avec un sentiment plus mitigé. Le changement de décor augurait de la nouveauté et des révélations, mais j’ai surtout eu l’impression d’un n’importe quoi magistral dès le début du livre.

On nous annonce d’ailleurs clairement la couleur en indiquant aux Blocards que, désormais, ils ne doivent plus se fier à ce qu’ils voient, et en faisant disparaître « par magie » des dizaines de cadavres suspendus ou des fenêtres derrière lesquelles grouillaient des Fondus.

Si les éléments de ce genre étaient intrigants dans Le Labyrinthe (la connexion télépathique de Thomas et Teresa, l’issue invisible, les Griffeurs...), cette fois c’est trop, beaucoup trop. Entre une maladie qui ronge le corps et le cerveau au point de transformer les gens en zombies, le liquide argenté tueur qui prend la forme d’une boule géante, les cercueils qui surgissent de terre, les portes high-tech à flanc de caverne... Tout cela donne à l’histoire un côté vraiment sans queue ni tête pas très agréable, au point qu’on finit par cesser de chercher une logique et des explications.

Les personnages, plutôt attachants jusqu’à présent, sont désormais réduits au rang de simples pions destinés à faire avancer l’histoire. Seule Thomas, Teresa, Minho et la nouvelle venue, Brenda, tirent un peu leur épingle du jeu, mais les autres sont très en retrait, y compris Newt qui était pourtant l’un des protagonistes. Même Aris n’est pas spécialement marquant.

Quant à la fin, j’ai eu du mal avec l’attitude de Thomas et sa rancune envers Teresa. Elle m’a paru exagérée, à la vue du contexte où le plus important semble être de s’en sortir indemne, et paraît surtout être un prétexte pour détourner Thomas de Teresa au profit de Brenda.

Avis très partagé, donc, et je suis d’autant plus déçue que le premier tome était vraiment bon à mon goût. Je tenterai le troisième, histoire de connaître le fin mot de l’histoire, en espérant que cela ne fasse pas comme Divergente, où chaque roman est moins bon que le précédent.

mardi 19 juin 2018

Insaisissable T.3 : Ne m'abandonne pas

Titre : Insaisissable T.3 : Ne m'abandonne pas
Auteur : Tahereh Mafi
Édition : Michel Lafon
Pages : 398
Note : 2 / 5
Je suis insaisissable. Je veux t’appartenir. Je ne te fais pas confiance. Je m’en remets à toi. La terre tremble. Mon cœur aussi. Je leur serai fatale. Je te suis vitale. Le monde se meurt. Je meurs sans toi. Le Point Oméga a été détruit. La rébellion est écrasée et Juliette ignore si ses amis, ou même Adam, l’homme qu’elle aime, ont survécu. Sa volonté de renverser la dictature du Rétablissement n’en est que renforcée. Elle est prête à tout pour y parvenir, jusqu’à faire appel à son ennemi de toujours : Warner, le séduisant commandant du secteur 45. Tout les oppose, mais ils ne peuvent agir l’un sans l’autre, la survie de leur monde agonisant en dépend. Lui seul peut enseigner à Juliette comment maîtriser ses immenses pouvoirs… mais il attend d’elle bien plus encore.



Avis de Cyrlight




Dans Ne m'abandonne pas, Juliette a survécu à la balle tirée par Anderson grâce à l'intervention des jumelles et est désormais aux mains de Warner, qui la cache de façon à ce que son père ignore qu'elle est toujours en vie. Juliette, assoiffée de vengeance, n'a pas l'intention d'en rester là.

Commençons par les points positifs. J'ignore si c'est dû au fait qu'on s'y habitue au bout de trois tomes, mais j'ai trouvé le style un peu moins insupportable que dans les deux premiers. Voilà, c'est tout.

Les points négatifs, maintenant. Dans mes critiques des tomes 1 et 2, je comparais Juliette à Malicia (X-men). Pardonnez mon erreur, en fait, c'est Jean Grey. Elle a un potentiel illimité, elle sait tout faire, elle est indestructible... Bref, c'est une Mary-Sue en puissance.

À côté de cela, elle est toujours aussi égoïste. Elle apprend que tout le Point Oméga a été détruit, que des dizaines de personnes ont été massacrées, mais à aucun moment elle songe que si elle avait décidé de s'entraîner un peu au lieu de passer tout le second tome à pleurer sur son sort ou à taper la causette avec Warner, elle aurait eu les moyens de les protéger.

Parlons-en, de ces morts, d'ailleurs. Ou plutôt, n'en parlons pas, parce que c'est bien le problème : on s'en fiche. Tous les personnages qui ont plus ou moins joué un rôle dans Ne m'échappe pas sont toujours en vie, et je serais bien incapable de citer le nom d'une seule des victimes du Rétablissement. Je crois que le plus gros, c'est quand même James qui, malgré sa peur, a miraculeusement eu l'idée de fuir le Point Oméga. (Facilité scénaristique, quand tu nous tiens...)

Juliette sombre donc dans la soif de vengeance et la mégalomanie, puisqu'elle s'auto-proclame future dirigeante du secteur 45. Comment une fille qui a passé des mois coupée du monde, qui ne sait même pas ce qui s'y passe et qui n'a surtout jamais manifesté le moindre intérêt pour autre chose que sa petite personne peut-elle s'estimer digne de commander ? Elle n'y connaît strictement rien, et le pire, c'est que ça ne choque personne, pas même ceux qui auraient été bien plus compétents qu'elle pour cette tâche (Kenji, Castel...).

Je n'ai pas non plus aimé l'image donnée d'Adam dans ce tome. C'est à peine s'il ne passe pas pour le méchant, or si Warner a des excuses pour à peu près toutes les horreurs qu'il a pu commettre, il n'en demeure pas moins qu'il a tenté de le tuer, et ce dans d'atroces souffrances. Difficile d'attendre d'Adam qu'il ferme les yeux et oublie, pourtant c'est ce que tout le monde semble exiger de lui.

Quant à la bataille finale, à l'instar du tome 2, elle est expédiée dans les trente dernières pages. Presque pas d'action, donc, ce qui va de pair avec le développement de l'univers mis en scène par l'auteur, proche de zéro. En trois tomes, on n'a toujours aucune indication précise sur le monde, sur son état et sur les solutions que sa majesté Juliette va pouvoir mettre en œuvre pour l'améliorer. Mais après tout, qu'est-ce que ça peut faire ? Elle a gagné la guerre, elle file le parfait amour et tous ses amis sont vivants. On ne va pas en plus demander à l'histoire d'avoir de la profondeur, si ?

Vous l'aurez compris, Insaisissable est pour moi un échec monumental. Une héroïne insupportable, un scénario bancal, un contexte quasi-inexistant... Ce que j'en retiendrai essentiellement, c'est que plus on progresse dans la lecture et moins il y a de meubles à sauver. À bon entendeur...

mardi 5 juin 2018

Arena 13 T.3 : Le guerrier

Titre : Arena 13 T.3 : Le guerrier
Auteur : Joseph Delaney
Édition : Bayard
Pages : 368
Note : 2.5 / 5
Les habitants de Gindeen se sont débarrassés du Protecteur qui gouvernait Midgard au nom des djinns et ont repris le contrôle de leur ville avec l'aide des Genthai. Mais les habitants de Midgard vivent toujours dans la peur de Hob.
Les Genthai préparent une expédition de l'autre côté de la Barrière et proposent à Leif de les accompagner. Ce dernier accepte. Il sait que son père a déjà fait le voyage. Il voit dans cette excursion un moyen d'en apprendre plus sur les djinns. À son retour, il détruira Hob pour venger la mort de ses parents.
De son côté, Kwin, la jeune fille qu'il aime, livre son premier combat dans l'Arène 13 !



Avis de Cyrlight




Dans ce troisième tome d'Arena 13, on suit cette fois-ci Leif au-delà de la barrière et de Midgard, dans un monde gouverné par les Djinns. Pendant que Kwin reste à Gindeen pour mener ses premiers combats dans l'Arène, sous la tutelle d'Ada et de son père, son petit ami et un groupe de Genthai suivent une carte tracée autrefois par Math, afin d'en vérifier l'exactitude.

Après un premier tome qui m'avait très peu emballée et un second que j'avais au contraire adoré, j'ai été très déçue par Le guerrier et il m'est même arrivé de m'ennuyer à la lecture, en particulier lors du périple de Leif sur la terre des Djinns.

Au niveau de la forme, j'ai assez peu apprécié la nouvelle alternance de points de vue. Quand un récit est raconté par un narrateur interne, cela me dérange toujours beaucoup d'être ballotée d'un personnage à l'autre, comme cela avait déjà été le cas avec le tome 14 de L'Épouvanteur.

Au niveau du fond, nombreux sont les points qui m'ont dérangée à la lecture de ce roman. L'histoire se concentrant désormais essentiellement sur Leif et Kwin, les autres personnages sont assez négligés, comme Thrym et surtout Deinon, qui est presque inexistant, alors qu'ils occupaient une place majeure dans La proie.

Quant à la fin, elle m'a fait froncer les sourcils plus d'une fois. Tout d'abord, l'attaque de la citadelle de Hob m'a paru relativement confuse, par moments, sans parler du Gramangar qui me laisse dubitative dans son utilisation et son fonctionnement.

Le reste est expéditif. Le groupe censé garder la Roue se fait décimer (à se demander à quoi il servait, au final), les morts sont si incongrues ou si rapides (pour ne pas dire à peine mentionnées) qu'elles ne provoquent quasiment aucune émotion, et là où le combat opposant Hob à Leif avait été bien développé, celui contre Kwin est bouclé en quelques paragraphes.

Il y a tout de même quelques points positifs à mettre au crédit de ce livre. L'apparition des Djinns, évidemment, mais aussi Kwin, que je trouve plus supportable à chaque nouveau tome. Autre chose, même si ce n'est qu'un détail, j'ai apprécié qu'on puisse situer géographiquement Midgard. Avant ça, je ne me serais jamais doutée que l'histoire se passait en Nouvelle-Zélande.

En dépit de cela, Arena 13 : Le guerrier n'en demeure pas moins une grosse déception et j'espère sincèrement que la suite inversera la tendance, comme le tome 2 avait réussi à le faire.

mercredi 18 avril 2018

Divergente raconté par Quatre

Titre : Divergente raconté par Quatre
Auteur : Veronica Roth
Édition : Nathan
Pages : 259
Note : 3 / 5

L'histoire de Quatre avant sa rencontre avec Tris.

Lors de sa cérémonie du choix, un jeune altruiste se dresse contre sa famille et sa faction : il rejoint les audacieux. Il choisit un nouveau destin, et devient Quatre. Mais ce qu'il découvre alors met en péril son avenir, et celui de la société tout entière.

Va-t-il devoir se dresser contre sa nouvelle faction ?





Avis de Cyrlight




Divergente raconté par Quatre est une préquelle à la célèbre trilogie dystopique de Veronica Roth, où le narrateur est cette fois-ci non plus Tris, mais son petit ami, Tobias Eaton. Les évènements narrés dans ce hors-série débutent deux ans avant le premier tome et relatent son arrivée chez les Audacieux, où il s'intègre sous le surnom de « Quatre ».

Il est plaisant de retrouver une bonne partie des personnages secondaires de l'univers de Divergente, et surtout d'en apprendre plus à leur sujet. Zeke, Shauna, Tori... Ils sont presque tous au rendez-vous, y compris Éric, même si j'aurais préféré qu'il occupe une place plus importante, en tant qu'éternel rival et ennemi de Quatre.

Pour ce qui est de l'histoire, on se replonge avec joie dans tout ce qui faisait le sel du premier tome (les factions, l'initiation...). Dommage que l'auteur ne se soit pas davantage étendue là-dessus, car il s'agissait des éléments que j'avais le plus appréciés dans Divergente (les seuls, aussi, il faut bien le reconnaître, puisque je n'ai aimé le premier roman).

C'est donc une lecture sympathique, mais dans le fond, elle n'apporte pas grand-chose. On en sait un peu plus sur les relations qu'entretenait Quatre avec les autres audacieux avant l'arrivée de Tris, et surtout sur ses liens avec sa mère, mais ce hors-série est relativement limité. Sa taille (très courte) ne fait que le prouver, d'autant que les dernières pages sont une simple réécriture de certaines scènes de Divergente, transposées du point de vue de Quatre. Rien de nouveau sous le soleil, donc.

Pour conclure, je dirais que ce tome est une sorte de bonus, un complément à la trilogie, mais qu'il n'est en aucun cas indispensable. S'il n'est pas désagréable à lire, il n'en sera pas moins vite oublié. Si, comme moi, vous avez la chance de le trouver en solde, profitez-en, sinon... À vous de voir.

samedi 24 mars 2018

Insaisissable T.2 : Ne m'échappe pas

Titre : Insaisissable T.2 : Ne m'échappe pas
Auteur : Tahereh Mafi
Édition : Michel Lafon
Pages : 453
Note : 1.5 / 5
Réchappée des griffes du terrible Warner, Juliette trouve pour la première fois la force de se battre et de rêver à un avenir avec Adam, celui qu’elle croyait avoir perdu pour toujours. Mais Warner n’a pas l’intention d’abandonner sa proie.
De retour à la base, tout en se remettant de sa blessure presque fatale, le fils du dictateur, Warner, doit contrôler ses soldats et réprimer toute forme de rébellion dans le secteur qu’il dirige. Toujours aussi obsédé par la fuite de Juliette, il veut avant tout la retrouver, quoi qu’il lui en coûte. Il n’a pas non plus oublié ceux qui ont permis l’évasion de la jeune fille, Adam et Kenji, à qui il compte bien faire payer cher leur trahison.
Mais quand le Commandant Suprême, le père de Warner, arrive pour corriger les erreurs de son fils, il est clair que le sort de Juliette ne lui tient pas tant à cœur. Warner ne peut pourtant pas courir le risque de perdre celle qu’il considère comme la clef de voûte de son plan de victoire secret…



Avis de Cyrlight




Après Ne me touche pas, on retrouve les personnages d'Insaisissable là où on les avait laissés à la fin du premier tome. Malicia... Pardon, Juliette a intégré l'école du Professeur X... Je veux dire le Point Oméga et apprend à maîtriser ses nouveaux pouvoirs.

Enfin, apprendre, c'est un bien grand mot. Si je devais résumer correctement l'histoire, je dirais surtout qu'elle pleure, qu'elle geint, qu'elle se lamente, puis qu'elle repleure en se lamentant sur son sort de malheureuse petite fille égoïste.

Car oui, dans ce roman, cette pauvre Juliette a le cœur brisé. Il s'avère que, finalement, Adam ne peut pas la toucher (non, l'histoire ne tourne pas en carré, du tout...) Pour sa propre sécurité, elle décide de le quitter et de mettre de la distance entre eux, parce qu'elle est gentille et qu'elle ne veut pas faire souffrir les gens.

En revanche, et ce malgré les nombreuses réprimandes de Kenji et de Castle, elle se préoccupe peu de ce qui se passe dans le monde et des populations qui souffrent sous le joug cruel du Rétablissement, préférant continuer à se morfondre sur ses états d'âme plutôt que de s'entraîner afin de prendre part à la guerre destinée à renverser l'oppresseur.

Pardon, je devais faire un résumé, mais il s'avère que j'ai raconté les trois quarts du livre, parce qu'il ne se passe quasiment rien d'autre. Juliette est agaçante au possible, Adam ne sert à rien d'autre qu'à lui offrir des occasions de pleurnicher davantage... jusqu'à la réapparition de Warner, la seule autre personne capable de toucher Juliette.

Vous savez, cet homme qu'elle déteste, qui est complètement fou et bipolaire, et qu'elle rêve de voir mort ? Bah en fait, elle ne le déteste pas, elle se rend compte qu'il y a du bon en lui et elle veut qu'il survive (non, l'histoire ne tourne toujours pas en carré...)

Et puis, c'est assez pratique, dans le fond. Son petit ami ne peut plus la toucher, et voilà qu'arrive un autre homme, plutôt beau gosse et finalement pas si haïssable, qui en a le pouvoir. Vous sentez venir le triangle amoureux ? Heureusement qu'ils ne sont pas cinquante à être immunisés contre son toucher mortel, sinon qu'est-ce que ce serait !

Quant à Warner, parlons-en... Il est méchant, mais pas tant que ça, mais peut-être que si, mais ce n'est pas sa faute... Histoire de rajouter du pathos (comme si Juliette n'en fournissait pas assez à elle seule), il a le droit à son background de petit garçon traumatisé par son père et qui aime profondément sa mère malade. Oui, vous comprenez, pour que Juliette tombe amoureuse de lui, il ne faut pas que ce soit un méchant méchant, sinon ce serait complètement amoral. Un méchant avec des excuses, ça passe mieux.

Pour ce qui est de l'action, il faut attendre la toute fin du livre, une fois que Juliette a (presque) fini avec ses caprices de midinette. À ce moment-là, elle se transforme en héroïne trop forte, trop belle, trop géniale (trop Mary-Sue) et s'implique enfin dans la guerre menée par le Point Oméga.

Le problème, c'est qu'on ne sait que le strict minimum des tenants et aboutissants d'un tel conflit. Même à présent que Juliette n'est plus confinée dans une cellule, on ignore encore quasiment tout du monde, de comment il en est arrivé là et de ce qui s'y passe réellement. L'auteur se concentre tellement sur les apitoiements de sa protagoniste qu'elle semble en avoir oublié de développer l'univers dans lequel elle évolue (ou pas).

On ne va pas se mentir, ce tome est une calamité. Lourd, ennuyeux, inutile, et tout du long duquel on n'a qu'une envie : le jeter à la tête de Juliette. Seul Kenji remonte le niveau, car il est à peu près censé, rationnel et logique, ce qui fait défaut aux autres personnages, mais c'est loin de suffire pour rendre cette lecture supportable.

Si vous avez été moyennement convaincu par Ne me touche pas ou par le style très spécial de l'auteur, ne soyez pas aussi masochiste que moi et épargnez-vous la suite. Mon plus gros regret est d'avoir le dernier tome en ma possession, ce qui fait que je me sentirai tôt ou tard obligée de le lire.

mardi 20 mars 2018

Arena 13 T.2 : La proie

Titre : Arena 13 T.2 : La proie
Auteur : Joseph Delaney
Édition : Bayard
Pages : 440
Note : 4 / 5
Après la première année de son apprentissage en tant que combattant de l'arène 13, Leif cherche des informations auprès du peuple de son défunt père. Là il en apprend plus sur l'homme, qui était le plus grand combattant de l'arène jamais vu. L'homme qui était si près de détruire le démon Hob, mais qui en a payé le prix terrible de sa vie.
Leif revient au combat avec une faim renouvelée de vengeance. Mais peut-il rester concentré sur sa formation malgré sa passion pour la fille de son maître, Kwin? Son maître l'aidera ou l'empêchera-t-il dans sa mission personnelle de vaincre Hob dans une lutte à mort ?



Avis de Cyrlight




Dans ce second tome d'Arena 13, on retrouve Leif qui, après avoir passé quelque temps parmi les Genthai, le peuple de son père, est de retour à Gindeen pour reprendre l'entraînement auprès de Tyron. De grands combats se préparent à Midgard, et pas seulement dans l'Arène 13...

Si j'avais été moyennement convaincue par le premier tome, celui-ci a réussi à me séduire. Beaucoup plus sombre et violent, il a su me faire oublier ma frustration à la lecture de son prédécesseur, qui manquait de frisson à mon goût. La proie ne déçoit pas à ce niveau, bien au contraire.

En plus d'être riche en action et en effroi, ce tome l'est également en révélations avec l'arrivée d'un personnage des plus fascinants, Ada, une programmatrice de « l'ancien monde » dont l'âme a été préservée artificiellement pendant des siècles.

Assez intelligente pour avoir les moyens de détruire le terrifiant Djinn Hob, elle se fait rapidement une petite place auprès de l'écurie de Tyron, même si elle est liée avec l'un de ses concurrents, un nouveau venu du nom de Tallus. Ada dévoile non seulement un génie incroyable, mais aussi de nombreuses informations sur la Terre telle qu'elle était avant la défaite de l'espèce humaine et l'avènement des Djinns.

On retrouve évidemment aussi les personnages du premier tome, et si je doute que quiconque déplore le rôle mineur auquel est réduit Palm, il est très agréable de voir Deinon un peu plus au centre de l'intrigue. Quant à Kwin, elle m'a parue plus supportable.

En revanche, Leif continue à m'agacer. Dans le premier tome, c'était à cause de l'influence que la fille de Tyron avait sur lui, mais il apparaît désormais clairement qu'il n'a pas besoin d'elle pour que ses réactions frôlent la stupidité. Le fait qu'il accepte d'être tatoué au visage sans réfléchir aux conséquences que cela pourrait impliquer, lorsqu'il révèle brusquement (et sans raison aucune) ses origines qu'il devait pourtant garder secrètes... Et malgré cela, il déclare lui-même vouloir prouver qu'il n'est pas un tas de muscles sans cervelle. Mouais... Un peu paradoxal, à la vue de ses actes.

Malgré cela, ce tome n'en demeure pas moins excellent et, grâce à lui, j'ai enfin complètement accroché à la saga. J'attends avec impatience de lire la suite, en espérant qu'elle soit encore meilleure, si tant est que cela soit possible.

mercredi 7 février 2018

Insaisissable T.1 : Ne me touche pas

Titre : Insaisissable T.1 : Ne me touche pas
Auteur : Tahereh Mafi
Édition : Michel Lafon
Pages : 373
Note : 2.5 / 5
« Ne me touche pas » je lui murmure. Je mens mais ne lui dis pas. J’aimerai qu’il me touche mais ne lui dirais jamais. Des choses arrivent quand on me touche. Des choses étranges. De mauvaises choses. Des choses mortelles. Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un accident. Un crime. 264 jours sans parler ni toucher personne. Jusqu’au moment où un gardien vient partager sa cellule. Derrière sa nouvelle apparence, elle le reconnaît : c’est Adam, celui qu’elle aime en secret depuis toujours.



Avis de Cyrlight




Insaisissable : Ne me touche pas est le premier tome d'une saga ayant pour héroïne Juliette, une jeune fille qui ne peut avoir de contact physique avec autrui, car sa peau provoque d'atroces souffrances menant à la mort. À la suite d'un accident, elle est internée pendant plus de deux cents jours, jusqu'à ce qu'on lui impose un compagnon de cellule prénommé Adam, une ancienne connaissance.

Que dire à propos de ce livre ? Déjà, l'écriture. J'imagine que soit on aime le style de l'auteur, soit on le déteste. Au bout de quelques chapitres, il m'est apparu évident que je le détestais. Les phrases rayées sont à première vue originales, mais elles n'apportent strictement rien et ne sont là que pour dire tout et son contraire, ce qui tourne vite en rond. Les répétitions sont pesantes, tout comme certaines tournures et les images qui ponctuent le texte m'ont fait plus d'une fois lever les yeux au ciel.

Quant à l'histoire, on pourrait la résumer autrement : vous prenez le premier film X-men (une fille que personne ne peut toucher, Malicia, un endroit où elle découvre qu'elle n'est pas la seule à avoir un don, l'école du professeur Xavier...) et vous en faites un scénario nunuche à l'eau de rose. Voilà ce qu'est Insaisissable.

Les personnages ne sont pas attachants, à une ou deux exceptions près. Juliette est affligeante de mièvrerie, toujours en train de se lamenter, mais qui est en même temps la fille bien qui ne veut faire de mal à personne. Adam est l'archétype du protagoniste masculin beau, fort, courageux. Seul Wagner change des méchants qu'on a l'habitude de croiser : il est tellement inconstant, versatile et fou que c'en est pathétique.

Pendant environ deux cents pages, je me suis demandé où le scénario était censé mener, tant il n'avançait pas. La Terre va mal, les gens meurent de faim, la Restauration est censée œuvrer dans l'intérêt de l'humanité, mais c'est à peu près tout ce qu'on sait, puisque l'histoire ne se focalise que sur Juliette et ses sentiments.

Autre chose de foncièrement agaçant dans ce livre, les exceptions. Personne ne peut toucher Juliette. Sauf Adam, son petit ami, ce qui permet une pléthore de scènes plus ou moins sensuelles. Et Wagner, le timbré persuadé qu'elle finira par lui tomber dans les bras. Personne non plus ne peut traverser une zone radioactive sans être irradié. Sauf Juliette. Et Adam. Et Kenji parce qu'il fallait bien le débarrasser de son traceur.

La fin remonte légèrement le niveau, parce que Kenji et le petit frère d'Adam sont autrement plus sympathiques que les personnages que l'on a suivis jusque-là, ce qui donne l'espoir d'une suite meilleure. Sans cela, je pense que je n'aurais pas le courage d'aller plus loin.

vendredi 26 janvier 2018

Arena 13 T.1

Titre : Arena 13 T.1
Auteur : Joseph Delaney
Édition : Bayard
Pages : 379
Note : 3 / 5
Les temps sont funestes pour l’humanité, qui a presque disparu de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entouré par une infranchissable barrière de brouillard. Au-delà, personne ne sait ce qu’est devenu le monde. Dans les arènes de Gindeen, la seule ville du pays, des combats se succèdent toute la journée. Dans l’Arène 13, on mise sur celui qui, le premier, fera couler le sang, on parie sur celui qui trouvera la mort... Un jour, un jeune garçon, Leif, arrive à Gindeen... Son ambition ? Combattre dans l’Arène 13 et défier Hob qui terrorise les habitants et vole leurs âmes. Il veut prendre sa revanche sur l’infâme créature qui a détruit sa famille, devrait-il y laisser la vie.



Avis de Cyrlight




Arena 13 est le premier tome d'une nouvelle saga écrite par Joseph Delaney, principalement connu pour être l'auteur de L'Épouvanteur. Pas de Thomas Ward ou de John Gregory, cette fois-ci, mais un nouveau héros répondant au nom de Leif et de nouvelles créatures, les Djinns.

C'est dans un univers mi-médiéval mi-dystopique que nous entraîne cette aventure. Les humains, après avoir été vaincus par des machines devenues autonomes, ont été confinés dans Midgard, une infime portion du monde qui était autrefois le leur.

La couverture, sombre et sanglante, et le premier chapitre donnent le ton. C'est assurément à une histoire d'horreur que nous avons à faire, et pourtant... Je crois que je n'ai jamais été aussi frustrée par l'une de mes lectures que par celle-ci. Je m'attendais à beaucoup plus d'horreur, de frisson et de sang, mais j'ai été déçue.

Déjà, les combats dans l'Arène 13 ne sont pas aussi terribles qu'on pourrait l'imaginer. Il y a bien quelques duels à mort, mais ils sont assez rares, et les affrontements ne se font finalement presque jamais d'humain à humain, puisque ce sont les lacres, des robots-guerriers, qui mènent l'essentiel du combat.

La majeure partie de ce tome se concentre sur la formation de Leif en vue du Tournoi des Apprentis et l'action n'est pas au rendez-vous. Même lorsque quelque chose semble se présager, la tension retombe très vite (je pense notamment à la capture de Leif et Kwin et aux secours qui surgissent pour les sauver avant de disparaître aussi vite qu'ils sont apparus).

La fin marque tout de même un tournant à ce niveau et est plus à la hauteur de mes attentes, avec l'horrible trépas de l'un des personnages et la présence de Hob. J'espère que le tome 2 poursuivra dans cette voie plus sombre et qu'elle nous dévoilera des informations sur les éléments les plus intrigants de l'histoire, comme les lacres ou la Barrière.

Les personnages, quant à eux, m'ont laissé un sentiment mitigé. J'ai beaucoup apprécié Tyron, malgré sa attitude parfois bourrue, la prévenance de sa fille Tina et de son époux Kern, et même Palm, en dépit de son caractère méprisable, ne m'a pas déplu. S'il a des airs d'enfant pourri-gâté, ce n'est rien à côté de la capricieuse, égoïste et manipulatrice Kwin.

À cause d'elle, j'ai également eu du mal à adhérer à Leif, parce qu'il m'a agacée à se laisser entraîner dans toutes ces histoires qui lui ont valu un tas d'ennuis par la faute de Kwin, qui ne s'intéresse finalement à lui que lorsque ça l'arrange, et qui l'oublie ensuite en présence de son petit ami.

Je ne cacherai pas que cette lecture a été pour moi une déception. En tant que fan de L'Épouvanteur, je m'attendais à plus de la part de la nouvelle œuvre de Joseph Delaney, et j'espère que la suite d'Arena 13 saura me faire oublier ce sentiment que m'inspire le premier tome.

mercredi 22 novembre 2017

La Sélection T.1

Titre : La Sélection T.1
Auteur : Kiera Cass
Édition : Robert Laffont
Pages : 343
Note : 2.5 / 5
Elles sont trente-cinq jeunes filles : la Sélection s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le coeur du prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l'oeil des caméras... Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés...




Avis de Cyrlight




La Sélection est le premier tome d'une saga dystopique où les États-Unis sont devenus un royaume nommé Illéa et où America, l'héroïne, est sélectionnée afin de participer à une téléréalité, qui a pour but de trouver une épouse au prince. Le problème, c'est qu'elle est déjà amoureuse.

Tout d'abord, ceux qui ont lu Hunger Games ne pourront s'empêcher d'établir de nombreux parallèles avec ce roman. Plus les castes sont basses et plus les gens meurent de fin, la téléréalité (mis à part que l'arène est un palais), le triangle amoureux, le présentateur exubérant... Difficile de passer à côté !

Pour ce qui est de l'histoire en elle-même... C'est creux. C'est très très creux. Le contexte géopolitique n'est absolument pas exploré (on se contente de deux ou trois lignes à l'occasion), alors qu'il y aurait tant eu à dire, notamment sur les rebelles. Et comment la famille royale peut-elle être aussi appréciée, en particulier par ceux qui vivent plus ou moins dans la misère ? Ils sont tout de même responsables de la situation du pays, non ?

Cela vaut aussi pour l'époque. La Sélection se déroule trois cents ans dans le futur, mais les gens ont encore des téléphones portables et des télévisions ordinaires, ils voyagent en avion... À l'allure où la technologie évolue, celle mise en scène est beaucoup trop proche de la nôtre pour qu'on puisse croire que tant d'années se sont écoulées.

Les personnages ne s'en sortent guère mieux. America est une héroïne rebelle comme on en voit beaucoup trop souvent pour qu'elle se démarque du lot, ce qui est assez ironique puisque ce trait de caractère est censé faire sa particularité. Aspen est versatile au possible et ses réactions semblent juste servir à faire rebondir l'histoire (sans parler de sa subite réapparition vers la fin) et Maxon est si gentil, si généreux et si bienveillant qu'il en devient insipide.

Enfin, l'intrigue ne présente aucun suspense. On s'attend déjà à tout ce qui va se passer. La sélection d'America, le prince qui la prend en affection, la guéguerre avec Céleste, l'intégration de l'Élite... À aucun moment on est véritablement surpris par la tournure prise par l'histoire, tout est trop attendu.

Si vous aimez les romances simplettes qui se lisent vite, alors vous apprécierez sûrement La Sélection, mais si vous cherchez quelque chose d'un tant soit peu profond, je vous conseille de passer votre chemin.

dimanche 13 août 2017

Divergente T.3 : Au-delà du mur

Titre : Divergente T.3 : Au-delà du mur
Auteur : Veronica Roth
Édition : Pocket Jeunesse
Pages : 528
Note : 1.5 / 5

Différente. Déterminée. Dangereuse. DIVERGENTE.
Le règne des factions a laissé place à une nouvelle dictature. Tris et ses amis refusent de s'y soumettre. Ils doivent s'enfuir.
Mais que trouveront-ils au delà de la clôture ?
Et si tout n'était que mensonge ?







Avis de Cyrlight



Attention, cette chronique contient des spoilers.

Après un excellent premier tome et un second médiocre, Au-delà du mur conclut la saga Divergente par une amère déception. Lors de ma critique de L'insurrection, j'avais émis le souhait que cet ultime volet soit meilleur, mais hélas, ce n'est pas le cas.

Après avoir passé deux romans à suivre la narration de Tris, voici que l'auteur a choisi d'alterner avec Tobias. Si elle précise à chaque début de chapitre qui parle, on a tôt fait de l'oublier tant l'écriture est monocorde. Rien ne distingue les récits de l'un par rapport à ceux de l'autre. En plus de s'exprimer à la première personne, ce qui limite l'identification, l'expression est la même pour Tris et pour Tobias, si bien qu'on s'embrouille facilement.

C'est l'un des défauts majeurs de ce dernier tome, mais c'est loin d'être seul, le pire étant probablement Tris. Si, à force de mensonges et de manipulations, elle était déjà devenue passablement agaçante dans L'insurrection, cela ne fait qu'empirer. Elle sait tout, anticipe tout, réussit tout et a toujours raison. En plus d'être une super-divergente et, désormais, un gène pur, elle est immunisée contre tous les sérums, y compris le plus (littéralement) mortel d'entre eux.

En parlant de mort, la sienne semble beaucoup diviser les lecteurs. Pour ma part, je n'ai rien contre le fait que l'on tue un personnage principal. Au contraire, je préfère encore cela au héros qui s'en sort toujours indemne malgré le danger. Le problème, c'est que celle de Tris tombe presque comme un cheveu sur la soupe. Elle survit à tout, mais elle meurt trop « bêtement ». Moyen de la transformer en martyr ou de nous montrer qu'elle n'est pas invincible, après avoir sous-entendu le contraire pendant un millier de pages et demi ? Dans les deux cas, c'est un échec.

C'est également ce que l'on pourrait dire des révélations qui surviennent dans ce tome. Toute cette histoire autour de l'ADN est si abracadabrante qu'elle paraît difficilement crédible. Et puis, cette idée de pouvoir reprogrammer les mémoires à zéro pour effacer des esprits ce qui arrange le gouvernement est beaucoup trop simple à mon goût, tout cela pour persuader l'humanité que la cause des conflits sont les gènes déficients et leur faire oublier que les guerres existaient déjà bien avant ces manipulations génétiques. Quel intérêt, hormis celui de s'enfoncer un peu plus dans l'erreur ?

Tris est au cœur de cette nouvelle société qu'ils découvrent au Bureau puisqu'elle est divergente (au contraire de Tobias qui, finalement, n'en est pas un), mais personne ne semble se soucier d'Uriah, alors qu'il est pourtant censé être lui aussi un gène pur. Si de nouveaux personnages font leur apparition, les anciens sont presque relégués au second plan. Peter et Caleb, qui ne manquaient pourtant pas d'intérêts, sont complètement délaissés, pour ne pas dire catalogués avec une étiquette « pas gentil » collée dans le dos et remisés dans un placard jusqu'aux derniers chapitres.

Au fil de ma lecture, je n'ai eu qu'une hâte, en finir avec cette trilogie. Non pas que je me sois ennuyée, car ce tome se lit aussi vite et aussi facilement que les précédents, mais parce qu'il valait mieux arrêter le massacre dans les plus brefs délais. Autant le premier volume m'avait emballée, autant j'ai vite eu la confirmation, après le second tome dont j'étais ressortie plus mitigée, qu'une histoire si prometteuse à ses débuts achevait de partir en quenouille.

Cette saga n'a pas été à la hauteur des attentes que je plaçais en elle, ce qui est vraiment dommage. Le premier tome met l'eau à la bouche, mais c'est avec un goût amer que j'ai refermé le dernier, accompagné par un sentiment de gâchis. C'est regrettable, mais c'est ainsi.

dimanche 6 août 2017

Divergente T.2 : L'insurrection

Titre : Divergente T.2 : L'insurrection
Auteur : Veronica Roth
Édition : Pocket Jeunesse
Pages : 528
Note : 2 / 5


Différente. Déterminée. Dangereuse. DIVERGENTE. Le monde de Tris a volé en éclats. La guerre a dressé entre elles les factions qui régissent la société, elle a tué ses parents et fait de ses amis des tueurs. Tris est rongée par le chagrin et la culpabilité. Mais elle est divergente. Plus que tout autre, elle doit choisir son camp. Et se battre pour sauver ce qui peut encore l'être.





Avis de Cyrlight



Si le premier tome de cette saga était plutôt bon, celui-ci est nettement en-dessous. Le problème réside essentiellement dans l’évolution des personnages et des relations qu’ils entretiennent entre eux. Attention, les lignes ci-dessous contiennent des spoilers.

S’il y avait une réelle alchimie entre Tris et Tobias dans Divergente, ils passent cette fois-ci tout le livre à se quereller, et souvent pour des raisons plus qu’idiotes, puisqu’il lui reproche de ne pouvoir lui faire confiance, et elle d’avoir ses secrets, ce qui tourne vite en rond.

Commençons par Tris. Elle est tout simplement insupportable. Elle passe son temps à mentir à tout le monde, et ce avec une facilité déconcertante, alors qu’elle était immédiatement démasquée dès qu’elle tentait de masquer la vérité dans le premier tome. Comme si cela ne suffisait pas, elle est principalement guidée par une pulsion qui peut être qualifiée de suicidaire, bien loin de l’altruiste audacieuse que l’on a connue.

Vient ensuite Quatre/Tobias. Ou plutôt ne vient pas, parce qu’il se démarque par son inutilité chronique. Mis à part se disputer avec Tris, il ne sert presque à rien pendant les deux premiers tiers de l’ouvrage. Tout le charisme qu’il dégageait avant semble s’être envolé et il faut attendre les dernières pages pour qu’il redevienne fidèle à lui-même, ce qui survient trop tardivement.

Les personnages principaux sont ancrés dans leurs prises de position et ne s’en détachent pas, ce qui devient vite lassant. À cause de cela, une grande partie de l’histoire est attendue, et les multiples trahisons de Tris ne se dénombrent même plus.

C’est Caleb qui parvient à causer la surprise, lorsque l’on apprend sa véritable allégeance, mais c’est à peine si l’auteur s’attarde dessus. Quelques lignes lui sont accordées pour justifier ses motivations, qui demeurent relativement sous-développées. Il y aurait pourtant eu matière à dire.

En raison de cette déception engendrée par la plupart des personnages, j’ai réussi à éprouver de la peine pour Eric lors de son exécution. S’il était cruel, monstrueux et un ennemi avéré, il avait au moins le mérite d’être resté fidèle à lui-même, ce qui n’est pas le cas des autres.

Seul Peter obtient une évolution correcte, qui le rend beaucoup plus sympathique aux yeux du lecteur. Il apparaît comme une véritable bouffée d’oxygène lors de la captivité de Tris chez les Érudits et relance l’intérêt que l’on peut porter à l’histoire en s’y présentant comme l’un des éléments les plus intéressants de ce tome (ce qui n’est pas peu dire !).

L’action aurait pu compenser la mauvaise direction prise par les personnages, mais hélas, elle n’est pas plus au rendez-vous. Les rebondissements sont rares et c’est à peine si l’on ressent un seul frisson d’excitation au fil des pages, alors que le combat final du premier tome était riche en émotions.

En conclusion, je dirais que la saga Divergente commençait très bien, mais que cette suite n’a pas été la hauteur de mes attentes. J’espère sincèrement que le troisième et dernier tome saura remonter le niveau à hauteur du premier, sans quoi cela serait pour moi une amère déception.

mercredi 19 juillet 2017

Divergente T.1

Titre : Divergente T.1
Auteur : Veronica Roth
Édition : Pocket Jeunesse
Pages : 504
Note : 3.5 / 5


Différente. Déterminée. Dangereuse. DIVERGENTE Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions. À 16 ans, elle doit choisir son appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d'aptitudes n'est pas concluant. Elle est divergente. Ce secret peut la sauver... ou la tuer.






Avis de Cyrlight



Divergente est l’une des œuvres majeures qui ont marqué le « phénomène dystopie ». On y suit Béatrice, une jeune fille qui cherche sa place dans une société post-apocalyptique divisée en cinq factions. Native des Altruistes, elle intègre les Audacieux après avoir découvert sa divergence.

Ce premier tome se lit très vite, grâce à une écriture fluide et simpliste, parfois même un peu trop. Certaines descriptions gagneraient à être plus étoffées, même si ceux qui, comme moi, ont vu le film avant n’auront aucun mal à imaginer le décor, car l’adaptation est relativement fidèle.

Les personnages sont intéressants, mais on pourrait leur reprocher de ne pas se démarquer les uns des autres, bien qu’ils aient tous une personnalité propre. Christina, Will, Éric, Tori et cie sont omniprésents tout au long du récit, mais en demeurant relativement à l’arrière plan.

Quant à Tris et Quatre, s’il fallait leur trouver un défaut, ce serait qu’ils n’échappent pas aux clichés. L’héroïne qui se démarque du reste de la population par sa différence et le beau ténébreux qui s’éprend de la fille qui s’auto-considère « pas assez bien » ont déjà été vus à maintes reprises dans la littérature jeunesse.

Autre point négatif à souligner, les réactions paradoxales de Tris, tantôt agressive, tantôt passive. Attention aux spoilers, puisque je suis sur le point d’évoquer les derniers chapitres. Elle n’hésite pas à abattre son ami Will, qui menace de la tuer sous l’emprise d’une simulation, sans même réfléchir, mais elle serait prête à laisser Quatre l’assassiner alors que l’interruption du massacre des Altruistes repose entièrement sur ses épaules.

En dépit de cela, Divergente n’en demeure pas moins un début de saga prometteur, qui nous entraîne au fil des pages jusqu’au tome suivant. L’action, l’amitié et la romance s’entremêlent pour former un ensemble addictif qui ravira les amateurs de dystopie et de romans jeunesses. Je le recommande à ceux qui se reconnaissent dans ces catégories, et je conseille aux autres de se laisser tenter.