Affichage des articles dont le libellé est triangle amoureux. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est triangle amoureux. Afficher tous les articles

vendredi 10 mai 2019

Les Orphelins de Kersey

Titre : Les Orphelins de Kersey
Auteur : Leila Meacham
Édition : Charleston
Pages : 556
Note : 3.5 / 5
1979. Catherine Ann est encore une petite fille lorsqu'elle perd ses parents dans un accident de voiture en Californie. Au Texas, chez sa grand-mère, elle fait la connaissance de deux garçons, John et Trey, également orphelins, qui décident de la protéger. Ils forment un trio remarquable, elle la plus belle fille de la région, eux des champions de football américain adulés par leur petite ville du Texas. En grandissant, ils nourrissent le projet de partir tous les trois à l'université. Mais, à la veille d'un match, une mauvaise blague vire à la tragédie. Le trio se déchire et les trois inséparables doivent apprendre à vivre chacun de leur côté. Le passé est-il éteint pour toujours ? Une histoire d'amitié et de triangle amoureux pleine de suspense et de rebondissements.


Avis de Cyrlight



Les Orphelins de Kersey est un roman de Leila Meacham, qui relate la rencontre de trois enfants au Texas, puis de leur vie qui en découle. Cathy, après avoir perdu ses parents, est adoptée par sa grand-mère. Quoique réticents dans un premier temps, Trey et John, les deux stars de football américain du collège, acceptent de la prendre sous leur aile.

Eh bien ! Je crois que je n’avais pas été aussi perplexe au terme d’une lecture depuis que je me suis lancée dans le manga To your eternity... Une fois encore, je serais bien en peine de dire si j’ai véritablement apprécié cette œuvre ou non.

Une chose est certaine, je l’ai préférée au Ranch des trois collines, le seul autre roman de Leila Meacham que j’ai lu à ce jour. Je reprochais à ce dernier d’être un peu trop plat et de s’étirer en longueur, ce qui n’est pas le cas ici. Les Orphelins de Kersey nous tient en haleine jusqu’au bout, car il est rythmé par de nombreuses péripéties.

Qu’est-ce qui me rend si dubitative, alors ? Pour être franche, si j’ai apprécié l’histoire dans son ensemble, je crois que les actes et les ressentis des personnages mis bout à bout me laissent sceptique. Plus d’une fois, j’ai froncé les sourcils, allant même jusqu’à trouver incohérents certains points de l’intrigue.

Déjà, j’ai eu du mal à m’attacher au trio principal. Trey est rapidement présenté comme quelqu’un d’antipathique, et je l’ai détesté dans un premier temps, mais il est au final celui pour qui j’ai ressenti le plus d’empathie. C’est un salaud, oui, et il ne cherche aucunement à le nier. Il finit même par endosser ce rôle de son plein gré.

Au contraire, j’ai détesté l’attitude de Cathy à l’adolescence, celle de ne voir en John qu’un bon copain, alors que Trey, en dépit de son charme évident, accumulait tous les défauts. Je trouve d’ailleurs cela très ironique lorsque, par la suite, elle prétendra ne pas être tombée amoureuse de John « par défaut », alors qu’on peut facilement en déduire que ses sentiments pour lui n’auraient jamais évolué si Trey était resté dans les parages. Qui plus est, elle se réjouit d’apprendre que John est le vrai père de son fils, sans même songer que si tel n’avait pas été le cas, Trey ne l’aurait peut-être jamais abandonnée.

Ce dernier m’a également désemparé plus d’une fois. Puisqu’il était convaincu que John et Cathy l’avaient trahi, pourquoi avoir fait des dons pour les œuvres de John, tout en laissant Cathy et son enfant dans l’embarras ? Pourquoi s’être marié à deux reprises, perdant ainsi une grande fortune dans les divorces, alors qu’il était clairement incapable d’aimer depuis son départ de Kersey ?

En revanche, je n’arrive pas à le blâmer de ne pas avoir révélé la vérité à propos de Will. Après tout, il avait le sentiment d’avoir été poignardé dans le dos, et Cathy elle-même a par la suite renoncé à épouser John pour ne pas le détourner de sa vocation de prêtre. Les personnages ont tous fait des choix, or seuls ceux de Trey semblent être désapprouvés. Cela se confirme d’ailleurs lors du dénouement, puisqu’il paie pour une personne qui avait des mœurs encore plus dissolues que les siennes.

La temporalité mise en place par l’auteur m’a aussi perturbée. On s’attarde longuement sur l’enfance, puis l’adolescence du trio, mais ensuite, des années de vie s’entassent pêle-mêle en l’espace de quelques chapitres. Le pire étant de loin le fiancé que Cathy paraît presque tirer de son chapeau, tout cela pour qu’il disparaisse en mode Remember me (les cinéphiles auront peut-être la référence) dans la foulée.

Quant à la scène de la mort de Trey, je ne me l’explique pas vraiment. J’imagine que la romancière a voulu brouiller les pistes, mais le problème est que, sur l’instant, tout porte véritablement à croire que c’est bien Cathy qui se trouvait au volant de la voiture. En tout cas, j’ai trouvé ce passage maladroit, à la vue de ce que l’on apprend par la suite.

Au final, je dirais que la lecture de ce roman a été agréable. Il est bien écrit, très prenant, et Trey, en dépit de ses défauts et de ses actes, m’a beaucoup touchée. Néanmoins, son contenu m’a laissée dubitative à maintes reprises, raison pour laquelle j’ai tant de mal à avoir un avis bien arrêté sur cette histoire. Je ne peux donc que vous conseiller de la lire pour vous faire votre propre opinion.

vendredi 19 octobre 2018

Love Mission T.2

Titre : Love Mission T.2
Auteur : Ema Tomaya
Édition : Pika
Pages : 160
Note : 4 / 5

Yukina n’est pas encore prête pour parler d’amour dans ses romans et sa popularité est en baisse. Loin de s’avouer vaincue, elle continue à jouer les tortionnaires avec Shigure afin qu’il lui en enseigne un peu plus sur les sentiments amoureux. La réalité dépasse vite la fiction et nos deux adolescents commencent à éprouver de curieuses sensations. Ce qui intrigue Akira, qui veille jalousement sur Yupina, et l’incite à vouloir entrer dans la ronde ! Un triangle amoureux semble être en train de se former...



Avis de Cyrlight



Dans ce second tome de Love Mission, Yukina perd son titre d’auteur nº1 et est fermement décidée à le reconquérir, mais pour cela, il lui faut plus de scènes d’amour, et par conséquent poursuivre son « apprentissage » auprès de Shigure. Une situation qui ne plaît pas du tout à Akira...

À présent que Shigure a percé à jour le point faible de Yukina, il espère se libérer du joug de celle-ci, mais la jeune fille est loin d’avoir dit son dernier mot. Elle continue à lui imposer des missions, cependant tout bascule lorsque l’adolescent décide d’improviser.

J’ai beaucoup apprécié le fait que Yukina, en dépit de ses efforts pour fabriquer un sentiment amoureux, prenne peu à peu conscience que cela ne se provoque pas, mais doit avant tout être ressenti. Elle s’ouvre progressivement aux émotions, tandis qu’un triangle se met en place.

En effet, Akira est épris de sa cousine et il est bien décidé à lui montrer ce qu’est l’amour, là où Shigure n’agit que sous la contrainte. Ce dernier gagne toutefois en ambiguïté au fil du tome, et ne semble plus aussi indifférent ou mesquin qu’il l’a paru de prime abord.

L’histoire se poursuit, toujours relativement simple, mais non moins agréable à lire. Peut-être ce jeu de chat et de souris finira-t-il par lasser au bout de quelques tomes, mais en attendant, il est plaisant à suivre.

vendredi 18 mai 2018

Secret sweetheart T.4

Titre : Secret sweetheart T.4
Auteur : Kotomi Aoki
Édition : Soleil
Pages : 192
Note : 3 / 5



Iku et Yano se rapprochent de plus en plus. Le jeune homme prend plaisir à taquiner son amie mais aussi Yori qui ne peut s’empêcher de s’inquiéter de voir tourner autour de sa soeur son encombrant ami.







Avis de Cyrlight



Bien que ce quatrième tome de Secret sweetheart fasse quelque peu office de transition, je l'ai préféré aux autres. Yori est à l'internat loin de chez lui et Iku décide de gagner de l'argent en travaillant pour pouvoir lui rendre visite, mais c'est sans compter sur Yano qui s'intéresse particulièrement à elle.

Le point positif de ce tome, c'est l'humour. Il est très drôle, beaucoup plus léger que les autres et l'absence de scènes érotiques n'est pas pour me déplaire. Je reprochais précédemment la niaiserie exagérée d'Iku, mais elle retrouve cette fois son côté candide et adorable qui prête à sourire. Quant à son petit chiot, il est tout aussi craquant.

J'aime beaucoup Yano, le garçon que Yori a mis dans la confidence de son secret (ce dont il aurait mieux fait de s'abstenir, soit dit en passant). Il est bien plus agréable que le frère d'Iku et si lui aussi éprouve des sentiments pour la jeune fille, ils semblent moins égoïstes, moins malsains. (Par malsain, je ne fais pas référence au lien de parenté des jumeaux, mais à la manipulation et aux coups tordus dont Yori accable sa sœur.)

Des rebondissements sont à prévoir pour la suite, avec le triangle amoureux qui est en train de se former, l'arrivée de Tomoka dans le même lycée que Yori et surtout la révélation qui clôturait le tome 3, sur laquelle aucune information n'a été fournie. À voir comment tout cela évolue.

samedi 24 mars 2018

Insaisissable T.2 : Ne m'échappe pas

Titre : Insaisissable T.2 : Ne m'échappe pas
Auteur : Tahereh Mafi
Édition : Michel Lafon
Pages : 453
Note : 1.5 / 5
Réchappée des griffes du terrible Warner, Juliette trouve pour la première fois la force de se battre et de rêver à un avenir avec Adam, celui qu’elle croyait avoir perdu pour toujours. Mais Warner n’a pas l’intention d’abandonner sa proie.
De retour à la base, tout en se remettant de sa blessure presque fatale, le fils du dictateur, Warner, doit contrôler ses soldats et réprimer toute forme de rébellion dans le secteur qu’il dirige. Toujours aussi obsédé par la fuite de Juliette, il veut avant tout la retrouver, quoi qu’il lui en coûte. Il n’a pas non plus oublié ceux qui ont permis l’évasion de la jeune fille, Adam et Kenji, à qui il compte bien faire payer cher leur trahison.
Mais quand le Commandant Suprême, le père de Warner, arrive pour corriger les erreurs de son fils, il est clair que le sort de Juliette ne lui tient pas tant à cœur. Warner ne peut pourtant pas courir le risque de perdre celle qu’il considère comme la clef de voûte de son plan de victoire secret…



Avis de Cyrlight




Après Ne me touche pas, on retrouve les personnages d'Insaisissable là où on les avait laissés à la fin du premier tome. Malicia... Pardon, Juliette a intégré l'école du Professeur X... Je veux dire le Point Oméga et apprend à maîtriser ses nouveaux pouvoirs.

Enfin, apprendre, c'est un bien grand mot. Si je devais résumer correctement l'histoire, je dirais surtout qu'elle pleure, qu'elle geint, qu'elle se lamente, puis qu'elle repleure en se lamentant sur son sort de malheureuse petite fille égoïste.

Car oui, dans ce roman, cette pauvre Juliette a le cœur brisé. Il s'avère que, finalement, Adam ne peut pas la toucher (non, l'histoire ne tourne pas en carré, du tout...) Pour sa propre sécurité, elle décide de le quitter et de mettre de la distance entre eux, parce qu'elle est gentille et qu'elle ne veut pas faire souffrir les gens.

En revanche, et ce malgré les nombreuses réprimandes de Kenji et de Castle, elle se préoccupe peu de ce qui se passe dans le monde et des populations qui souffrent sous le joug cruel du Rétablissement, préférant continuer à se morfondre sur ses états d'âme plutôt que de s'entraîner afin de prendre part à la guerre destinée à renverser l'oppresseur.

Pardon, je devais faire un résumé, mais il s'avère que j'ai raconté les trois quarts du livre, parce qu'il ne se passe quasiment rien d'autre. Juliette est agaçante au possible, Adam ne sert à rien d'autre qu'à lui offrir des occasions de pleurnicher davantage... jusqu'à la réapparition de Warner, la seule autre personne capable de toucher Juliette.

Vous savez, cet homme qu'elle déteste, qui est complètement fou et bipolaire, et qu'elle rêve de voir mort ? Bah en fait, elle ne le déteste pas, elle se rend compte qu'il y a du bon en lui et elle veut qu'il survive (non, l'histoire ne tourne toujours pas en carré...)

Et puis, c'est assez pratique, dans le fond. Son petit ami ne peut plus la toucher, et voilà qu'arrive un autre homme, plutôt beau gosse et finalement pas si haïssable, qui en a le pouvoir. Vous sentez venir le triangle amoureux ? Heureusement qu'ils ne sont pas cinquante à être immunisés contre son toucher mortel, sinon qu'est-ce que ce serait !

Quant à Warner, parlons-en... Il est méchant, mais pas tant que ça, mais peut-être que si, mais ce n'est pas sa faute... Histoire de rajouter du pathos (comme si Juliette n'en fournissait pas assez à elle seule), il a le droit à son background de petit garçon traumatisé par son père et qui aime profondément sa mère malade. Oui, vous comprenez, pour que Juliette tombe amoureuse de lui, il ne faut pas que ce soit un méchant méchant, sinon ce serait complètement amoral. Un méchant avec des excuses, ça passe mieux.

Pour ce qui est de l'action, il faut attendre la toute fin du livre, une fois que Juliette a (presque) fini avec ses caprices de midinette. À ce moment-là, elle se transforme en héroïne trop forte, trop belle, trop géniale (trop Mary-Sue) et s'implique enfin dans la guerre menée par le Point Oméga.

Le problème, c'est qu'on ne sait que le strict minimum des tenants et aboutissants d'un tel conflit. Même à présent que Juliette n'est plus confinée dans une cellule, on ignore encore quasiment tout du monde, de comment il en est arrivé là et de ce qui s'y passe réellement. L'auteur se concentre tellement sur les apitoiements de sa protagoniste qu'elle semble en avoir oublié de développer l'univers dans lequel elle évolue (ou pas).

On ne va pas se mentir, ce tome est une calamité. Lourd, ennuyeux, inutile, et tout du long duquel on n'a qu'une envie : le jeter à la tête de Juliette. Seul Kenji remonte le niveau, car il est à peu près censé, rationnel et logique, ce qui fait défaut aux autres personnages, mais c'est loin de suffire pour rendre cette lecture supportable.

Si vous avez été moyennement convaincu par Ne me touche pas ou par le style très spécial de l'auteur, ne soyez pas aussi masochiste que moi et épargnez-vous la suite. Mon plus gros regret est d'avoir le dernier tome en ma possession, ce qui fait que je me sentirai tôt ou tard obligée de le lire.

mercredi 22 novembre 2017

La Sélection T.1

Titre : La Sélection T.1
Auteur : Kiera Cass
Édition : Robert Laffont
Pages : 343
Note : 2.5 / 5
Elles sont trente-cinq jeunes filles : la Sélection s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le coeur du prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l'oeil des caméras... Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés...




Avis de Cyrlight




La Sélection est le premier tome d'une saga dystopique où les États-Unis sont devenus un royaume nommé Illéa et où America, l'héroïne, est sélectionnée afin de participer à une téléréalité, qui a pour but de trouver une épouse au prince. Le problème, c'est qu'elle est déjà amoureuse.

Tout d'abord, ceux qui ont lu Hunger Games ne pourront s'empêcher d'établir de nombreux parallèles avec ce roman. Plus les castes sont basses et plus les gens meurent de fin, la téléréalité (mis à part que l'arène est un palais), le triangle amoureux, le présentateur exubérant... Difficile de passer à côté !

Pour ce qui est de l'histoire en elle-même... C'est creux. C'est très très creux. Le contexte géopolitique n'est absolument pas exploré (on se contente de deux ou trois lignes à l'occasion), alors qu'il y aurait tant eu à dire, notamment sur les rebelles. Et comment la famille royale peut-elle être aussi appréciée, en particulier par ceux qui vivent plus ou moins dans la misère ? Ils sont tout de même responsables de la situation du pays, non ?

Cela vaut aussi pour l'époque. La Sélection se déroule trois cents ans dans le futur, mais les gens ont encore des téléphones portables et des télévisions ordinaires, ils voyagent en avion... À l'allure où la technologie évolue, celle mise en scène est beaucoup trop proche de la nôtre pour qu'on puisse croire que tant d'années se sont écoulées.

Les personnages ne s'en sortent guère mieux. America est une héroïne rebelle comme on en voit beaucoup trop souvent pour qu'elle se démarque du lot, ce qui est assez ironique puisque ce trait de caractère est censé faire sa particularité. Aspen est versatile au possible et ses réactions semblent juste servir à faire rebondir l'histoire (sans parler de sa subite réapparition vers la fin) et Maxon est si gentil, si généreux et si bienveillant qu'il en devient insipide.

Enfin, l'intrigue ne présente aucun suspense. On s'attend déjà à tout ce qui va se passer. La sélection d'America, le prince qui la prend en affection, la guéguerre avec Céleste, l'intégration de l'Élite... À aucun moment on est véritablement surpris par la tournure prise par l'histoire, tout est trop attendu.

Si vous aimez les romances simplettes qui se lisent vite, alors vous apprécierez sûrement La Sélection, mais si vous cherchez quelque chose d'un tant soit peu profond, je vous conseille de passer votre chemin.