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dimanche 16 juin 2019

La 5e Vague T.1

Titre : La 5e Vague T.1
Auteur : Rick Yancey
Édition : PKJ
Pages : 636
Note : 3 / 5
1re VAGUE : EXTINCTION DES FEUX
2e VAGUE : DÉFERLANTE
3e VAGUE : PANDÉMIE
4e VAGUE : SILENCE
À l'aube de la 5e vague, sur une autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper... Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés.
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu'à ce qu'elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son ultime espoir de sauver son petit frère...


Avis de Cyrlight



La 5e Vague est le premier tome d’une saga jeunesse orientée science-fiction, qui met en scène une invasion extraterrestre. L’héroïne, Cassie, qui a survécu aux quatre premières Vagues qui ont coûté la vie à plus de sept millards d’humains, fait la promesse solennel à son petit frère, Sammy, de le retrouver, quels que soient les périls auxquels son serment l’expose.

L’histoire commence de manière originale. Comme la protagoniste ne manque pas de le souligner à plusieurs reprises, cette invasion extraterrestre est tout le contraire de l’image qu’on en a dans la plupart des cas. Pas de soucoupes volantes (si on excepte les drones et le ravitailleur), de créatures monstrueuses venues de l’espace, de rayons lasers destructeurs...

Non, juste des Vagues. La première pour priver l’espèce humaine de sa technologie. La seconde pour détruire la plupart de leurs infrastructures. La troisième pour réduire drastiquement leur nombre de 97% et la quatrième annonce la fin... Tout cela est très prometteur, mais malheureusement, les parties suivantes n’ont pas été à la hauteur.

Déjà, il n’y a que peu d’action, et l’on sent venir les retournements de situation à des kilomètres. Où se terrent les Silencieux ? Le prologue annonce la couleur, et le Camp des Cendres ne laisse plus planer aucun doute, aussi sait-on ce qui se cache derrière l’intrigue de Zombie à l’instant même où elle débute. Quels mystères entourent Evan Walker ? Là encore, on le découvre bien avant Cassie. Quant à la 5e Vague, elle est relativement décevante par rapport aux trois premières.

Pour ce qui est des personnages, je ne me suis pas spécialement attachée à eux. Ils ne m’ont pas déplu, mais pas emballée non plus. Nugget est assez touchant, j’ai bien aimé Nounours (même si ce n’est qu’une peluche), et si ma préférence va à Evan, je déplore sa mièvrerie dès qu’il est question de Cassie.

La forme du roman m’a également dérangée à plusieurs niveaux. Le langage, déjà. Je sais bien que ce sont des ados, que s’exprimer familièrement leur donne un côté plus réaliste, mais je ne suis pas fan de la familiarité à l’écrit, et encore moins de la vulgarité, or les « putain » sont légion dans ce livre (sans parler du reste).

L’alternance entre les personnages est aussi perturbante. On passe d’un narrateur interne à un narrateur externe, de Cassie à Zombie à Evan à Nugget... Il est facile de se perdre (même si on finit par s’y faire), d’autant que la chronologie revient fréquemment en arrière, puisque des choses sont racontées ou se déroulent en même temps, mais du point de vue des différents protagonistes.

On est donc loin du coup de cœur avec ce roman, mais l’intrigue est tout de même assez intéressante pour que je me laisse tenter par le second tome, d’autant qu’il y a encore tout ou presque à découvrir au sujet des Silencieux.

dimanche 5 mai 2019

Hunger Games T.2 : L'embrasement

Titre : Hunger Games T.2 : L'embrasement
Auteur : Suzanne Collins
Édition : PKJ
Pages : 429
Note : 3.5 / 5
Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s'agit surtout d'une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d'un rebellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n'hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l'aube des jeux de l'Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss...



Avis de Cyrlight



Ce second tome de Hunger Games est la suite directe du précédent. Katniss est de retour au district Douze et se prépare pour la Tournée des vainqueurs, qui va la conduire dans les autres secteurs de Panem. La population gronde, cependant, et le président Snow la menace de s’en prendre à ses proches si elle n’endigue pas ce soulèvement.

Si j’avais été très peu séduite par le premier tome, en raison de ses nombreuses longueurs et de sa fadeur dans l’écriture, qui ne m’avait pas fait ressentir la moindre émotion, j’ai davantage apprécié L’embrasement.

Déjà, les personnages sont plus intéressants. Enfin, les personnages secondaires. Tout comme dans l’opus précédent, j’ai été incapable de m’attacher à Katniss, Peeta et Gale. Je n’arrive pas à éprouver de l’affection ni de la compassion pour eux. J’irais même juste à dire que Katniss m’est antipathique, avec son côté Mary-Sue (une poignée de baies suffit à faire d’elle l’incarnation de la résistance, rien que ça...) et ses oscillations perceptibles entre les deux hommes de sa vie.

Les nouveaux venus, en revanche, ont tout de suite obtenu mon appréciation, en particulier Finnick et Johanna. (Le film n’y est sans doute pas étranger, puisque je l’ai vu avant et que je les avais déjà pris en sympathie à ce moment-là.) Ils confèrent une dimension plus humaine à l’intrigue, alors que dans le premier tome, les tributs, à l’exception de Rue, faisaient simplement office de chair à canon, et leur mort n’avait quasiment aucun impact.

En ce qui concerne l’histoire, là où je reprochais des longueurs au volume précédent, c’est cette fois-ci l’inverse qui se produit, avec des scènes qui se déroulent un peu trop rapidement à mon goût. J’aurais préféré que l’auteur s’y attarde davantage, car tout se passe assez vite, y compris le retour tant attendu dans l’arène, qui ne dure finalement pas longtemps.

Pas un chef-d’œuvre, donc, mais L’embrasement est une lecture tout de même plus sympathique que Hunger Games, premier du nom. Je conclurai un jour prochain la trilogie avec son ultime roman.

lundi 11 février 2019

L'Épreuve T.2 : La Terre Brûlée

Titre : L'Épreuve T.2 : La Terre Brûlée
Auteur : James Dashner
Édition : PKJ
Pages : 471
Note : 2.5 / 5

Et si la vie était pire hors du labyrinthe ?
Thomas en était sûr, la sortie du Labyrinthe marquerait la fin de l’Épreuve. Mais à l'extérieur il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d'ordre.... et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au cœur de cette Terre Brûlée, parviendra-t-il enfin à trouver la paix... et un peu d'amour ?



Avis de Cyrlight



Dans La Terre Brûlée, second tome de la saga L’Épreuve, Thomas, Newt et les autres Blocards survivants ont fini par quitter le Labyrinthe. Secourus, ils sont conduits dans un endroit sûr, du moins le croient-ils, jusqu’à ce qu’ils découvrent que leurs ennuis sont loin d’être terminés. Le WICKED les charge d’une nouvelle mission : traverser une terre dévastée par les éruptions solaires en moins de deux semaines.

Si j’avais trouvé le premier tome intéressant et plaisant, je ressors de la suite avec un sentiment plus mitigé. Le changement de décor augurait de la nouveauté et des révélations, mais j’ai surtout eu l’impression d’un n’importe quoi magistral dès le début du livre.

On nous annonce d’ailleurs clairement la couleur en indiquant aux Blocards que, désormais, ils ne doivent plus se fier à ce qu’ils voient, et en faisant disparaître « par magie » des dizaines de cadavres suspendus ou des fenêtres derrière lesquelles grouillaient des Fondus.

Si les éléments de ce genre étaient intrigants dans Le Labyrinthe (la connexion télépathique de Thomas et Teresa, l’issue invisible, les Griffeurs...), cette fois c’est trop, beaucoup trop. Entre une maladie qui ronge le corps et le cerveau au point de transformer les gens en zombies, le liquide argenté tueur qui prend la forme d’une boule géante, les cercueils qui surgissent de terre, les portes high-tech à flanc de caverne... Tout cela donne à l’histoire un côté vraiment sans queue ni tête pas très agréable, au point qu’on finit par cesser de chercher une logique et des explications.

Les personnages, plutôt attachants jusqu’à présent, sont désormais réduits au rang de simples pions destinés à faire avancer l’histoire. Seule Thomas, Teresa, Minho et la nouvelle venue, Brenda, tirent un peu leur épingle du jeu, mais les autres sont très en retrait, y compris Newt qui était pourtant l’un des protagonistes. Même Aris n’est pas spécialement marquant.

Quant à la fin, j’ai eu du mal avec l’attitude de Thomas et sa rancune envers Teresa. Elle m’a paru exagérée, à la vue du contexte où le plus important semble être de s’en sortir indemne, et paraît surtout être un prétexte pour détourner Thomas de Teresa au profit de Brenda.

Avis très partagé, donc, et je suis d’autant plus déçue que le premier tome était vraiment bon à mon goût. Je tenterai le troisième, histoire de connaître le fin mot de l’histoire, en espérant que cela ne fasse pas comme Divergente, où chaque roman est moins bon que le précédent.

mardi 8 janvier 2019

Time Riders T.2 : Le jour du prédateur

Titre : Time Riders T.2 : Le jour du prédateur
Auteur : Alex Scarrow
Édition : PKJ
Pages : 596
Note : 3 / 5
Ne jouez pas avec le temps...
Liam O'Connor aurait dû mourir en mer en 1912.
Maddy Carter aurait dû mourir en avion en 2010.
Sal Vikram aurait dû mourir dans un incendie en 2026.
Mais une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter.
Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne changent l'Histoire.
Suite à une erreur de Maddy, Liam se retrouve bloqué 65 millions d'années en arrière, sur le terrain de chasse de dinosaures plus féroces les uns que les autres. Le garçon doit trouver un moyen de contacter Maddy et Sal au plus vite, s'il veut éviter d'être mis en pièces. Mais ne risque-t-il pas s'endommager l'Histoire et de créer une nouvelle – et terrifiante – réalité ?



Avis de Cyrlight



Suite des aventures de Liam, Sal et Maddy dans ce second tome de Time Riders, Le jour du prédateur. À cause d’une explosion causée par une interférence, Liam et la nouvelle unité de soutien, Becks, se retrouvent propulsés plusieurs millions d’années en arrière, en plein Crétacé, en compagnie de tout un groupe avec qui ils s’organisent pour espérer rentrer.

Je ressors de cette lecture plus mitigée qu’après avoir débuté la série. Les mêmes points positifs sont à relever : une écriture fluide, un scénario addictif qui donne l’envie irrépressible de toujours connaître la suite... Mais également les mêmes défauts, exacerbés.

J’avais précédemment relevé de petites incohérences, dues à la complexité du sujet des voyages dans le temps, mais cette fois, c’est encore plus flagrant, puisque toute l’intrigue repose là-dessus. En effet, on comprend que si Liam et Becks n’ont pu emprunter le portail de retour, c’est parce qu’ils ont été envoyés dans le passé par erreur à la suite du message de Maddy, mais Maddy leur a transmis le message justement parce qu’ils avaient manqué toutes les fenêtres censés les ramener en 2001. Pourquoi les ont-ils initialement ratées ? Où étaient-ils ? Voilà un point que l’auteur semble avoir négligé.

Au niveau des protagonistes, ils sont toujours assez creux. Sal se démarque par son inutilité chronique (pourquoi l’avoir embauchée comme observatrice et l’obliger à étudier consciencieusement Central Park alors que n’importe qui est susceptible de percevoir les ondes temporelles ?) et Maddy n’est toujours guère développée. Seul Liam est attachant, notamment grâce aux relations qu’il entretient avec les IA. D’ailleurs, comme Bob avant elle, Becks est le seul personnage vraiment fascinant à suivre.

Le roman en lui-même est long. Pas long dans le sens où il compte un nombre effrayant de pages ou parce qu’on peine à avancer, bien au contraire, mais long dans le sens où, finalement, tout a des airs de remplissage. Comme l’histoire suit exactement le même schéma, on sait déjà comment elle va se terminer : Liam va réussir à transmettre ses coordonnées temporelles à Maddy et réintégrer la base où le temps reprendra son cours normal. Au final, tout le reste, l’installation d’un campement dans la jungle, la longue marche jusqu’à l’océan... semble surtout destiné à gagner des pages entre le point A et le point B.

D’ailleurs, parlons-en, de la transmission des coordonnées temporelles. Si l’histoire du Livre d’Or pouvait passer, cette fois, c’est trop gros pour être crédible. Comment Liam et Maddy peuvent-ils avoir tous deux la même idée saugrenue de faire traverser les âges à un message si déroutant qu’il sera forcément intercepté par une agence secrète gouvernementale ?

Quant à la fin, une fois encore, elle se résout trop simplement. Dans le tome 1, j’avais reproché le retour miraculeux de Sal, mais cette fois, c’est bien pire. La boucle temporelle efface et recommence tout. Quid de la classe disparue ? Quid de ceux qui n’ont pas survécu ? Cela ne risque pas de créer une contamination ou un paradoxe dans le futur, puisqu’ils ont cessé d’exister en pleine visite d’un centre de recherche ?

Petite déception donc avec ce second tome de Time Riders. L’histoire en elle-même est pourtant très accrocheuse, mais les incohérences, les facilités scénaristiques et le manque de charisme des personnages laissent un goût d’insatisfaction qui gâte le plaisir de la lecture. La révélation finale donne néanmoins envie de lire la suite.

dimanche 23 septembre 2018

Time Riders T.1

Titre : Time Riders T.1
Auteur : Alex Scarrow
Édition : PKJ
Pages : 583
Note : 3.5 / 5

Ne jouez pas avec le temps...
Liam O'Connor aurait dû mourir en mer en 1912.
Maddy Carter aurait dû mourir en avion en 2010.
Sal Vikram aurait dû mourir dans un incendie en 2026.
Mais une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter.
Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne changent l'Histoire.




Avis de Cyrlight



Time Riders est le premier tome d’une saga de science-fiction mettant en scène un groupe d’adolescents recrutés par une mystérieuse agence pour protéger le cours du temps et empêcher des voyageurs illégaux de modifier l’Histoire. Leurs compétences sont rapidement mises à l’épreuve quand le passé est bouleversé.

Comme dans la majeure partie des romans jeunesse, le style est fluide et facile à lire (peut-être un peu trop), et permet d’avaler les pages pour découvrir la suite d’une intrigue relativement addictive. Dès les premiers chapitres, l’auteur nous immerge dans l’action avec un surprenant sauvetage à bord du Titanic, puis bis repetita au cœur d’un avion sur le point d’exploser.

Les personnages sont presque tous convaincants, à l’exception de Maddy. Elle m’a paru relativement insipide comparée aux autres. Sal est sympathique, même si elle se cantonne au rôle de la benjamine observatrice ; Liam est attachant, à l’instar de Bob, le robot qui s’humanise à son contact. Quant à Foster, il est lui aussi touchant.

L’originalité, en revanche, fait quelque peu défaut, ce dont l’auteur semble avoir conscience, puisqu’il pointe lui-même du doigt les similitudes de son œuvre, notamment en évoquant le film Terminator. Difficile de ne pas imaginer après cela Bob avec la carrure et la voix d’Arnold Schwarzenegger (sans parler de Liam, dont le nom de famille est (O’)Connor).

Hélas, comme c’est à craindre avec les histoires de voyage dans le temps, ce roman n’échappe pas aux incohérences, ni aux facilités scénaristiques. Par exemple, lors de la mission test de Liam au Texas, comment le futur peut-il se modifier, sachant que le passé se « corrige » de lui-même dans la foulée, et par conséquent avant la naissance d’un éventuel autre futur ? Ou encore la réapparition relativement tirée par les cheveux de Sal, dans les derniers chapitres.

Il y a également de nombreuses questions sans réponse dans ce premier tome. Des informations sur ceux qui recrutent les Time Riders ne seraient pas de refus, ainsi que des explications sur les enjeux d’une telle mission. Pourquoi vouloir en empêcher le passé d’être modifié à tout prix quant on voit l’avenir (dont Sal est issue) vers lequel le monde se dirige ? Bien sûr, la saga est longue et elle a tout le temps de nous apporter des éclaircissements.

Malgré ses défauts, ce livre n’en est pas moins une agréable lecture, que je recommande. Je me suis déjà procurée le second tome, que je lirai prochainement.

dimanche 1 juillet 2018

172 heures sur la lune

Titre : 172 heures sur la lune
Auteur : Johan Harstad
Édition : Albin Michel (Wiz)
Pages : 474
Note : 2.5 / 5
Des années que le sol lunaire n'a pas été foulé par l'homme. Pour Mia, Midori et Antoine, l'heure du départ approche...
Alors que Midori y voit un ticket gagnant pour la liberté, loin de sa vie étriquée au Japon, pour Mia, c'est l'occasion rêvée de faire enfin connaître son groupe de rock et de devenir célèbre. Quand à Antoine, il ne souhaite qu'une chose : mettre autant de kilomètres que possible entre lui et son ex-petite amie.
Mais ils sont loin d'imaginer que ce qui les attend sur la face cachée de la Lune est bien pire. Et dans l'immensité noire de l'espace, personne ne viendra les sauver...



Avis de Cyrlight




172 heures sur la lune est un roman de science-fiction mettant en scène un trio d'adolescents, gagnants d'un tirage au sort mondial qui leur permet de prendre part à une mission spatiale, organisée par la NASA afin de remettre l'exploration lunaire au goût du jour. De lourds secrets et un grand mystère semblent toutefois se dissimuler derrière cette histoire.

Si vous aimez les récits logiques et cohérents, passez votre chemin, parce que vous risquez fort de vous arracher des poignées de cheveux entre la première et la dernière page.

Le roman commence sur une réunion entre plusieurs personnages inconnus, qui décident de réveiller l'intérêt de l'humanité pour la lune en invitant trois adolescents à rejoindre une base construite sur notre satellite naturel, par le biais d'un tirage au sort. On devine tout de suite que cette mission ne sera pas sans danger, et que l'astre recèle quelque chose de terrible.

Était-il bien utile de rajouter le personnage du vieux monsieur dans sa maison de retraite, sénile et amnésique, qui se met à angoisser et à s'égosiller chaque fois qu'il est question de la lune ? Il réapparaît plusieurs fois, mais au final, ne sert à rien d'autre qu'à donner une piqûre de rappel, au cas où le lecteur n'ait pas compris qu'un danger guette les apprentis astronautes, alors que c'est parfaitement clair dès les premières lignes.

La première partie de l'histoire est trop longue et trop lente. On y suit alternativement les trois adolescents qui vont remporter leur billet pour la lune, et si l'auteur s'attarde probablement sur eux pour les rendre attachant, ça ne fonctionne pas. On s'enlise dans leur quotidien alors qu'on sait pertinemment qu'ils vont être sélectionnés, et on a qu'une hâte, que le voyage spatial commence enfin, sauf qu'il tarde à survenir.

Qui plus est, sur ces trois adolescents, aucun n'a réellement envie de partir sur la lune par intérêt pour l'astronomie. Leurs motivations sont bien plus égoïstes, puisque Mia veut seulement faire la promotion de son groupe de rock, Midori désire quitter le Japon et Antoine mettre le plus de distance possible entre son ex-petite amie et lui (dont, accessoirement, il ne tardera pas à se consoler).

Malgré cela, ils n'ont aucune peine à assimiler en quelques mois une formation d'astronaute accélérée (littéralement, parce que cette partie-là est totalement survolée). Une fois dans l'espace, ils vont même jusqu'à se révéler presque plus réactifs et débrouillards que la plupart des professionnels.

La lune arrive enfin, avec son lot d'incohérences. Tout d'abord, une base secrète, construite dans les années 70 et dans laquelle aucun humain n'a jamais mis les pieds, cela paraît gros, mais il y a pire. Notamment le fait qu'il y a deux bases, et que la première contient une capsule de secours destinée à accueillir trois personnes.

Sachant qu'elle est évoquée une première fois quand l'équipage est encore trop nombreux, pourquoi Caitlin se drogue-t-elle avec les cachets alors qu'elles ne sont plus que trois ? Probablement parce que l'auteur a oublié qu'il avait déjà mentionné la capsule, qui est ensuite réévoquée comme une révélation capitale.

Des questions que l'on se pose aussi en pêle-mêle. D'où viennent les signes que les adolescents ont aperçus sur Terre avant de partir (le fameux 6EQUJ5) ? Ils n'ont aucune justification logique. Pourquoi envoyer des adolescents sur la lune dans le but d'obtenir des financements pour étudier de plus près le danger, alors qu'il y a sur place des missiles destinés à annihiler notre satellite ? Pourquoi Coleman, qui était le seul à avoir conscience du massacre auquel il menait son équipe, se comporte-t-il aussi lâchement au lieu de mener les filles à l'abri ?

Quant à la fin, elle est très trouble. Si le combat entre Mia et son adversaire est assez bien mené, l'épilogue gâche tout. Comment se fait-il qu'il y ait encore des humains, dans le futur, pour découvrir les corps des astronautes et adolescents sur la lune ? Comment l'humanité a-t-elle survécu ?

J'en oublie sûrement, mais vous aurez compris l'idée générale. C'est un roman très long dans sa première partie et qui part ensuite complètement dans tous les sens. Alors certes, la lune réussit à nous faire frissonner et à nous tenir en haleine, mais la conclusion est très décevante, car rien n'est expliqué et tout paraît illogique. Pour résumer, je dirais que cette histoire manque cruellement de sens et je vous conseillerai plutôt de vous tourner vers des récits mieux ficelés que celui-ci.

mardi 12 juin 2018

Alien T.3 : Le fleuve de la douleur

Titre : Alien T.3 : Le fleuve de la douleur
Auteur : Christopher Golden
Édition : Huginn & Muninn
Pages : 323
Note : 3 / 5
Après avoir échappé à la mort sur la planète LV-426, Ellen Ripley est secourue puis interrogée par la compagnie Weyland-Yutani à bord de la station Gateway. À des milliers d’années-lumière de là, sur cette même planète rebaptisée Achéron, des colons ont élu domicile et tentent de terraformer cet astre balayé par les vents. Les arpenteurs Anne et Russel Jorden, parents de la petite Newt et membres de cette communauté, sont alors missionnés pour explorer un étrange vaisseau extraterrestre… Ce qu’ils vont y découvrir va bouleverser leur existence et faire couler un fleuve de douleur…



Avis de Cyrlight




Retour en arrière avec Alien, Le fleuve de la douleur, puisque loin d'être la suite du tome précédent, il s'agit d'une préquelle au film Aliens : Le retour. On y suit la vie des colons sur LV-426, rebaptisée Achéron depuis sa terraformation. Ils y mènent une existence difficile, qui le devient encore plus suite à la découverte d'un vaisseau extraterrestre...

Ce roman m'a paru un peu moins bon que les autres. Tout d'abord, je l'ai trouvé trop éparpillé sur les premiers chapitres, avec une alternance entre beaucoup de personnages. Les passages avec Ripley, qui je suppose étaient là pour donner une idée plus précise de la chronologie, font doublon avec le film et, surtout, l'intrigue tarde à démarrer. Les cent premières pages paraissent un peu longuettes, surtout qu'on sait déjà à quoi s'attendre et comment tout cela va se terminer.

Cela mis à part, l'écriture est toujours aussi plaisante et fluide (on ne sent même pas que les trois livres ont été écrits par des auteurs différents, peut-être grâce au travail de traduction) et une fois les péripéties lancées, l'histoire devient addictive, comme cela a été le cas pour les autres tomes.

Malheureusement, je ressors dans l'ensemble très déçue de cette trilogie. Déjà, je ne comprends pas du tout le choix de la chronologie. Pourquoi avoir fait un tome 2 qui suit le tome 1 des siècles dans le futur, pour ensuite revenir dans le « passé » avec le tome 3 ?

Sans parler des fins de La mer des chagrins et Le fleuve de la douleur, qui ne mènent finalement nulle part. D'un côté, on a Weyland-Yutani qui met la main sur des spécimens extraterrestres, de l'autre, on a enfin quelqu'un qui compte se dresser face à eux et leur toute puissance, et puis... Rien. Chaque fois, ça s'arrête.

C'est ce que je reprochais déjà au second tome, et cela ne fait que le confirmer. Dès qu'il s'agit de sortir du scénario type d'Alien, il semble n'y avoir plus personne. Il est frustrant de ne rien savoir sur toute la mythologie évoquée dans cette trilogie, frustrant de ne pas voir autre chose qu'une énième simple traque/survie à l'alien.

Certes, les histoires ne sont pas mauvaises (même si Le fleuve de la douleur m'a paru un ton en dessous des deux autres), mais elles ne se renouvellent pas. On sait quasiment à l'avance comment chaque tome va se finir, et il n'y aucune surprise dans le déroulement du scénario. Agréable à lire, donc, mais une déception dans l'ensemble.

dimanche 29 avril 2018

Star Wars : Le Réveil de la Force

Titre : Star Wars : Le Réveil de la Force
Auteur : Alan Dean Foster
Édition : Pocket
Pages : 320
Note : 3.5 / 5
Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine...
Luke Skywalker a disparu. En son absence, le sinistre Premier Ordre est né des cendres de l'Empire et cherche à éliminer Luke Skywalker, le dernier Jedi.
Avec le soutien de la République, la générale Leia Organa mène la Résistance et tente désespérément de retrouver son frère, Luke, afin d'obtenir son aide pour ramener la paix et la justice dans la galaxie. 
Leia a envoyé secrètement son pilote le plus audacieux en mission secrète sur Jakku, où un vieil allié détient un indice permettant de localiser Luke...


Avis de Cyrlight



Star Wars : Le Réveil de la Force est la novélisation du film éponyme, écrite par Alan Dean Foster. Plusieurs décennies après la chute de l'Empire, la galaxie doit faire face à la menace que représente le Premier Ordre. La Résistance, menée par la générale Leia Organa, recherche Luke, pendant qu'une nouvelle génération de héros fait son apparition.

Aucune surprise au niveau du scénario, puisqu'il reprend fidèlement celui du film, et a même le mérite de nous offrir quelques scènes en plus, notamment une avec Poe Dameron à la suite du crash sur Jakku et une autre avec Kylo Ren à bord du Faucon Millénium.

L'action m'a semblé parfois un peu confuse, mais le fait d'avoir vu le film au préalable aide à s'y retrouver. Quant aux personnages, ils gagnent en profondeur sous la plume d'Alan Dean Foster, en particulier l'antagoniste Kylo Ren, qui paraît encore plus complexe et ambigu qu'à l'écran.

Des détails complètent agréablement la version cinématographique, offrant un petit plus au livre, ce qui vaut d'autant plus la peine de le lire. Il plaira sûrement aux fans.

mercredi 4 avril 2018

Alien T.2 : La mer des chagrins

Titre : Alien T.2 : La mer des chagrins
Auteur : James A. Moore
Édition : Huginn & Muninn
Pages : 320
Note : 3.5 / 5
Lors de ce qu'il croit être une simple mission de routine, le sous-commissaire Ian Decker comprend que la planète New Galveston cache de bien sombres secrets au fond de sa mer de sable toxique. Quelque part dans ces longs tunes oubliés patientent en effet ce que la compagnie Weyland-Yutani convoite le plus : des Xénomorphes vivants. Car Decker n'a pas été choisi par hasard. Des centaines d'années plus tôt, son propre ancêtre a lutté la première contre cette terrible espèce, démarrant une vendetta sanglante qui n'a jamais trouvé sa fin. Les créatures ont alors juré vengeance contre le Destructeur... Ellen Ripley.



Avis de Cyrlight




La mer des chagrins fait suite au premier tome de la saga Alien, Hors des ombres. Des siècles se sont écoulés depuis la lutte de Ripley contre les xénomorphes et c'est cette fois son descendant, Alan Decker, qui est au centre de l'intrigue. Entouré par un groupe de mercenaires, il est chargé contre son gré par Weyland-Yutani de rapporter de la planète New Galveston tout ce qu'il pourra sur les aliens, et si possible un spécimen vivant.

Contrairement au roman précédent, celui-ci se détache de l'univers cinématographique par l'absence de son héroïne habituelle. À cause du lien qui lie Decker aux xénomorphes, j'ai d'abord cru qu'il était l'héritier du clone de Ripley (Résurrection), mais ce n'est pas le cas. Cela m'a un peu déçue, car cette connexion est seulement justifiée par des pouvoirs d'empathe, mais rien n'explique comment les créatures ont pu comprendre qu'il s'agissait du descendant de leur ennemie jurée. L'hypothèse à laquelle je croyais me semblait plus logique de ce point de vue-là.

Si j'ai été entièrement conquise par Hors des ombres, La mer des chagrins ne m'a pas autant emballée, peut-être à cause de ce côté répétitif imputable à la franchise. La présence des mercenaires n'est pas sans évoquer Aliens : le retour, avec ses Marines, et l'exploration dans les profondeurs de la mine renvoie directement au premier tome.

La seule nouveauté vient des xénomorphes, dont on a ponctuellement le point de vue et des explications sur leurs agissements (justifiés par leur volonté de perpétuer leur espèce), ainsi que sur leur fonctionnement. C'est intéressant, fascinant, même. Dommage que le reste ne suive pas.

Difficile de faire quelque chose de foncièrement original dans l'univers Alien, ce qui est d'autant plus frustrant parce qu'il y aurait un excellent mystère à éclaircir du côté de la civilisation antique, mais comme dans Hors des ombres, on n'en apprend finalement pas beaucoup à ce sujet.

Le film Prometheus a beau en avoir déçu plus d'un (dont je ne fais pas partie), il avait au moins le mérite de renouveler le genre, en dépit de ses défauts, en laissant la part belle à la mythologie. J'aimerais beaucoup que cette facette soit vraiment creusée dans le dernier tome, plutôt que d'avoir le droit à une énième histoire centrée sur la chasse à l'humain/l'alien (car les deux se traquent plus ou moins mutuellement).

La mer des chagrins est donc un bon livre, probablement même excellent, mais après plusieurs films et un premier tome, un sentiment de redondance s'installe et lasse passablement. En espérant vraiment que le prochain roman saura se démarquer par un peu d'originalité en explorant, si possible, tout ce qui gravite autour du xénomorphe, plutôt que de se focaliser sur lui.

vendredi 2 février 2018

Alien T.1 : Hors des ombres

Titre : Alien T.1 : Hors des ombres
Auteur : Tim Lebbon
Édition : Huginn & Muninn
Pages : 329
Note : 4.5 / 5
Envoyé dans les mines d'une planète hostile, l'équipage du Marion doit affronter des conditions difficiles. Climat aride, espaces restreints... La mission s'annonce périlleuse.
Mais rien ne pouvait préparer Hoop et ses compagnons à faire face à la menace des passagers clandestins ramenés bien malgré eux par les mineurs. Leur unique espoir ?
La seule personne à avoir jamais survécu à l'attaque de ces créature vicieuses. Une femme qui devra braver les fantômes de son passé. Une inconnue du nom d'Ellen Ripley.



Avis de Cyrlight




Alien : Hors des ombres est le premier tome d'une trilogie basée sur la saga cinématographique Alien. Ce roman prend place entre les films 1 et 2, où Ripley, en sommeil cryogénique, est récupérée par les survivants du Marion, dont une grande partie de l'équipage a été décimée par des créatures surgies des profondeurs de la planète qu'ils exploitaient pour ses ressources.

À première vue, je pense qu'une connaissance de l'univers Alien n'est pas nécessaire pour apprécier cette œuvre, car tout est suffisamment développé pour qu'elle se suffise à elle seule (même si Ripley se remémore de nombreux éléments tirés du premier film).

Au contraire, le suspens risque de ne pas être au rendez-vous pour les fans de la franchise, puisque le scénario est toujours sensiblement basé sur le même modèle (découverte des aliens, massacre, tentatives pour survivre, toujours plus de morts...). Pas de surprise de ce côté-là, donc, mais l'histoire n'en est pas moins appréciable pour autant.

La tension, en particulier dans les entrailles de la planète, est palpable, l'angoisse est au rendez-vous, et même si l'on sait plus ou moins tout du long comment l'histoire va se terminer, on se laisse emporter dans ce monde sombre fourmillant de xénomorphes tapis dans l'ombre et prêts à surgir pour déchiqueter leurs proies.

Les survivants sont menés par Hoop, un personnage charismatique, débrouillard et pragmatique, et par Ripley qui, si elle attise d'abord la méfiance de l'équipage du Marion par son arrivée impromptue, se révèle vite comme étant une alliée de poids, de par les connaissances qu'elle retire de son altercation passée avec la créature à bord du Nostromo.

Les aliens ne sont pas la seule menace, puisque Ash a survécu en s'implantant dans l'ordinateur de bord de la capsule de Ripley et il n'hésite pas à manœuvrer à distance de façon à accroître ses chances de ramener à la compagnie Weyland-Yutani un spécimen viable d'extraterrestre.

L'aura de mystère qui plane sur la cité enfouie, l'étrange vaisseau et la civilisation antique découverte sous la mine est également appréciable et renoue avec le côté énigmatique du Space Jockey du premier film, une facette de l'univers Alien qui a été hélas totalement occultée par les films suivants (exception faite de Prometheus).

Seule la fin est un peu décevante, sans doute par souci de vouloir trop coller à Aliens, qui vient chronologiquement ensuite. En effet, pour justifier le fait que Ripley ne garde aucun souvenir de cette aventure, celle-ci décide de se faire effacer la mémoire, car elle est hantée par des cauchemars impliquant les aliens et sa fille Amanda. Ce passage tombe comme un cheveu sur la soupe et n'apporte rien, hormis un soupçon de cohérence avec le début du film suivant.

Alien : Hors des ombres est par conséquent un très bon livre, bien écrit et angoissant à souhait, dont l'unique défaut réside dans une trop grande volonté de s'imbriquer avec l'œuvre originale. Cela mis à part, c'est un gros coup de cœur, que je recommande bien volontiers !


Coup de ♥

jeudi 21 décembre 2017

Zodiaque T.1

Titre : Zodiaque T.1
Auteur : Romina Russell
Édition : Michel Lafon
Pages : 468
Note : 2 / 5
Sur la planète du Cancer, comme dans le reste de la constellation du Zodiaque, l'astrologie régit la vie quotidienne. Pas de place pour les imprévus, et encore moins pour une catastrophe. Pourtant, Rhoma, jeune étudiante Zodaï, est hantée par de terribles visions. Personne ne la croit mais l'impensable se produit brutalement : une des lunes du Cancer explose. Raz-de-marée, pluies de météorites, tout l'univers de la jeune fille est plongé dans le chaos. Aidée de son mentor, le flegmatique Mathias, et d'Hysan, l'excentrique émissaire du signe de la Balance, Rhoma se lance alors dans une course contre la montre au travers de la galaxie pour prévenir les autres civilisations de la menace ancestrale qui plane sur elles. Car les douze signes du zodiaque étaient à l'origine treize... et, dans l'ombre, le dernier attend son heure. Celle de la destruction.



Avis de Cyrlight



Zodiaque est le premier tome d'une saga qui a pour théâtre un système solaire à l'effigie du Zodiaque, avec douze maisons représentant les douze signes. Douze ? Pas vraiment, puisque la treizième, réduite au rang de légende, attend son heure et prépare sa vengeance, une vengeance que seule la jeune Rhoma semble pouvoir anticiper.

Je ne vais pas tourner autour du pot. Je n'ai pas accroché à cette histoire. Le début m'a laissée perplexe, car je l'ai trouvé compliquer à suivre. L'univers mis en scène par l'auteur est très intéressant, mais très dense, et il est mal introduit. Des mots comme Flux, Polari, Zodaï... s'enchaînent les uns à la suite des autres avec plus ou moins d'explications, et il faut un temps d'adaptation à ce vocabulaire spécifique.

L'héroïne, Rhoma, est une adolescente de seize ans qui prédit une catastrophe au niveau des lunes du Cancer, que personne ne prend au sérieux car elle est la seule à avoir perçu le danger. Évidemment, cela se produit tel qu'elle l'avait annoncé. Une fois n'est pas coutume, surtout dans la littérature jeunesse, on se retrouve avec un personnage principal qui sait ou voit des choses que les autres ignorent, ou dispose d'un don qui leur fait défaut.

C'est d'ailleurs en partie grâce à ce talent qu'elle est nommée, malgré son jeune âge, Gardienne du Cancer. Et c'est là où le bât blesse. Ses conseillers savent qu'elle a prédit la collision des lunes, ils savent qu'elle est douée, et en dépit de cela, personne n'accepte de croire ses théories concernant le Serpentaire, ni de prendre au sérieux ses avertissements à propos de la Matière noire.

La voilà donc partie à travers le système solaire pour prévenir les autres Maisons du danger, en compagnie de son protecteur envers qui elle a un faible depuis des années et un charmant presque inconnu qui ne la laisse pas indifférente. (Qui a dit triangle amoureux en vue ?)

Je n'ai pas apprécié le personnage de Rhoma, ni celui d'Hysan. Le seul pour qui j'ai réussi à nourrir un peu d'estime, c'est Mathias. Passons sur la différence d'âge insurmontable entre Rhoma et lui (cinq ans, si je ne m'abuse...), lorsqu'il se fait éconduire, j'ai eu le sentiment de revoir Pocahontas 2, où John Smith accumule les défauts pour justifier le choix de la belle indienne. Là, c'est pareil. Mathias s'obstine à ne pas la croire (comme tout le monde), donc elle se jette dans les bras d'Hysan, car cela lui semble évident.

Les personnages secondaires sont survolés. Nishi, pourtant sympathique, disparaît assez vite de l'histoire, sans parler des deux garçons qui font partie de leur groupe et qui sont à peine mentionnés une fois que Rhoma quitte sa Maison natale. Les autres vont et viennent au fil des chapitres, sans vraiment être marquants.

Quant à la fin (attention, spoilers !), loin de permettre à Zodiaque de remonter dans mon estime, elle m'a fait lever les yeux au ciel. L'antagoniste qui épargne l'héroïne parce que [insérer ici une explication tirée par les cheveux], le frère qu'on croyait vivant mais qui est mort mais en fait non, Rhoma qui est déchu de son titre par des ambassadeurs (alors qu'elle a deux Gardiens dans son camp, qui sont hiérarchiquement au-dessus d'eux), et ce sous l'exhortation d'un Scorpion pourtant banni en raison de ses mensonges et de ses manipulations qui ont pu être démontrés.

Quel gâchis d'avoir créé un univers si prometteur pour finalement écrire une histoire qui tourne vite en rond, avec Rhoma qui tente désespérément d'avertir des gens qui refusent de l'écouter (pour un peu, on se croirait presque dans Les orphelins Baudelaire, où les plus de vingt ans se démarquent par leur inutilité chronique) et une fin aussi abracadabrante qu'affligeante. Vous l'aurez compris, Zodiaque ne m'a absolument pas séduite. Je le déconseille.