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jeudi 20 juin 2019

Les Mémoires de Vanitas T.2

Titre : Les Mémoires de Vanitas T.2
Auteur : Jun Mochizuki
Édition : Ki-oon
Pages : 274
Note : 3.5 / 5


Alors qu'ils sont en pleine réflexion, Vanitas et Noé sont interrompus par Dominique de Sade, une amie d'enfance de Noé, qui l'entraine à sa suite pour participer à un bal masqué de « l'autre côté ». Elle est persuadée qu'il pourra ainsi obtenir quelques précieuses informations.






Avis de Cyrlight



Dans ce second tome des Mémoires de Vanitas, un nouveau personnage apparaît : Dominique de Sade, fille du sulfureux marquis. Elle est la meilleure amie de Noé, et sa présence lève une partie du voile entourant son passé, tandis que Vanitas se confronte aux maudits, de plus en plus nombreux.

Sans que ce soit un coup de cœur, j’ai mieux apprécié ce manga que le premier tome, qui ne m’avait pas emballée. L’humour est moins lourd, moins présent, ce qui rend l’histoire plus agréable à suivre. Les dessins sont magnifiques, et j’ai beaucoup aimé la sensualité qui se dégage de chaque scène de morsure.

Un autre point positif : Domi et sa relation avec Noé. Les deux personnages, ainsi que leur passé, sont au cœur de l’intrigue. Ce que l’on découvre à leur sujet est particulièrement touchant, et leur confère plus de profondeur.

Je n’en dirais cependant pas autant des autres protagonistes, qui m’ont paru affreusement creux. Vanitas n’a dans un premier temps qu’un rôle très secondaire, sa « romance » avec Jeanne est trop rapide et précipitée (dans la lignée du premier tome) et même Lucas ne fait qu’une brève apparition où son utilité est assez limitée.

Le visage ambigu que Vanitas dévoile dans le dernier chapitre soulève cependant bon nombre de questions, notamment à propos de ses véritables intentions, et incite à lire la suite pour en découvrir davantage à ce sujet. Je pense que je me laisserai donc tenter par le tome 3.

jeudi 6 juin 2019

Les Mémoires de Vanitas T.1

Titre : Les Mémoires de Vanitas T.1
Auteur : Jun Mochizuki
Édition : Ki-oon
Pages : 242
Note : 3 / 5
Fin du XIXe siècle. Paris est en plein émoi à la suite d’attaques répétées de vampires. Pourtant, la règle d’or de leur communauté est de ne pas s’en prendre aux humains ! Un mal mystérieux semble ronger ces créatures immortelles...
C’est en cette période troublée que Noé arrive dans la capitale. Né suceur de sang, il suit la trace du grimoire de Vanitas, artefact légendaire craint de tous les vampires. On dit qu’il permet à son détenteur d’interférer avec ce qu’il y a de plus sacré pour eux : le nom véritable, symbole même de leur vie. Le modifier peut les rendre fous, voire les anéantir...
À bord de l’énorme vaisseau flottant sur lequel il a embarqué, Noé fait la connaissance d’Amélia. Alors qu’il l’aide à se remettre d’un malaise, tout s’emballe : elle perd la tête et révèle sa nature de vampire devant les passagers ! C’est alors qu’entre en scène un mystérieux assaillant, se présentant comme... Vanitas ! Devant un Noé bouche bée, il dégaine le fameux grimoire et apaise l’accès de folie de la jeune femme. L’artefact ne serait donc pas qu’une arme mortelle ? Vanitas, héritier du nom et du pouvoir du créateur du livre, a une mission : sauver les vampires de la malédiction qui pèse sur eux !


Avis de Cyrlight



Les Mémoires de Vanitas est un manga qui mêle steampunk et vampirisme. Dans ce premier tome, on suit Noé, un vampire, qui assiste au sauvetage de l’une des ses congénères infectée par une terrible malédiction, et soignée de justesse par Vanitas, grâce au mystérieux livre de son ancêtre.

Je n’ai pas été conquise par cette lecture. Le début est pourtant intéressant, prometteur, avec les énigmatiques Mémoires sur lesquelles Noé est venu enquêter, ainsi que cette histoire de malédiction et de lune bleue, mais malheureusement, cela ne dure pas.

Bien vite, les personnages dévoilent un côté... comique, si j’ose dire, qui ne colle pas vraiment avec l’atmosphère ambiante. Et surtout, eh bien, je ne les ai pas trouvés drôles du tout. Au final, on a l’impression qu’ils n’ont pas de réelle personnalité, et surtout leurs dialogues sonnent faux, voire immatures.

Les dessins sont beaux, mais les scènes d’action s’enchaînent très vite, parfois de façon relativement confuse (je pense en particulier au combat final). Je ne me suis pas attachée aux protagonistes, et je ne me suis pas non plus vraiment laissé entraîner dans leurs péripéties.

Je lirai le tome 2, puisque je l’ai en ma possession, mais si mon avis n’évolue pas à son terme, je ne poursuivrai très certainement pas ce manga. Il me rappelle sur bien des points Black Butler, que je n’avais pas non plus apprécié.

dimanche 7 janvier 2018

Le Baron Rouge Sang

Titre : Le Baron Rouge Sang
Auteur : Kim Newman
Édition : Bragelonne
Pages : 606
Note : 4.5 / 5


1918. L'Europe est aux mains des vampires. Commandant en chef des armées allemandes, le comte Dracula a juré d'anéantir l'Angleterre, tandis qu'Edgar Poe rédige les mémoires du Baron Rouge. On croise aussi Mata Hari, Kafka et même un petit caporal au front barré d'une mèche brune, qui salue en tendant le bras...






Avis d'Eli



La suite du roman d'horreur Anno Dracula est dans la même veine que son prédécesseur, et se détache très nettement du Dracula de Bram Stoker. Sur fond de Première Guerre mondiale, le conflit opposant Lord Ruthven et Charles Beauregard au comte Dracula, maintenant tête pensante de l'Empire allemand, se poursuit, toujours aussi noir et sanglant.

Ce deuxième tome permet tout d'abord à l'auteur d'étoffer l'univers sombre qu'il présentait dans le livre précédent. On a toujours la présence d'un vocabulaire bien spécifique (sang-chaud, nosferatu, le Baiser des Ténèbres etc.), qui favorise clairement l'immersion dans l'histoire, et on sent bien la continuité par rapport au premier livre, notamment grâce à certaines têtes connues comme les personnages précédemment cités, ou encore Kate Reed et le sergent Dravot.

A propos des personnages, c'est probablement la plus grande réussite du livre en dehors de la fascination que suscite cet univers. On a une large galerie de protagonistes et de personnages plus secondaires, et personne ne sert vraiment « à rien » (à part peut-être l'apparition fugace d'Hitler, mais ça n'est pas dérangeant). Les nouveaux protagonistes sont vraiment agréables à suivre. J'ai beaucoup aimé suivre Edgar Poe et Ewers auprès de l'unité du Baron Rouge, l'auteur exploite vraiment bien des personnages historiques en les « vampirisant », c'est assez bluffant. L'apparition éclair de Kafka est un clin d'œil sympathique.

Du côté des Alliés, j'ai été très agréablement surpris par Edwin Winthrop. Au début, il semblait juste être là pour remplacer un Charles vieillissant, mais finalement il se détache rapidement de son chef et fait montre d'une personnalité très intéressante. Sa relation avec Kate est très bien amenée, mais se termine de façon un peu frustrante. C'est très appréciable de constater son évolution quand il est sous l'emprise d'Albert Ball et qu'il devient obsédé par le Baron Rouge, par ailleurs. On sent bien qu'il est en conflit avec lui-même, à la limite entre le vampire et le sang-chaud. Kim Newman détaille d'ailleurs très bien les deux conditions ; les vampires ne sont finalement pas plus heureux que les humains ordinaires et sont tout aussi vulnérables sous certaines conditions.

Tout un paquet de références littéraires ou cinématographiques sont incluses dans le roman. Si ça peut sembler inutile, ça peut faire plaisir à ceux qui connaissent, comme ç'a été mon cas. Retrouver, même très rapidement, certains personnages comme Gatsby le magnifique, le Dr. Mabuse des films de Fritz Lang, le Herbert West de Lovecraft, et même une allusion à Bram Stoker fait toujours sourire, et prouve l'aisance de l'auteur à mélanger réalité et fiction.

En parlant de réalité et de fiction, la façon dont les deux interagissent est très intelligente. Des faits réels comme l'offensive de printemps des Allemands se mélangent à de la fiction pure et dure ; la métamorphose du groupe d'aviateurs allemands, l'assaut de Dracula avec son dirigeable... Et ça marche ! Ça pourrait donner lieux à de grosses incohérences, mais ce n'est pas le cas. Tout est maîtrisé de telle façon que ça ne paraît pas aberrant, à l'exception du surnaturel, évidemment.

Ce qui m'a le plus embêté dans le tome précédent est toujours là ; les descriptions crues de certaines scènes parfaitement violentes sont assez écœurantes, notamment le passage où Charles et Winthrop se rendent au théâtre pour assister au spectacle de la vampire Isolde. C'est répugnant, mais ça exerce en même temps une sorte de fascination. On se rend pleinement compte des pouvoirs des vampires et ça ne les rend que plus terrifiants, même si certains sont vraiment sympathiques et qu'on a du mal à les assimiler à des monstres.

Au niveau du style d'écriture, c'est toujours très fluide, rien à signaler si ce n'est que c'est agréable à lire et que les dialogues sont vraiment bien menés.

Dans l'ensemble, j'ai beaucoup plus apprécié ce tome-là que le précédent ; sans doute car les personnages sont un peu plus creusés — j'avais par exemple eu du mal à cerner Geneviève dans Anno Dracula. La violence et les scènes qui mettent mal à l'aise sont toujours là, mais paraissent mieux servir l'intrigue et développer les personnages, du moins est-ce mon sentiment suite à cette lecture. Ça en fait donc un nouveau coup de cœur littéraire ; en espérant qu'il en sera de même pour le troisième tome !


Coup de ♥

dimanche 31 décembre 2017

Anno Dracula

Titre : Anno Dracula
Auteur : Kim Newman
Édition : Le livre de poche
Pages : 380
Note : 3.5 / 5

Le roman part de l'hypothèse que Dracula est sorti vainqueur de l'affrontement avec le docteur Van Helsing et son groupe avant qu'il ne quitte l'Angleterre pour la Transylvanie. Il a tué Van Helsing, Quincey Morris et Jonathan Harker (les autres membres du groupe dont le docteur John Seward ont réussi à s'échapper). L'action est située en l'an 1888, alors que les meurtres de Jack l'Eventreur secouent Londres.





Avis d'Eli



Les romans d'horreur et moi, ça n'est pas une grande histoire d'amour. On peut même dire que ça ne m'a jamais beaucoup tenté, hormis certaines œuvres de Stephen King. Mais en tombant par hasard sur la couverture attrayante de ce roman, ma curiosité a pris le dessus. Après tout, pourquoi ne pas se laisser tenter par une suite alternative au Dracula de Bram Stoker ?

Ce n'est pas du tout décevant, bien que ça manque un peu de la profondeur que j'ai trouvée à l'œuvre de Stoker. Si on le prend comme un livre se suffisant à lui-même — au fond, c'est le cas, même si connaître les personnages centraux et les événements de Dracula est préférable —, c'est un récit divertissant et noir à souhait qui ne manque pas d'intérêt.

La reprise des meurtres historiques de Jack l'Eventreur est une très bonne idée. Même si ça commence à être du vu et revu, c'est très bien traité. Le fait que le lecteur sache dès le début qui est le tueur peut paraître étrange et décevant, puisque ça gâche le suspense. Mais au contraire, c'est un excellent choix de l'auteur ; on sait qui est le tueur, on le suit dans certains chapitres pour essayer de comprendre ses motivations etc., et c'est à mon sens ce qui est le plus intéressant dans le roman. Fait étrange, c'est sur mon personnage favori de Dracula que c'est tombé !

C'est d'ailleurs un plaisir de retrouver certains protagonistes de ce roman classique. Entre le vampire lui-même, l'ombre de Lucy Westenra qui plane sur tout le récit, le docteur Seward ou encore Arthur Holmwood, c'est très plaisant de réaliser comment ils ont changé depuis les événements du roman de Stoker. Chacun est traité plus ou moins en profondeur par l'auteur ; ce n'est pas facile de reprendre les personnages d'une œuvre qui ne nous appartient pas, mais il est possible de donner quelque chose de vraiment bon, et Kim Newman l'a fait.

L'ajout de deux personnages, auxquels on pourrait attribuer le rôle de protagonistes, permet de garder tout de même un œil extérieur sur le récit, au lieu de se focaliser sans cesse sur les personnages du roman d'origine. Charles et Geneviève sont d'ailleurs très agréables à découvrir tout au long du récit ; un espion pour le compte du Diogenes Club et une vampire au passé obscur qui unissent leurs forces contre le prince consort Dracula, ce n'est pas rien ! Leur histoire d'amour fonctionne d'ailleurs étonnamment bien, même si ça peut laisser dubitatif au début. Ils forment une bonne paire d'enquêteurs et parviennent non sans mal à découvrir la vérité sur Jack l'Eventreur.

Au niveau du style littéraire, c'est très plaisant à lire ; factuel, précis, pas de descriptions capillotractées et un certain cynisme. Rien de difficile ou d'inaccessible, donc, et ça permet de bien visualiser les scènes. Un peu trop bien parfois...

En effet, le point qui peut diviser est, à mon sens, la violence évoquée dans ce roman. Etant donné le sujet de l'histoire, c'est totalement compréhensible, mais le romancier s'y prend de manière très — peut-être bien trop — explicite pour décrire des choses d'une atrocité assez impressionnante. De même pour certaines scènes sexuelles qui n'apportent pas grand chose au récit, sinon une dose de cruauté supplémentaire. C'est un point qui, personnellement, ne m'a pas plu durant la lecture, mais qui peut très bien contenter certain(e)s.

En somme, Anno Dracula est un bon roman, savant mélange d'horreur, de policier, et de références à l'œuvre de Stoker. Deux suites ont paru, Le Baron rouge sang et Dracula Cha Cha Cha. Ce n'est néanmoins pas un titre à conseiller aux âmes sensibles.

lundi 21 août 2017

Indiana Teller T.2 : Lune d'été


Titre : Indiana Teller T.2 : Lune d'été
Auteur : Sophie Audouin-Mamikonian
Édition : Michel Lafon
Pages : 368
Note : 2.5 / 5
Alors qu Indiana se remet à peine de l'enlèvement de sa mère, le père de sa petite amie Katerina est sauvagement agressé, laissé à moitié mort. Une seule certitude : cette attaque n'est pas d'origine humaine. Le jeune homme est prêt à tout pour découvrir l'auteur de cet ignoble crime. À moins qu il ne s'agisse d'un complot visant à l'éloigner des siens... et à détruire ce qui l'unit à celle qu il aime ? Entre une nouvelle menace vampire et les haines qui déchirent les clans, Indiana a plus que jamais besoin de ses dons de rebrousse-temps pour élucider ces mystères. Saura-t-il maîtriser ce pouvoir capricieux? Et comment protéger Katerina de ces sombres machinations ? Car la nuit, tous les loups sont gris, et un traître pourrait bien se cacher parmi eux...
OSERIEZ-VOUS DÉFIER LES LOIS DU CLAN ?



Avis de Cyrlight



Après avoir achevé le premier tome d'Indiana Teller avec un avis mitigé, mon sentiment n'a pas évolué à la lecture de ce second volume, car ses qualités sont contrebalancées par de nombreux défauts.

Un point positif, tout d'abord, c'est que l'univers se renouvelle en quelque sorte. Si les loups-garous étaient l'espèce centrale de Lune de printemps, ce sont cette fois-ci les Vampires qui sont au cœur de l'intrigue, ce qui offre un peu de fraîcheur et nous permet de découvrir plus profondément une autre facette de l'univers de l'auteur.

Qui dit autre espèce dit aussi autres personnages, avec Annabelle la SangVol (mi-Vampire, mi-humaine) et Chasseuse, ainsi que ses acolytes. Elle se fait remarquer dès son arrivée grâce à sa grande puissance, qui ne laisse pas Axel le semi indifférent. Bien vite, il s'éprend de la jolie créature.

Son histoire d'amour s'ajoute à celle qu'entretiennent Indiana et Katerina. Elles raviront peut-être les amateurs de romance, mais pour ceux qui préfèrent l'action, cela vous fera froncer les sourcils à plus d'une reprise. Les péripéties sont occultées pas la sentimentalité et de nombreux passages manquent de sombrer dans la mièvrerie pure et dure.

Tout s'enchaîne beaucoup trop vite, parfois même un peu trop. Les déductions d'Indiana surviennent généralement comme un cheveu sur la soupe, et il parvient à émettre des théories aussi alambiquées qu'exactes, alors que de telles hypothèses n'ont effleuré personne jusque-là. C'est à croire que les soudaines illuminations du personnage sont le seul moyen qu'a trouvé l'auteur pour amener la suite de l'histoire, couplé au don de rebrousse-temps qui se manifeste toujours au bon moment, pour dévoiler des éléments essentiels (ou qui le deviendront).

À cause de cela, Indiana n'en est que plus agaçant, puisqu'il apparaît comme celui dont tout le monde dépend, et sans qui rien n'avance. Katerina est toujours aussi insupportable et versatile, et les personnages qui se défendaient dans le premier tome ont perdu de leur superbe. Axel s'enfonce lui aussi dans une intrigue à l'eau de rose et Tyler passe d'un adolescent ambigu à un pur psychopathe.

Le récit, pour sa part, souffre de répétitions (en particulier concernant les facultés des loups) et d'incohérences, notamment avec la louve Alpha, tantôt immunisée contre l'hypnose, tantôt capable de se laisser influencer. Les explications sont mal dosées, parfois redondantes, parfois confuses, parfois même les deux.

Pour conclure, je dirais que ce second tome ne vaut ni plus ni moins que le premier. Il est riche en rebondissements, mais le romantisme affecté gâche la plupart du temps le plaisir des scènes d'action. Si l'occasion se présente, je lirai probablement les ouvrages suivants, mais cette saga n'a pour le moment pas éveillé suffisamment d'intérêt en moi pour me donner la volonté de la poursuivre à tout prix.

mercredi 31 mai 2017

À la vie, à la mort (Twilight réinventé)

Titre : À la vie, à la mort
Auteur : Stephenie Meyer
Édition : Blackmoon
Pages : 792 (avec Fascination)
Note : 2.5 / 5

EDYTHE CULLEN N'EST PAS HUMAINE. ELLE EST PLUS QUE ÇA. Lorsque Beaufort Swan amménage dans l'insignifiante bourgade de Forks et rencontre la mystérieuse Edythe Cullen, sa vie prend un tournant aussi excitant que terrifiant. Avec sa peau de marbre, ses yeux dorés, sa voix envoûtante et ses dons surnaturels, Edythe est à la fois irrésistible et énigmatique. Ce que Beau ne sait pas encore, c'est que plus il se rapproche d'elle, plus lui et son entourage sont en danger. Et il se peut qu'il soit trop tard pour faire demi-tour...



Avis de Cyrlight



Comme toute fan de Twilight qui se respecte, je ne pouvais passer à côté de cette édition spéciale dix ans. Avec du recul, je me dis que je n'aurais presque rien manqué.

Je ne vais même pas perdre de temps à vous faire un résumé de l'histoire, car il s'agit tout simplement de Fascination à l'envers. À l'envers, dans le sens où les sexes des personnages sont inversés. En plus de ne pas être original, ça donne lieu à des prénoms ridicules (Royal, Jessamine...) et à une imagination cocasse. Au fil de ma lecture, je n'ai pu me détacher de l'esprit la vision de Rosalie en géante bodybuildée.

Quant au texte en lui-même, c'est presque une copie conforme du roman d'origine, avec seules quelques petites modifications. Les prénoms changent, le féminin bascule au masculin et inversement... Seule la fin est différente et offre une image intéressante de « ce qui aurait pu être » dans Fascination, mais c'est tout.

Là où la saga Twilight mettait en scène une héroïne attachante, maladroite et peu sûre d'elle, préoccupée par le bien de ses proches, on se retrouve avec un garçon affligeant, qui ne doit le fait d'être en vie qu'à une fille vampire. Certes, les temps évoluent et nous sommes bien loin de l'époque de la demoiselle en détresse, mais tout de même ! Je cherche encore une seule preuve de la virilité de Beau dans ce roman. Ces particularités qui rendaient Bella si humaine font de lui un personnage ridicule, qui rougit toutes les dix pages et enchaîne les gaffes.

Alors certes, l'ensemble n'est pas aussi mauvais que ma critique le laisse paraître, mais tant qu'à lire une histoire, choisissez l'originale plutôt qu'une pâle copie de Fascination qui n'a guère d'utilité, à l'exception de sa fin qui se distingue du roman de base et le revisite par la même occasion. C'est le seul point vraiment positif que l'on peut trouver à cette « réinvention ». Cela mis à part, Beau et Edythe ne peuvent rivaliser avec Bella et Edward... ni Archie avec cette chère Alice, qui est le personnage préféré de votre dévouée chroniqueuse !