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lundi 22 juillet 2019

Détective Conan T.3

Titre : Détective Conan T.3
Auteur : Gosho Aoyama
Édition : Kana
Pages : 177
Note : 3.5 / 5
A bord du bateau sur lequel ils partent en vacances, M. Mouri, sa fille Ran, et Conan se rendent vite compte qu’ils sont les seuls véritables touristes sur le navire qui a en réalité été réservé par une puissante famille, les Hatamoto. A la tête de cette famille, un vieux grand-père irascible semble en vouloir à tous les siens, au point de donner des envies de meurtre (et d’héritage, forcément) à la plupart de ceux-ci. Un soir, justement, le vieil homme est retrouvé baignant dans son sang. Tout porte à croire dans un premier temps que Takeshi, tout récemment marié à une fille de la famille (Natsue) et accessoirement issu d’une famille rivale des Hatamoto, est le coupable. Mais Conan, toujours l’œil en alerte, ne se contentera pas de cette supposition…


Avis de Cyrlight



Dans ce troisième tome du manga Détective Conan, Conan, Ran et Kogoro embarquent un peu par hasard à bord d’un bateau privé, qui ne tarde pas à se transformer en théâtre d’une série de meurtres. L’enquête est ouverte, et les déductions avisées du jeune Conan commencent à éveiller les soupçons de Ran.

Une lecture sympathique, à l’instar des deux précédentes, mais sans plus. Les enquêtes m’ont une fois de plus paru relativement simples à résoudre, et l’intrigue principale (celle des hommes en noir) n’a pas du tout été évoquée. Ce tome peut quasiment se lire indépendamment du reste, à l’exception de Ran, qui a des doutes sur la véritable identité de Conan.

Kogoro s’interrogeait déjà au sujet du prétendu garçonnet, et c’est maintenant autour de sa fille de se poser des questions. Ses gestes, son intelligence, sa façon de s’exprimer... Tout lui rappelle Shinichi, au point de croire de plus en plus à cette vérité pourtant improbable.

Dommage que cela soit si vite amené et si vite résolu, car il y avait matière à entretenir un mini-suspens sur un plus long terme. Au lieu de cela, j’ai le sentiment que les enquêtes vont se suivre et se ressembler (façon de parler), sans vraiment rien apporter de neuf. On m’a d’ailleurs mise en garde contre cela quand je me suis lancée dans la lecture du manga.

Enfin, je lirai tout de même quelques autres tomes, à l’occasion, car j’ai toujours beaucoup aimé Détective Conan, mais je n’en fais pas une priorité.

jeudi 20 juin 2019

Les Mémoires de Vanitas T.2

Titre : Les Mémoires de Vanitas T.2
Auteur : Jun Mochizuki
Édition : Ki-oon
Pages : 274
Note : 3.5 / 5


Alors qu'ils sont en pleine réflexion, Vanitas et Noé sont interrompus par Dominique de Sade, une amie d'enfance de Noé, qui l'entraine à sa suite pour participer à un bal masqué de « l'autre côté ». Elle est persuadée qu'il pourra ainsi obtenir quelques précieuses informations.






Avis de Cyrlight



Dans ce second tome des Mémoires de Vanitas, un nouveau personnage apparaît : Dominique de Sade, fille du sulfureux marquis. Elle est la meilleure amie de Noé, et sa présence lève une partie du voile entourant son passé, tandis que Vanitas se confronte aux maudits, de plus en plus nombreux.

Sans que ce soit un coup de cœur, j’ai mieux apprécié ce manga que le premier tome, qui ne m’avait pas emballée. L’humour est moins lourd, moins présent, ce qui rend l’histoire plus agréable à suivre. Les dessins sont magnifiques, et j’ai beaucoup aimé la sensualité qui se dégage de chaque scène de morsure.

Un autre point positif : Domi et sa relation avec Noé. Les deux personnages, ainsi que leur passé, sont au cœur de l’intrigue. Ce que l’on découvre à leur sujet est particulièrement touchant, et leur confère plus de profondeur.

Je n’en dirais cependant pas autant des autres protagonistes, qui m’ont paru affreusement creux. Vanitas n’a dans un premier temps qu’un rôle très secondaire, sa « romance » avec Jeanne est trop rapide et précipitée (dans la lignée du premier tome) et même Lucas ne fait qu’une brève apparition où son utilité est assez limitée.

Le visage ambigu que Vanitas dévoile dans le dernier chapitre soulève cependant bon nombre de questions, notamment à propos de ses véritables intentions, et incite à lire la suite pour en découvrir davantage à ce sujet. Je pense que je me laisserai donc tenter par le tome 3.

mercredi 12 juin 2019

Arsène Lupin, L'aventurier T.3 : L'aiguille creuse

Titre : Arsène Lupin, L'aventurier, T.3 : L'aiguille creuse
Auteur : Takashi Morita
Édition : Kurokawa
Pages : 250
Note : 3 / 5

Le comte de Gesvres est victime d’un vol. En s’enfuyant, le chef des voleurs est touché par une balle de fusil. Beautrelet, lycéen détective amateur, résout petit à petit les énigmes qui entourent cette affaire et parvient à retrouver la route empruntée par les voleurs. Quelle vérité se cache donc derrière ces événements ? Un tir de fusil qui donne le signal du début d’une enquête magistrale !




Avis de Cyrlight



L’aiguille creuse est le troisième tome issu du manga Arsène Lupin : L’Aventurier, et contrairement aux deux précédents, l’intrigue ne se clôture pas à la dernière page : elle se décline en trois parties. Dans la première, il est question d’un vol, d’un meurtre, et surtout de la blessure par balle du célèbre gentleman cambrioleur, qui, blessé, disparaît mystérieusement dans l’enceinte de la propriété qu’il est venu voler.

Mon avis n’a toujours pas changé sur ce manga : j’adhère moyennement. Je n’accroche pas spécialement aux personnages, aux intrigues encore moins... Il faut toutefois reconnaître que le suspens final m’incite malgré tout à conclure la série, afin d’avoir le fin mot de l’histoire.

L’histoire... Je dois reconnaître que j’ai du mal à comprendre où veut nous emmener le mangaka, pas spécialement dans ce tome, mais de manière générale. Je m’explique. Au début, dans Le diadème de la princesse de Lamballe, Lupin est présenté comme un aventurier (mention d’ailleurs présente dans le titre), il est vaguement question de son passé et de son enfance, avec sa nourrice, puis...

Plus rien. Ces pans-là sont totalement laissés de côtés dans La lampe juive, où Lupin n’est que peu présent. Au final, on connaît bien mal le personnage, hormis le fait qu’il agisse généralement pour le mieux en dépit de ses méthodes désapprouvées par la loi.

Et voilà que tout au long de cette première partie de L’Aiguille creuse, il se retrouve entre la vie et la mort. Des gens sont visiblement prêts à tuer pour lui, à le venger s’il devait mourir, mais tout ce qui gravite autour de lui est très flou, du fait du peu d’informations que l’on possède à son sujet. À l’exception du premier tome, on a bien plus suivi l’inspecteur Ganimard, Herlock Sholmès, et à présent le petit nouveau, Isidore Beautrelet, alors que Lupin demeure une énigme.

Tout au long de ma lecture, j’ai eu le sentiment qu’il manquait quelque chose, qu’on ne connaissait pas assez Lupin pour être vraiment frappé par la mort qui rôde autour de lui. Et paradoxalement, je me dis qu’il y aura forcément une explication, que cela ne peut pas finir ainsi, déjà parce qu’il s’agit d’Arsène Lupin, et surtout que cela n’aurait aucun sens.

Bref, je suis très dubitative. Peut-être interpréterais-je ce manga différemment si j’avais lu l’œuvre originale de Maurice Blanc, mais ce n’est pas le cas. Il faut voir le point positif, cependant : cela me donne envie de m’y intéresser. Quant à la suite d’Arsène Lupin : L’aventurier, eh bien... Si l’occasion se présente, je pense que je la lirai. Sinon, je l’ignore.

jeudi 6 juin 2019

Les Mémoires de Vanitas T.1

Titre : Les Mémoires de Vanitas T.1
Auteur : Jun Mochizuki
Édition : Ki-oon
Pages : 242
Note : 3 / 5
Fin du XIXe siècle. Paris est en plein émoi à la suite d’attaques répétées de vampires. Pourtant, la règle d’or de leur communauté est de ne pas s’en prendre aux humains ! Un mal mystérieux semble ronger ces créatures immortelles...
C’est en cette période troublée que Noé arrive dans la capitale. Né suceur de sang, il suit la trace du grimoire de Vanitas, artefact légendaire craint de tous les vampires. On dit qu’il permet à son détenteur d’interférer avec ce qu’il y a de plus sacré pour eux : le nom véritable, symbole même de leur vie. Le modifier peut les rendre fous, voire les anéantir...
À bord de l’énorme vaisseau flottant sur lequel il a embarqué, Noé fait la connaissance d’Amélia. Alors qu’il l’aide à se remettre d’un malaise, tout s’emballe : elle perd la tête et révèle sa nature de vampire devant les passagers ! C’est alors qu’entre en scène un mystérieux assaillant, se présentant comme... Vanitas ! Devant un Noé bouche bée, il dégaine le fameux grimoire et apaise l’accès de folie de la jeune femme. L’artefact ne serait donc pas qu’une arme mortelle ? Vanitas, héritier du nom et du pouvoir du créateur du livre, a une mission : sauver les vampires de la malédiction qui pèse sur eux !


Avis de Cyrlight



Les Mémoires de Vanitas est un manga qui mêle steampunk et vampirisme. Dans ce premier tome, on suit Noé, un vampire, qui assiste au sauvetage de l’une des ses congénères infectée par une terrible malédiction, et soignée de justesse par Vanitas, grâce au mystérieux livre de son ancêtre.

Je n’ai pas été conquise par cette lecture. Le début est pourtant intéressant, prometteur, avec les énigmatiques Mémoires sur lesquelles Noé est venu enquêter, ainsi que cette histoire de malédiction et de lune bleue, mais malheureusement, cela ne dure pas.

Bien vite, les personnages dévoilent un côté... comique, si j’ose dire, qui ne colle pas vraiment avec l’atmosphère ambiante. Et surtout, eh bien, je ne les ai pas trouvés drôles du tout. Au final, on a l’impression qu’ils n’ont pas de réelle personnalité, et surtout leurs dialogues sonnent faux, voire immatures.

Les dessins sont beaux, mais les scènes d’action s’enchaînent très vite, parfois de façon relativement confuse (je pense en particulier au combat final). Je ne me suis pas attachée aux protagonistes, et je ne me suis pas non plus vraiment laissé entraîner dans leurs péripéties.

Je lirai le tome 2, puisque je l’ai en ma possession, mais si mon avis n’évolue pas à son terme, je ne poursuivrai très certainement pas ce manga. Il me rappelle sur bien des points Black Butler, que je n’avais pas non plus apprécié.

mercredi 8 mai 2019

Détective Conan T.2

Titre : Détective Conan T.2
Auteur : Gosho Aoyama
Édition : Kana
Pages : 177
Note : 3.5 / 5


Conan fait sa rentrée à l'école primaire. Il résout plusieurs enquêtes : la grande fête du feu, le casse des 100 millions et la maison hantée avec les Détectives-Boys.

C'est la rencontre avec Ayumi, Genta et Mitsuhiko. C'est également, la première affaire où Conan retrouve les hommes en noir.




Avis de Cyrlight



Dans ce second tome de Détective Conan, on retrouve Shinichi Kudo sous sa nouvelle identité, celle d’un enfant de six ans, à laquelle il doit s’habituer. Cela implique notamment de multiplier les ruses pour résoudre des enquêtes sans se trahir et... retourner à l’école.

Le rire et le sang se côtoient dans ce volume. Kogoro et les condisciples de Conan offrent quelques passages légers, voire drôles, tandis qu’en parallèle, on assiste à des meurtres particulièrement sordides, ainsi qu’à leur résolution. Un équilibre appréciable, qui évite de trop plonger dans la noirceur.

Les enquêtes se suivent et ne se ressemblent pas. J’ai apprécié qu’il soit de nouveau question des « hommes en noir », même si, malheureusement, on n’en apprend pas davantage à leur sujet.

En revanche, si j’avais trouvé les déductions de Shinichi un peu trop élaborées dans le premier tome, cette fois, c’est plutôt le contraire. En effet, les affaires m’ont paru relativement faciles à élucider, et pour chacune d’elles, j’avais globalement compris le fin mot de l’histoire bien avant le protagoniste. J’ai même trouvé que tous mettaient presque trop longtemps à réagir pour la « fille éplorée ».

Je dirais pour conclure que ce manga est sympathique dans son ensemble, mais qu’il est cependant loin d’avoir la profondeur et le potentiel d’un Death Note ou d’un Moriarty. Lecture agréable donc, mais pas transcendante.

jeudi 18 avril 2019

Détective Conan T.1

Titre : Détective Conan T.1
Auteur : Gosho Aoyama
Édition : Kana
Pages : 182
Note : 3.5 / 5
Shinichi Kudo est élève de première au lycée Tivedétec. Pour avoir résolu plusieurs enquêtes difficiles, beaucoup le considèrent comme « l'aide la plus précieuse que la police pouvait espérer ». Un jour, alors que Shinichi se baladait avec sa petite amie Ran Mouri, il fait la rencontre d'hommes étranges vêtus de noir. Par curiosité et intuition, Shinichi les suit et comprend que ce sont des maîtres chanteurs. Découvert, on lui fait boire un poison expérimental pour le faire taire et l'effet est inattendu... : il rajeunit. Shinichi, aidé par son voisin le Dr Agasa, inventeur génial et farfelu, décide de partir à la recherche de l'organisation secrète dont il a été victime. Il cache sa véritable identité sous le pseudonyme de Conan Edogawa, et se réfugie chez Ran, dont le père est détective.


Avis de Cyrlight



Dans ce premier tome de Détective Conan, on fait connaissance avec Shinichi Kudo, un jeune lycéen particulièrement intelligent qui aide souvent la police à résoudre des crimes (et sans qui, selon les rumeurs, elle serait totalement perdue). Sa curiosité naturelle lui coûte cependant chère lorsque, en voulant enquêter sur de mystérieux hommes en noir, il est contraint d’ingérer une drogue qui lui rend le corps qu’il avait à six ans.

Comme l’indique le pseudonyme que Shinichi prend en rajeunissant, Conan (en référence à Arthur Conan Doyle), ce manga regorge de clins d’œil à Sherlock Holmes, ne serait-ce que dans la facilité déconcertante du protagoniste à résoudre toutes les énigmes qui s’imposent à lui.

L’histoire ne fait pas dans la dentelle, avec des cadavres décapités et des scènes particulièrement violentes, pourtant elle n’est pas que sombre. Elle dispose aussi de passages plus légers qui prêtent à sourire, notamment lorsque Shinichi, devenu Conan, tente désespérément d’attirer l’attention des adultes. Nul n’a que faire de l’avis d’un enfant, une claque pour lui qui était unanimement sollicité avant cela.

Ayant découvert l’univers de Détective Conan grâce à la série animée, je dois avouer que j’ai eu un peu de mal avec la traduction française de certains noms, et je pense que même au bout d’une centaine de tomes, je ne parviendrai pas à m’habituer à l’inspecteur « Maigret », au lieu de Megure.

Dans l’ensemble, ce manga offre un début prometteur. La résolution des enquêtes évoque peut-être un peu trop Sherlock Holmes, mais l’intrigue générale, celle du rajeunissement de Shinichi et des mystérieux hommes en noir, incite à vouloir connaître la suite.

lundi 1 avril 2019

The Promised Neverland T.3 : En éclats

Titre : The Promised Neverland T.3 : En éclats
Auteur : Kaiu Shirai / Posuka Demisu
Édition : Kazé
Pages : 201
Note : 4.5 / 5


L’étau se resserre autour d'Emma, Norman et Ray : Don et Gilda ont de sérieux doutes sur ce qu'ils leur ont raconté, sœur Krone continue à fouiner et la redoutable Isabella passe à l'action ! La détermination et la perspicacité des trois héros suffiront-elles pour sortir de cette situation désespérée ?!




Avis de Cyrlight



La sombre histoire d’Emma, Ray et Norman se poursuit dans le troisième tome de The Promised Neverland. Ce tome se concentre principalement sur sœur Krone, et apporte son lot de révélations, tandis que Maman, sous ses airs tranquilles, se montre plus redoutable que jamais.

Ce manga est tout bonnement excellent, et il s’améliore au fur et à mesure. Le récit s’enfonce un peu plus dans les ténèbres à chaque nouveau chapitre, et je dois reconnaître que j’ai eu plus d’une fois un nœud à l’estomac. C’est noir, glauque, et d’autant plus horrible que le mal s’oppose à la candeur d’enfants innocents.

Le jour fixé pour l’évasion se rapproche, et sœur Krone décide de tenter le tout pour le tout, privilégiant le fait de renverser Isabella à celui d’arrêter les enfants (même si elle ne serait pas mécontente de réussir d’une pierre deux coups). Grâce à elle, on en apprend davantage sur le monde extérieur, ainsi que sur « eux », même s’il est fort probable que son récit contienne des mensonges.

On en découvre aussi davantage sur le métier de Maman, et une question ne m’a pas quittée tout au long du récit. D’où viennent les enfants ? Depuis le début, ce manga m’évoque vaguement Arena 13, de Joseph Delaney, avec la « barrière » et les effroyables créatures qui se trouvent de l’autre côté, mais en l’occurrence, j’ai songé à une autre saga de cet auteur, L’Épouvanteur et ses Kobalos, qui utilisent les humaines afin de se reproduire.

Aussi affreuse soit-elle, j’adhère complètement à l’atmosphère de cette histoire, et les dernières pages annoncent des heures plus sombres encore pour les protagonistes. Le seul point négatif que j’aurais à reprocher à ce tome est que la date de livraison m’a quelque peu perdue en chemin : d’abord, elle ne bouge pas, puis elle est repoussée, puis un enfant va être livré seul... Cela m’a rendue perplexe, étant donné qu’il a été dit et répété qu’Isabella ne voulait rien changer à ses plans.

En conclusion, The Promised Neverland est vraiment un superbe manga qui nous prend aux tripes, et même s’il m’a fallu attendre le troisième tome pour en être sûre, je dirais que c’est également un coup de cœur. J’ai hâte (mais également peur, à la vue de la révélation finale) de lire la suite.


Coup de ♥ 

lundi 11 mars 2019

The Promised Neverland T.2 : Sous contrôle

Titre : The Promised Neverland T.2 : Sous contrôle
Auteur : Kaiu Shirai / Posuka Demisu
Édition : Kazé
Pages : 192
Note : 4 / 5

Emma, Norman et Ray décident d’entraîner leurs petits frères et sœurs pour qu’ils soient capables de s’évader avec eux. Mais sœur Krone, la nouvelle assistante de Maman, ne cesse de contrarier leur plan et exerce une pression constante sur eux. Pour mener à bien leur projet, l’inséparable trio n’a d’autre choix que de révéler une part de la triste vérité à d’autres camarades… Mais à qui peuvent-ils se fier ?




Avis de Cyrlight



Dans ce second tome de The Promised Neverland, Emma, Norman et Ray continuent à préparer leur grande évasion. Pour cela, ils décident d’enrôler les deux autres aînés de l’orphelinat : Don et Gilda. Le problème ? Un traître se cache parmi les enfants, et ils doivent avant tout le démasquer, d’autant plus que « Maman » bénéficie désormais de l’aide de sœur Krone, bien déterminée à mettre des bâtons dans les roues de tout le monde.

Ce manga se poursuit d’excellente façon. L’œuvre a un côté enfantin qui contraste avec des scènes plus glauques et effrayantes (le calme machiavélique d’Isabella, le visage terrifiant de sœur Krone, la menace extérieure qui plane sur les enfants...), et l’histoire s’approfondit.

Au début, j’ai un peu été désemparée par la vitesse de déduction des trois protagonistes (même s’il est clairement établi depuis le début qu’ils sont de véritables génies), notamment lorsque Ray suppose, quasiment de but en blanc, qu’il y a une taupe parmi les enfants. La suite justifiera néanmoins cet éclair de lucidité.

Des alliances et des manigances se tissent dans ce tome. Don et Gilda rejoignent le trio, qui a cependant consenti à ne leur révéler qu’une partie de la vérité, et les dernières pages laissent craindre pour la pérennité de leur association si les deux nouveaux venus découvrent ce qui est réellement arrivé à la petite Conny. Quant à Norman, il est désormais pris entre deux feux, avec d’un côté Emma qui s’obstine à vouloir sauver tous les enfants malgré le risque que cela représente pour la réussite de leur entreprise, et Ray qui refuse catégoriquement de voir son plan sabordé par un excès de bons sentiments.

L’idée du loup pour entraîner leurs frères et sœurs est particulièrement bien trouvée, et elle tend d’ailleurs à faire pencher la balance en faveur des arguments de Ray, aussi durs soient-ils, puisque Emma est la seule du trio à se faire attraper par sœur Krone alors qu’elle tente de sauver deux enfants en même temps qu’elle.

La révélation finale sur William Minerva m’a donné l’impression de tomber un peu comme un chevet sur la soupe, mais le prochain tome nous éclairera sans doute davantage à ce propos. En attendant, il me tarde de le lire !

dimanche 24 février 2019

The Promised Neverland T.1 : Grace Field House

Titre : The Promised Neverland T.1 : Grace Field House
Auteur : Kaiu Shirai / Posuka Demisu
Édition : Kazé
Pages : 192
Note : 4 / 5

Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l’orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et sœurs, ils s’épanouissent sous l’attention pleine de tendresse de « Maman », qu’ils considèrent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l’abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort !




Avis de Cyrlight



The Promised Neverland est un manga dont le premier tome se déroule dans un orphelinat à l’allure bienveillante, mais qui cache en réalité un très noir secret, comme finiront par le découvrir Emma et Norman, deux des protagonistes.

J’avais beaucoup entendu parler de cette série, et toujours en termes élogieux, si bien que cela m’a incitée à franchir le pas. Eh bien, je dois dire qu’elle est à la hauteur de sa réputation. Ce n’est pas un coup de cœur, mais cela n’en demeure pas moins une excellente lecture.

L’intrigue est assez déroutante, de par la façon dont elle est amenée. Au début, tout semble aller pour le mieux dans le meilleur du monde. Les enfants sont certes orphelins, mais la femme, « Maman », qui s’occupe d’eux a l’air adorable, à l’instar de tous ces joyeux bambins, dont le quotidien est essentiellement composé de jeux et de rires.

Le ton du manga change néanmoins brutalement, et ce de la plus glauque des manières. Tout commence avec un mignon petit lapin en peluche et débouche sur une scène sanguinolente qui, je dois bien l’avouer, m’a sur l’instant glacé le sang, tant j’étais loin de m’attendre à une telle horreur.

Les héros n’ont alors plus qu’une idée en tête : fuir cet orphelinat dont le cadre idyllique n’est qu’un leurre pour cacher sa redoutable et effroyable fonction. C’est le début d’une course à la liberté et à la survie, qui soulève son lot d’inquiétudes et de questionnements.

Il faudra hélas attendre le prochain tome pour en apprendre davantage, puisque celui-ci se conclut par l’arrivée d’un nouveau personnage, bien décidé à mettre des bâtons dans les roues de tout le monde, en particulier des protagonistes, au demeurant très intéressants à suivre.

C’est avec plaisir et impatience que je me plongerai dans la suite des sinistres aventures d’Emma, Norman et Ray, ayant d’ores et déjà les tomes 2 et 3 dans ma pile à lire.

mardi 19 février 2019

Black Butler T.2

Titre : Black Butler T.2
Auteur : Yana Toboso
Édition : Kana
Pages : 194
Note : 2.5 / 5


Sébastian est majordome au service de Ciel Phantomhive, héritier d'une grande famille de la noblesse anglaise. En matière d'érudition, d'éducation, d'art culinaire, rien à redire, il est parfait. Mais ne vous fiez pas à sa distinction, si vous vous en prenez à son jeune maître, vous découvrirez sa vraie nature... Ciel aurait-il signé un pacte avec le Diable ?!




Avis de Cyrlight



On retrouve Sebastian et Ciel dans ce second tome de Black Butler, où ils quittent le manoir Phantomhive pour Londres, dans les rues de laquelle sévit Jack l’Éventreur. Le maître et le majordome, accompagnés par de nouveaux personnages, vont mener l’enquête.

Eh bien, eh bien... Je n’avais pas beaucoup apprécié le premier tome de ce manga, et même si je dois concéder à celui-ci qu’il est un tantinet meilleur, cela ne suffit pas. Je n’accroche irrémédiablement pas à ce shonen.

Le chapitre d’ouverture est pour le moins inutile, il se contente de nous resservir exactement les mêmes gags que précédemment, avec les majordomes incompétents et surtout insupportables. C’est à se demander pourquoi Sebastian prend la peine de leur donner des instructions, sachant qu’il finit par tout faire lui-même, mais qu’il doit en plus de cela réparer leurs bêtises.

La suite bénéficie tout de même d’un scénario un peu plus solide et moins brouillon que l’intrigue mal amenée du premier tome. Les motivations des personnages sont un peu plus claires (même si les douze ans de Ciel sont souvent peu crédibles, à la vue de son caractère et de ses responsabilités) et Undertaker, l’un des nouveaux venus, n’est pas dépourvu de charisme, mais pour ce qui est des points positifs, cela ne va pas plus loin.

Le sérieux et la gravité insufflés par la traque de Jack l’Éventreur perdent une grande partie de leur crédibilité quand l’histoire vire littéralement au travestissement non pas à une, mais à deux reprises. La mangaka oscille sans cesse entre tragique et comique sans la moindre subtilité.

La fin est pourtant prometteuse, car elle préfigure un combat entre Sebastian et un adversaire enfin à sa hauteur, mais je doute de continuer. J’ai été trop déçue par les deux premiers tomes, alors que m’attendent des séries que je tiens en bien plus haute estime.

samedi 9 février 2019

Black Butler T.1

Titre : Black Butler T.1
Auteur : Yana Toboso
Édition : Kana
Pages : 184
Note : 2 / 5


Sébastian est majordome au service de Ciel Phantomhive, héritier d'une grande famille de la noblesse anglaise. En matière d'érudition, d'éducation, d'art culinaire, rien à redire, il est parfait. Mais ne vous fiez pas à sa distinction, si vous vous en prenez à son jeune maître, vous découvrirez sa vraie nature... Ciel aurait-il signé un pacte avec le Diable ?!




Avis de Cyrlight



Black Butler est un manga shonen ayant pour personnage principal Sebastian, un majordome, le seul employé compétent du jeune Ciel Phantomhive. D’abord présenté comme un serviteur dévoué et surqualifié, il dévoile rapidement un visage bien différent.

Plusieurs personnes m’ont dit un immense bien de ce manga, mais hélas pour moi, le charme n’a pas opéré. Les dessins sont pourtant très beaux, même s’ils sont parfois un peu caricaturaux (notamment au niveau des domestiques), et si le côté victorien m’a séduite au premier coup d’œil, les anachronismes m’ont laissé perplexe. (Entre les consoles de jeux et les portables, il y a matière à se poser des questions...)

J’ai également un avis mitigé sur les personnages, et sur le scénario en lui-même. Commençons par les personnages. Si Ciel et Sebastian sont intéressants à suivre, ce n’est pas le cas des trois domestiques qui sont tout bonnement inutiles. Je suppose qu’ils sont censés être là pour le comique, mais leur degré d’incompétence est tel que je les ai vite trouvés beaucoup plus lourds que drôles.

Le scénario, ensuite. Eh bien, il est très confus, et surtout très mal amené. Pendant une grande partie de ce premier tome, on ne sait absolument pas où on va, ni dans quel but. Les scènes s’enchaînent sans donner l’air d’être véritablement liées entre elles, et lorsque l’histoire bascule enfin dans une voie plus sombre et plus intéressante, cela tombe presque comme un cheveu sur la soupe, sans qu’on comprenne véritablement ce qui se passe, et encore moins pourquoi.

Je vais tout de même laisser une chance à ce manga en lisant le tome 2, car le premier n’était peut-être qu’une simple introduction, destinée à mettre l’univers en place. À voir, donc, si la suite est meilleure.

lundi 28 janvier 2019

Your name : Another side : Earthbound T.1

Titre : Your name : Another side : Earthbound T.1
Auteur : Arata Kanoh et Jyunya Nakamura
Édition : Pika
Pages : 178
Note : 4.5 / 5
Mitsuha et Taki n’ont rien en commun, et pourtant, le temps d’un rêve, chacun prend la place de l’autre… Taki, le citadin tokyoïte, doit tant bien que mal apprendre à vivre dans le corps d’une fille et s’adapter au quotidien calme et rangé de Mitsuha. Et qu’en est-il de Tessie, l’ami de la jeune fille, qui doit se créer un avenir dans cette campagne fuie par les jeunes ?



Avis de Cyrlight



Another side : Earthbound est un manga en deux parties qui fait office de spin-off à Your name, en se concentrant davantage sur les intrigues et personnages secondaires. On découvre dans ce tome de petites histoires centrées sur le quotidien de Mitsuha, mais aussi de Tessie et Sayaka.

Ayant déjà beaucoup aimé l’œuvre originale, j’ai été absolument conquise par ce manga dérivé. Au début, j’ai un peu craint qu’il s’agisse d’un produit uniquement commercial (le manga La Belle et la Bête, divisé en deux tomes, m’ayant laissé un goût amer), mais pas du tout ! Il gagne vraiment à être lu.

Bien que les histoires soient très courtes, elles nous offrent tout un panel de sentiments très variés. L’humour cohabite avec la mélancolie, ce qui teinte ces pages d’émotions douces-amères. L’auteur s’attarde sur le malaise que Mitsuha ressent à l’égard de sa vie, et sur son quotidien, sans cesse marqué par le jugement des autres.

Le caractère de Tessie est également bien exploité, celui de l’ami loyal prêt à tout pour ceux qui lui sont chers, et déterminé à faire en sorte d’améliorer les choses, à défaut de pouvoir fuir un destin auquel il s’est résigné. Quant à Taki, dans le corps de Mitsuha, il nous offre quelques scènes cocasses et surtout totalement anticonformistes.

Ajoutons à cela que les dessins sont toujours aussi agréables à contempler, ce qui ne gâche rien. Ce manga est vraiment un énorme coup de cœur, et un complément irréprochable à Your name. À lire impérativement pour tous les fans de l’œuvre originale !


Coup de ♥ 

jeudi 17 janvier 2019

Im : Great priest Imhotep T.1

Titre : Im : Great priest Imhotep T.1
Auteur : Makoto Morishita
Édition : Ki-oon
Pages : 192
Note : 3 / 5
Depuis qu’elle est toute petite, Hinome n’a aucun ami. À l’école, on la dit maudite… Et pour cause : chaque son qui sort de sa bouche se transforme en flamme mortelle ! Alors qu’elle rentre comme d’habitude chez elle sans avoir parlé à qui que ce soit de la journée, elle tombe sur un étrange garçon en pleine cavale dans les rues de Tokyo. Elle lui propose de l’héberger, avant de découvrir qu’elle a devant elle rien de moins qu’Imhotep, le plus grand prêtre-sorcier de l’Égypte ancienne ! Malgré ses airs d’adolescent, il cache d’immenses pouvoirs… si grands qu’il s’est attiré la colère des dieux. Considéré comme le pire criminel de tous les temps, il a été condamné à un sommeil artificiel… Mais 3 000 ans plus tard, le monde est de nouveau menacé par les Magai, des démons maléfiques, et les geôliers d’Im n’ont d’autre solution que de faire appel à lui pour régler le problème. Imhotep, qui voue une haine profonde à ces créatures, ne se fait pas prier pour les éliminer… en commençant par celle qui avait pris possession du corps de Hinome ! Réunis par le destin, Im et la jeune fille se lancent dans un combat sans pitié, avec pour le mage une chance de trouver la rédemption au bout du chemin…


Avis de Cyrlight



Im : Great priest Imhotep est un manga ayant pour personnage principal, comme son nom l’indique, le légendaire prêtre égyptien Imhotep, fraîchement ramené à la vie pour affronter les Magai, de redoutables démons qu’il doit combattre à l’aide de ses pouvoirs surpuissants dans le Japon contemporain.

Eh bien, pour être franche, je m’attendais à beaucoup mieux. J’ai toujours été captivée par l’Égypte et ses mystères, or je n’ai quasiment rien retrouvé de tout cela dans ce manga. Il y a quelques références (les hiéroglyphes dans la chambre, la mention/présence de certains dieux...), mais ça ne va pas plus loin.

Qui plus est, cette histoire se lit avec un sentiment de déjà vu : une héroïne avec une belle plastique, un personnage avec de puissants pouvoirs chargé d’affronter des entités maléfiques dont il triomphe en quatre secondes, Anubis réduit au rang d’animal de compagnie choupi et rigolo (et un poil obsédé)...

Au final, la série se concentre plus sur le comique, avec le père loufoque d’Hinome, la cohabitation forcée entre elle et Im, les maladresses répétées d’Anubis..., et non sur les scènes d’action, trop courtes et trop confuses.

Difficile d’avoir un avis catégorique, étant donné que ce n’est que le premier tome, mais pour le moment, je ne suis pas particulièrement séduite. Je verrai si cela s’améliore avec la suite.

mardi 6 novembre 2018

To Your Eternity T.2

Titre : To Your Eternity T.2
Auteur : Yoshitoki Oima
Édition : Pika
Pages : 184
Note : 3 / 5




Le "jeune garçon" a repris sa forme de loup pour sauver March. La petite fille lui apprend à s’exprimer et à bien se tenir pendant qu’ils sont conduits à Yanome avec Palona.






Avis de Cyrlight



To Your Eternity se poursuit avec ce second tome, et Imm continue sa route auprès de March et Palona, toutes deux incarcérées à Yanome, mais bien déterminées à s’échapper.

Si le premier tome m’avait laissée perplexe, mon avis n’est pas plus arrêté après la lecture de la suite. Il y a de bons éléments, d’autres déroutants, et certains qui rendent dubitatifs. C’est sensiblement avec cet état d’esprit que j’ai refermé le deuxième manga, toujours sans savoir à quoi m’en tenir.

Les personnages sont touchants, qu’il s’agisse de Palona, de March ou d’Imm, même si je déplore son évolution devenue trop rapide dans les dernières pages, où il acquière la parole en quelques cases, sans que cela soit développé, alors qu’il s’agit tout de même d’une étape importante.

Là où le manga débutait de façon assez lente, j’ai trouvé ce tome précipité, et parfois même assez confus, notamment au niveau des scènes d’action. Le final, s’il apporte son lot de questions et de mystères, survient presque comme un cheveu sur la soupe, même s’il y aura probablement des explications futures à son sujet.

Enfin, je trouve regrettable que les personnages disparaissent dès que l’on commence à s’habituer à eux, poussant ainsi Imm à suivre une voie complètement différente de celle sur laquelle il semblait engagé. Chaque fois que l’on croit distinguer un fil conducteur, l’auteur le brise aussitôt.

Ce n’est pas un mauvais manga, il est simplement très spécial, et il faut accrocher. Il ne m’a pas déplu, pas séduite non plus, et je pense que je lirai les tomes suivants, mais pas dans l’immédiat.

lundi 22 octobre 2018

To Your Eternity T.1

Titre : To Your Eternity T.1
Auteur : Yoshitoki Oima
Édition : Pika
Pages : 190
Note : 3 / 5



Un être immortel a été envoyé sur Terre. Il rencontre d’abord un loup puis un jeune garc?on vivant seul au milieu d’un paysage enneigé. Ainsi commence le voyage de l’Immortel, un voyage fait d’expériences et de rencontres dans un monde implacable...






Avis de Cyrlight



To Your Eternity est un manga mettant en scène une entité d’origine inconnue, immortelle, capable d’imitation et de régénération. Elle commence d’abord par prendre la forme d’une pierre, puis d’un loup, puis d’un garçon, après quoi elle décide de partir, sans savoir où son voyage va la mener.

Faire une critique de ce premier tome s’annonce extrêmement difficile, car je ne sais absolument pas quoi en penser, au point d’être incapable de dire si j’ai aimé ou non cette histoire. Si je devais la résumer en un seul mot, ce serait assurément « étrange ».

S’il y a quelque chose à mettre à son crédit, c’est sans doute l’originalité de son thème et de son scénario. En lisant le résumé, on ne s’attend pas à ce que l’on découvre au fil des pages. Il y a de très jolies scènes, poignantes, et d’autres qui laissent plus perplexe.

Par exemple, le jeune garçon du départ, et qui est aussi celui qui figure sur la couverture. On s’attache très vite à lui, on se pose des questions (pourquoi est-il tout seul ? Où sont partis les autres ?) et on pense qu’il va s’agir du personnage principal (avec, bien sûr, l’entité), mais finalement... Non. Son sort est bouleversant, mais laisse un goût d’incertitude et les interrogations précédemment soulevées en suspens, puisqu’on passe ensuite à autre chose.

On fait la connaissance de March, petite fille exubérante sur le point d’être offerte en sacrifice. Là, l’histoire prend un tournant différent, intéressant à suivre, mais finalement sans aucun lien avec le début (hormis l’entité, devenue plus familièrement Imm).

Les dessins ne sont pas particulièrement agréable à l’œil, si bien que je n’ai pas vraiment été surprise en découvrant que l’auteur était également celle du (très bon) A Silent Voice, manga pour lequel j’avais fait la même remarque.

Que conclure sur cette œuvre ? Honnêtement, je l’ignore. Lisez et faites-vous votre propre idée, c’est le seul conseil que je peux vous donner. Pour ma part, je poursuivrai avec le second tome, dans l’espoir de me faire une idée plus précise.

lundi 27 août 2018

A Silent Voice T.1

Titre : A Silent Voice T.1
Auteur : Yoshitoki Oima
Édition : Ki-oon
Pages : 192
Note : 4 / 5
Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. Même équipée d’un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d’elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l’abandonner, laissant sa mère l’élever seule. Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle s’emploie à surmonter ses difficultés mais, malgré ses efforts pour s’intégrer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible. Psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes... jusqu’au jour où la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l’intervention du directeur de l’école. À cet instant, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusque-là ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable...


Avis de Cyrlight



A Silent Voice est un manga mettant en scène Shoko, une jeune fille sourde, et Shoya, un garçon qui l’a persécutée enfant, à cause de son handicap. Ce premier tome présente les personnages et le contexte. Shoko arrive dans une nouvelle école où elle a du mal à s’intégrer. Les élèves, menés par Shoya, s’acharnent sur elle parce qu’ils estiment que sa surdité perturbe le bon déroulement de la classe, jusqu’à ce que la roue tourne pour le chef de cette coalition malsaine…

Deux thèmes assez sensibles sont au centre de cette histoire : le handicap et le harcèlement, et les deux sont traités avec justesse. À cause de sa différence, Shoko devient la cible de ses camarades, mais parce que les enfants sont versatiles, et aussi lâches, ils n’hésitent pas à se retourner contre Shoya lorsque la vérité éclate au grand jour.

C’est l’arroseur arrosé qui se produit ensuite. De bourreau, Shoya devient victime et doit désormais faire face à la cruauté que ses condisciples concentraient jusque-là (en suivant son exemple) sur la pauvre Shoko. J’ai trouvé ce retournement à la fois inattendu et plausible, étant donné que la méchanceté humaine ne souffre d’aucune limite.

Cela souligne le fait que personne n’a retenu la leçon, étant donné qu’ils ne font que se trouver un autre bouc-émissaire. Sans parler de l’incompétence du professeur, qui préfère fermer les yeux, voire se prêter au jeu. Plus que les élèves, il est le véritable responsable, car il a laissé la situation s’envenimer sans intervenir et a par la suite trouvé lui aussi en Shoya le coupable idéal.

Malgré ses actes, on ne peut s’empêcher de ressentir de l’empathie pour ce dernier, là où Shoko, au contraire, m’a paru un brin moins réaliste, car trop gentille. Sans parler de devenir mauvaise, j’ai dû mal à concevoir que l’on puisse rester aussi bonne avec tout ce qu’elle endure, au point de vouloir préserver Shoya qui n’a jamais été tendre avec elle.

Autre point négatif, celui qui m’a le plus dérangée à la lecture : les dessins. Je trouve qu’ils manquent de finesse, de délicatesse. Ils ne sont pas laids, mais leur style particulier n’a pas réussi à me séduire.

Cela ne change cependant rien au fait que j’ai beaucoup aimé ce premier tome d’A Silent Voice et je lirai bien évidemment la suite, afin de voir comment évoluent les deux protagonistes, après les épreuves qu’ils ont traversées.