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lundi 22 juillet 2019

Détective Conan T.3

Titre : Détective Conan T.3
Auteur : Gosho Aoyama
Édition : Kana
Pages : 177
Note : 3.5 / 5
A bord du bateau sur lequel ils partent en vacances, M. Mouri, sa fille Ran, et Conan se rendent vite compte qu’ils sont les seuls véritables touristes sur le navire qui a en réalité été réservé par une puissante famille, les Hatamoto. A la tête de cette famille, un vieux grand-père irascible semble en vouloir à tous les siens, au point de donner des envies de meurtre (et d’héritage, forcément) à la plupart de ceux-ci. Un soir, justement, le vieil homme est retrouvé baignant dans son sang. Tout porte à croire dans un premier temps que Takeshi, tout récemment marié à une fille de la famille (Natsue) et accessoirement issu d’une famille rivale des Hatamoto, est le coupable. Mais Conan, toujours l’œil en alerte, ne se contentera pas de cette supposition…


Avis de Cyrlight



Dans ce troisième tome du manga Détective Conan, Conan, Ran et Kogoro embarquent un peu par hasard à bord d’un bateau privé, qui ne tarde pas à se transformer en théâtre d’une série de meurtres. L’enquête est ouverte, et les déductions avisées du jeune Conan commencent à éveiller les soupçons de Ran.

Une lecture sympathique, à l’instar des deux précédentes, mais sans plus. Les enquêtes m’ont une fois de plus paru relativement simples à résoudre, et l’intrigue principale (celle des hommes en noir) n’a pas du tout été évoquée. Ce tome peut quasiment se lire indépendamment du reste, à l’exception de Ran, qui a des doutes sur la véritable identité de Conan.

Kogoro s’interrogeait déjà au sujet du prétendu garçonnet, et c’est maintenant autour de sa fille de se poser des questions. Ses gestes, son intelligence, sa façon de s’exprimer... Tout lui rappelle Shinichi, au point de croire de plus en plus à cette vérité pourtant improbable.

Dommage que cela soit si vite amené et si vite résolu, car il y avait matière à entretenir un mini-suspens sur un plus long terme. Au lieu de cela, j’ai le sentiment que les enquêtes vont se suivre et se ressembler (façon de parler), sans vraiment rien apporter de neuf. On m’a d’ailleurs mise en garde contre cela quand je me suis lancée dans la lecture du manga.

Enfin, je lirai tout de même quelques autres tomes, à l’occasion, car j’ai toujours beaucoup aimé Détective Conan, mais je n’en fais pas une priorité.

mercredi 12 juin 2019

Arsène Lupin, L'aventurier T.3 : L'aiguille creuse

Titre : Arsène Lupin, L'aventurier, T.3 : L'aiguille creuse
Auteur : Takashi Morita
Édition : Kurokawa
Pages : 250
Note : 3 / 5

Le comte de Gesvres est victime d’un vol. En s’enfuyant, le chef des voleurs est touché par une balle de fusil. Beautrelet, lycéen détective amateur, résout petit à petit les énigmes qui entourent cette affaire et parvient à retrouver la route empruntée par les voleurs. Quelle vérité se cache donc derrière ces événements ? Un tir de fusil qui donne le signal du début d’une enquête magistrale !




Avis de Cyrlight



L’aiguille creuse est le troisième tome issu du manga Arsène Lupin : L’Aventurier, et contrairement aux deux précédents, l’intrigue ne se clôture pas à la dernière page : elle se décline en trois parties. Dans la première, il est question d’un vol, d’un meurtre, et surtout de la blessure par balle du célèbre gentleman cambrioleur, qui, blessé, disparaît mystérieusement dans l’enceinte de la propriété qu’il est venu voler.

Mon avis n’a toujours pas changé sur ce manga : j’adhère moyennement. Je n’accroche pas spécialement aux personnages, aux intrigues encore moins... Il faut toutefois reconnaître que le suspens final m’incite malgré tout à conclure la série, afin d’avoir le fin mot de l’histoire.

L’histoire... Je dois reconnaître que j’ai du mal à comprendre où veut nous emmener le mangaka, pas spécialement dans ce tome, mais de manière générale. Je m’explique. Au début, dans Le diadème de la princesse de Lamballe, Lupin est présenté comme un aventurier (mention d’ailleurs présente dans le titre), il est vaguement question de son passé et de son enfance, avec sa nourrice, puis...

Plus rien. Ces pans-là sont totalement laissés de côtés dans La lampe juive, où Lupin n’est que peu présent. Au final, on connaît bien mal le personnage, hormis le fait qu’il agisse généralement pour le mieux en dépit de ses méthodes désapprouvées par la loi.

Et voilà que tout au long de cette première partie de L’Aiguille creuse, il se retrouve entre la vie et la mort. Des gens sont visiblement prêts à tuer pour lui, à le venger s’il devait mourir, mais tout ce qui gravite autour de lui est très flou, du fait du peu d’informations que l’on possède à son sujet. À l’exception du premier tome, on a bien plus suivi l’inspecteur Ganimard, Herlock Sholmès, et à présent le petit nouveau, Isidore Beautrelet, alors que Lupin demeure une énigme.

Tout au long de ma lecture, j’ai eu le sentiment qu’il manquait quelque chose, qu’on ne connaissait pas assez Lupin pour être vraiment frappé par la mort qui rôde autour de lui. Et paradoxalement, je me dis qu’il y aura forcément une explication, que cela ne peut pas finir ainsi, déjà parce qu’il s’agit d’Arsène Lupin, et surtout que cela n’aurait aucun sens.

Bref, je suis très dubitative. Peut-être interpréterais-je ce manga différemment si j’avais lu l’œuvre originale de Maurice Blanc, mais ce n’est pas le cas. Il faut voir le point positif, cependant : cela me donne envie de m’y intéresser. Quant à la suite d’Arsène Lupin : L’aventurier, eh bien... Si l’occasion se présente, je pense que je la lirai. Sinon, je l’ignore.

mercredi 8 mai 2019

Détective Conan T.2

Titre : Détective Conan T.2
Auteur : Gosho Aoyama
Édition : Kana
Pages : 177
Note : 3.5 / 5


Conan fait sa rentrée à l'école primaire. Il résout plusieurs enquêtes : la grande fête du feu, le casse des 100 millions et la maison hantée avec les Détectives-Boys.

C'est la rencontre avec Ayumi, Genta et Mitsuhiko. C'est également, la première affaire où Conan retrouve les hommes en noir.




Avis de Cyrlight



Dans ce second tome de Détective Conan, on retrouve Shinichi Kudo sous sa nouvelle identité, celle d’un enfant de six ans, à laquelle il doit s’habituer. Cela implique notamment de multiplier les ruses pour résoudre des enquêtes sans se trahir et... retourner à l’école.

Le rire et le sang se côtoient dans ce volume. Kogoro et les condisciples de Conan offrent quelques passages légers, voire drôles, tandis qu’en parallèle, on assiste à des meurtres particulièrement sordides, ainsi qu’à leur résolution. Un équilibre appréciable, qui évite de trop plonger dans la noirceur.

Les enquêtes se suivent et ne se ressemblent pas. J’ai apprécié qu’il soit de nouveau question des « hommes en noir », même si, malheureusement, on n’en apprend pas davantage à leur sujet.

En revanche, si j’avais trouvé les déductions de Shinichi un peu trop élaborées dans le premier tome, cette fois, c’est plutôt le contraire. En effet, les affaires m’ont paru relativement faciles à élucider, et pour chacune d’elles, j’avais globalement compris le fin mot de l’histoire bien avant le protagoniste. J’ai même trouvé que tous mettaient presque trop longtemps à réagir pour la « fille éplorée ».

Je dirais pour conclure que ce manga est sympathique dans son ensemble, mais qu’il est cependant loin d’avoir la profondeur et le potentiel d’un Death Note ou d’un Moriarty. Lecture agréable donc, mais pas transcendante.

jeudi 18 avril 2019

Détective Conan T.1

Titre : Détective Conan T.1
Auteur : Gosho Aoyama
Édition : Kana
Pages : 182
Note : 3.5 / 5
Shinichi Kudo est élève de première au lycée Tivedétec. Pour avoir résolu plusieurs enquêtes difficiles, beaucoup le considèrent comme « l'aide la plus précieuse que la police pouvait espérer ». Un jour, alors que Shinichi se baladait avec sa petite amie Ran Mouri, il fait la rencontre d'hommes étranges vêtus de noir. Par curiosité et intuition, Shinichi les suit et comprend que ce sont des maîtres chanteurs. Découvert, on lui fait boire un poison expérimental pour le faire taire et l'effet est inattendu... : il rajeunit. Shinichi, aidé par son voisin le Dr Agasa, inventeur génial et farfelu, décide de partir à la recherche de l'organisation secrète dont il a été victime. Il cache sa véritable identité sous le pseudonyme de Conan Edogawa, et se réfugie chez Ran, dont le père est détective.


Avis de Cyrlight



Dans ce premier tome de Détective Conan, on fait connaissance avec Shinichi Kudo, un jeune lycéen particulièrement intelligent qui aide souvent la police à résoudre des crimes (et sans qui, selon les rumeurs, elle serait totalement perdue). Sa curiosité naturelle lui coûte cependant chère lorsque, en voulant enquêter sur de mystérieux hommes en noir, il est contraint d’ingérer une drogue qui lui rend le corps qu’il avait à six ans.

Comme l’indique le pseudonyme que Shinichi prend en rajeunissant, Conan (en référence à Arthur Conan Doyle), ce manga regorge de clins d’œil à Sherlock Holmes, ne serait-ce que dans la facilité déconcertante du protagoniste à résoudre toutes les énigmes qui s’imposent à lui.

L’histoire ne fait pas dans la dentelle, avec des cadavres décapités et des scènes particulièrement violentes, pourtant elle n’est pas que sombre. Elle dispose aussi de passages plus légers qui prêtent à sourire, notamment lorsque Shinichi, devenu Conan, tente désespérément d’attirer l’attention des adultes. Nul n’a que faire de l’avis d’un enfant, une claque pour lui qui était unanimement sollicité avant cela.

Ayant découvert l’univers de Détective Conan grâce à la série animée, je dois avouer que j’ai eu un peu de mal avec la traduction française de certains noms, et je pense que même au bout d’une centaine de tomes, je ne parviendrai pas à m’habituer à l’inspecteur « Maigret », au lieu de Megure.

Dans l’ensemble, ce manga offre un début prometteur. La résolution des enquêtes évoque peut-être un peu trop Sherlock Holmes, mais l’intrigue générale, celle du rajeunissement de Shinichi et des mystérieux hommes en noir, incite à vouloir connaître la suite.

vendredi 29 mars 2019

Arsène Lupin, L'aventurier T.2 : Contre Herlock Sholmès : La lampe juive

Titre : Arsène Lupin, L'aventurier, T.2 : Contre Herlock Sholmès : La lampe juive
Auteur : Takashi Morita
Édition : Kurokawa
Pages : 255
Note : 3 / 5

Le détective Herlock Sholmès reçoit un jour de la part d'un baron une demande d'enquête pour retrouver l'auteur d'un vol dont il a été victime. En parallèle, Lupin va user de tous les stratagèmes pour tenir Sholmès à distance de l'enquête. Les deux cerveaux vont ainsi s'affronter dans l'affaire de la lampe juive !




Avis de Cyrlight



Dans ce second tome d’Arsène Lupin, L’aventurier, le célèbre gentleman cambrioleur se confronte à celui qui est à la fois son rival et idole, Herlock Sholmès. L’enquête se déroule à Paris, sur les rives de la Seine, mais l’affaire, plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord, ne se limite pas à un simple vol...

Je n’avais pas été particulièrement séduite par le premier tome de ce manga, et je crains que le second ne m’ait pas davantage conquise. Il y a pourtant des éléments qui m’ont bien plu, notamment la relation ambiguë entretenue par Sholmès et Lupin (qui oscille entre admiration et rivalité, soif de victoire et volonté d’épargner l’autre...).

Malheureusement, c’est à l’œuvre dans son ensemble que je n’arrive pas à accrocher. Il faut dire que je ne suis pas particulièrement fan du genre policier, mais cela ne m’a pas empêché d’adorer la série Sherlock, ou encore l’excellente saga Sherlock, Lupin & moi (Irene Adler). Or, en l’occurrence, ça bloque.

Déjà, j’ai du mal avec les dessins. Ils sont pourtant très réussis dans l’ensemble, mais c’est au niveau des visages que le bat blesse. Avec ses oreilles et son menton pointus, Herlock m’a fait l’effet d’un horrible croisement entre un elfe et un gobelin, tandis que Lupin, avec son regard dément et ses canines acérées a des airs de vampire.

Qui plus est, leur personnalité n’est pas très attachante. Bien que Lupin soit finalement du bon côté de la morale (à défaut d’être de celui de la loi), sa nonchalance et son talent sont altérés par ce côté fou qu’il possède. On a plus l’impression d’avoir affaire à un être dérangé qu’à un véritable génie sûr de lui.

Quant à Sholmès, en dépit de sa grande intelligence, je n’ai pas apprécié ses nombreux coups de sang. Il s’énerve pour un oui ou pour un non, passe son temps à hurler et semble ne pas apprendre de ses erreurs, puisque même dans les dernières pages, il songe d’abord à arrêter Lupin avant de se laisser ramener à la raison par lui.

L’enquête en elle-même est intéressante à suivre, mais peut-être un peu trop rapide, notamment dans les passages d’action qui s’enchaînent très vite. On n’a pas vraiment le temps d’entrer dans l’histoire, ni même de s’impliquer dans le scénario (ce qui ne m’a paradoxalement pas empêché de deviner très vite qui était lié à Bresson).

Bref, cette version manga d’Arsène Lupin est correcte dans l’ensemble, et séduira probablement les fans du célèbre voleur, mais j’ai peur qu’elle ne soit pas pour moi. Je lirai le tome 3 car il est en ma possession depuis longtemps, mais je doute d’aller plus loin, à moins qu’il ne me fasse radicalement changer d’avis.