mercredi 12 juin 2019

Arsène Lupin, L'aventurier T.3 : L'aiguille creuse

Titre : Arsène Lupin, L'aventurier, T.3 : L'aiguille creuse
Auteur : Takashi Morita
Édition : Kurokawa
Pages : 250
Note : 3 / 5

Le comte de Gesvres est victime d’un vol. En s’enfuyant, le chef des voleurs est touché par une balle de fusil. Beautrelet, lycéen détective amateur, résout petit à petit les énigmes qui entourent cette affaire et parvient à retrouver la route empruntée par les voleurs. Quelle vérité se cache donc derrière ces événements ? Un tir de fusil qui donne le signal du début d’une enquête magistrale !




Avis de Cyrlight



L’aiguille creuse est le troisième tome issu du manga Arsène Lupin : L’Aventurier, et contrairement aux deux précédents, l’intrigue ne se clôture pas à la dernière page : elle se décline en trois parties. Dans la première, il est question d’un vol, d’un meurtre, et surtout de la blessure par balle du célèbre gentleman cambrioleur, qui, blessé, disparaît mystérieusement dans l’enceinte de la propriété qu’il est venu voler.

Mon avis n’a toujours pas changé sur ce manga : j’adhère moyennement. Je n’accroche pas spécialement aux personnages, aux intrigues encore moins... Il faut toutefois reconnaître que le suspens final m’incite malgré tout à conclure la série, afin d’avoir le fin mot de l’histoire.

L’histoire... Je dois reconnaître que j’ai du mal à comprendre où veut nous emmener le mangaka, pas spécialement dans ce tome, mais de manière générale. Je m’explique. Au début, dans Le diadème de la princesse de Lamballe, Lupin est présenté comme un aventurier (mention d’ailleurs présente dans le titre), il est vaguement question de son passé et de son enfance, avec sa nourrice, puis...

Plus rien. Ces pans-là sont totalement laissés de côtés dans La lampe juive, où Lupin n’est que peu présent. Au final, on connaît bien mal le personnage, hormis le fait qu’il agisse généralement pour le mieux en dépit de ses méthodes désapprouvées par la loi.

Et voilà que tout au long de cette première partie de L’Aiguille creuse, il se retrouve entre la vie et la mort. Des gens sont visiblement prêts à tuer pour lui, à le venger s’il devait mourir, mais tout ce qui gravite autour de lui est très flou, du fait du peu d’informations que l’on possède à son sujet. À l’exception du premier tome, on a bien plus suivi l’inspecteur Ganimard, Herlock Sholmès, et à présent le petit nouveau, Isidore Beautrelet, alors que Lupin demeure une énigme.

Tout au long de ma lecture, j’ai eu le sentiment qu’il manquait quelque chose, qu’on ne connaissait pas assez Lupin pour être vraiment frappé par la mort qui rôde autour de lui. Et paradoxalement, je me dis qu’il y aura forcément une explication, que cela ne peut pas finir ainsi, déjà parce qu’il s’agit d’Arsène Lupin, et surtout que cela n’aurait aucun sens.

Bref, je suis très dubitative. Peut-être interpréterais-je ce manga différemment si j’avais lu l’œuvre originale de Maurice Blanc, mais ce n’est pas le cas. Il faut voir le point positif, cependant : cela me donne envie de m’y intéresser. Quant à la suite d’Arsène Lupin : L’aventurier, eh bien... Si l’occasion se présente, je pense que je la lirai. Sinon, je l’ignore.

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