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lundi 17 septembre 2018

A Silent Voice T.2

Titre : A Silent Voice T.2
Auteur : Yoshitoki Oima
Édition : Ki-oon
Pages : 192
Note : 4 / 5
Pour Shoya, devenu le nouveau souffre-douleur de sa classe, rien ne change après le départ de Shoko. Pire, le jeune garçon se rend compte qu’elle faisait preuve de gentillesse à son égard et se sent d’autant plus coupable ! Mis à l’écart pendant toute sa scolarité, il ne parvient plus à se lier aux autres. Il se coupe du monde et finit par perdre toute envie de vivre.
Mais l’adolescent n’a jamais oublié la jeune sourde. Il prend donc la résolution de la retrouver pour lui présenter ses excuses avant de mettre fin à ses jours…




Avis de Cyrlight



Retour dans le présent avec ce second tome d’A Silent Voice. Après avoir persécuté Shoko lorsqu’ils étaient enfants, Shoya est déterminé à lui présenter ses excuses avant de mettre fin à ses jours, mais des obstacles se dressent en travers de son chemin.

Là où le premier tome était dur et cruel, celui-ci contraste par sa douceur et sa bienveillance. Finis les moqueries et le harcèlement. Shoko est désormais dans une nouvelle école où tout à l’air de se passer pour le mieux et, surtout, où elle peut compter sur sa petite sœur pour la défendre avec (un peu trop de) zèle.

Elle repousse d’ailleurs Shoya, dans un premier temps, afin qu’il ne puisse pas approcher Shoko, mais il finit tout de même par revoir la jeune fille, qui n’a gardé aucune rancune de ses années d’école. Elle fait toujours montre de la même gentillesse et Shoya, jusque-là rongé par la culpabilité, reconsidère sa volonté de se suicider.

En dépit de sa douceur apparente, Shoko dévoile un caractère têtu et volontaire, plus plaisant que sa candeur excessive du premier tome. En dépit des manigances de sa sœur pour éloigner Shoya et de la dureté brutale de sa mère, elle n’hésite pas à le fréquenter, allant même jusqu’à plonger dans l’eau pour récupérer son vieux cahier d’école.

Un nouveau personnage fait également son apparition, Tomohiro. Après une rencontre assez particulière avec Shoya, ils se lient d’amitié, ce qui rompt la solitude et l’indifférence dans laquelle l’adolescent s’était enfermé.

A Silent Voice se poursuit donc sur le chemin de l’espoir, du pardon et du repentir, avec une évolution des personnages et de nouvelles têtes pour les accompagner. En espérant revoir par la suite les autres élèves qui s’en sont pris à Shoko, puis à Shoya, car après tout, il n’est pas le seul à avoir ses torts.

lundi 27 août 2018

A Silent Voice T.1

Titre : A Silent Voice T.1
Auteur : Yoshitoki Oima
Édition : Ki-oon
Pages : 192
Note : 4 / 5
Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. Même équipée d’un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d’elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l’abandonner, laissant sa mère l’élever seule. Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle s’emploie à surmonter ses difficultés mais, malgré ses efforts pour s’intégrer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible. Psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes... jusqu’au jour où la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l’intervention du directeur de l’école. À cet instant, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusque-là ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable...


Avis de Cyrlight



A Silent Voice est un manga mettant en scène Shoko, une jeune fille sourde, et Shoya, un garçon qui l’a persécutée enfant, à cause de son handicap. Ce premier tome présente les personnages et le contexte. Shoko arrive dans une nouvelle école où elle a du mal à s’intégrer. Les élèves, menés par Shoya, s’acharnent sur elle parce qu’ils estiment que sa surdité perturbe le bon déroulement de la classe, jusqu’à ce que la roue tourne pour le chef de cette coalition malsaine…

Deux thèmes assez sensibles sont au centre de cette histoire : le handicap et le harcèlement, et les deux sont traités avec justesse. À cause de sa différence, Shoko devient la cible de ses camarades, mais parce que les enfants sont versatiles, et aussi lâches, ils n’hésitent pas à se retourner contre Shoya lorsque la vérité éclate au grand jour.

C’est l’arroseur arrosé qui se produit ensuite. De bourreau, Shoya devient victime et doit désormais faire face à la cruauté que ses condisciples concentraient jusque-là (en suivant son exemple) sur la pauvre Shoko. J’ai trouvé ce retournement à la fois inattendu et plausible, étant donné que la méchanceté humaine ne souffre d’aucune limite.

Cela souligne le fait que personne n’a retenu la leçon, étant donné qu’ils ne font que se trouver un autre bouc-émissaire. Sans parler de l’incompétence du professeur, qui préfère fermer les yeux, voire se prêter au jeu. Plus que les élèves, il est le véritable responsable, car il a laissé la situation s’envenimer sans intervenir et a par la suite trouvé lui aussi en Shoya le coupable idéal.

Malgré ses actes, on ne peut s’empêcher de ressentir de l’empathie pour ce dernier, là où Shoko, au contraire, m’a paru un brin moins réaliste, car trop gentille. Sans parler de devenir mauvaise, j’ai dû mal à concevoir que l’on puisse rester aussi bonne avec tout ce qu’elle endure, au point de vouloir préserver Shoya qui n’a jamais été tendre avec elle.

Autre point négatif, celui qui m’a le plus dérangée à la lecture : les dessins. Je trouve qu’ils manquent de finesse, de délicatesse. Ils ne sont pas laids, mais leur style particulier n’a pas réussi à me séduire.

Cela ne change cependant rien au fait que j’ai beaucoup aimé ce premier tome d’A Silent Voice et je lirai bien évidemment la suite, afin de voir comment évoluent les deux protagonistes, après les épreuves qu’ils ont traversées.

jeudi 25 mai 2017

Avant toi

Titre : Avant toi
Auteur : Jojo Moyes
Édition : Milady
Pages : 528
Note : 4.5 / 5

Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.



Avis de Cyrlight



Avant toi, c'est l'histoire d'une fille simple, qui mène une vie simple. Dépourvue de toute ambition, elle se complet dans son existence auprès de sa famille, dans une petite ville d'Angleterre, où elle travaille dans un salon de thé... Jusqu'au jour où celui-ci ferme.

Louisa « Lou » Clark nous contamine par sa joie de vivre tout au long du récit. Sa bonne humeur surpasse le côté dramatique de l'histoire. Un peu comme dans Nos étoiles contraires, c'est un sujet grave (le handicap et l'euthanasie) qui est traité d'une façon que je qualifierais de légère, sans verser inutilement dans le pathos.

Au fil de l'histoire, on a plus souvent envie de rire que de pleurer, ce qui n'en fait que ressortir davantage les scènes plus tristes. Les personnages sont attachants, qu'il s'agisse de l'excentrique Lou, du pragmatique Nathan et surtout de Will, d'abord insupportable jusqu'à ce qu'il révèle ses bons côtés.

Le style de l'auteur allie simplicité et fluidité, ce qui permet une lecture aussi rapide qu'agréable. Les puristes comme moi seront peut-être déroutés par le fait de voir la narration interne être entrecoupée par l’intervention d'autres personnages, mais c'est un mal pour un bien, puisque ça permet d'en apprendre plus sur leurs réflexions et de mieux cerner leur caractère.

Un seul petit bémol : la fin. En plus d'être attendue, on sent clairement que, si le thème de l'euthanasie est omniprésent tout au long du roman, l'auteur n'a pas voulu s'appesantir sur l'acte en lui-même, préférant le remplacer par une ellipse de plusieurs semaines.

La conclusion est, quant à elle, porteuse d'espoir, celui de profiter pleinement de la vie. Certes, c'est toujours plus facile à faire quand on a Will Trainor pour y veiller depuis sa bonne étoile, or tout le monde n’a pas cette chance...

En somme, un roman très appréciable, pas aussi tragique qu'on pourrait s'y attendre (on a le temps de voir venir la fin, et donc de s'habituer à cette idée), bien écrit et narrant une histoire touchante.

Je vous recommande également le film, adaptation très fidèle. Je l'ai vu avant de lire le livre, ce qui ne m'a pas empêchée d'apprécier aussi bien l'un que l'autre.