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mardi 2 avril 2019

Sherlock, Lupin & moi T.4 : La cathédrale de la peur

Titre : Sherlock, Lupin & moi T.4 : La cathédrale de la peur
Auteur : Irene Adler
Édition : Albin Michel Jeunesse
Pages : 288
Note : 4 / 5
La famille d'Irene s'est installée en Normandie, à Evreux. Peu de temps après son arrivée, Irene est abordée par une femme étrange, qui lui révèle précipitamment que sa mère est en danger, avant de disparaître.
S'ensuit une série d'évènements tous aussi alarmants, qui laissent Irene, Sherlock et Arsène sur leurs gardes. Leur enquête les mènera dans une crypte secrète, cachée sous les pavés parisiens, sur la piste d'une relique ancienne gardée comme un trésor.
Les secrets de la Ville Lumière n'attendent que notre trio de jeunes détectives !


Avis de Cyrlight



Les trois apprentis enquêteurs reprennent du service dans le quatrième tome de Sherlock, Lupin & moi : La cathédrale de la peur. De retour en France, Irene s’installe à Évreux avec son père et sa mère souffrante quand elle est contactée par une mystérieuse femme, qui semble bien connaître sa génitrice.

Pour être tout à fait franche, et en dépit de la grande affection que je porte à cette saga depuis le début, j’ai été un peu déçue par ce tome. L’intrigue était pourtant prometteuse : une enquête en lien avec les origines d’Irene, un fragment de carte, une relique aux vertus légendaires, une société secrète, des souterrains...

Et rien. C’est là où le bat blesse, justement. Plus l’enquête avance et moins elle est à la hauteur de ce que l’on pouvait espérer. Peut-être me suis-je laissée abuser par le fait que le scénario m’évoquait beaucoup le film Arsène Lupin (2004), avec les cathédrales, la constellation, le trésor caché au bout de l’énigme... Je m’attendais donc à quelque chose de beaucoup plus sombre, or l’antagoniste se révèle dépourvu du moindre charisme, et le dénouement de ce mystère est finalement bien trop simple.

Autre source de déception : les origines d’Irene. Elle n’a jamais caché, dans sa narration, que ses parents n’étaient pas ses parents, et cela fait donc quatre tomes que l’on guettait l’instant où l’on en saurait plus à ce sujet. Or, là encore, on se heurte à un gros rien. Enfin, pas rien du tout, puisque Irene fait enfin la connaissance de sa mère biologique, mais cela ne va pas plus loin. On n’assiste à aucun dialogue, aucune explication... Ce sera sans doute pour les tomes suivants, étant donné qu’il y en a beaucoup de prévus, mais cela nous laisse tout de même sur notre faim.

Il y a tout de même des points positifs à retirer de cette histoire. Le triangle formé par Irene, Sherlock et Lupin s’approfondit, sans pour autant empiéter démesurément sur l’intrigue, la mère d’Arsène fait une apparition plutôt bienvenue, et Horatio se révèle de plus en plus sympathique. J’ai beaucoup aimé ses manigances avec les deux garçons, ainsi que les subtils sous-entendus qu’il ne manque jamais de faire à Irene (ou les livres qu’il lui fournit en cachette).

Autre fait appréciable, les difficultés auxquelles sont confrontés les trois protagonistes, qui nous rappellent à juste titre qu’en dépit de leur intelligence et de leur ingéniosité, ils n’en restent pas moins des enfants. Leur génie est impuissant face à des armes à feu, et la fuite s’avère souvent la meilleure solution.

Enfin, j’ai adoré les clins d’œil à une autre œuvre de Pierdomenico Baccalario, La ville du vent, troisième tome de la saga Century. Au début, j’aurais pu songer à une simple coïncidence avec l’auberge de L’Alchimiste, mais lorsque l’antagoniste se présente sous le nom d’Ermete, je n’ai pu m’empêcher d’esquisser un large sourire.

Un peu déçue par ce tome, donc, mais ne vous méprenez pas : Sherlock, Lupin & moi n’en demeure pas moins une excellente saga, et il me tarde déjà de poursuivre l’aventure en compagnie de ces trois adolescents, afin d’en découvrir (enfin) davantage sur la vraie famille d’Irene.

vendredi 28 décembre 2018

Le Ranch des trois collines

Titre : Le Ranch des trois collines
Auteur : Leila Meacham
Édition : Charleston
Pages : 510
Note : 3 / 5
Printemps 1900. Séparés à leur naissance, des jumeaux, Nathan et Samantha, fêtent leur vingtième anniversaire, dans des comtés éloignés de l’État du Texas, sans se connaître ni soupçonner l’existence de l’autre… À la ferme de Barrows, Nathan reçoit une visite inattendue qui va bouleverser son existence. Trevor Waverling, un titan des premières heures du forage pétrolier, vient lui proposer un pacte des plus étranges… À Fort Worth, à trois jours de chevauchée au sud, Samantha décide que son destin se trouve sur les terres de Las Les Lomas, le ranch des Trois Collines, l’un des plus grands du Texas. La jeune fille entend aider son père adoptif à réaliser son rêve : devenir un titan de l’élevage texan. Mais malgré les secrets bien gardés, les routes de Nathan et Samantha sont appelées à se croiser… La vie réunira-telle les jumeaux séparés ?


Avis de Cyrlight



Le Ranch des trois collines raconte l’histoire de deux jumeaux, Samantha et Nathan, séparés à la naissance. La jeune fille a été adoptée par des parents aimants, tandis que le garçon est resté avec sa mère qui lui préfère ses autres enfants, jusqu’au jour où son père biologique apparaît.

En dépit d’un résumé accrocheur, je n’ai pas particulièrement aimé ce roman. Non pas qu’il soit mauvais, pourtant. Il est bien écrit et ne souffre d’aucun défaut majeur, mais l’histoire est de celles qui n’ont pas réussi à me séduire, ne serait-ce qu’un peu.

Peut-être est-ce parce qu’elle est beaucoup trop manichéenne. Tous les personnages ou presque ont bon fond, et ceux pour qui ce n’est pas le cas finissent par en payer le prix, tandis que tous les autres vivent heureux, comme dans un conte de fée.

Qui plus est, les non-dits, les secrets et les manigances s’accumulent tout au long du texte, mais au bout d’un moment, il y en a trop. Il est clair depuis le début que tous les points convergent dans la même direction, et chaque fois que l’on s’attend à voir la vérité éclater, le fil rouge s’étire encore et encore. Cela m’a un peu rappelé les œuvres de Sarah Lark, où l’on sait dès le début que les personnages vont se retrouver en dépit des épreuves et que l’histoire va se terminer en happy end.

J’ai tout de même eu une préférence pour l’intrigue de Nathan, sûrement parce qu’elle est plus sombre et plus poignante. Le personnage de Rebecca est l’un des seuls à m’avoir vraiment touchée (avec peut-être Léon), et son sort m’a émue. Quant à l’intrigue tournant autour du frère de Trevor, elle est aussi bien menée. Le problème, c’est que si le début s’équilibre alternativement entre Nathan et Samantha, la suite se concentre davantage sur cette dernière et son entourage immédiat, le laissant en retrait.

Le charme du Ranch des trois collines n’a donc pas opéré sur moi. Je ne le déconseille pas, car il peut sûrement être apprécié, mais ce sera par quelqu’un d’autre que moi.