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vendredi 5 octobre 2018

La demoiselle du Mississippi

Titre : La demoiselle du Mississippi
Auteur : Alexandra Ripley
Édition : Archipoche
Pages : 500
Note : 2 / 5
La vie de Mary MacAlistair bascule le jour de ses seize ans, lorsque, à la mort de son père, elle apprend que sa mère n'est qu'une marâtre. Orpheline, avec pour tout héritage un coffret contenant quelques souvenirs et une adresse à la Nouvelle-Orléans, elle n'hésite pas à quitter sa pension et à s'embarquer sur le premier vapeur descendant le Mississippi... De multiples aventures l'attendent. Elle échappe de justesse à la maison de prostitution où elle s'est laissée entraîner. Elle est chassée de la famille où elle avait trouvé refuge. Peu à peu elle soupçonnera que personne - notamment le séduisant planteur, Valmont Saint Brévin, dont pour son malheur elle tombe amoureuse - n'a intérêt à ce qu'elle retrouve les siens.


Avis de Cyrlight




La demoiselle du Mississippi est un roman historique ayant pour cadre l’Amérique pré-guerre de Sécession. Mary, une jeune fille naïve, apprend le jour de son seizième anniversaire que son père est mort et que sa belle-mère ne veut plus d’elle. Avec une cassette pour seul héritage, elle se lance à la recherche de sa véritable famille maternelle, à la Nouvelle-Orléans.

Si je devais décrire ce livre en quelques mots, je dirais qu’on n’en voit pas le bout. J’avais déjà eu ce sentiment avec Pour tout l’or du Sud, un autre roman d’Alexandra Ripley, où il ne se passait pas grand-chose, mais où les personnages avaient le le mérite d’être attachant. Ici, c’est loin d’être le cas.

Pour commencer, il y en a beaucoup trop. Si le début se concentre sur Mary, la suite s’éparpille avec Jeanne, sa demi-sœur, Valmont Saint-Brévin, Marie Laveau... Et que dire de Céleste ? Elle apparaît d’abord comme l’antagoniste du récit, puis ne revient ensuite qu’une ou deux fois, histoire de nous rappeler qu’elle existe, avant que son sort finisse par être abrégé en l’espace de quelques lignes, sans qu’on ait finalement pu correctement la cerner.

C’est d’ailleurs le problème de l’histoire en elle-même. Elle traîne en longueur, part dans tous les sens, plusieurs intrigues se superposent... On se perd facilement, on se demande où on va, et tout cela pour quoi ? Une fin bâclée expédiée en une poignée de chapitres.

L’héroïne, Mary, est agaçante au possible. Crédule la moitié du temps et odieuse l’autre moitié, impossible de s’attacher à elle. Elle a souvent des opinions condescendantes sur les gens, alors qu’elle-même ne vaut pas mieux, ne serait-ce que dans son attitude avec ce pauvre Paddy, qui a pour seul défaut de ne pas avoir un rang social équivalent au sien. Elle est déterminée à retrouver sa famille, mais ne fait rien pour y parvenir, puis s’en moque, puis l’adore... À cause de tout cela, elle donne l’impression d’être une égoïste ambitieuse qui, comme le fait si bien remarquer la veuve, aime se faire plaindre.

Grosse déception donc que ce livre. Autant j’avais adoré Scarlett et autant la lecture de Pour tout l’or du Sud n’avait pas été désagréable, en dépit du ton monocorde du roman, autant La demoiselle du Mississippi m’a refroidie quant à l’idée de lire d’autres livres d’Alexandra Ripley. Si je dois me relaisser tenter, ce ne sera sûrement pas avant un sacré bout de temps.

jeudi 17 mai 2018

Jane Eyre

Titre : Jane Eyre
Auteur : Charlotte Brontë
Édition : Pocket
Pages : 695
Note : 2 / 5
Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l'Angleterre victorienne et à trouver l'amour... Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foi en son avenir, une intrigue où se succèdent mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n'est écrit d'avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.




Avis de Cyrlight



Considéré comme un classique de la littérature anglaise, Jane Eyre narre l'histoire d'une jeune orpheline devenue enseignante, qui trouve par la suite une place de gouvernante chez M. Rochester, pour qui elle développe rapidement des sentiments amoureux.

Le roman de Charlotte Brontë a beau avoir une réputation qui n'est plus à faire, il n'a pas eu l'effet escompté sur moi, car je me suis ennuyée pendant sensiblement toute ma lecture.

Le style est lourd, les phrases sont interminables, et à cause de cela, l'histoire peine à avancer. Pour donner une idée plus précise, l’événement majeur décrit dans le résumé (à savoir l'existence de la femme aliénée de M. Rochester) ne survient qu'aux alentours de cinq cents pages, soit aux deux tiers du livre !

Les dialogues, loin d'apparaître comme une bouffée d'air frais au milieu de ces imposants pavés descriptifs ou narratifs, m'ont paru très téléphonés. Les personnages discourent à n'en plus finir sur des sujets souvent inintéressants, dont on se passerait volontiers.

D'ailleurs, parlons-en, des personnages. Je n'ai pas du tout accroché à Jane, tant elle m'est souvent apparue en contradiction avec elle-même. Tantôt froide et distante, tantôt rebelle ou condescendante, tantôt soumise et passive... Difficile de se faire une idée fixe sur elle.

Quant à M. Rochester, il est tout simplement insupportable, et je n'ai eu de cesse de me demander comment Jane pouvait l'aimer. Il méprise ouvertement Adèle pour qui elle a de l'affection, il est brusque et manipulateur, et pousse le vice au point de se servir d'une autre femme pour la rendre jalouse.

Seuls personnages secondaires sont agréables (Bessie, Mme Fairfax, les sœurs de Saint-John...), ce qui rend leurs apparitions bienvenues et offre un (unique) point positif à l'histoire.

La fin est décevante, à cause des heureux hasards qu'elle présente. Combien de chances Jane avait-elle de rencontrer sa famille alors qu'elle est censée ne plus en avoir ? Sans parler de la voix de M. Rochester qui lui parvient soudain de la façon la plus irrationnelle qui soit, après qu'un drame l'a libéré de son premier mariage.

Si le charme de Jane Eyre a opéré sur beaucoup, il n'aura pas fonctionné sur moi. N'ayant pas non plus apprécié Les Hauts de Hurlevent, pour des raisons différentes, je doute d'avoir envie de m'aventurer plus loin avec les sœurs Brontë.