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samedi 17 novembre 2018

Moriarty T.1

Titre : Moriarty T.1
Auteur : Ryôsuke Takeuchi / Hikaru Miyoshi
Édition : Kana
Pages : 212
Note : 4 / 5
Deux frères orphelins sont accueillis dans la famille Moriarty, grâce aux ambitions cachées du fils aîné Moriarty, Albert. Ce dernier abhorre l'aristocratie à laquelle il appartient et le système social qui régit la société britannique. Albert a vu en l'aîné l'intelligence et le charisme dont il avait besoin pour accomplir son rêve de nettoyer la société de ces "êtres inutiles et sales". Albert propose de leur offrir sa richesse et son influence à condition que les garçons mettent leur intelligence au service de son rêve. 13 ans plus tard, à côté de leurs activités officielles, les frères Moriarty sont devenus des "conseillers privés". Avec William à leur tête, ils aident les gens du peuple, victimes d'injustices, à se venger des riches qui les ont fait souffrir.



Avis de Cyrlight



Moriarty, premier tome d’une série de manga, met en scène le personnage éponyme créé par Arthur Conan Doyle pour servir d’ennemi juré au célèbre détective Sherlock Holmes. D’abord enfant au début de l’histoire, on suit l’ascension d’un véritable génie du crime.

Les adaptations dérivées de Sherlock Holmes sont légion, pourtant toutes ont leur part d’originalité et celle-ci ne fait pas exception. D’ailleurs, plus qu’à l’œuvre originale, si je devais la comparer à une histoire, ce serait à celle d’un autre manga : Death Note. Pourquoi ? Tout simplement parce que le Moriarty dépeint entre ces pages n’est pas sans rappeler un certain Light Yagami...

Le futur grand ennemi de Sherlock est lui aussi un garçon brillant, pour ne pas dire un pur génie, et n’hésite pas à commettre des crimes dans le but de bâtir un monde meilleur, à l’instar de Kira. Il met en scène des plans d’une virtuosité incroyable, tous plus intelligents les uns que les autres, qui sont un réel plaisir à suivre.

Certes, Moriarty est un criminel, ou plutôt un criminel consultant, comme il se plaît à se présenter, mais a également des airs de Robin des Bois, puisqu’il œuvre dans l’intérêt des pauvres et est déterminé à réduire l’écart entre les classes dominantes et ceux qu’ils écrasent.

Dès le début, quoique très jeunes, les personnages impressionnent par leur froideur presque cruelle et leurs ambitions. C’est si glaçant qu’on ne peut qu’être intimidé par eux à la vue de ce dont ils sont capables, mais aussi fasciné par leur charisme et leur pragmatisme.

Bien qu’il ne s’agisse que d’un premier tome, on se laisse déjà entièrement happé par l’univers et les desseins plus ou moins obscurs de ces trois « frères ». Un coup de cœur qui incite assurément à découvrir la suite dans les plus brefs délais !


Coup de ♥ 

vendredi 24 août 2018

Assassin's Creed T.3 : La croisade secrète

Titre : Assassin's Creed T.3 : La croisade secrète
Auteur : Olivier Bowden
Édition : Milady
Pages : 476
Note : 3.5 / 5
Niccolò Polo, père de Marco, révèle en fin l’histoire qu’il a toute sa vie gardée secrète : celle d’Altaïr, l’un des Assassins les plus illustres qu’ait jamais compté la Fraternité.
Embarqué dans une aventure épique qui l’entraînera jusqu’en Terre sainte, Altaïr comprendra la véritable signification du Credo des Assassins…
Pour prouver à tous son indéfectible dévotion, il accepte d’éliminer neuf redoutables adversaires dont le Grand maître Templier Robert de Sablé…
C’est la première fois qu’est contée la vie d’Altaïr, une épopée qui changea le cours de l’Histoire, de sa lutte éternelle contre la conspiration templière à son histoire familiale stupéfiante et tragique, ainsi qu’à l’ultime trahison de son plus vieil ami.



Avis de Cyrlight



La croisade secrète est le troisième roman tiré de la célèbre franchise de jeu vidéo Assassin’s Creed. Alors qu’Ezio Auditore et la Renaissance italienne étaient au centre des deux premiers tomes, on suit cette fois-ci le Maître Assassin Altaïr à l’époque des croisades. D’abord déchu de son titre qu’il doit reconquérir, il va peu à peu devenir une légende au sein même de son ordre, et la terreur de ses ennemis.

Tout d’abord, sachez qu’il n’est absolument pas nécessaire d’avoir lu les deux premiers livres (ni même d’avoir joué aux jeux) pour suivre cette histoire, puisqu’elle met en scène un nouveau protagoniste dans un passé plus lointain, indépendamment du reste (hormis une brève référence dans les dernières pages, mais rien qui nuit à la compréhension de l’œuvre).

Le début m’a quelque peu laissée perplexe. N’ayant pas été séduite par Assassin’s Creed : Renaissance, j’ai retrouvé dans les premiers chapitres ce que je reprochais à ce tome. Ils sont très répétitifs, car trop fidèles au concept du jeu. Altaïr reçoit l’ordre de tuer quelqu’un, il se renseigne sur son compte, reçoit une plume et passe à l’action… Et ainsi de suite !

Il faut néanmoins s’accrocher, car une fois cette série d’assassinats destinée à lui permettre de regagner son titre de Maître, l’histoire devient beaucoup plus intéressante. Comme Niccolò Polo en est le narrateur, elle est moins linéaire que celle d’Ezio dans Renaissance et le passage du temps est mieux perceptible (ce que je reprochais au premier tome).

Les personnages sont eux-mêmes assez intéressants, et pas aussi manichéens qu’on pourrait le redouter de prime abord, puisqu’il y a des changements de camp, des coups bas et des trahisons qui font qu’on ne s’ennuie pas une fois la très longue introduction passée. Si Altaïr peut d’abord paraître arrogant et inconscient, il devient plus appréciable à mesure qu’il gagne en sagesse. Les personnages plus secondaires, comme Maria ou Malik, ne sont pas en reste non plus.

On pourrait tout de même reprocher au roman deux longues ellipses : celle pendant laquelle Altaïr fonde une famille, qu’on ne voit finalement presque pas, et surtout ses deux décennies d’errance, après que l’ordre des Assassins eut connu de grands bouleversements à sa tête.

Dans l’ensemble, ce livre n’en demeure cependant pas moins sympathique, et surtout bien plus plaisant que Renaissance. Je le recommande, ne serait-ce que pour ceux qui voudraient découvrir un peu l’univers d’Assassin’s Creed, ou pour les joueurs qui souhaiteraient prolonger l’aventure.

vendredi 30 mars 2018

Sherlock T.1 : Une étude en rose

Titre : Sherlock T.1 : Une étude en rose
Auteur : Mark Gatiss / Steven Moffat / Jay
Édition : Kurokawa
Pages : 212
Note : 3.5 / 5
Rapatrié d'Afghanistan à cause d'une blessure et de troubles psychologiques, le Dr. Watson retrouve un vieil ami de l'époque de la faculté de médecine qui lui présente son futur colocataire. D'un seul coup d'oeil, cette personne devine qu'il s'agit d'un médecin militaire de retour du Moyen-Orient, qu'un de ses proches est victime d'alcoolisme ou encore qu'il est suivi par un thérapeute. Le nom de ce colocataire ? Sherlock Holmes.



Avis de Cyrlight



Une étude en rose est l'adaptation manga du premier épisode de la série de la BBC, Sherlock, une version modernisée du célèbre personnage de Conan Doyle. L'histoire est celle de la rencontre de Holmes et de Watson, mais évidemment aussi d'une enquête à élucider, celle de mystérieux suicides.

Si vous avez déjà vu la série, ne vous attendez à aucune surprise, car le manga la reprend fidèlement. Si vous ne l'avez pas encore vu, rien ne vous empêche de lire cette œuvre, car elle est assez complète pour vous permettre de suivre aisément l'histoire.

Les dessins sont très beaux, très ressemblants par rapport aux acteurs, et les décors n'ont rien à leur envier. Le scénario est lui aussi fidèle et le seul point négatif qu'on pourrait reprocher à ce manga est de ne pas reprendre les dialogues à la lettre (ce qui est assez frustrant quand on connaît plus ou moins par cœur le matériau d'origine)

L'histoire en elle-même, pour ceux qui n'auraient pas vu l'épisode au préalable, est très plaisante, avec des touches d'humour agréables, du suspens et beaucoup de rebondissements, même si elle sert en priorité à introduire les personnages principaux (Sherlock, Watson, Lestrade, Mycroft, Mrs Hudson...) et l'intrigue générale (avec l'évocation finale du plus grand ennemi de Sherlock Holmes, dont l'ombre plane déjà).

On ne va pas se mentir, ce manga est un produit marketing destiné essentiellement aux fans de la série. Ce n'en est pas moins une réussite, car le travail réalisé dessus a été soigné et permet de se (re)plonger avec joie dans l'univers de Sherlock. Pas indispensable, mais sympathique.

mercredi 17 janvier 2018

Assassin's Creed T.1 : Renaissance

Titre : Assassin's Creed T.1 : Renaissance
Auteur : Olivier Bowden
Édition : Milady
Pages : 475
Note : 2.5 / 5
Trahi par les familles dirigeantes d'Italie, un jeune homme se lance dans une épique quête de vengeance. Afin d'éliminer la corruption et de rétablir l'honneur des siens, il deviendra un assassin. Il fera appel à la sagesse de Léonard de Vinci ou Nicolas Machiavel, car il sait que sa survie dépend des dons qu'il doit développer. Aux yeux de ses alliés, il représente le changement car il combat pour la liberté et la justice. Mais ses ennemis le considèrent comme la pire des menaces car il a voué son existence à la destruction des tyrans qui oppriment le peuple d'Italie. Ainsi commence une histoire de pouvoir, de vengeance et de conspiration.



Avis de Cyrlight



Assassin's Creed : Renaissance est l'adaptation romanesque du célèbre jeu Assassin's Creed II. Le roman ne tient pas compte des événements se déroulant dans le présent et se concentre uniquement sur les aventures d'Ezio Auditore dans l'Italie de la fin du XVème siècle.

Tout d'abord, je tiens à indiquer que je n'ai pas joué au jeu dont ce livre est adapté, seulement à Brotherhood, donc pour ce qui est de la fidélité, je peux seulement affirmer que la fin ne correspond pas tout à fait, puisque la mort de l'un des personnages n'est censée survenir que dans l'opus suivant.

En revanche, les mécanismes du jeu sont très bien respectés. Un peu trop, même... Les quêtes, les cibles à éliminer, les courses sur les toits... C'est plaisant quand on joue, mais ça devient très vite redondant quand on lit. Le schéma narratif est constitué d'une boucle qui se répète sans cesse, et sans aucun suspens.

L'écriture n'aide pas à prendre goût au livre. Elle est souvent répétitive, parfois maladroite, et les termes en italien qui surviennent fréquemment ne facilitent pas la lecture. Si les plus évidents se passent de traduction, certains, plus complexes, nécessitent de se référer au lexique de fin de livre, ce qui est lassant, au bout d'un moment.

Un autre point négatif de cet ouvrage : la temporalité. Elle est très mal représentée. On a parfois l'impression que quelques semaines à peine se sont écoulées, alors qu'en réalité, il s'est passé plusieurs années, et on en arrive à se demander ce qu'Ezio a fait pendant ce temps, puisqu'il reprend brutalement sa quête comme s'il l'avait suspendue la veille.

Venons-en d'ailleurs à lui. Assez sympathique, il possède une aura agréable, mélange de courage et d'assurance, même si tout semble trop facile pour lui (il ne rencontre presque aucune difficulté dans l'accomplissement de ses missions). Le personnage le plus fascinant est probablement Léonardo Da Vinci, au contraire des antagonistes qui manquent cruellement de charisme, le redoutable Rodrigo Borgia lui-même ne faisant pas exception.

Le scénario dans l'ensemble est très mal dosé. En plus de présenter les redondances du jeu vidéo, comme dit plus haut, il souffre de nombreuses longueurs, au contraire des scènes d'action qui sont parfois expédiées en quelques paragraphes.

Vous l'aurez compris, ce livre est une déception. Il calque trop les mécanismes du jeu, souffre de nombreuses faiblesses et l'écriture n'est pas assez bonne pour remonter le niveau. Si vous voulez découvrir l'univers Assassin's Creed, lancez-vous plutôt dans une partie, vous passerez un meilleur moment.

jeudi 28 décembre 2017

Mon voisin Totoro

Titre : Mon voisin Totoro
Auteur : Hayao Miyazaki
Édition : Glénat
Pages : 576
Note : 4 / 5
Voici donc le récit complet du film Totoro, montage en BD des images du film éponyme à la manière du roman-photo. On y retrouve la famille Kusakabe, arrivant à la campagne et s’installant dans une maison bucolique près de laquelle s’élève un arbre immense. Mais dans ce dernier, réside Totoro, esprit de la nature bienveillant et protecteur qui va prendre les deux petites filles de la famille sous son aile. Emblème à plus d’un titre des studios Ghibli, Totoro est l’œuvre tutélaire, maîtresse, de la pensée de Miyazaki. S’y incarnent son rapport au monde et à la nature, son sens inné de l’enfance, cet esprit quasi animiste qui traduit la vie en toute chose et qui a porté l’artiste à créer cette ode au retour à la terre.



Avis de Cyrlight




Mon voisin Totoro est l'adaptation manga (ou plutôt animé comic) du célèbre film éponyme des studios Ghibli. Ce petit pavé de plus de cinq cent pages retrace fidèlement l'histoire de cette fantastique créature.

Autant prévenir, il ne faut pas s'attendre à une œuvre originale. Il s'agit de la retranscription du film, sans aucun ajout ni modification. Les illustrations sont de simples captures d'écran, qui auraient d'ailleurs mérité d'être plus agréables à l'œil. C'est regrettable, sachant qu'il y a peu de dialogues et que la plupart des cases ne renferment que des images. Un effort aurait dû être fait sur l'esthétique.

Malgré cela, l'histoire n'en est pas moins mignonne et touchante. Totoro et ses semblables plus petits sont des créatures adorables, sur le ventre desquelles on rêverait de dormir aux côtés de Mei. Les deux sœurs sont attachantes, en particulier la plus jeune, enjouée et exubérante.

Ce manga est plein de poésie et flirte avec les limites du merveilleux et de l'onirisme, puisque jusqu'aux dernières cases, on peut se demander si Totoro n'est pas un simple rêve, tout droit sorti de l'imagination des deux enfants.

Mon voisin Totoro est indéniablement un pur produit marketing, adaptation fidèle de l'œuvre dont il est tiré et qui souffre d'une légère faiblesse au niveau des illustrations, mais il n'en demeure pas moins très plaisant de se plonger dans ce magnifique univers. Je recommande tout de même d'avoir vu le film avant de se lancer dans ce livre.


Coup de ♥

mardi 17 octobre 2017

La Belle et la Bête : Le destin de Belle


Titre : La Belle et la Bête : Le destin de Belle
Auteur : Collectif Disney
Édition : Nobi Nobi
Pages : 192
Note : 2.5 / 5

Belle est fatiguée de sa vie monotone à la campagne. Pourtant, du jour où elle est faite prisonnière du château de la Bête, elle va se retrouver emportée dans une aventure magique allant bien au-delà de tout ce qu’elle aurait pu imaginer.






Avis de Cyrlight



En parallèle du Destin de la Bête, on trouve Le destin de Belle, autre volume de l'adaptation manga du film live des studios Disney. C'est toujours sans grande surprise qu'on (re)découvre l'histoire, mais avec tout de même moins de déception, puisque suivant le personnage de Belle, on ne s'attend pas à découvrir de nouveaux éléments sur une intrigue que l'on connaît déjà, contrairement à ce que l'on était en droit d'espérer du point de vue de la Bête.

Si les dessins sont globalement réussis dans l'ensemble, je n'ai pas accroché au design de Gaston. Bien loin d'un séducteur arrogant, j'ai eu le sentiment d'avoir affaire à un géant démesuré aux côtés d'une Belle qui paraît chétive et insignifiante, par comparaison.

Il en va de même pour la bibliothèque, où j'aurais beaucoup aimé voir un plan d'ensemble (à l'image de celui, légendaire, du dessin animé), mais où les illustrations restent trop centrés sur les protagonistes, au lieu de s'attarder réellement sur la majesté de l'endroit.

Au final, on retrouve là encore une simple copie « mangatisée » du scénario du film, si bien qu'un seul tome aurait amplement suffi, au lieu des deux, mais comme je l'ai dit dans ma critique du Destin de la Bête, il s'agit d'une œuvre purement commerciale. Par conséquent, la diviser en deux était un moyen simple et logique de s'assurer le double des bénéfices. Quel dommage que l'argent et la quantité priment à ce point sur la qualité, de nos jours.

vendredi 13 octobre 2017

Versailles : Le rêve d'un roi

Titre : Versailles : Le rêve d'un roi
Auteur : Elizabeth Massie
Édition : J'ai lu
Pages : 506
Note : 3 / 5
Versailles, 1667. Louis XIV a 28 ans. Pour soumettre la noblesse et imposer son pouvoir absolu, il lance la construction de Versailles comme on tend un piège. Louis XIV est un jeune roi hanté par un traumatisme d'enfance, la Fronde, une rébellion des nobles contre son père, Louis XIII. Une méfiance qui vire à la paranoïa. Il se révèle être un stratège politique hors du commun, manipulateur, machiavélique, et va «inventer» Versailles pour éloigner les nobles de Paris, les garder sous contrôle, et progressivement transformer le château en une prison dorée. Il est aussi capable de passions romanesques. Mais comment les vivre quand on est le plus grand roi du monde ? La Cour est alors le champ de bataille pour les amours sincères ou tactiques, tandis que la reine, Marie-Thérèse d'Autriche, fait tout son possible pour garder son roi… Saura-t-elle regagner son coeur face à l'une de ses influentes maîtresses, la séduisante soeur du roi d'Angleterre ? Les personnages historiques et fictionnels, du courtisan le plus en vue au plus humble des villageois, nous guident dans un monde de trahisons et de secrets d'alcôve, de manoeuvres politiques et de déclarations de guerre, révélant Versailles dans toute sa gloire et sa brutalité.



Avis de Cyrlight




Versailles : Le rêve d'un roi est l'adaptation romancée de la série éponyme diffusée sur Canal +. On y retrouve sensiblement les mêmes qualités et défauts que l'œuvre originale, à laquelle elle est presque parfaitement fidèle, à l'exception de quelques rajouts. On y suit un Louis XIV âgé de 28 ans, qui se lance dans le projet faramineux qu'est la construction du château de Versailles, le tout sur fond d'intrigues, de drames et de complots.

Dès le départ, il faut accepter le fait qu'il s'agit d'une histoire de fiction, inspirée librement d'événements historiques et, par conséquent, pas toujours fidèle à la réalité. Les fins connaisseurs du règne du roi Soleil se montreront sûrement tatillons, mais les autres ne bouderont pas leur plaisir et seront peut-être même curieux d'en apprendre davantage sur les grandes figures de l'Histoire mentionnées dans ce livre.

Les personnages, qu'ils soient réels ou inventés, sont tous très intéressants et très complexes. Louis est un roi préoccupé, pour ne pas dire torturé par les souvenirs de son passé, et la relation qu'il entretient avec son frère, le très charismatique et agréable Philippe d'Orléans, est d'une grande richesse. Les autres ne sont pas en reste non plus, avec la séduisante Montespan, le fidèle Bontemps, la douce Sophie... Ils ont tous leur caractère propre, ce qui les rend si appréciables.

Les rebondissements ne manquent pas et la fluidité de l'écriture permet d'engloutir les pages assez vite. Ceux qui ne connaissent pas la série seront sans doute happés par le suspense, mais risquent d'être un peu perturbés par la vitesse à laquelle les scènes s'enchaînent et le manque globale de description.

Pour ce qui est des défauts, on retrouve le nombre de scènes de sexe beaucoup trop élevé de la version télévisée, et qui sont presque aussi crues et superflues les unes que les autres. Quelques pensées ont été également rajoutées par l'auteur, sans doute afin d'améliorer la compréhension de l'intrigue, mais elles sont pour la plupart inutiles et superficielles.

En conclusion, il s'agit d'un roman qui satisfera grandement les fans de la série et qui pourra peut-être inciter les autres à visionner la première saison (et même la seconde) s'ils ressortent conquis de leur lecture.

lundi 25 septembre 2017

La Belle et la Bête : Le destin de la Bête

Titre : La Belle et la Bête : Le destin de la Bête
Auteur : Collectif Disney
Édition : Nobi Nobi
Pages : 176
Note : 2.5 / 5

Transformé en une bête épouvantable par une magicienne, l’apparence du jeune prince restera le reflet de son infâme personnalité jusqu’à ce qu’il apprenne à aimer. Quand une magnifique jeune fille entre dans sa vie et commence à le regarder autrement que comme un monstre, il réalise alors qu’elle pourrait être celle qui le libèrera de sa malédiction.




Avis de Cyrlight



La Belle et la Bête est l'adaptation en manga du film live de Walt Disney sortit en début d'année. Divisée en deux tomes, un pour chacun des protagonistes, on retrouve dans celui-ci, comme son titre l'indique, Le destin de la Bête.

Si j'ai choisi de commencer ma lecture par ce volume, et non par celui de Belle, c'est parce que je m'attendais à découvrir le point de vue plus intime de la Bête, mais que nenni ! En réalité, cette histoire ne nous apprend rien de nouveau et les pensées du prince manquent cruellement de profondeur, se limitant pour la majorité à des évidences.

Les dessins sont jolis, mais un peu trop gentillets pour coller avec une histoire plutôt sombre à la base, même si c'est sans doute dû au film en lui-même, qui a grandement contribué à l'adoucir. Ce manga n'est d'ailleurs rien d'autre qu'une simple copie abrégée du scénario, où les scènes s'enchaînent les unes à la suite des autres et où toutes les intrigues secondaires sont occultées.

Même si elle n'est pas désagréable, c'est une œuvre purement commerciale et absolument inutile que Disney nous offre là, à côté de laquelle il est possible de passer sans rien manquer. Après cette déception, je ne fonde guère d'espoir pour Le destin de Belle.