mercredi 7 février 2018

Insaisissable T.1 : Ne me touche pas

Titre : Insaisissable T.1 : Ne me touche pas
Auteur : Tahereh Mafi
Édition : Michel Lafon
Pages : 373
Note : 2.5 / 5
« Ne me touche pas » je lui murmure. Je mens mais ne lui dis pas. J’aimerai qu’il me touche mais ne lui dirais jamais. Des choses arrivent quand on me touche. Des choses étranges. De mauvaises choses. Des choses mortelles. Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un accident. Un crime. 264 jours sans parler ni toucher personne. Jusqu’au moment où un gardien vient partager sa cellule. Derrière sa nouvelle apparence, elle le reconnaît : c’est Adam, celui qu’elle aime en secret depuis toujours.



Avis de Cyrlight




Insaisissable : Ne me touche pas est le premier tome d'une saga ayant pour héroïne Juliette, une jeune fille qui ne peut avoir de contact physique avec autrui, car sa peau provoque d'atroces souffrances menant à la mort. À la suite d'un accident, elle est internée pendant plus de deux cents jours, jusqu'à ce qu'on lui impose un compagnon de cellule prénommé Adam, une ancienne connaissance.

Que dire à propos de ce livre ? Déjà, l'écriture. J'imagine que soit on aime le style de l'auteur, soit on le déteste. Au bout de quelques chapitres, il m'est apparu évident que je le détestais. Les phrases rayées sont à première vue originales, mais elles n'apportent strictement rien et ne sont là que pour dire tout et son contraire, ce qui tourne vite en rond. Les répétitions sont pesantes, tout comme certaines tournures et les images qui ponctuent le texte m'ont fait plus d'une fois lever les yeux au ciel.

Quant à l'histoire, on pourrait la résumer autrement : vous prenez le premier film X-men (une fille que personne ne peut toucher, Malicia, un endroit où elle découvre qu'elle n'est pas la seule à avoir un don, l'école du professeur Xavier...) et vous en faites un scénario nunuche à l'eau de rose. Voilà ce qu'est Insaisissable.

Les personnages ne sont pas attachants, à une ou deux exceptions près. Juliette est affligeante de mièvrerie, toujours en train de se lamenter, mais qui est en même temps la fille bien qui ne veut faire de mal à personne. Adam est l'archétype du protagoniste masculin beau, fort, courageux. Seul Wagner change des méchants qu'on a l'habitude de croiser : il est tellement inconstant, versatile et fou que c'en est pathétique.

Pendant environ deux cents pages, je me suis demandé où le scénario était censé mener, tant il n'avançait pas. La Terre va mal, les gens meurent de faim, la Restauration est censée œuvrer dans l'intérêt de l'humanité, mais c'est à peu près tout ce qu'on sait, puisque l'histoire ne se focalise que sur Juliette et ses sentiments.

Autre chose de foncièrement agaçant dans ce livre, les exceptions. Personne ne peut toucher Juliette. Sauf Adam, son petit ami, ce qui permet une pléthore de scènes plus ou moins sensuelles. Et Wagner, le timbré persuadé qu'elle finira par lui tomber dans les bras. Personne non plus ne peut traverser une zone radioactive sans être irradié. Sauf Juliette. Et Adam. Et Kenji parce qu'il fallait bien le débarrasser de son traceur.

La fin remonte légèrement le niveau, parce que Kenji et le petit frère d'Adam sont autrement plus sympathiques que les personnages que l'on a suivis jusque-là, ce qui donne l'espoir d'une suite meilleure. Sans cela, je pense que je n'aurais pas le courage d'aller plus loin.

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